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 Ulquiorra, un coeur qui naît du néant

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Ulquiorra Schieffer

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MessageSujet: Ulquiorra, un coeur qui naît du néant   Sam 6 Avr - 22:03

Nom : Schieffer.
Prénom : Ulquiorra.
Âge : 21 ans, né un 1er décembre.
Taille : 1,69 m.
Poids : 55 kg.
Groupe : Pirates.

Description physique : Au premier regard, Ulquiorra apparaît comme un jeune homme frêle et fragile, paraissant bien moins âgé qu’il ne l’est réellement. Ses cheveux mi-longs, dont les fourches s’entrecroisent au niveau de sa nuque, sont d’une noirceur absolue, formant un étonnant contraste avec son teint pâle. Une de ses mèches sombres vient en outre rejoindre son nez sec. L’extrême finesse de ses lèvres les rend presque invisibles, en dépit du pigment toujours aussi noir qui colore sa lèvre supérieure. Ses yeux légèrement tombants abritent une pupille reptilienne, ainsi qu’une teinte d’un vert particulier, telle celui des brins d’herbe qui scintillent après la tombée de la pluie. Deux traits de cette même couleur traversent verticalement ses joues, depuis ses pupilles inférieures jusqu’à son menton. Cet étrange maquillage, ressemblant à des larmes qui n’auraient pas séché, est loin d’être son unique particularité. Un reste d’ossature, n’appartenant visiblement pas au domaine des humains, repose sur la partie gauche de son crâne. Orné d’une corne, ce bout d’os accentue le sentiment de froideur que le personnage dégage déjà naturellement. De plus, un creux dévore sa chair à la base de son cou, le rendant malheureusement susceptible aux maladies. Ses ongles sont également teintés d’une peinture noire, mais il ne les découvre que rarement, préférant enfoncer ses mains dans les poches de son pantalon. Ce dernier, tout comme ses autres vêtements, est ample et lui donne une stature un peu plus imposante, à l’image des deux pans de sa veste qui flottent dans son dos au moindre mouvement. Enfin, contre sa hanche gauche est fixé un long et beau sabre qu’il possède depuis un certain événement de son passé.

Description psychique : Plutôt peu bavard, Ulquiorra n’extériorise quasiment jamais ses émotions. Son expression est la plupart du temps figée et ne laisse rien transparaître, le rendant entouré de mystères. S’il peut à certains moments paraître condescendant voire méprisant dans sa façon de parler, il ne prend en fait que rarement position et évite de juger les autres. Cependant, il est doté d’un grand sens du devoir et reste déterminé quant aux objectifs qu’il se fixe. À tendance perfectionniste, il déteste faire les choses à moitié, et préfère donc la neutralité à un engagement hâtif, ce qui l’amène parfois à réfléchir plus qu’il ne faut. Ses relations avec les autres n’ont jamais été son point fort, mais il ne se plaint pas de sa solitude. Pourtant il sait au fond de lui qu’il pourrait entretenir une amitié plus forte que tout si seulement il trouvait quelqu’un en qui il pourrait placer sa confiance. Cela était autrefois une chose improbable pour lui, son histoire l’ayant poussé à croire que les sentiments ne sont rien d’autre qu’une illusion. Sa vision des choses a changé à présent, mais il a encore du mal à accorder sa confiance. De nature pessimiste, sa méfiance l’empêche de prendre une décision avant d’avoir analysé une à une les conséquences, et d’avoir pesé le pour et le contre. Il ressemble à une bête constamment à l’affût, à la fois prédateur et proie. Il fait tout pour réduire son temps de sommeil au strict minimum, de même il ne mange que quand son organisme lui en fait réellement ressentir le besoin.


Histoire et RP :

Midi. Le soleil même au zénith ne suffisait pas à faire fondre la neige qui recouvrait les rues de la ville. Il en était ainsi pour toutes les îles de North Blue. Fuyant cette luminosité aveuglante, Ulquiorra, tout juste majeur, préférait demeurer dans l’ombre de son habitat. Adossé contre le mur il ressassait ses dix-huit années d’existence, aussi vides qu’une coquille creuse. Il avait grandi sur cette terre isolée, inconnue du reste du monde, et répondant au nom de Hueco Mundo. Dès sa plus tendre enfance on l’avait soumis aux rituels du peuple si particulier qui habitait cette île, et dont il faisait partie. Lui qui n’était rien d’autre qu’un garçon ordinaire, on avait commencé par lui poser une structure en os sur la tête. Il n’en saisissait pas la signification, et ne cherchait même pas à la comprendre. Il obéissait simplement quand quelqu’un lui donnait un ordre, et menait une vie dénuée d’intérêt.

