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 Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]

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Yôko Littner

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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Sam 19 Avr - 19:18

Une fois de plus, sérieux comme un pape, Itachi dévisagea Yôko comme si elle avait plus toute sa tête.

– Nous y sommes … Comme tu le souhaitais mais j'espère que tu ne penses pas être capable de vaincre Ganmen pour autant.

Elle ne lui répondit rien et se détourna légèrement. Bien sûr qu'elle le savait. Mais ça la tuait, la rongeait de l'intérieur ne serait-ce que de penser à renoncer.

– Rester ici n'était peut-être pas la meilleure chose à faire, n'est-ce pas ? Quatre requins pourpres, Ganmen, plus notre état physique …

Ils étaient dans la merde, elle le savait. L'un comme l'autre, ils étaient presque KO et certainement pas de taille à affronter ne serait-ce qu'un requin pourpre alors quatre plus celui qui les avait formé, cela tenait du fantasme. Elle savait qu'elle avait déconné mais il était trop tard, il ne leur restait plus qu'à avancer pour aller au delà. Néanmoins, la jeune femme, sans reconnaître ce qu'il lui reprochait plus ou moins, fit un effort pour montrer qu'elle allait dans son sens. Tout en consolidant sa position. Mauvaise foi et entêtement ? Si peu.

– Le calme semble être revenu, on peut en profiter pour s'infiltrer un peu plus profondément dans la base. Récupérer les affaires que tu as perdues et, pourquoi pas, réduire aux silence quelques soldats. Si on évite Ganmen pour le moment, tout en restant silencieux, on peut peut-être bien commencer le travail, puis battre en retraite. Reculer pour mieux avancer comme tu le disais proposa-t-elle en souriant largement

Le ninja sembla peser le pour et le contre intérieurement, soupira, puis finalement acquiesça. Il semblait incapable de lutter contre l'optimisme, la bonne humeur et l'entêtement de la sniper. Ou alors était-il tout simplement très fatigué.

Ils ne parcoururent qu'une petite, mais laborieuse pour Yôko et son bras en moins, distance lrosqu'ils tombèrent sur une grille. En observant à l'intérieur, Yôko reconnut les installations d'un poste de sécurité : escarméra, escargophones de surveillance, escargophones pourpres, divers boutons d'alarmes et hauts parleurs.

A l'intérieur, il n'y avait qu'un homme, il regardait souvent par la petite fenêtre sur la porte, la jeune femme se tendit en reconnaissant le gars. Ray Greencode, responsable de la sécurité. Pourquoi cela ne l'étonnait-elle pas qu'il soit dans les plans de Ganmen. Elle en informa son camarade qui aurait souri de cette opportunité, mais étant Itachi le sérieux, il lui chuchota seulement son point de vue. Quand il ne serait plus dans cette galère, Yôko se promit de faire en sorte qu'il soit un peu plus démonstratif.

Alors que son camarade démontait la grille dans un silence religieux et indispensable à ce qu'ils s'apprêtaient à faire, elle l'empêcha de descendre, lui fit signe qu'elle y allait d'abord.

– Laisse, il est pour moi. J'ai un vieux compte à régler avec lui.

Nyasu, Misty, Greencode, les gens qu'elle avait froissé sans savoir comment semblaient s'être donné rendez-vous dans sa mission vengeresse. Prudemment, posément, elle posa son fusil dans le conduit  et attendit que Greencode ait le dos tourné ce qui ne fut pas bien long. L'officier se rassit et observa ses écran de contrôle. Doucement, Yôko se glissa à l'extérieur, suspendue par son bras valide au conduit, étirée de toute sa taille pour toucher le sol sans avoir à se réceptionner en sautant, ce qui ferait du bruit et attirerait l'attention de sa victime. Celle-ci appuyait sur des boutons de sa console, faisant défiler les différentes images des escarméras. Yôko fit signe à Itachi et il lui passa toujours dans la plus grande discrétion son fusil. Greencode était toujours focalisé sur ses écrans, une pièce venait d'apparaitre sur l'écran géant, une pièce que Yôko reconnaissait que trop bien pour y avoir passé des nuits lorsqu'elle avait la flemme de rentrer chez elle : le dortoir des femmes où l'on certifiait l'absence d'escarméra. C'était exactement ce à quoi elle pensait lorsqu'elle avait parlé de vieux compte à régler avec Greencode. Elle n'avait jamais eu de preuves pour le dénoncer, l'escarméra qu'elle avait trouvé avait été démonté le temps qu'elle amène un responsable.

