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 Entraînement de la Mine [Mission Solo]

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Boa Hancock

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MessageSujet: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Mar 23 Juil - 13:31

Nous rentrâmes alors tranquillement chez nous. Sur le chemin nous commencions déjà à rattraper le temps que nous avions passé loin l'une de l'autre. Je ne revenais que tous les trimestres sur Opertale nous avions donc trois mois à raconter, la conversation risquait de durer longtemps. Je lui racontais tout ce qu'il y avait à savoir sur ma vie de Marine. Je lui apprenais les différentes missions sur lesquelles j'étais affectées. Toutes dans des endroits bien différents, je lui décrivais le paysage et bien qu'elle soit plutôt âgée, les étoiles continuaient de briller dans ses yeux à chaque nouvelle description. Puis je lui racontais les moqueries que je subissais au moins une fois par semaine sur mon grade comme qui dirait dégradant. Et à ce moment-là Maman me sermonnait toujours me suppliant d'être un peu plus disciplinée. Je lui rétorquais alors tout simplement qu'elle n'aurait pas dû m'appeler Boa si elle voulait que je sois disciplinée. Ma mère, elle, me racontait ses journées et me faisait part des derniers changements sur l'île et des derniers potins bien sûr. Arrivées chez nous, nous nous attablions pour continuer notre conversation. Ces conversations de retour me faisaient énormément de bien. Elles me permettaient de me ressourcer. Je revoyais ma mère, cette île qui était le signe de ma liberté, je retrouvais toutes ces petites choses qui avaient bercées mon adolescence. Quand je me trouvais sur Opertale, j'oubliais tout, la vie me semblait paisible et exempte de tout tracas. Une petite heure après, je décidais de prendre un peu de temps pour moi et de me rendre en ville. Mais d'abord un passage par ma chambre était obligatoire. Je voulais juste me reposer et retrouver les objets de mon adolescence. En entrant je retrouvais directement la sensation de bien-être qui me prends chaque fois que j'y reviens. Je reprenais contact avec les objets qui m'avaient définis : la petite table en bois que j'avais mutilé quand j'étais dans un accès de crise d'adolescence, tous les petits objets en rapport avec les serpents qui décoraient ma pièce personnelle, le boa que ma mère avait acheté pour mes 12 ans et dont je m'étais parée tous les jours tant il me plaisait. J'avais donc décidé de me prélasser quelques temps avant d'aller faire un tour dans la ville de Cevief. Et c'est ce que je fis. Je laissai mon esprit vagabonder entre toutes les babioles de mes étagères, me rappelant de l'endroit, du pourquoi et du comment je les avais obtenus.
Quelques instants plus tard, je me levais enfin et sortais de chez moi après avoir embrassé ma mère. Je décidai de rejoindre la ville en passant par la forêt et non par la route car cette dernière semblait être plus monotone que jamais. Il faut également ajouter que je préférais, comme à l'accoutumée, largement la vie sauvage à la vie ordonnée des hommes. Si j'avais la possibilité de se promener dans la nature plutôt que servir sur un bateau de la Marine ou dans une de leur base, je choisirais bien évidemment la nature. J'aimais cette verdure qui m'entourait, j'aimais entendre le nombre indéchiffrable de sons qui s'entrechoquaient et ricochaient contre les arbres. mais mon plus gros défaut dans ces cas-là était que je prenais tout mon temps pour repérer un quelconque serpent et l'observer. Et sur Opertale, ce n'était pas les serpents qui manquaient. Mais je tentais de résister. Aujourd'hui je voulais aller en ville et rentrer tôt pour pouvoir profiter de ma mère. Malheureusement pour moi, le destin en avait décidé autrement ! Je me stoppai net lorsque je vis le petit serpent qui était passé devant moi. J'essayai de ne pas le suivre de toutes mes forces, mais l'envie était trop grande. Et c'est avec désespoir que je cédai à mes envies. Je regardai cette petite chose se déplacer, onduler sous le soleil, se mettre en quête d'une proie dix fois plus grosses que lui pour l'avaler. Il me fascinait malgré sa petite taille. Je ne vis absolument pas le temps passé et pourtant ! Dix-huit heure sonnait déjà et j'étais restée dans cette forêt à suivre de loin un petit serpent.

*Je suis vraiment irrécupérable ! Mais bon, passons, il me reste d'autres choses à faire, autant qu'elles soient faites au plus vite !*

Je repris donc ma route vers la ville regardant droit devant moi pour éviter d'effleurer des yeux un certain animal au sang froid. Suivant cette méthode, j'atteignis finalement la ville assez rapidement.
Heureusement pour moi Cevief n'était pas le genre de ville où venaient se reposer les personnes en fin de vie. Au contraire, c'était une ville plutôt animée et de ce fait les rues étaient encore bien remplies à cette heure et cela durerait très certainement jusqu'aux premières heures du lendemain. Je me promenais donc tranquillement allant et venant dans les différentes rues, avenues et boulevards. Je remarquais les changements deci delà et mon regard fut attiré par une tout nouveau magasin : une sorte d'armurerie. Habituellement ce genre d'établissement me laissait de marbre, j'avais l'habitude de me battre à mains nues et en utilisant tout mon corps. Les armes ne m'intéressaient pas vraiment. Mais cette boutique m'avait tapée dans l'œil. Intriguée, j'entrais dans l'édifice pour savoir de quoi il en retournait. Et c'est bien simple je fus estomaquée par le nombre d'armes présentes sur les lieux. Il y en avait de toutes les sortes allant de la plus petite aiguille à la masse de guerre la plus imposante, le tout sculpter dans le cristal le plus pure de l'île.


*Magnifique* pensai-je époustouflée par le spectacle qui s'offrait à moi.

-Vous désirez quelque chose Mademoiselle ? m'interpella-t-il sur un ton amusé.
-Je... Je regarde pour le moment, lui dis-je sans même lui adresser un regard.

Je continuai à faire le tour du magasin puis je revins vers lui.

-C'est un travail énorme ! C'est vous qui vous en êtes occupé ?
-C'est bien moi, est-ce que cela vous plait ?
-Bien sûr ! M'écriai-je surprise qu'il puisse penser autre chose. D'ailleurs une de vos œuvres m'intéresse énormément. Vous les vendez combien ?
-Mademoiselle, dit-il sur un ton raisonneur, vous devez bien vous rendre compte qu'elles n'ont pas toute le même prix. Dîtes-moi quelle arme vous fait envie et je vous dirai le prix qu'elle coûte.
-Je veux ce fouet.
-C'est un excellent choix mais il est très difficile à manier.
-C'est bien pour ça que je le veux ! Ce sera un défi à relevé, un challenge des plus poussés, un moyen d'augmenter ma précision à des niveaux encore jamais vu !

Je m'emballai à la vue de cette pièce unique. ce fouet semblait m'appeler, il était fait pour moi. Un manche en cristal de teinte bleu – assorti à la couleur de mes yeux donc – et, aussi incroyable que ça puisse paraître, un serpent était sculpté dans ce magnifique manche. Le destin avait parlé. Je comprenai d'un seul coup pourquoi aucune arme ne me semblait assez bien pour moi. Je devais être unie à celle-ci et à aucune autre. Sur mon île adoptive, je trouvais l'arme qui, dans le monde entier, me correspondait le mieux. Je devais me la procurer par tous les moyens ! Pour ce qui était du reste de l'arme, ce forgeron, ou autre profession que je ne saurais dire, avait eu le goût d'assortir les lanières de cuir à cette matière transparente. Les lanières de cuir étaient blanches et d'une finesse incomparable. Ce fouet n'était pas une arme mais un chef-d'œuvre.

-Cela vous fera 900.000 B Mademoiselle.
-Pardon, fis-je surprise. 900.000 B ? Sauf erreur de ma part c'est bien une arme de catégorie 2, selon le répertoire de la Marine, que vous me présenter.
-C'est exact.
-Or les armes de catégorie  2 coûtent en moyenne 300.000 B, comment ce fait-il que vous ayez triplé son prix.

