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 Saloperie d'enflure de connerie de tempête

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Jewelry Bonney

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MessageSujet: Saloperie d'enflure de connerie de tempête   Mer 5 Mar - 3:08

Une fois sa dernière victime dépouillée – décidément les professions médicales étaient des proies bien faciles – Bonney rejoignit sa planque au sud de l'île insignifiante sur laquelle elle avait fait un arrêt forcé au milieu de South Blue. Son aventure avait bien mal démarré. Depuis son départ de Shinji il y a une poignée de jour, elle avait cumulé les emmerdes, il fallait le dire.

Elle avait embarqué fièrement sur une barque, son arme à la hanche, des provisions et le reste de ses économies en poche pour prendre la mer exactement comme ses parents bien des années auparavant et devenir une pirate sillonnant les océans. Seulement, le temps, pourtant clément, s'était gâté alors qu'elle s'évertuait à ramer aussi vite que possible pour mettre le plus de distance possible entre son embarcation et les gros nuages noirs qui se profilaient à l'horizon.

Le temps allant de mal en pis et ses bras ne pouvant plus ramer, Bonney avait simplement adressé un magnifique doigt d'honneur au ciel, jurant comme un charretier, avant de se caler le mieux possible dans sa petite barque pour résister vaille que vaille à la tempête qu'elle allait subir. Alors que les éléments se déchainaient, la jeune femme s'accrochait désespérément, tentant de ne pas passer par dessus bord. Trempée jusqu'aux os, elle grelottait de froid et avait déjà perdu ses provisions et le reste de ses berrys.

Mais la tempête persistait, le vent soufflait des bourrasques puissantes, mugissant dans ses oreilles. Les vagues atteignaient des hauteurs spectaculaires et se brisaient toujours trop près de la malheureuse pirate, remplissant progressivement sa barque qu'elle devait vider tout en tentant de rester bien ferme sur ses jambes pour ne pas tomber à la mer. Elle jurait entre ses dents et arrêta de souquer. Résignée, elle hurla face à ce déchainement des éléments.

– Personne ne m'empêchera de vivre mon rêve, pas même une saloperie de tempête ! Va te faire …

Une vague heurta de plein fouet Bonney qui tituba et bascula cul par dessus tête.

- Putain de bordel de merde, saloperie d'enflure de connerie de tempête hurla-t-elle en se redressant tant bien que mal.

Elle eut tout juste le temps d'apercevoir les pointes saillantes émergentes d'un récif vers lesquelles sa petite et si fragile barque, malmenée par les vagues, fonçait. Grommelant une fois de plus de façon très élégante, Bonney comprit que c'était la fin de l'aventure pour sa barque et elle-même si elle n'agissait pas maintenant. Alors elle prit son élan et sauta à la mer évitant ainsi, au mieux de douloureuses contusions, et au pire, une mort certaine.

Comme elle l'avait prévu, son embarcation se brisa en mille morceaux sous l'impact. Tout en essayant de se maintenir le plus loin possible des récifs, Bonney regardait les planches dériver. Elle espérait qu'au moins une se rapprocherait suffisamment d'elle afin de s'y cramponner.

Et c'est ainsi qu'elle avait atterri sur cette île dont elle ignorait même le nom, quelque part au milieu de South Blue, rejetée sur la plage au milieu des planches de bois qui avaient été sa barque.

Au-delà d'avoir perdu son misérable petit bateau, c'était surtout la perte de son argent et de son arme qui la dérangeait ainsi que des provisions. Elle avait mis énormément de temps à économiser, il était hors de question d'attendre de nouveau plusieurs années. C'est en rejoignant la ville qu'elle avait trouvé la solution à ses problèmes. Devant toutes les devantures médicales, Bonney apercevait des files d'attente ridiculement longue. Ce qui signifiait des recettes fructueuses en fin de journée.

Mettant à profit ses talents de comédienne et les ecchymoses qui parsemaient son corps, elle avait dévalisé et mis K.O. la moitié des toubibs en tout genre de l'île. Cela lui avait permis de récolter la rondelette somme de 250 000 berrys.