Derrière lui, elle ne savait pas comment s'y prendre pour le mettre hors de nuire. Elle maudissait Pierre, Misty et sa pauvre épaule. Le canon de l'arme en bas, elle abattit violemment sa crosse lestée  sur l'arrière du crane de Greencode. La sniper avait beau être ambidextre, ses coups perdaient de leur puissance avec sa main gauche. L'homme tomba à terre mais était encore conscient.

– Littner, putain, j'y crois pas tu es encore là, pauvre cinglée...

Il parlait d'une voix basse et faible, sonné et à demi conscient seulement à cause du coup. Sans lui laisser le temps de se remettre de ses émotions, la jeune femme lui colla la crosse sur la gorge et posa son pied dessus pour faire pression.

– Pourquoi tu ne l'as pas tué d'un coup,lui murmura Itachi en se réceptionnant souplement à ses côtés.

– Il va nous dire comment ont évolué les choses depuis notre évasion et où sont tes affaires, cela peut nous être utile, n'est-ce pas le pervers? lui chuchota-t-elle à son intention.

Une fois de plus, Itachi soupira. Yôko se rendit compte qu'une fois de plus, elle avait agi sans lui en parler. Elle devait se rappeler sans cesse qu'Itachi n'était pas Kamina, il ne comprenait pas d'emblée ses intentions du fait de leur amitié ancestrale.

– Tu préfères que je le tue ?

– Je vous dirai ce que vous voulez si vous ne me tuez pas.

Ignorant Greencode, elle accentua la pression de son pied sur la crosse, et le prisonnier fit un drôle de bruit de gorge.

– Fais-le mais rapidement, j'inspecte le système pendant ce temps, se contenta de dire son acolyte.

Devait-elle l'interroger rapidement ou le tuer rapidement ? Ce fut Greencode qui scella son destin. Avec force, il lui saisit son pied d'appui encore au sol et tira violemment dessus. Perdant momentanément l'équilibre, Yôko desserra sa prise sur la gorge de Greencode qui en profita pour rouler au sol et s'éloigner de la sniper. Yôko s'apprêtait à le frapper avec plus de force que lorsqu'elle l'avait mis à terre quand, à sa plus grande surprise, Greencode s'immobilisa et vomit. La jeune femme avait frappé beaucoup plus fort qu'elle ne le pensait.

– Commotion cérébrale, constata Itachi.

Il saisit Greencode, profita, de son état de faiblesse, et sans attendre lui trancha la gorge.

–On doit partir. Tu vois bien que tu n'es même plus capable de faire face à un officier basique. Imagine ce que ça serait face à un CRP. Nous avons tous les deux besoins de repos, d'un vrai plan, et surtout de soin. Maintenant, remonte dans ce conduit. asséna-t-il avec un ton autoritaire qu'elle ne lui avait jamais entendu depuis les vingt quatre heures qu'elle le connaissait.

La jeune femme, penaude, s'excusa machinalement, et obéit sans poser de question. Il avait raison cela faisait trop de temps qu'ils étaient dans cette pièce. De nouveau, ils remontèrent dans la sécurité toute relative que leur offrait les conduits d'aération.

– Et ton équipement alors ? Et on va faire comment pour savoir ce qu'il se passe dans la base?

– Il nous cherche à l'extérieur. On maintient l'idée de manifester notre présence ici pour avoir le champ libre dehors. Mes affaires, on s'en préoccupera plus tard, je ne les ai pas repérés sur les escarméras. J'ai d'ailleurs coupé les câbles du système de surveillance. Yôko …

La jeune fille se retourna, alarmée. C'était la première fois qu'il l'appelait pas son prénom, il devait vraiment être énervé ou agacé par son comportement. Il fallait lui reconnaître qu'elle avait été mauvaise avec Greencode, elle-même en avait honte. Le ninja reprit :

– Non, rien.

C'était encore pire que tout. Qu'allait-il lui dire ? Que pensait-il ? La jeune femme secoua la tête. Elle devait rester concentrer. Pour continuer à affoler Ganmen et son équipe mais surtout pour être un binôme digne d'Itachi et apte à couvrir ses arrières en cas de besoin.