Je le vis perdre un peu pied, savoir que j'étais si bien informée l'avait très certainement déstabilisé. J'aimais l'effet que j'avais produit. J'avais pris le contrôle de la conversation et c'était plus que plaisant.

*J'attendrai un peu avant de lui révéler que je fais partie de la Marine*

-Ce sont des pièces unique Mademoiselle, des pièces que j'ai moi-même travaillé et dont j'ai acheté les matières premières à un prix exorbitant.
-Cher, je lis la plaque où était inscrit son nom, Balcoyn, me croyez-vous née de la dernière pluie ? je vis ici depuis des années et je sais que le cristal d'Opertale se vend au prix minimal sur cette île puisque l'exportation permet de faire bien plus de bénéfices qu'il ne nous en faut. Or vous êtes implanté ici et la seule chose que vous auriez pu payer ne serait-ce qu'un peu cher est cet édifice. Mais comme je suppose que, comme vous êtes enclin à arnaquer toutes les personnes qui entrent dans cette boutique, vous avez déjà bien assez d'argent pour ne pas insulter une personne comme moi n'est-ce pas.

Tout en discutant je m'étais approchée de lui de façon à ce que le comptoir ne soit pas un obstacle à notre rapprochement. Je m'étais tout simplement assise dessus et je le regardais avec des yeux doux. Il déglutit avec tant de bruit que j'eus du mal à me retenir de rire. Il se trouvait dans un état lamentable, coincé entre la peur d'être découvert et le désir que je lui inspirais. Décidément ce Balcoyn était un homme tellement amusant. Je décidai de ne pas le torturer plus longtemps.

-Alors ? Demandai-je avec l'assurance de déjà connaître la réponse.
-Eh bien je crois que je n'ai pas le choix, je vais devoir vous la vendre à 300.000 B, vous êtes trop perspicace.
-Je vais prendre ceci comme un compliment, continuai-je amusée. Mais étant donné que vous avez essayer de me rouler je pense qu'il serait plus qu'équitable de baisser le prix de 100.000 B.
-Vous me charriez Mademoiselle. C'est en dessous de la moyenne je ne peux pas...
-Et si je vous disais que je fais partie de la Marine et que je peux très bien vous dénoncer pour escroquerie si cela me chante, que répondriez-vous.

C'était mal, je le savais, mais comme si j'allais laisser passer une occasion de payer l'arme de mon destin moins cher. J'avais dit que je la voulais par tous les moyens, pas que j'étais résignée à payer le prix fort ou que j'étais désespérée.

-Mademoiselle, vous ne pouvez pas...
-Vous croyez ? Rétorquai-je presque menaçante.
-D'accord, d'accord, marché conclu !
-Parfait !

Il me confia alors l'arme tant attendue, j'allais enfin recevoir l'arme de mes rêves, celle qui ne pouvait exploité tout son potentiel qu'avec moi. Mon arme. Puis soudain, j'eus une sorte d'illumination. Une arme pareille devait forcément avoir un nom. je me tournai donc vers le commerçant et l'interrogeai :

-L'avez-vous baptisée ?
-Je vous laisserai le soin de découvrir son nom.
-Mais comment le saurai-je.
-Elle vous le révélera elle-même.

Je souris, intriguée par cette dernière phrase. je n'avais pas envie d'en savoir plus, je le découvrirai seule, alors soit. L'aventure avec mon fouet fraîchement acquis ne faisait que commencer. Je me dirigeai donc vers la porte, j'avais vu tout ce que je voulais voir et j'en avais fini avec Balcoyn. Je pouvais donc partir sereinement et profiter pleinement de mon nouvel accessoire. Toutefois, alors que je me trouvais au niveau de l'encadrement de la porte, je m'arrêtai et lançai au vendeur sans me retourner.

-Sachez, cher Balcoyn, que je ne bluffais pas, je fais réellement partie de la Marine, si jamais j'apprends que vous avez encore arnaqué quelques pauvres personnes, je vous ferais arrêter. Et gardez-le bien en tête, si on me permet de le faire moi-même, vous ne serez pas déçu.

Je souris et sortis définitivement dans la rue. Je le sentis me courir après, je me retournai, surprise qu'il pense être en mesure de m'interpeller. Il me jura alors qu'il ne tromperait plus sa clientèle et me dit également que si je voulais améliorer mon arme, je n'avais qu'à repasser chez lui. Je hochais de la tête, décidément, cet arme risquait d'être pleine de surprises. 
Après cet arrêt je continuai à vagabonder dans les rues de la ville tranquillement. Je me rendis dans un taverne où je vis une annonce qui me parut plutôt sympathique. Certes travailler dans les mines n'avait jamais été le genre de job que j'aurais choisi de prime abord, mais je voyais les choses sous un autre angle. Je décidais donc d'arracher cette annonce et de la garder pour moi. Je la regardai de plus prêt puis, satisfaite, je la rangeai dans mon sac. C'est alors qu'un homme éclata de rire dans mon dos et hurla presque :

-Femme ! Ce boulot n'est pas fait pour toi, c'est pour les hommes, les vrais.
-On verra ça mon gros, fis-je agacée.

Il était quelque peu éméché. Je l'avais senti à son odeur. Je m'en allais, histoire de ne pas répondre aux nombreuses provocations qu'il me lançait. Mais quand j'allais franchir le pas de la porte, il m'attrapa le bras, me souleva de terre et fouilla dans mon sac. Il récupéra mon annonce et me jeta à travers la taverne.

-Tu vois mignonne, jubila-t-il, ce travail n'est pas pour toi. Tu ne fais même pas le poids contre moi.


J'étais hors de moi, je courus vers cet enflure, je me projetais en hauteur et lui assénait un violent coup de pied sauté en pleine figure. Je savais que ce coup ne le sonnerait qu'un petit peu. Alors je récupérai mon annonce et partis en courant. J'avais été humiliée. Mais cette fois-ci j'avais une nouvelle motivation pour mener à bien cette mission. J'y viendrais à bout sans l'aide de personne ! Et un jour, j'aurais assez de force pour abattre cette brute en un coup. 

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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Mer 31 Juil - 19:28

Je rentrai chez moi furieuse et ruminant la scène de la taverne dans ma tête. Cet espèce de malabar ne perdait rien pour attendre. Cependant je reconnus ma défaite cuisante, ma force musculaire et la sienne étaient séparées par une trop grande différence. Il fallait absolument que je gagne en force, ma ruse et mon agilité finiraient par me faire défaut un jour et je ne voulais pas cela. Je devais m'entraîner, mais je ne savais pas par où commencer. Je n'étais pas capable de me décider moi-même à faire des pompes, des abdominaux et autres exercices musculaires des plus fastidieux. Il me fallait un entraînement spécial, quelque chose qui me siérait plus et qui ne me fasse pas faire ces exercices basiques, si banals et surtout si mornes qui aurait le don, faute de me motiver, de m'exaspérer. Perdue dans mes pensées, je n'avais pas pris conscience de la route que j'avais parcourue. J'étais arrivée chez moi sans m'en rendre compte. Ma mère me guettait à la fenêtre, s'inquiétant de mon retour tardif. Elle sortit précipitamment de notre maison et courut vers moi pour me serrer dans ses bras avec une force presque herculéenne. Je me dégageais de son étreinte brusquement, agacée par la différence de force entre ma mère et moi. Ma mère elle-même pourrait être capable de me casser les os. Comment cela se faisait-il ? Comment ma mère pouvait-elle avoir autant de force ? Je ne m'en étais jamais rendue compte étant donné que je n'avais jamais été humiliée ainsi. Mais à ce moment précis, j'étais particulièrement sensible à la force de tout un chacun. Ma mère me regardait étonnée par ma violence et me demanda.

-Boa ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Quelque chose ne va pas ?
-Non, non rien Maman, tu veux bien me laisser passer maintenant ? Je souhaiterai me reposer.
-Quelle froideur... Je me suis inquiétée pour toi tu sais, la moindre des choses serait que tu me dises où tu étais passée !
-J'étais en ville. Mais tu sais, Maman, j'ai vingt-cinq ans, il va peut-être falloir que tu t'habitues au fait que je puisse m'absenter quelques temps sans te prévenir.
-Sache, jeune fille, que tu te trouves ici sous mon toit et que j'ai encore le droit d'y imposer mes règles.
-Très bien, je peux passer maintenant ?