- Allons, grand frère… tu vas être en retard pour la démonstration de kendô…

La voix, provenant du lit en face d’Ulquiorra, était celle de son cadet qui, malade depuis sa naissance, souffrait d’une impossibilité à se mouvoir seul. Ainsi, il ne trouvait le sens de sa vie que dans les livres. Appuyé contre un oreiller, il pouvait en lire plusieurs chaque jour, et ne se lassait jamais de reprendre ses anciennes lectures. Il posa le manuscrit qu’il était en train de parcourir et observa son frère.

- Tu pars toujours en avance d’habitude, c’est parce qu’il y a trop de lumière dehors ?

Sans répondre, Ulquiorra se leva et sortit immédiatement de la pièce. Résistant aux rayons ardents du soleil, il se dirigea vers la place principale, où une foule était déjà amassée. Se faufilant entre les habitants, il rejoignit l’estrade qui trônait au centre. Là, un adolescent de son âge environ l’attendait, dégageant de ses yeux quelques cheveux épars. Ulquiorra le considéra, puis un homme s’avança vers lui et lui tendit un katana de bois. Après qu’il l’eût saisi, l’individu, dont les cheveux bruns coiffés en arrière ne laissaient que quelques mèches traverser son visage, se pencha et lui chuchota à l’oreille :

- Cette fois, c’est une démonstration de combat. Tu as juste à faire de ton mieux face à ton adversaire.

Alors que le combattant qui lui faisait face jouait toujours avec les pointes de ses cheveux, Ulquiorra remarqua que ceux-ci étaient, de manière surprenante, de teinte blanchâtre. Occultant ce détail il se concentra et prépara en lui-même le combat qui allait suivre.

- Surtout n’oublie pas, reprit l’homme, que de toutes façons il n’y a rien. Ni en toi. Ni en lui.
- Oui, Kuroboe-sensei, répondit Ulquiorra d’une voix constante.
***

À la lisière de la forêt, qui occupait tout le littoral de la petite île, s’étaient retrouvés Ulquiorra et son maître Kuroboe. La confrontation avec le jeune homme aux cheveux blancs n’avait pas duré longtemps. Bien que semblant tout d’abord d’un niveau égal, Ulquiorra s’était finalement affirmé et avait remporté la victoire. En dépit de cela, il ne ressentait aucune fierté quelconque.

- Le combat de tout à l’heure était un test, déclara alors Kuroboe. Et tu l’as réussi avec succès. Ton adversaire était un de mes apprentis, Ichimaru Gin, qui a commencé à recevoir mon enseignement il y a quatre ans, c’est-à-dire en même temps que toi. Cependant il est clair qu’en ce laps de temps tu as bien plus appris que lui.

Ulquiorra écoutait son maître parler sans même daigner le regarder. Comme c’était souvent le cas, son attitude pouvait presque être interprétée comme de l’arrogance.

- C’est pourquoi je voudrais te récompenser, continua Kuroboe sans se préoccuper de l’absence de réaction de son élève. Voilà ce que je t’offre.

Il dévoila alors un long katana rangé dans son étui et le posa dans les mains d’Ulquiorra. Ce dernier, à la vue du sabre au manche légèrement bleuté, resta imperturbable, mais ses yeux qui s’étaient imprégnés d’une infime lueur traduisaient à la fois sa surprise et son bonheur. Il extirpa délicatement la lame du fourreau, faisant résonner le doux son, pur et harmonieux, du fer forgé contre le bois.

- Son nom est Murciélago, annonça Kuroboe, cela signifie ''grand diable aux ailes noires''.

Il laissa son élève admirer le sabre encore quelques instants, puis ajouta :

- Pour tout te dire, j’ai autre chose à te montrer. Regarde bien.