Sur ce, ils se remirent en route, à quatre pattes dans le conduit, cherchant une prochaine victime facile à tuer.


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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Dim 4 Mai - 21:04

Quel étrange phénomène était cette jeune femme... D'une bonne humeur exhaustive, c'est vrai, mais qui ne comprenait peut être pas ce qu'était réellement un travail d'infiltration. Les deux intrus jouaient leurs vies, ils n'étaient déjà pas en forme, elle ne pouvait donc pas se permettre de douter, ni même de se rater. Pourtant c'est bien Itachi, qui malgré le passé tumultueux de la jeune femme et du fameux Ray Greencode, avait du achever le responsable.
Yôko expliquait qu'elle souhaitait lui soutirer des informations, mais de quelles informations avaient ils besoin ? Les données qu'ils avaient accumulés sur Ganmen et les requins pourpres étaient déjà bien suffisantes pour savoir à quel type de lurons ils avaient à faire. Quant à ses affaires, ils s'en occuperaient plus tard. Il n'était même pas la peine d'envisager la possibilité de récupérer son matériel, sans prendre un peu de repos digne de ce nom et sans une stratégie adéquate.

Il remonta dans le conduit après que sa camarade ait fait de même. Ils le traversèrent le plus silencieusement possible pour ne pas être repérés. Seulement, il y avait dans ce silence, une gène. Une inquiétude de la part de Yôko à propos du rapport qu'elle entretenait avec son partenaire. Il l'avait appelé par son nom pour la première fois, et n'avait finalement rien dit de plus. Elle essayait tant bien que mal de l'ignorer et de rester concentrée sur cette évasion prodigieuse, mais ne put faire semblant et demanda au ninja.

- Tu voulais me dire quelque chose tout à l'heure ?
- Oublie ça, ce n'est pas le moment. La priorité absolue est de nous enfuir d'ici. Expliqua le ninja.
- Imagine que nous ne sortions pas vivants d'ici... Tu me laisserais ce doute pour l'éternité ? Dit elle non sans une touche d'humour.
- Je n'ai pas l'intention de mourir ici.

Il y eut un silence après cette brève déclaration. Cela témoignait de de choses bien distinctes. L'homme aux Sharingans faisait office d'un détermination à toute épreuve. Même en territoire ennemi il ne resterait pas les bras croisés à attendre le bon moment. Il agirait, comme il le fallait, malgré le danger et la brochette de haute volée qui se dressait devant lui. Mais d'un autre coté il s'agissait du ninja qu'elle avait rencontré au tout début. Celui qui, était méfiant et fermé au dialogue. Il ne laissait pas échapper d'animosité. Il n'en ressentait d'ailleurs même pas, mais la jeune femme ne pouvait s’empêcher d'être inquiète.
Il fallait relativiser. Tout le monde faisait des mauvais choix, et même si son entrée chez les révolutionnaires ne resterait probablement pas inscrite dans les anales, il était encore clairement possible d'y rentrer par la grande porte et d'assouvir sa vengeance.

Elle semblait pourtant un peu déçue. Elle qui ne jurait que par sa bonne humeur, venait de redescendre d'un cran devant la froideur de son camarade. Elle finirait par s'y faire. Itachi n'était pas  quelqu'un de très loquace d'ordre général. Elle devait surtout avoir peur que le ninja perde patience devant les choix qu'elle avait fait, qui n'avaient pas été toujours bons. Il en fallait tout de même bien plus pour le pousser a bout. Elle s'en rendrait compte tôt ou tard.

Une fois arrivés au bout du conduit, il se retrouvèrent au dessus de la première salle, dans laquelle Yôko avait battu l'un des quatre requins. Elle semblait close et apparemment vide. Ils descendirent du conduit prudemment, en essayant d'être le plus silencieux possible.

- Le plus judicieux serait de trouver une carte des lieux pour s'enfuir. Chuchota le déserteur.
- Tu as raison, mais je ne sais pas ou nous en trouverons...