J'avais été odieuse et je le savais très bien mais j'étais extrêmement contrariée par la soirée que je venais de passer. J'avais agi comme une adolescente en pleine crise mais que voulez-vous, une femme, peu importe son âge, redevient une petite fille face à sa mère. Je partis dans ma chambre et je m'allongeais dans mon lit sur le dos. J'observais le plafond, repensais encore et encore à ce tas de muscle qui m'avait soulevée sans peine. Je bouillais de l'intérieur, j'étais prête à exploser au moindre désagrément supplémentaire. Puis soudain une autre préoccupation se présenta à mon esprit. Toutefois cette nouvelle pensée était beaucoup moins déplaisante. J'avais acquis une bien belle arme et il était tant pour moi d'en profiter. Je la sortis du sac que m'avait si généreusement donné Balcoyn pour la garder en parfait état et je contemplai le fouet. Je l'avais déjà fait longuement dans l'armurerie mais je ne pouvais pas en défaire mon regard. Je la tournai dans tous les sens pour la scruter et la connaître sous toutes ses coutures. Je m'imaginais combattre avec, affronter nombre de monstres marins et défaire les plans des plus vils criminels. Mais je redescendis très rapidement sur terre. Je ne savais pas comment l'utiliser. J'avais acheté une arme sur un coup de tête alors que j'étais incapable de m'en servir. Qu'est-ce qui m'étais passer par la tête ? J'avais envie qu'elle fasse décoration ?

*Bon, à l'avenir, je vais devoir être BEAUCOUP plus raisonnable.* pensais-je en secouant la tête en signe d'exaspération.

Il était temps que je réfléchisse. Quelle allait être la suite des événements pour moi ? J'avais une petite semaine de congé à passer sur Opertale, autant mettre ce temps à profit. J'avais déjà trouvé un petit boulot pour me faire un peu plus de sous que ce que me donnait le poste de quartier-maître. J'allais travailler dans une mine. Ce n'était pas très folichon mais c'était justement pour ça que je l'avais choisit. Il fallait que je change d'air un peu et que je me lance dans la réalisation de nouvelles expériences. Mais une autre idée me vint. Quoi de mieux que cette mine pour apprendre à maîtriser ce fouet. 

*Je serai discrète bien sûr, cela va sans dire ! C'est donc exactement ce qu'il me faut. Ce travail va me permettre d'endurcir mes muscles et de maîtriser mon fouet de telle façon à ce que je sois capable de briser la pierre. Et en plus de ça je vais améliorer ma discrétion ! Mon défi est donc lancé. En une semaine, je devrais être capable de maîtriser ce fouet de façon à ce qu'aucune pierre ne puisse résister à sa puissance.*

Je me sentais plus que satisfaite. J'allais devenir imbattable au fouet. Je reviendrais alors vers ce gros-plein-de-soupe et je lui donnerais la leçon qu'il mérite. Je souris, j'étais déterminée et motivée. J'allais donc me coucher, pressée d'entamer la journée suivante, des images de la façon dont elle allait se dérouler plein la tête.


****************

Le soleil me chatouilla la peau le lendemain matin. Je me réveillai alors en pleine forme, prête à m'en mettre plein la vue et à dépasser mes propres limites. J'allai donc prendre une douche fraîche pour calmer quelque peu mon excitation quant à la journée qui allait suivre. Ensuite je m'habillai avec une tenue que je jugeais adéquate à ce que j'allais faire aujourd'hui. Mon haut se résumait en une simple bande de tissu blanc qui recouvrait ma poitrine et qui s'attachait dans mon dos. Je choisis ensuite un pantalon d'un bleu aussi foncé que les fonds marins en lin qui permettait un aération constante de mes jambes et enfin je me fis un chignon. J'avais tout prévu pour ne pas trop souffrir de la chaleur que ce travail me procurerait. Je me rendis ensuite dans le salon où ma mère m'attendait alors qu'elle avait préparer un copieux petit déjeuner. Je m'installais à table tout en lorgnant sur les œufs brouillés agrémentés de bacon.

*Si seulement on avait de si bon petit déjeuner dans les bases de la Marine !*

Malgré mon envie de dévorer tout ce qui se trouvait sur la table, j'attendis pour me servir que ma mère m'adresse la parole. Après mon attitude exécrable de la veille, il était de mon devoir de lui témoigner le plus de respect possible.

-Bonjour Maman.

J'avais lâché cette phrase dans un souffle. J'osais à peine regarder ma génitrice tandis qu'elle prenait tout son temps pour daigner me répondre. Puis enfin :

-Bonjour Boa. Tu es de meilleure humeur ?
-Oui, excuse-moi pour hier, j'étais... Contrariée.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Je... Je ne suis pas encore prête à le raconter, désolée.
-D'accord. Tu vas faire quoi aujourd'hui ?
-Je vais travailler ! Je mis un certain temps avant de reprendre, redoutant la réaction de ma mère. Dans une mine.

Elle me regarda et je vis toutes sortes d'expressions passer sur son visage. Elle fut d'abord interloquée, puis inquiète et enfin, elle éclata de rire.

-Toi ? Dans une mine ? Boa... Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Rien.


À ces mots – enfin ce mot – je me levai brusquement de table pris le sac contenant mon fouet et sortis, ma mère sur les talons cherchant une énième fois à savoir ce qui me faisait agir ainsi. Je ne lui répondis que pour lui dire au revoir et que je ne rentrerai pas avant ce soir. Elle m'avait vexée. J'avais l'impression que partout où j'allais il fallait que quelqu'un me rit au nez, et ma mère ne faisait apparemment pas exception.
Je me rendis alors en ville, empruntant cette fois le chemin droit et monotone de la route. Je ne voulais pas perdre de temps. Je voulais être ponctuelle, pour une fois. Et oui, encore une chose que mes supérieurs me reprochaient. J'étais beaucoup trop souvent en retard et la plupart du temps, je ne m'en excusais même pas. Je me remémorai la fois où, durant l'une de mes missions, j'avais trouvé un petit coin de paradis. Une sorte d'oasis dans une jungle des moins accueillantes. Je ne m'étais malheureusement pas lavée depuis plusieurs jours et face à cet étendue d'eau, je n'ai pas pu résister. Je m'y suis baignée, longuement, profitant de chaque minute passée dans ce bassin. Lorsque j'avais rejoint le groupe, soulagée et propre, j'avais eu le droit à sermon interminable sur les effets de mon insubordination. En y repensant, cela me paraissait incroyable que je fasse encore partie de la Marine. Beaucoup auraient été licenciés pour moins que ça. Il allait falloir que j'éclaircisse cela mais pour le moment, cette préoccupation allait attendre. J'avais atteint le point de rendez-vous pour le travail demandé. Déjà plusieurs personnes attendaient. Des hommes, tous plus musclés les uns que les autres. Lorsqu'ils se rendirent compte que je venais pour la même raison qu'eux, chacun s'arrêta net et me jaugea d'un regard à la fois intrigué et méprisant. J'étais mal à l'aise mais je ne le montrai pas. Je devais être forte et ne pas laisser paraître mon trouble sinon, il en était fini de moi. Après une quinzaine de minute, notre futur employeur se présenta à nous. Sa carrure était impressionnante. À vue d'œil, j'aurais dit qu'il faisait de mètre de hauteur pour deux cent cinquante kilos de muscle. À mon avis, il n'avait pas besoin d'outils pour extraire le cristal de la pierre. Il nous compta d'un air satisfait puis arrêta son doigt sur moi. Il me détailla de haut en bas puis s'approcha de moi. Il m'agrippa le bras et m'entraîna loin de la vue et des oreilles des autres.