Subitement intéressé, Ulquiorra abandonna le katana et reporta toute son attention sur son professeur. Celui-ci se positionna face à l’océan, et tendit sa main gauche devant lui. Fermant les yeux il se plongea dans une intense concentration. Au bout d’une poignée de secondes, une lumière commença à briller au cœur de sa paume, accompagnée d’une légère brise. Très rapidement la boule lumineuse grossit, rassemblant chaque parcelle de lumière qu’elle put trouver autour d’elle. En réponse le vent s’accentua fortement, et lorsque l’entité de lumière atteignit son paroxysme, elle s’éteignit soudainement. Un court instant, silencieux et vide, précéda la déflagration. Une gigantesque colonne de lumière, ayant pour base la main de Kuroboe, partit en direction horizontale. Rasant la surface de l’océan, elle fit s’élever les eaux jusqu’à plusieurs mètres de haut, et disparut au-delà de l’horizon. Ulquiorra était resté effaré devant une attaque d’une telle puissance.

- C’est ce qu’on appelle un Celo, déclara son maître, nous avons tous le potentiel nécessaire pour le maîtriser. Du moins, tous les habitants de cette île… Le secret est de réunir en un seul point toute l’énergie de ton corps, pour la relâcher d’un coup et la diriger devant toi.

Ulquiorra, fasciné, se plaça immédiatement afin de tenter l’expérience. Le devançant, Kuroboe tapota sur la structure osseuse qui ornait la tête de son apprenti.

- Encore une chose si tu veux réussir, commença-t-il, laisse de côté ton statut d’humain. En fait, il faut que tu ressentes ton énergie comme celle d’un monstre.

Ulquiorra se tourna vers l’océan, qui avait retrouvé son calme. Ses sourcils se froncèrent, signe que la détermination l’emplissait.

- C’est compris, Kuroboe-sensei.
***

Le soir venu, Ulquiorra rentra chez lui. Il avait essayé, plusieurs heures durant, de produire un Celo, mais ses efforts avaient été vains. Néanmoins, loin d’être découragé, il comptait réitérer ces tentatives le lendemain. Pour la première fois, le chemin du retour à sa demeure ne lui apparut pas trop long. Tenant fermement et d’une main attentive le katana qu’il avait reçu, sa marche s’écourta considérablement. Il se rendit compte que depuis quelques temps déjà, son professeur Kuroboe lui avait redonné un certain goût à la vie. Un objectif, celui de progresser au combat, lui suffisait. Il se prit même à ressentir de l’admiration pour cet homme. Au moment où il poussa la porte d’entrée de sa maison, son frère se redressa et lui adressa un large sourire.

- Bon retour, grand frère. Comment s’est passée ta journée ?

Comme le silence seul lui répondit, il ne tarda pas à ajouter :

- Le livre que je viens de finir raconte l’histoire d’un homme qui, épris de liberté, part à la rencontre du monde sur une minuscule barque. Ce qu’il trouve dépasse alors toutes ses espérances, et sa soif de découvertes est telle qu’il finit par regretter les années où il était tranquillement chez lui avec sa famille ! N’est-ce pas un peu contradictoire, quand même ?

Un rire solitaire se fit entendre, alors qu’Ulquiorra avait d’ores et déjà refermé la porte de sa chambre.
***

Plusieurs années passèrent, au cours desquelles Ulquiorra n’eut de cesse d’améliorer ses techniques de combat. Il avait rapidement appris à se servir de Murciélago, son nouveau katana, et avait décelé en lui une finesse des plus rares, ajoutée à un tranchant plus net encore qu’il n’aurait pu l’espérer. D’autre part, trois mois lui avaient été nécessaires pour maîtriser le Celo, qu’il ne pouvait bien sûr toujours pas utiliser à sa pleine puissance. Il relevait chaque défi qu’on lui lançait sans l’ombre d’une hésitation, et remportait la plupart de ses combats, mettant à profit ceux qu’il perdait pour s’améliorer et effacer ses points faibles. Cependant, le soir, quand il revenait à son lieu de vie, il écoutait de moins en moins les histoires que son frère voulait lui raconter, pour lui faire partager sa lecture. Sans s’en rendre compte il déçut ainsi son cadet plusieurs fois. Trop occupé par son entraînement, il ne vit pas que l’environnement paisible qui l’entourait était peu à peu en train de se dissiper.