Le ninja fouilla dans les tiroirs des deux bureaux, voir ce qu'il pouvait y avoir d’intéressant. Hélas, il n'y trouva que quelques crayons, des attaches et autres trombones. Il fallait de toute façon tenter quelque chose. Et pour cela, il fallait sortir d'ici. Le problème, c'est que la porte était fermée. Probablement pas à clé, mais si un garde quelconque état supposé surveillé l'entrée de cette salle, le simple mouvement de la poignée de porte ferait comprendre automatiquement que cette salle censée être inoccupée, ne l'était en fait pas. De fil en aiguille il était facile de déduire qui se trouverait derrière.
Cette porte fermée pouvait s’avérer devenir le plus grand danger pour les deux assaillants. Il allait pourtant bien falloir l'ouvrir. Après s'être approché, le ninja posa sa main sur la poignée et fit le signe d'un décompte avec les doigts.
Il ouvrit la porte, et par chance le couloir était désert. Il fallait en profiter. Mais plus que jamais se faire repérer aurait de désastreuse conséquences.
Ils traversèrent le couloir,  assez rapidement, tout en étant les plus silencieux possibles. Et voila qu'un petit joker venait s'offrir à eux. Fixé au mur, un plan général du bâtiment. Yôko pointa du doigt leur position actuelle. Il y avait une sortie de secours à deux blocs de là ou ils se trouvaient. C'était une chance qu'il ne fallait pas rater !
Ensemble ils s'éclipsèrent dans le couloir de gauche, et atteignirent la dite porte de secours.
Enfin, ils arrivaient au but ! Ce n'était as le moment de tout faire rater.

- Tu es au point avec les déplacements aériens ? demanda le ninja.
- Les déplacements aériens ? Demanda sa partenaires avec de grands yeux.
- Se déplacer dans les arbres, sauter de branches en branches à plusieurs mètres au dessus du sol.
- Ah ! Oui compte sur moi depuis toutes petites je grimpes aux arbres ! Expliqua t'elle avec un grand sourire.


Inutile de préciser qu'avec une pareille acrobate, la fuite serait facile ! Quelle ironie... Elle s'amusait encore à comparer ses après midi en cours de récréation, à la situation actuelle. c'était à se demander si elle prenait tout ça au sérieux. Enfin, il allait falloir se contenter de ça pour se sauver. Puis peut-être était elle réellement à l'aise dans les arbres !
Il ouvrit lentement la porte qui donnait sur une impasse extérieure. Le ninja grimpa au mur grâce à son chakra et aida la jeune femme à faire de même. Une fois sur la petite corniche, ils observèrent ce qu'il se passait au loin dans la grande cour. Si l’intérieur du bâtiment était désert, les environs extérieurs étaient en pleine effervescence.

- Lui là bas. C'est Ganmen... indiqua Yôko avec la pointe du doigt.

La jeune femme amusante et souriante venait de laisser place à une femme bien plus sérieuse et déterminée. La simple vue de sa cible l'avait radicalement changée changé. Ils grimpèrent à la façade du mur, pour atteindre les toits et coururent furtivement sur les toits de la base avant de s'élancer dans les forets extérieures. Enfin la fuite avait réussi. Quoi qu'à voir tout les escadrons de soldats envoyés aux alentours de la base, ils devaient rester prudent. L'île était grande c'est vrai, mais les marines étaient nombreux, et les deux fuyards ignoraient encore quel était le périmètre de recherche de leurs ennemis. Itachi prit la parole, alors qu'ils continuaient leur course folle à travers les feuillages.

- L'île n'est pas sure du tout. J'ai une embarcation sur la rive, prenons mon bateau et partons au large. Nous y serons plus sereins pour établir un plan.
- Ce ne sera pas la peine. Allons a ton bateau, il y a une crique sur lune des cotes de l'île. Et il y a dans dans cette crique une grotte accessible en bateau. Elle n'est pas profonde, mais elle est impossible d'accès à pied. Nous y serons en sécurité. Enfin temporairement.

Enfin Yôko prenait les choses au sérieux. Le ninja ignorait s'il s'agissait de la simple vue de Ganmen, ou s'il y avait autre chose, mais la jeune femme avait changé de comportement. Bien plus sérieuse, et réfléchie dans ses actes et ses propositions. Ensemble ils continuèrent virevoltant à travers les arbres, prêts à revenir semer le chaos, dans le ptit monde du sadique.


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Yôko Littner

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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Jeu 8 Mai - 18:29

Yôko mourrait d'envie de saisir Itachi par les épaules et de le secouer comme un prunier en clamant « Dis moiiiiii ». Mais cela n'aurait pas été très mature et surtout pas adapter à la situation. Il fallait du sérieux, l'heure était grave, la jeune femme le savait bien même si elle ne le montrait pas. Fort heureusement, la chance était avec eux. La salle où elle avait été – plus ou moins – torturée était vide, seul le sang de Misty témoignait de ce qui s'était joué ici.