-Petite, je crois que tu t'es trompée d'endroit. Nous partons pour travailler dans les mines.
-Je suis au courant merci, dis-je à mi-chemin entre la politesse et l'insolence. Je veux travailler avec vous.
-Tu n'as pas vraiment la carrure que l'on...
-Peut-être bien oui, on me l'a rabâché depuis hier soir, mais vous voyez, je suis là et je compte bien rester.
-Je vais potentiellement devenir ton boss et tu trouves quand même le moyen de me couper. Il sourit de toutes ses dents apparemment amusé par mon comportement. J'aime ton aplomb, petite. Je t'accepte pour aujourd'hui mais si je ne suis pas satisfait de ton travail, tu ne reviendras pas demain.
-Vous ne serez pas déçu vous verrez !

J'appréciais l'idée qu'il me fasse confiance. C'était agréable. Je rejoignis alors rapidement les autres et attendis que le chef donne ses instructions. Si j'avais bien tout compris des artisans d'Orfénouve avaient découvert, apparemment par hasard, une toute nouvelle technologie qui allait faire prospérer Opertale pendant encore longtemps. Ils auraient trouvé le moyen de former des alliages entre le métal et les pierres précieuses. L'utilité ? Je ne la cernais pas mais apparemment c'était révolutionnaire. Ils avaient donc besoin d'un peu de main-d'œuvre pour couvrir les mètres de lignes qu'il manquait pendant que certains mineurs étaient en vacances. Il s'agissait simplement de remplacement en somme. Le chef nous mena alors dans une grande avenue où un Draumacar, espèce exclusive à Opertale si j'en croyais ce qu'on en disait en dehors de l'île, nous attendait. C'était une bien belle bête. Il était rare de trouver un Draumacar de si bonne qualité. Il était grand et large et ses huit pattes s'apparentaient à des pattes de cheval de trait. Il devait nous mener à Minapuze, la ville des mines.
Après un trajet qui me parut interminable on put enfin voir la ville des mines. je n'y avais jamais été et je fus quelque peu déçue. Il n'y avait pratiquement rien là-bas. Minapuze, loin d'être une grande ville, ressemblait plus à un village. Des petites maisons simples, toutes construites sur le même modèle, composaient cette bourgade. Le Draumacar s'arrêta alors et nous laissa descendre. Nous arrivâmes alors au pied d'un puits immense qui menait au cœur de la terre. Nous nous y engouffrâmes et une fois en bas de l'échelle, toute once de désappointement s'envola. La beauté tant contée de Minapuze résidait non pas en surface mais sous terre. D'une façon incompréhensible et illogique, la lumière du soleil filtrait dans cet endroit et les cristaux la renvoyait avec un effet de réverbération absolument magnifique. 

-Aller ! Montez dans un des wagons, nous descendons plus loin.

Le patron me tira ainsi de ma rêverie. Quelque peu déboussolée je regardai dans toutes les directions pour comprendre ce qu'il se passait et je les vis monter un par un dans des sortes de chariots légèrement vétustes.

*Des wagons... Franchement, on ne fait clairement pas plus cliché que ça.* pensais-je en levant les yeux au ciel.

Je montai alors également dans un de ces wagons et m'enfonçai imperceptiblement dans des galeries apparemment bien éclairées.

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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Lun 12 Aoû - 19:27

Le wagon parcourait les galeries avec une lenteur qui pourrait certainement devenir légendaire. Je m'étais accoudée à l'un des rebords du wagon et j'avais posé ma tête sur ma main l'air un peu bougon. L'émerveillement que j'avais eu lors de ma découverte des mines s'était vite estompé pour faire place à un mécontentement palpable. J'avais l'impression que mon plan, qui me paraissait tellement génial jusque là, tombait à l'eau. Avec des galeries aussi éclairées j'allais être exposée à tous les regards, je n'aurais alors aucun moyen de me soustraire à leur surveillance.

*Oui, ne nous leurrons pas, ils vont m'observer en permanence, ils vont guetter la moindre faille. Ce serait trop dégradant qu'une frêle jeune femme travaille mieux qu'eux.*

Je soupirais d'exaspération. Je savais bien que je n'avais que trop raison et je ne pourrais même pas profiter de la pénombre qu'on aurait trouvé dans une galerie normale. Alors comment allais-je faire pour m'entraîner comme je le souhaitais ? Je n'eus pas le temps d'y réfléchir car la wagon s'arrêta enfin après ce chemin interminable. Notre chef s'était arrêté un peu plus haut. Il nous cria les instructions. Nous devions nous répartir de façon à laisser environs cinq cent mètres entre chacun d'entre nous. Nous nous exécutions lorsque mon sourire revint. La galerie virait vers la droite et de là impossible de voir ce que pourrait faire n'importe qui. Je calculai alors rapidement le nombre de personne qu'il fallait pour atteindre cette bifurcation et être sûre que personne d'autre ne s'y trouverait. Et heureusement, tout correspondait exactement à ce qu'il me fallait pour pouvoir m'entraîner tranquillement.

-Je vais tout au fond, lançais-je d'un ton enjouée.

Malheureusement, je n'avais pas compté sur la mauvaise volonté de ceux qui devaient être mes collègues de travail pour la durée d'une semaine.

-Et pourquoi on te ferait cette faveur ? Me questionna l'un deux avec un regard malsain.
-Parce que vous allez être galant et laisser à la jeune femme, que vous allez devoir côtoyer, ces petits plaisirs simples.

Je ne pris même pas le temps d'écouter leur réponse et je me dirigeai rapidement vers l'endroit que je m'étais assigné. Je pris le plus de distance possible avec les autres et ce n'était pas anodin. Il fallait absolument que je ne sois ni vue, ni entendue. Si l'un de ces hommes n'entendait pas le bruit répétitif de la pioche contre la pierre, il rappliquerait de suite pour voir ce qu'il en était. Il ne chercherait pas à me remettre sur les rails dans un élan de franche camaraderie, loin de là. Il viendrait être le témoin de mon « échec » et en ferait part le plus rapidement possible à notre chef qui s'empresserait de me virer en me disant gentiment : "Je te l'avais bien dit petite". Il fallait donc que je me fasse la plus discrète possible. Ce qui signifiait donc : atténuer le bruit des coups que je donnerais à la pierre que ce soit avec une pioche ou un fouet. Malheureusement, pour y arriver, il fallait que je réduise la force de mes coups et j'étais venue pour faire tout le contraire. Le seul moyen, pour moi, de m'entraîner tranquillement était de m'éloigner autant que possible de ceux que je devais considérer comme mes collègues. Une fois l'endroit idéal trouvé, je déposais mes affaires et je commençais par le travail demandé à la pioche. Autant ne pas faire de vague et ne pas attirer l'attention pendant les premières heures. Et puis, il fallait bien que je fasse du bon travail si je comptais revenir le lendemain et continuer mon entraînement.
Je décidai tout de même de commencer mon entraînement dès le jour-même pour ne pas perdre de temps. Pour briser une pierre en l'espace d'une semaine, il ne fallait pas lambiner. 