Lors d’une soirée en plein cœur de l’hiver, Ulquiorra avait poussé ses exercices d’entraînement jusqu’à une heure particulièrement tardive. Bien que la tempête fît rage, il n’en ressentait nullement la morsure. Une fois satisfait de sa progression quotidienne, il entreprit tout de même de rentrer. Sur la route, il perçut une pointe d’inquiétude mêlée à la noirceur du ciel, qui le dérangea. L’impression de vide, d’absence, qu’il avait surpassée depuis longtemps l’oppressa à nouveau. Face à ce revirement inopiné il ne put empêcher la crainte de le titiller. Quand il pénétra brusquement dans la pièce principale, son frère ne l’accueillit pas, les draps froissés gardaient la trace de sa disparition. Comme motivé par une puissance divine, Ulquiorra retourna dans la forêt. Se faufilant entre les troncs mornes, il déboucha finalement devant un abri dont il n’avait jamais soupçonné l’existence. Depuis l’intérieur de la demeure en rondins de bois se profilait une informe silhouette.

- Tu es donc arrivé, Ulquiorra.

L’interpellé sourcilla. Il avait clairement reconnu la voix de son maître Kuroboe, bien qu’elle comportât un ton qui lui était étranger. Dans l’incertitude, il préféra garder le silence.

- Si tu ne daignes pas nous rejoindre, reprit la voix, nous viendrons à toi…

Baissant la tête pour franchir le bas seuil, l’individu s’extirpa de la cabane. Le visage qui se releva face à Ulquiorra était alors plongé dans une obscurité en demi-teinte. Ce dernier aperçut alors les traits de son professeur, ainsi qu’un corps tremblant qu’il tenait d’une main ferme.

- Mon frère… chuchota Ulquiorra.

D’un air amusé, Kuroboe considéra son élève pris de putréfaction. Ses yeux écarquillés prouvaient en effet l’ahurissement dont il était en proie.

- Tu aurais dû savoir qu’il était le seul, commença Kuroboe sarcastiquement, le seul assez idiot pour t’estimer ! Et dans ta cruauté, tu ne lui as répondu que par de l’indifférence. Qu’aurais-tu pu faire d’autre après tout, toi qui n’es que néant ?

Chacun de ces mots blessa l’esprit d’Ulquiorra, tel une lame acharnée. Toujours immobile, il sentit une émotion à la fois vive et inconnue s’immiscer en lui. Kuroboe esquissa alors un large sourire qui creusa les rides de ses joues.

- Et bien entendu, le néant est la chose la plus aisée à manipuler…

D’un geste désinvolte il lança le corps inanimé qui l’encombrait. Paralysé par le tumulte de sentiments qui en outre ne lui correspondait pas, Ulquiorra ne réagit que lorsqu’il vit, à moitié enfoncé dans la neige, le visage livide de son frère à ses pieds. Ses doigts serrèrent son sabre jusqu’à faire gonfler leurs veines. Il relâcha soudain toute sa rage dans un hurlement sourd.

- Kuroboeeeeee !!!

La pointe du katana en avant, il s’élança vers celui qui avait trahi ses espérances. Alors qu’un léger décalage de son adversaire le fit manquer son coup, il tendit son bras et commença à former une bille incandescente de lumière. Pris d’une folie violente, il n’attendit même pas le chargement complet de l’attaque pour déclencher l’explosion qui propulsa un souffle destructeur vers sa cible.

- Utiliser le Celo contre la personne qui te l’a enseigné… susurra Kuroboe, quel imbécile…

Nullement impressionné, il effectua un simple mouvement rapide de la main et annihila le danger.

- Es-tu surpris, mon élève ? ironisa-t-il. Je te conseille de te méfier, tu devrais avoir remarqué que le Celo aspire ta propre énergie vitale…

Ulquiorra haletait bel et bien, ses mouvements, bien qu’il en eût réalisé peu, lui avaient semblé lourds. Son maître se tourna dans sa direction et fixa ses pupilles.

- Voudrais-tu être fort, Ulquiorra ? Hais-tu ta faiblesse ? Si oui, brise les liens qui t’enferment dans le monde humain, et découvre l’ivresse d’être un monstre !

Pendant une seconde la colère retomba. Aveuglé par le désir de puissance, Ulquiorra se mit à osciller entre deux versants qui s’opposaient. À ce moment une main saisit sa cheville.