Ils firent chou blanc dans leur recherche d'une quelconque carte ou accessoire qui serait d'une quelconque utilité. Heureusement, la chance fut de leur côté et ils trouvèrent un plan d'évacuation sur un mur. Béni soit les mesures de sécurité pensa Yôko au lieu de quoi elle hocha la tête à Itachi qui était redevenu le ninja concentré et distant de leur rencontre.

– Tu es au point avec les déplacements aériens ? demanda le ninja.
– Les déplacements aériens ? Demanda sa partenaires avec de grands yeux.
– Se déplacer dans les arbres, sauter de branches en branches à plusieurs mètres au dessus du sol.
– Ah ! Oui compte sur moi depuis toute petite, je grimpes aux arbres ! Expliqua t'elle avec un grand sourire.


Chassez le naturel et il revient au grand galop, elle comprit à la tête d'Itachi qu'une fois de plus, elle avait été trop légère. Selon lui. Yôko pensait toujours que ce n'était pas elle qui avait un problème de maturité ou de prise de conscience mais lui qui avait véritablement un problème d'humour.

Lorsqu'ils furent dehors, Yôko se tendit. C'était le moment où l'opération devenait délicate. Comment allaient-ils franchir le mur ? C'est alors que sous ses yeux ébahis, Itachi se mit à marcher sur le mur comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, une couleur bleu chatoyant sous ses pieds. Mais qu'est-ce que c'était que ce bordel ? Son compagnon était décidément plein de surprise. Avec cette avantage, il fut aisé de monter sur la corniche. Une fois dessus, ils eurent une vue imprenable sur la base et ses alentours. Ils surent pourquoi quitter le bâtiment fut si facile : tout le monde les recherchaient à l'intérieur de la base mais à l'extérieur des bâtiments. Visiblement leur coup d'éclat avec Greencode n'avait pas encore été découvert mais en plus, ce n'était plus seulement l'unité secrète de Ganmen qui les recherchai mais bien toute la base. C'était désormais une affaire officielle.

Soudainement, Yôko plissa les yeux et se tendit encore plus. Ganmen. C'était lui, aucun doute là dessus. Elle sentit la fureur la submerger mais elle se força à se calmer. Plus tard, elle lui règlera son compte. Pour le moment, ils devaient se mettre à l'abri, faire un plan digne de ce nom et se reposer un peu. Ils étaient à bout malgré le maigre repos qu'ils avaient pris dans la base. Itachi lui fit signe, elle était restée figée alors elle lui montra :

– Lui là-bas. C'est Ganmen. indiqua-t-elle en le pointant du doigt.

Le ninja hocha la tête et ils se remirent en route, sautant de toit en toit jusqu'à en atteindre un en bordure de forêt, et enfin ils furent sorti. Mais leur périple était loin d'être achevé.

– L'île n'est pas sûre du tout. J'ai une embarcation sur la rive, prenons mon bateau et partons au large. Nous y serons plus sereins pour établir un plan.
– Ce ne sera pas la peine. Allons à ton bateau, il y a une crique sur l'une des côtes de l'île. Et il y a dans dans cette crique une grotte accessible en bateau. Elle n'est pas profonde, mais elle est impossible d'accès à pied. Nous y serons en sécurité. Enfin temporairement.
La jeune femme dut lui dire quelque chose qui lui plut car le jeune homme s'autorisa un micro sourire. Elle s'apprêtait à lui en demander la raison mais se martela une fois de plus dans la tête « après ». Quand ils seront dans la grotte. Itachi prit les devants et elle espérait qu'il avait eu l'intelligence de ne pas laisser son bateau au port où sans nul doute, un régiment de marine devait les attendre.

Fort heureusement, elle constata qu'il se dirigeait vers l'ouest de l'île et non pas le nord où était le port. Elle n'aurait même pas du douter de ce détail au vu du personnage. Elle espérait qu'ils étaient bientôt arrivés, les « déplacements aériens » comme il les appelaient, n'étaient pas difficile en soi mais les vibrations à chaque réception lui faisait terriblement mal dans le bras droit que Pierre lui avait démis. Elle s'en voulait de ne pas avoir réussi à être libre avant cette attaque malheureuse qui lui enlevait une partie de ses capacités. Enfin, Itachi s'arrêta et sauta à même le sol. Yôko reconnut la plage de la lune, nommée ainsi en raison de sa forme en cercle presque fermé. Le ninja avait un bateau assez large plus grand que le simple voilier auquel elle s'attendait. La sniper fut encore plus surprise quand un étrange volatile sortit de la petit cabine.