*Aujourd'hui j'alternerais donc entre deux heures de pioches et un heure de fouet. Je ne déjeunerais pas ce midi, ainsi je pourrais m'entraîner un peu plus et plus sereinement. Je n'aurais donc que... trois heures de fouet aujourd'hui... C'est pas beaucoup, il faudra que je m'organise autrement demain, mais aujourd'hui je fais mes preuves !*

Et c'est ainsi que commença ma journée, comme je l'avais prévu. J'appréhendais la pioche mieux que je ne le pensais. Je réussis à extraire quelques éclats de cristal pendant les deux premières heures de travail. Et enfin je commençais mon entraînement.
Je sortis alors mon magnifique fouet de mon sac. Je le contemplais une nouvelle fois quand soudain une question m'effleura l'esprit :

*Comment ça marche ?*

Encore un fait qui venait rendre état de la folie que j'avais eu d'acheter cet objet. Ça m'avait paru être une évidence sur le coup, mais maintenant que je me confrontais à la réalité, mon engouement disparaissait peu à peu. Je reprenais alors les bases, je savais bien qu'un fouet se maniait principalement grâce à un abaissement vif du bras. Je m'effectuai donc pour voir l'effet que cela produirait sur mon arme. C'était plutôt probant, j'avais entendu les lanières siffler en fendant l'air. J'étais donc sur la bonne voie. Cependant un détail me chiffonnais. Je n'avais jamais vu de fouet de la sorte. Il n'avait pas qu'un seul et long corps, après le manche sculpté, il se séparait en plusieurs petites lanières de cuir blanc aux reflets bleus. La précision en était donc grandement réduite mais c'était au profit d'un champ d'action plus large. Je ne savais pas vraiment si je devais m'en réjouir ou le déplorer.
Après quelques coups de fouet dans les airs, qui me permettait de mieux appréhender l'arme, je me mis à attaquer la pierre. J'effectuais un coup puis deux puis trois, de toutes mes forces. Mais justement, force était de constater que je ne lui infligeais pas une seule égratignure. Je ne me décourageai pas pour autant. Je passai donc la demi-heure qui me restait à tenter de faire voler en éclat un bout de ce mur inébranlable. Je continuai ma journée ainsi, tentant tant bien que mal de lier travail et entraînement. Vers 13h, l'un des mineurs vint me chercher pour que nous prenions tous notre pause déjeuner. Je le remerciais gentiment et lui faisait savoir que je souhaitais continuer à travailler. Il esquissa un faux sourire et je l'entendis murmurer un "fayote" en s'en allant mais je n'en avais cure, toute mon attention était portée sur mon entraînement.
La soirée venait de s'entamer lorsque le chef se présenta à moi, il regarda le fruit de mon travail, resta un long moment à réfléchir puis déclara :

-C'est peu, beaucoup moins que ce que les autres ont fait aujourd'hui. J'ai voulu te laisser une chance mais je n'aurais pas dû. J'ai besoin d'un bon rendement, et tu ne me le fournit pas, tu pourras donc...
-Je tiens à rester.
-Nous avions pourtant un accord.
-Gardez-moi jusqu'à la fin de la semaine, je suis sûre que vous serez surpris par mon travail !

Il soupira apparemment il ne savait pas quoi faire de moi. Il voyait bien que je voulais absolument rester mais il avait également un quota à respecter.

-D'un autre côté, ce que tu as extrait est étonnamment important pour une femme. Je veux bien que tu restes mais ne me le fais pas regretter s'il-te-plait.
-Vous ne serez pas déçu soyez en sûre assurais-je avec mon plus grand sourire.
-Ciel ! Que je suis faible face aux femmes ! Ajouta-t-il en s'éloignant.

J'avais réussi. je reviendrai le lendemain. Certes ce n'était pas grâce à mon travail exceptionnel mais au moins je pourrais continuer à m'entraîner comme il se doit.Nous repartîmes donc pour Cevief. La soirée passa lentement. Je partis donc vite me coucher attendant le lendemain avec impatience.



***************


Le lendemain, de nouveau la même rengaine et ainsi de suite mais cette fois-ci je préférais alterner travail et entraînement heure par heure. Cette journée de travail se passa sans encombre. J'avais réussi à récolter plus de cristaux mais j'en étais toujours au point mort de mon entraînement. Rien, pas même le plus petits des cailloux ne se détachait du mur. mais je ne savais absolument pas comment faire pour évoluer dans mon entraînement. Et mes « collègues » n'allaient pas arranger les choses.
Ce jour-là, ils étaient décidés à me briser tant bien physiquement que moralement... Et ça avait commencé dès le matin. ils avaient tenté de s'approprier ma place. je les en avait alors chasser à coup de pioche au derrière. Toutefois, cela ne les avait pas dissuader pour autant. Plus tard dans la matinée, ils avaient mis en place une autre approche. Un déstabilisation bien plus humiliante que la première et bien plus dégradante.
L'un d'eux s'était approché de moi furtivement et m'avait immobiliser les bras dans le dos. L'autre vint alors vers moi et m'enleva lentement, sans le déchirer peut-être pour plus de suspens ou encore pour ne laisser aucune trace de leur crime (ils étaient donc plus intelligents que ce qu'on pouvait penser), le tissu qui me servait de haut. je me retrouvais donc seins nus. Tout autre femme aurait certainement crier, appeler au secours ou autre réaction que je n'eus pas. Je n'avais aucun complexe en ce qui concernait mon corps. J'aurais pu me présenter nue à eux sans  aucune once de gêne. Simplement, ces deux individus m'insupportait et il était temps que je leur fasse comprendre.
Je pris appuis sur l'homme en face de moi et en poussant aussi fort que possible sur mes jambes, je me retrouvais en un rien de temps derrière celui qui m'avait immobiliser et l'autre se retrouvais à terre. je sortis mon fouet et le fit siffler dans les airs, je m'avançais vers eux, lentement, prête à frapper fort Quand tout à coup Le chef apparut. Il vit ma tenue et fut horrifié. Il attrapa les deux hommes et les envoya valser dans une galerie adjacente. Puis il se tourna vers moi et voulu se dévêtir d'un de ses habits pour me le donner. C'est ce moment que choisit ma colère pour exploser.


-Mais qu'est-ce que vous avez fait ! criais-je presque avec mépris. J'aurais pu m'en sortir seule ! Ça va être encore pire maintenant. C'est pas vrai, vous ne connaissez pas la mentalité masculine ou vous le faîtes exprès ! Comment avez-vous pu intervenir ! J'allais leur apprendre la vie à ces deux-là, je n'avais pas besoin de vous !
-Un simple merci aurait été un meilleur accueil.
-Vous savez ce que vous pouvez en faire de votre accueil.


C'était très certainement la phrase de trop. je fus retiré de l'équipe et le boss m'ordonna de ne plus revenir. Mais c'était sans compter sur ma ténacité. Je m'entraînerai dans une galerie, je l'avais décidé, je terminerai l'entraînement en une semaine et je prouverais à tous ceux qui n'ont pas cru en moi que j'étais aussi capable que des malabars de travailler dans une mine. Le pari était lancé, et j'allais le gagner à tout prix.

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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Mer 14 Aoû - 18:32

Ce soir-là je décidai de rester à Minapuze. J'avais trouvé une auberge de jeunesse qui accueillait les touristes. N'étant plus une réelle mineuse, j'y avais tout à fait le droit. Une fois mes affaires déposées dans la chambre assignée, j'allai faire un tour dans le village que constituait cette prétendue cité. Pendant que j'y flânais, je découvris un escargophone public. je m'en servis pour appeler ma mère et la rassurer sur ma situation. Je lui expliquai que je ne serais sûrement pas de retour avant la fin de la semaine et qu'elle ne devait pas s'inquiéter pour moi. je lui demandais aussi de bien s'occuper de Tanma et de lui expliquer que nous nous reverrions bientôt. Je savais à quel point être séparé de moi l'insupportait mais c'était un mal nécessaire pour renforcer mon physique. Après avoir prévenu mes proches, je continuai à déambuler dans le semblant de rue du village. Il n'y avait malheureusement pas grand-chose à faire et donc rien pour me faire oublier l'exécrable journée que je venais de passer. Je rentrai alors à l'auberge pas soulagée pour un sou et pas prête à dormir non plus. J'entrai tout de même dans ma chambre, m'allongeai sur mon lit les mains croisées derrière la tête et j'attendis que le temps passe.