- Tu ne dois pas l’écouter grand frère, supplia son cadet qui avait rampé jusqu’à lui. Tu es humain, mais tu n’es pas faible. Car l’humanité est la plus belle des forces.

De sa bouche coula un filet de sang, qui alla maculer la poudre blanche jonchant le sol. Ulquiorra crut apercevoir le temps se ralentir autour de lui, il entendait les paroles de son frère sans voir bouger ses lèvres. Posant un genou dans la neige, il écouta cependant avec grande attention.

- J’ai lu un livre où le personnage, prisonnier du néant, dépérit au fur et à mesure des pages et ne ressent même pas la mort qui le guette, continua-t-il d’une voix éteinte. Mais tu n’es pas comme cela, car j’ai vu au sein du vide qui te ronge un cœur naissant.

Dans un effort immense il éleva son bras frêle, jusqu’à effleurer la poitrine de son aîné. Après quoi son membre retomba, ses yeux se fermèrent, sa tête pivota. À la vue de son frère sans vie, Ulquiorra se redressa lentement. Face à Kuroboe, dont le sourire narquois déformait toujours les traits, sa rétine sèche ne permettait qu’une vision assombrie. Un instant d’égarement fut fatal. Une aura meurtrière perça soudainement chaque pore de sa peau, noircissant même l’atmosphère environnante. Tourbillonnant avec violence autour de son corps en ébullition, son énergie incontrôlée alla trancher les arbres sur un rayon de plusieurs mètres. L’intense pouvoir qui le submergea fit même pousser de gigantesques et lugubres ailes noires ressemblant à celles d’un ange déchu. Le monticule osseux qui lui recouvrait la moitié du crâne semblait aussi s’être complété jusqu’à former un casque intégral, accentuant cette sensation de monstruosité. En proie à ce déchaînement dont il était la victime, des larmes d’ivoire coulèrent le long de ses joues, pour aller choir sur la surface neigeuse. Si leur matière s’était ainsi aussitôt évaporée, leur stigmate demeurait déjà au plus profond de son être.

La fureur de la vengeance avait définitivement pris le dessus sur sa raison. Le pouvoir qui l’emplissait était d’une puissance telle qu’il faisait vaciller l’air. Ulquiorra prit appui sur un petit tas de neige solidifiée et bondit sur Kuroboe avec une rapidité foudroyante. Brandissant Murciélago, d’où étrangement s’échappait une aura plus dense encore, il ne laissa aucune échappatoire à son ennemi.

- C’est inutile, avança calmement celui-ci sans même tenter une esquive. Que tu sois parvenu à te mettre en état de Resureccion est certes étonnant, mais tu ne peux en aucun cas maîtriser cette force…

Alors que la lame fondait sur la gorge du traître, Ulquiorra s’immobilisa soudainement. Un creux venait de se former au niveau de sa poitrine.

- La voilà qui commence tout juste à te dévorer… ricana Kuroboe.

De ses yeux sournois il l’observa chuter à terre, inerte tout comme son jeune frère. Couvert de contusions il avait retrouvé son apparence normale, et avait perdu connaissance. Kuroboe tourna les talons et s’éloigna d’un pas lent. Un nouveau rictus vint déformer son visage.

- Nous nous reverrons, Ulquiorra. Et quand ce moment arrivera, tu auras compris que tu ne peux m’échapper…
***

À son réveil, Ulquiorra tâta le trou qui rongeait sa chair. Conscient qu’il résultait de sa perte de contrôle, il éprouva une certaine culpabilité. Lorsqu’il fit examiner le corps de son frère, il s’avéra que ce dernier n’était pas mort, mais plongé dans un coma à durée indéterminée. Kuroboe ayant pris le large, il passa plusieurs jours à se morfondre, solitaire, de ses nombreuses erreurs. Il regrettait de ne pas avoir été à l’écoute de son cadet, qui pourtant avait essayé bien des fois de le réconforter. À force d’ignorer le vide que ce frère tentait de combler, Ulquiorra avait fini par en avoir la trace visible au milieu du thorax. Surpassant tout cela, il se ressaisit enfin. Face à l’étendue infinie de l’océan, son regard récupéra une lueur de fierté.