En chinant à droite, à gauche, elle avait réussi à acheter du matériel qui pourrait faire un radeau convenable pour 50.000 berrys et en avait économisé quelques mille en refusant d'employer une main d'oeuvre. Ainsi elle pourrait repartir comme elle le voudrait vers une île un peu plus intéressante et qui sait, trouveras des magots plus importants à voler. Surtout que malgré le détroussage intense qu'elle avait pratiqué plus tôt, elle n'avait pas réussi à trouver quoique ce soit de bien intéressant pour remplacer son arme. Aussi devrait-elle se contenter d'un bon vieux couteau de cuisine bien aiguisée, voler aujourd'hui même sur le marché du village.

Les outils dans une main, l'autre profondément enfoncée dans la poche de son short, Bonney shoota avec rage dans un caillou pourtant innocent. Elle espérait que la chance serait de son côté et que personne ne lui avait piqué les restes de naufrage de la veille, elle comptait dessus pour établir son nouveau « vaisseau ».

Fort heureusement pour toutes personnes dans les alentours de la jeune femme, rien n'avait disparu sur la plage et elle pouvait dès à présent s'atteler à fabriquer son radeau.

A genoux dans le sable, ce dernier se faufilait dans ses bas et la démangeait. Impossible de se concentrer plus d'une minute sur ce qu'elle faisait sans avoir une irrépressible envie de se gratter comme une guenon. La jeune pirate allait très vite perdre patience lorsqu'elle remarqua deux hommes en train de l'observer sur une dune de sable près d'elle. Un sourire en coin diabolique s'étira sur son joli minois et elle saisit avec une volonté toute retrouvée son marteau, en le tenant bien en main. Soudain elle l'abattit de toutes ses forces sur la planche qu'elle tenait en main et s'étala par terre en poussant le gémissement de douleur le plus séducteur et convaincant qu'elle avait en stock.

Aussitôt, les deux jeunes accoururent dans sa direction et l'entourèrent, non sans loucher sur ses jambes et son ventre dénudé.

- Tout va bien, mademoiselle ? Vous ne vous êtes pas fait mal ? lui demanda naïvement le premier, un blond aux yeux chocolats.
– Ooooooh, je crains de m'être démis le pouce et de ne pas pouvoir tenir quoique ce soit de ma main gauche, argua-t-elle lascivement en montrant sa main effectivement contusionnée mais par son roulé boulé lors de son face à face avec la tempête.

- Ne vous inquiétez pas, on va construire ce que vous souhaitez pour vous, on ne peut pas laisser une gente demoiselle comme vous dans l'embarras, lui dit en souriant bêtement le second
– Vous êtes bien bons messieurs, pourriez-vous me faire un modeste radeau s'il vous plait pendant que je vais montrer ma blessure à un médecin en ville ? S'enquit-elle en battant des cils, les yeux humides de larmes.
- Bien sûr, répondirent-ils en choeur.

La jeune femme s'éloigna en se tenant la main faussement meurtrie, les yeux brillants de malice. Elle voulait vérifier quelque chose sur le panneau de la ville, il lui avait semblé avoir trouver quelque chose d'intéressant. Un défi à sa hauteur pendant que ces deux pigeons lui construisaient avec déférence et aucune fierté masculine ce satané radeau.

Elle arriva bien rapidement au panneau des annonces de la ville et prit celle qu'elle avait vu ce matin. A quelques heures de navigation au nord de sa position, Square Fall, une ville réputée pour sa facétie, recherchait quelqu'un pour trouver un disparu. Bonney ricana. Elle voulait affronter cette ville et prouver qu'avec son talent de comédienne, elle était bien plus facétieuse qu'une ville entière. Si en plus retrouver l'idiot disparu lui apportait un peu d'argent, elle n'allait pas s'en plaindre.

A son retour sur la plage, un radeau aussi somptueux que pouvait l'être cette embarcation précaire l'attendait.

– Décidément, les hommes ne pensent vraiment pas avec leur tête.

Sans prendre le temps de remercier les deux nigauds, elle prit de nouveau la mer, et, s'orientant grâce au soleil, mit le cap plein nord, direction Square Fall.


_________________
Ma renommée traversera les océans !



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