**************

Le lendemain je me levais aux aurores. La nuit avait été longue, je n'avais pas réussi à dormir et de toutes les façons, je savais qu'il fallait que je me trouve une galerie déserte avant qu'un chargé de la sécurité ne se réveille pour faire ses patrouilles. Un fois habillée, je pris mes affaires et je me rendis près des puits de mine. Je choisis d'entrer dans un puits étroit et humide. La galerie qui s'offrit alors à moi possédait les même propriétés que le puits qui y menait et c'était justement là que je resterais. Il était impossible que des mineurs viennent travailler ici dans des conditions pareilles. Il faisait chaud, lourd et humide. On risquait de voir son front perler de sueur dès le moindre petit effort. Mais qu'à cela ne tienne ! C'était exactement ce qu'il me fallait. Ce n'était pas encore des conditions extrêmes mais je produirais certainement plus d'effort dans un cadre comme celui-ci. J'avançai encore de quelques mètres dans la galerie simplement pour m'assurer que personne ne me trouverait et ne me forcerait à quitter les lieux.
En avançant je remarquais que l'eau suintait des parois mais ça ne m'inquiétait pas plus que ça. J'envisageai ce nouvel élément comme un nouvel obstacle à mon entraînement, le rendant plus compliqué et qui aurait donc pour effet d'augmenter encore plus mes capacités. Après quelques minutes je m'arrêtai, j'estimais avoir mis assez de distance entre l'entrée et moi. Je sortis mon fouet et repris mes coups répétés contre le roc. J'étais remontée à bloc et prête à faire céder cette paroi. Je frappais fort et dans tous les sens. Je ne laissais aucun répit à ce mur. J'essuyais la sueur qui dégoulinait de mon visage mais je ne pouvais rien faire pour mon dos et autres parties de mon corps que je ne citerai pas. Je m'essoufflais mais je ne m'arrêtais pas. Il le fallait, mes efforts devaient payer pour prouver au monde de quoi j'étais capable. J'étais certes imbue de ma personne mais durant ce bout de semaine je m'étais rendue compte que je ne méritais peut-être pas cette confiance extrême que je m'accordais. Il fallait donc que je me prouve également à moi-même que je pouvais le faire car je ne pourrais pas changer ce trait de ma personnalité. Je voulais mériter cette confiance pour être en accord avec moi-même et être enfin prise au sérieux. 
Après quelques heures d'entraînement acharné j'en étais toujours au même point. J'étais incapable de retirer ne serait-ce qu'un tout petit morceau de pierre. Découragée pour de bon je m'asseyais à terre et regardais le mur de pierre qui me faisait face, inébranlable. J'avais la fâcheuse impression qu'il me narguait.

-C'est peine perdue ! j'ai été folle d'imaginer un tel entraînement ! Comme si un fouet pouvait briser un rocher, on a jamais vu ça même dans les contes pour enfant ! Je ne sais plus quoi faire. De toute évidence, je m'étais fourvoyée. Il n'y a pas de remède miracle pour le progrès, seul un entraînement soutenu et régulier permet de s'améliorer. J'ai été idiote et paresseuse. 

Malgré mon manque évident de discernement, je souhaitais tout de même rester sur les lieux jusqu'à la fin de la journée. C'était un vœux stupide mais je ne voulais pas gâcher cette dernière journée en accord avec mon idée. Alors je continuais sans grande conviction sachant que c'était peine perdue pourtant le fait est que cette action répétée m'occupait l'esprit. Au moins je n'avais pas à penser à ce séjour sur Opertale qui n'avait été qu'une succession d'échec et de défaite. J'avais seulement un sérieux besoin de repos et d'évasion.
Perdue dans mes pensées je ne pris pas garde à ce que je faisais et sans m'en rendre compte, le résultat que j'attendais depuis maintenant trois jours se produisit lentement mais sûrement. Un petit caillou avait bougé. Plus j'assénais mes coups et plus il bougeait et soudain enfin, il tomba à mes pieds. Cependant, j'étais trop absorbée par mes pensées pour voir ce qu'il se passait sous mes yeux. Je continuais de détacher une à une les pierres de la paroi de la galeries pendant plusieurs heures jusqu'à ce qu'un bruit sourd me sorte de ma rêverie. Je pris alors conscience du petit tas de caillou qui se trouvait devant moi. Je restais un moment interloquée, me demandant comment ces pierres avaient fait pour atterrir là et soudain je compris.

-C'est... C'est moi ? C'est moi qui ai fait ça ? J'ai... J'ai réussi ? 

Je fis de gros yeux et sans crier gare, je sautai de joie et je hurlai de bonheur. Finalement je n'étais pas si sotte ! Mon entraînement avait porté ses fruits ! Mais pendant que j'étais, en quelques sortes, dans un état second. Il allait falloir que je comprenne ce que j'avais fait et que je le reproduise. Malheureusement je n'eus pas le temps de me remettre de mes émotions car le bruit sourd se fit de nouveau entendre. Quelque peu inquiète, j'essayai de trouver la provenance de ce bruit mais c'était comme s'il m'entourait de toutes parts. Je me rendis compte avec effroi que je m'étais peut-être un peu trop enfoncée dans cette galerie. Le bruit sourd retentit à nouveau puis encore une fois et encore une fois, les bruits étant de plus en plus proches et avec moins d'intervalle entre deux. Puis soudain une petite secousse. Je commençai sérieusement à me poser des questions mais j'optais pour ne pas y réfléchir et pour tenter de sortir au plus vite de cette galerie pour le moins douteuse. Dès la fin de la secousse je pris le chemin de la sortie. Mais je ne fus pas assez rapide.
L'eau arrivait. Elle arrivait avec une pression impressionnante. Elle cassa sans le moindre mal le mur que j'avais fragilisé et s'engouffra dans le tunnel. Dès lors je courais de toutes mes forces mais j'étais épuisée et j'avais choisi, bien inspirée, de m'enfoncer dans la galerie la plus sinueuse des mines de Minapuze. Je tournais à gauche puis à droite et encore une fois à droite. L'eau se rapprochait. J'haletais sous l'effort. Mes jambes ne me soutenaient plus. Elles lâchèrent. Je tombai. L'eau m'engloutit.

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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Lun 19 Aoû - 18:21

Je tourbillonnais emportée par le courant de cette eau dévastatrice. J'étais ballottée dans tous les sens. Je me cognais contre les parois des galeries qui avaient résisté à l'eau. Je croyais ma dernière heure arrivée puis soudain, tout à coup, tout se calma. J'ouvris alors les yeux. L'eau avait échoué dans une espèce de grotte sous-marine et s'était engouffrée dedans pour terminer sa course folle. J'agitais mes bras pour tourner sur moi-même et ainsi prendre état des lieux. C'était un grande grotte, tellement grande que je ne réussis pas à en voir le fond. Cependant en hauteur je remarquais un fin filet de lumière, comme si une ouverture s'y trouvait. Je nageai le plus rapidement possible vers cette lueur d'espoir. Je ne m'étais pas trompé, l'eau s'écoulait encore à travers ce trou. Je ne savais pas où il menait mais je comptais bien le découvrir. Je laissai donc l'eau s'écouler jusqu'à ce qu'il y ait assez de place empli par l'air pour que je puisse reprendre mon souffle. Je sortis mon fouet — et oui, même dans les situations les plus désespérées, je ne ratais aucune occasion de m'entraîner. Je voulus alors l'utiliser mais je n'avais pas pris en compte le fait que j'étais entourée d'eau. Et de ce fait la rapidité et la force de mes mouvements en étaient grandement réduites. Je renonçai donc à utiliser les lanières du fouet. Toutefois, il me semblait évident que je pourrais en faire un tout autre usage. Je le tournai alors dans l'autre sens et frappai un grand coup sur la pierre à l'aide du manche. La pierre ne céda pas. Je remontais alors prendre de l'air. Je revins et ré-attaquai la pierre de la même façon. J'entrepris ces deux actions pendant près d'une demi-heure mais la pierre ne se fissurait qu'à peine. Mes forces commençaient sérieusement à me quitter mais heureusement, j'avais l'aide de l'eau avec moi. Chose étrange que notre ennemi devienne soudainement notre allié. Alors dans un ultime effort empli de la force du désespoir, je frappai la pierre une dernière fois avant de succomber à l'inconscience.