- Je vais partir en voyage et vivre des aventures, déclara-t-il solennellement. Petit frère, dès que tu seras réveillé, je reviendrai les partager. Je te conterai des histoires formidables, comme tu l’as fait avec moi durant toutes ces années. Demain, je vais prendre la mer.

Techniques spéciales :

- Celo : cette attaque lui a été enseignée par son ancien maître Kuroboe. Il s’agit d’une concentration incroyable d’énergie un en seul point, qui lors de son relâchement souffle tout ce qu’elle rencontre. L’efficacité de cette de cette technique évolue au fur et à mesure de l’entrainement de son utilisateur, et une énorme marge existe entre son niveau initial et son véritable potentiel. Ulquiorra, qui compte déjà deux années de pratique de cette attaque, n’en est cependant pas un utilisateur expérimenté. Étant donné qu’elle consume sa propre énergie vitale, il ne l’utilise qu’en cas de nécessité et préfère se battre généralement avec son sabre.

Variantes :
Mi-Celo : il s'agit d'un Celo dont l'énergie n'est pas entièrement relâchée. La puissance de l'attaque est donc moindre que celle du Celo basique, mais l'avantage du Mi-Celo est qu'il est bien plus discret. La colonne de lumière qui en résulte a un diamètre limité, et sa force de destruction devient plus aisément contrôlable. Ulquiorra l'utilise pour la première fois sur Korutiga.
Quasi-Celo : il s'agit d'un Celo dont l'énergie est réprimée juste avant son explosion, comme un tuyau soudainement bouché. Si le timing est maîtrisé, seule une brève étincelle s'échappe et crée un éclat de lumière qui aveugle les personnes alentours. Cela ne peut donc pas blesser les ennemis, mais peut servir en guise de diversion et permet à l'utilisateur de ne pas gâcher son énergie vitale. Ulquiorra l'utilise pour la première fois sur Opertale.


Dernière édition par Ulquiorra Schieffer le Mar 6 Déc - 9:16, édité 9 fois
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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: Ulquiorra, un coeur qui naît du néant   Dim 7 Avr - 0:53

Eh bien tu me disais que ça allait être long bah j'ai tout dévoré !

Sincèrement, ça passe très bien. C'est très bien écrit, agréable à lire, les péripéties sont captivantes. Le fond de l'histoire est touchant. Le passage ou il se rend compte de l’indifférence qu'il a donné à son frère est sacrément Balèze !

Non vraiment j'ai rien à dire, c'était vraiment une très bonne fiche.

Seul petit problème, mais après vérification c'est en grande partie de ma faute, Tu as deux techniques ( j'ai dit dans le Topic de l'histoire, que l'on démarrait avec une ou deux techniques seulement, c'est vrai.)
En réalité tout le monde débute avec une seule et unique technique.
Dans ton cas, comme tes techniques sont étroitement liées a ton histoire, ce que je peux te proposer, c'est de n'en utiliser qu'une seule jusqu'à ton niveau 4. ( On gagne une technique tout les 4 Niveaux^^) De cette manière tu n'as pas tout a changer, et tu peux garder les deux.

Au delà de ça j'ai aucun soucis, comme je l'ai dit l'histoire est impeccable.
Fiche acceptée pour moi !
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Ulquiorra Schieffer

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MessageSujet: Re: Ulquiorra, un coeur qui naît du néant   Dim 7 Avr - 12:52

Oui, j'avais bien vu qu'une seule technique était acceptée, et c'est pour ça que de toutes façons je ne comptais pas lui faire utiliser la Resureccion tout de suite.
C'est une technique qu'il possède au fond de lui, mais il est encore loin de pouvoir la maîtriser du coup on ne la reverra pas avant un bout de temps je pense ! C'est un peu comme le chakra de Kyûbi au début de Naruto si tu veux.

Je suis content que ça t'aies plu en tout cas !! ^^
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MessageSujet: Re: Ulquiorra, un coeur qui naît du néant   Dim 7 Avr - 13:17

Superbe histoire, vraiment ! Elle se lit sans difficulté et le personnage est vraiment intéressent. Sa malédiction le rend passionnant et j'ai vraiment hâte de la voir évoluer Wink

Fiche acceptée sans problème ^^
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MessageSujet: Re: Ulquiorra, un coeur qui naît du néant   

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