*********************


Une fois Boa évanouie, son fouet, apparemment tout ce qu'il y a de plus banal, s'activa. Il se mit à briller et à s'actionner. Il frappa seul la pierre. Il n'effectua un coup unique. Le roc se brisa sous sa force et l'eau reprit sa course. Toutefois, celle-ci ne dura pas bien longtemps car elle rejoignit rapidement la mer laissant Boa échouée sur la plage. Durant ce court laps de temps. le fouet avait regagner sa place dans la main de son possesseur.
Depuis le début il avait la force de détruire ces pierres, lui seul. Mais cette force, il ne devait pas la révéler à sa maîtresse. Du moins, pas tout de suite. Elle n'était pas encore prête. Mais une chose importait à cette arme, c'est que sa maîtresse ne meurt pas. Elle devait survivre pour comprendre son passé et ainsi devenir maîtresse de son futur. Car une fois qu'elle aura renoué avec sa jumelle, lui aussi pourra retrouver son jumeau.
Le moment venu, elle comprendra pourquoi l'arme qu'elle a acheté lui parait si extraordinaire. Balcoyn ne forge pas des armes comme les autres.



*******************


Je me réveillai chatouillée par les rayons du soleil. Je restai allongée quelques minute profitant de la douce caresse que m'offrait l'astre diurne. Puis j'ouvris lentement les yeux, je fus éblouie quelques instants puis je retrouvai l'usage de mes yeux. J'inspectai alors les alentours. J'étais sur une plage, certainement à l'opposé des plages de mon village. D'après ce que je pouvais voir, il n'y avait rien à des kilomètres à la ronde. Il y avait donc encore une partie sauvage sur Opertale ! Après cette rapide observation je tentais de me remémorer les événements... probablement de la veille. je me rappelais être entrer dans une des mines de Minapuze, de m'être entraîner dans un état second et d'être pourchasser par l'eau. je me souvenais également que j'avais lutter pour tenter d'ouvrir une brèche assez grande par laquelle je pourrais passer mais sans grand succès et ensuite, c'était le trou noir.
Une grotte à l'ouverture immense se trouvait dans mon dos, je supposais que je venais de là. Je m'y rendis donc, en quête d'un quelconque indice concernant la façon dont je m'étais extirpée de là. mais je ne vis rien à part ce trou, juste assez grand pour me laisser passer. Or il n'y avait rien dans ma mémoire qui attestait de ma responsabilité dans la création de ce trou. Je continuais à me poser toutes sortes de questions. "Qu'est-ce qui avait bien pu faire ce trou ?" "Était-ce quelqu'un qui était venu à mon secours ?" Mais dans ce cas "Qui avait bien pu me secourir ?" "Qui était assez courageux pour sauver quelqu'un de la mort mais assez irresponsable pour le laisser seul sur une plage déserte et sans rien pour se couvrir ou même manger ?" Et cela aurait pu durer encore longtemps si m'on ventre n'avait pas justement crier famine. Je me préparais donc à aller pêcher quand soudain — Horreur ! — je me rappelais que je n'avais rien pour harponner les poissons. Je fouillai donc la plage à la recherche de quelque pierres et d'un bout de bois solide. Revenue bredouille, je m'assis dépitée. je posais mes mains en arrière comme à mon habitude, ma main gauche sur le sable et l'autre sur mon sac. Je sentis alors quelque chose de dur dans mon, sac, quelque chose qui n'était pas mon fouet. Je sortis cette chose du bout de tissu et découvris avec joie que c'était ma pioche. Je l'avais gardé en souvenir de ce travail. Je partais donc à la pêche. En essayant d'attraper le poisson je me rendis compte que le mouvement que j'effectuais avec la pioche était sensiblement le même qu'avec mon arme.

*Après manger, il faut que je teste un truc...*

Je me dépêchais alors de faire ce que j'avais à faire. Le poisson fut d'un seul coup plus simple à attraper ou étais-je plus concentrée ? le fait est que cinq minutes après, le feu avait pris et je faisais griller mon poisson  par-dessus.
Une fois repus, je me levais et me rendais dans cette grotte derrière moi avec ma pioche. Je frappais alors de grands coups de la même manière que je l'aurais fait avec mon fouet. Je faisais des petits trous dans la pierre mais je ne réussissais pas à la briser comme durant le temps où je travaillais. Alors je repris mes habitudes de travail. Je donnais de petits coups, toujours au même endroit. le résultat était sans appel. Je réussis à extraire un bout de rocher sans aucun problème.

*Mais bien sûr !!! Ces gorilles aussi puissants soit-il n'ont rien compris; Tout le monde peut faire un travail dans les mines car ce qui compte ce n'est pas la force mais la précision !*

Je pris alors mon fouet et tentais de reproduire ce que j'avais fait dans la mine la veille. Au bout de quelques minutes, je vis enfin quelques cailloux se détacher du mur sous mes coups. J'avais compris le principe. Faute de force, je devais toujours frapper au même endroit pour espérer arrivée au résultat souhaité. Le problème résidait dans ma manière d'aborder les choses. Je frappais fort sans faire attention à l'endroit où je frappais. Maintenant que j'avais compris mon défaut, un nouvel entraînement s'offrait à moi : allier force et précision.

*Tout réside certainement dans le poignet.*

Ainsi, je passai la fin de ma journée à m'entraîner cherchant le moyen de frapper fort mais avec précision. Je ne voulais qu'une seule chose, faire en sorte que ces lanières ne fassent qu'une. Ce n'est que le soir que je trouvais la réponse à cette énigme et ce que j'avais pensé était correct. tout résidait dans le poignet. J'allais me coucher plus sereine que jamais.
le lendemain, je décidais de changer d'endroit. je n'avais obtenus qu'une partie de ce que je souhaitais. il fallait maintenant que je trouve un endroit où les filons de cristal se trouveraient à profusion. je voulais les extraire et les ramener à mon boss pour qu'il voit ainsi que tous les autres, de quoi j'étais capable. Je n'eus pas à chercher longtemps. Il y avait sur cette plage, quelques kilomètres plus loin l'entrée d'une petite grotte d'où les filons dépassaient de toutes part. Il était temps que je vois ce que mon entraînement avait donné. Dès le premier coup, je ne fus pas déçue. Une pierre adjacente à l'un des filon s'échappa de la paroi, plus que deux pierres et je pourrais extraire le filon à la main. Je continuai ainsi pendant deux jours m'arrêtant seulement pour manger et dormir.

Une fois tous les filons extraits, j'étais fin prête à retourner à Cevief.


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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Mer 21 Aoû - 1:06

J'étais prête à partir mais j'avais un léger problème. Je devais transporter tout ce que j'avais extrait et je devais les transporter jusque Cevief sans moyen de transport. Heureusement, j'avais un dernier atout à utiliser.

*Tanma tu m'entends ?*

Tanma et moi avons établi une connexion mentale assez élevée pour s'entendre penser même si nous sommes à plusieurs dizaine de kilomètre l'un de l'autre. Seulement cette façon de communiquer nous demande beaucoup d'effort. Je m'assis donc en attendant sa réponse.

*Je t'entends, tu as besoin de moi ?*
*Oh oui ! Tu penses que tu pourrais me localiser si tu suis le cours de mes pensées ?*
*Je vais essayer*
*Prends également un sac qui te parait grand et résistant, s'il-te-plait.*
*Compte sur moi*


Alors je restai assise, pensant à tout et n'importe quoi pour que Tanma puisse m'entendre et me pister. Je réfléchissais à ce que j'allais faire une fois que j'aurais retrouvé la vie civilisée. Je savais déjà une chose je devais prouver à mon ancien chef que j'étais aussi capable que les autres et qu'il n'avait pas fait une erreur en m'engageant. Ensuite les choses sérieuses commenceraient. J'allais mettre à profit mon entraînement dans un combat réel, j'allais voir ce que ça allait donner sur une personne faite de chair, d'eau et de sang. J'étais quelque peu effrayée par le résultat dévastateur que l'utilisation de mon fouet pourrait avoir. Cependant, il fallait que je le vois de mes propre yeux. Ce seulement de cette façon que je réussirai à me mettre les idées en place et savoir quoi faire pour la suite.
Tanma arriva plutôt vite finalement, mais il était essoufflé. L'effort avait dû être plus intense que prévu. Je m'approchai vivement de lui et lui caressait la tête en signe de remerciement.


-Tu as bien travaillé, tu veux te reposer avant de reprendre la route ? Je vais charger le sac.

Il avait ramener un sac à patate vide enfin trois sacs à patate. Il avait sûrement trouvé dans mon esprit quelle utilité aurait ces sacs et avait évalué la quantité pour savoir combien de sacs il devait prendre. Parfois cet animal me terrifiait par son intelligence. Je chargeai donc les sacs et me rendis compte par la même occasion qu'il était non seulement intelligent mais qu'il avait aussi une bonne évaluation des grandeurs. Les sacs convenaient parfaitement à la quantité de joyaux bruts que j'avais extraits. Ils étaient plein à craquer et j'en étais fière. J'allais tous les laisser bouche bée devant mon stupéfiant travail. Je traînai ensuite les sacs pour les charger sur Tanma. De toute évidence, en ce qui concernait la force brute, j'étais encore loin du compte. Une fois le tout terminé, nous repartîmes vers Cevief. Mon compagnon me déposa sur les plages de mon village et se faufila en gardant sa taille énorme pour m'éviter de faire des allers et retours inutiles pour transporter ces trois sacs. Je rentrais donc chez moi où ma mère m'attendais le visage serein. J'étais agréablement surprise de voir qu'elle ne se faisait pas de mouron pour moi. Seulement lorsqu'elle prononça mon nom, le trémolo dans sa voix la trahit sans vergogne. Je ris en la voyant pester contre elle-même et la pris dans mes bras.

-Je suppose que tu vas mieux, déclara-t-elle durant notre étreinte.
-Je ne m'explique toujours pas pourquoi tu es aussi forte mais je m'y fais.
-C'est ça qui te tracassait ?
m'interrogea-t-elle interloquée. Boa, je ne suis pas forte voyons. Je ne suis qu'une mère c'est normal que je doive faire bonne figure devant toi, je ne dois pas être faible devant mon enfant c'est tout à fait normal.

Je souris préférant ne pas orienter la conversation vers ce qui me préoccupait réellement. Car ce n'était pas de force morale que je parlais, mais de force physique. Elle était forte et apparemment, elle ne s'en était même pas rendue compte. je partis ensuite dans la salle de bain pour me débarbouiller. Je pris une longue douche bien chaude qui me détendit d'une façon surprenante. Une fois sortie, je me séchais tout en choisissant qu'elle tenue j'allais mettre. Je choisis une robe moulante et fendue à la jambe, mon péché mignon. Au vu de ce que je prévoyais de faire, ce n'était pas la tenue la plus pratique mais je souhaitais être resplendissante lorsque je verrais les têtes ahuries de tous ceux qui n'avaient pas cru en moi. Le soir venu, j'étais fin prête, je sortis et Tanma m'accompagna en ville. il réduisit sa taille pour paraître moins imposant mais il ne pouvait pas prendre la taille d'un serpent normal pour passer inaperçu car il portait mes sacs. Je m'en excusais auprès de lui. Il me répondit par la pensée en me disant que c'était un plaisir pour lui de m'aider à clouer le bec de plusieurs gros tas de muscles. Nous nous postâmes au point de ralliement de l'équipe de mine qui arrivait toujours à cet endroit-là à son retour de Minapuze. Quand je les vis, je m'empressai d'apostropher le chef de mission. Il me vit, il voulu tout d'abord détourner le regard, mais il l'avait dit lui-même, il était faible face aux femmes.

-Que puis-je pour toi ? demanda-t-il en descendant du Draumacar.

Je fis signe à Tanma de se rapprocher et je descendis avec peine les sacs de cristaux. Il était intrigué et d'ailleurs il m'interrogea du regard.


-C'est ce que j'ai récolté, répondis-je en bombant le torse et affichant toute ma fierté.

Un long silence accueillit mes paroles. Je les regardai donc un à un et au lieu de voir de la surprise, j'observai de la perplexité sur leur visage jusqu'à ce que quelqu'un autour de nous éclate de rire.


-Oh c'est la mignonne de la dernière fois ! Ecoute chérie, je t'ai soulevée, comme si tu étais un mouchoir en soie et tu veux réellement nous faire croire que c'est toi qui a fait tout ça ? Avoue-le, c'est ton serpent qui a fait tout le travail et tu veux en récolter les honneurs hein !

C'était effectivement le gorille de la dernière fois. Il avait déclenché une hilarité générale, seul mon ancien patron restait stoïque attendant de connaître la suite des événements. Il m'avait rendue furieuse mais tant mieux, au moins je n'aurais pas à le chercher pour lui donner la correction qu'il méritait. Je souhaitais lui rendre la monnaie de sa pièce et s'il souhaitait tester ma force, eh bien il n'allait pas être déçu.

-Écoute mon gros, j'ai fait ça moi-même, mais si tu ne me crois pas je peux toujours te le prouver.

Je sortis mon fouet et le fit claquer dans l'air.

-Je ne suis pas de cette tendance là, femme.
-Eh bien tu vas le devenir
, répliquai-je en esquissant un sourire carnassier.

Je me jetai sur lui. Grave erreur, il m'arrêta d'une main pendant mon saut et m'entoura de celle-ci, il commença à compresser mes reins entre ses doigts. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot. J'étais peut-être fine et élancée mais moi j'avais une arme et pas des moindres. Je fis claquer mon fouet contre sa peau. À son contact, il me lâcha par réflexe pour porter sa main à son cou.


-Sale garce, tu vas m'le payer.
-Juste pour ça ? Mais tu n'as encore rien vu !


Je courus de nouveau vers lui mais cette fois-ci pas de saut, simplement un coup de pied retourné, amplifié par ma vitesse, qui envoya valser sa tête contre un mur tandis que ma jambe souffrait le martyr face au roc que constituait la peau de cet homme. Il était vraiment fort mais je ne me laisserais pas impressionnée. Il était quelque peu assommé par le coup de pied suivi de l'impact avec le mur. Il me laissa alors tout le temps qu'il me fallait pour lui envoyer mon coup fatal que je venais de mettre en place. J'abaissais mon bras à pleine vitesse et au moment où le fouet allait touché ma cible je relevais imperceptiblement le poignet. Ainsi les lanières du bas rejoignirent celle du haut et formèrent presque une seule et même lanière. Ce n'était pas encore complètement au point, je devais encore gérer les lanières sur le côté mais le résultat était déjà fulgurant. Avec à peine un coup la chair avait sautée laissant place à une sorte de cratère longiligne et à du sang à profusion. Il hurla. Je décidais de m'arrêter là. J'étais choquée de voir ce que j'avais fait sur de la chair humaine. J'allais devoir affûter ma précision mais aussi contrôler la force du coup. Je me tournai alors face à la petite assemblée et leur dit avec plein de défi dans la voix et le regard :

-Vous me croyez maintenant ?
-Moi, je t'ai toujours cru, petite.
-Je le sais, merci.
-Alors... C'est pour moi tout ça ?
-Exactement ! Je vais avoir le droit à une récompense j'espère ! je suis sûre que j'ai ramené plus de cristaux que vous tous !
-Ce n'est pas exactement vrai, mais tu as fait du bon boulot, tu peux percevoir le même salaire que les autres, bravo petite, tu as gagné.


J'étais aux anges. J'avais réussi et devant une bonne partie de la population de Cevief en plus ! Une fois mon euphorie redescendue à un stade acceptable, je demandai à ce qu'on appelle les secours pour le malabar à terre qui jurait par tous les dieux qu'il me le ferait payer. Et je retournai chez moi pour m'y reposer une dernière fois. Ma semaine de congé était passé. il était maintenant temps pour moi de regagner une base de la Marine.

Mission terminée

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Pandaman

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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   Mer 21 Aoû - 15:41

Mission [Hey oh, Hey oh on rentre du boulot !]

Mission accomplie : Le nouveau type d'alliage n'as pas été découvert, mais le travail à été correctement accompli, l'aide apporté à été précieuse, et à même pu joindre son entrainement au travail !

[DONE]
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MessageSujet: Re: Entraînement de la Mine [Mission Solo]   

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Entraînement de la Mine [Mission Solo]
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