– Un poussin géant ! commenta-t-elle abasourdie. Peut-être le ninja avait plus d'humour qu'elle ne le pensait.

– C'est mon compagnon, nuança-t-il. Monte, on mets les voiles. 

Sans un mot, Yôko s'exécuta et s'assit à un endroit sur le pont où elle supposait ne pas gêner.

– Si tu as besoin d'un bras supplémentaire pour manier ton navire, n'hésite pas à me demander.

– Merci. Indique moi seulement les directions, s'il te plait.

Yôko soupçonnait qu'il l'avait ajouté à la fin par obligation de politesse plutôt que par réel souci. Elle espérait qu'il allait un peu se décoincer à l'avenir.

– Prend à gauche en quittant la plage, ensuite suit la côte sur un petit kilomètre, on verra une arche formée en bout de falaise, la grotte est dissimulée derrière. Je te dirais s'il ya des récifs.

La navigation se déroula dans un silence à couper au couteau. Yôko était lasse et sentait le contre coup de la journée lui tomber dessus sans compter le manque d'effort de son camarade dans la socialisation. Peut-être avait-il besoin d'une grande concentration pour guider son navire. Toujours est-il que les rares mots qu'ils échangèrent étaient par rapport à la navigation. Lorsqu'ils arrivèrent, tout le problème fut d'amarrer le bateau afin qu'il soit le moins visible possible. Ils durent le tirer au plus près de la falaise, espérant que les regards seraient plus attirés par l'arche que par le minuscule morceau de coque qui devait dépasser d'après les estimations de la sniper.

La grotte lui paraissait plus petite que dans ses souvenirs mais sans doute était-ce parce qu'elle y allait enfant avec Kamina. A ce souvenir, elle sentit la tristesse la ravager mais Itachi étant tout prêt, elle s'interdit de craquer et serra les dents, ravalant ses larmes au plus profond d'elle même se concentrant sur un possible plan d'attaque pour l'opération à venir.

– Ce coin est connu ? demanda-t-il finalement après ce qui lui avait semblé des heures de silence morose.
– Pas que je sache. Peut-être pas les pêcheurs mais sans doute pas par les Marines. Je l'ai découvert moi même par hasard avec Kamina en faisant un stupide concours de nage. S'il avait pas vu ce coin, je serais sans doute morte noyée par la fatigue, y a quelques années de ça. Et toi, d'où tu tiens ce poussin géant ?

Il soupira, l'agaçait-elle ou était-il simplement fatigué lui aussi ?

– De mes vacances agitées.

– Itachi … je suis désolée pour tout à l'heure et mes idées parfois pas très judicieuses. J'ai conscience d'être bien trop impliquée et cela me fait manquer de jugement … mais par pitié dis quelque chose, je vais devenir folle.

Et le ninja en resta coi, son animal émit un gloussement singulier et poussa légèrement son épaule du bec.


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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Sam 10 Mai - 11:33

– Itachi … je suis désolée pour tout à l'heure et mes idées parfois pas très judicieuses. J'ai conscience d'être bien trop impliquée et cela me fait manquer de jugement … mais par pitié dis quelque chose, je vais devenir folle.

Comment expliquer un tel avoeu ? Une véritable confession. Elle demandait pardon, et se confessait auprès du ninja comme l'aurait une amie de longue date qui venait de trahir une confiance indestructible. Elle affichait toujours un épais sourire qui ne quittait jamais son visage. toujours de bonne humeur et rebondissant sur certaines bourdes qu'elle pouvait faire, sauf cette fois. En soi Itachi le savait, elle faisait de son mieux, et sa volonté n'était plus à démontrer. Preuve en était qu'elle n'avait pas laissé tomber le ninja après la mise au point du précédant plan. Il fallait alors croire, que le silence du ninja et sa particularité de parler peu, était venu à bout de la jeune femme.
Il était malgré tout temps d'admettre que le ninja aurait pu faire un effort. Certes les idées de la jeune femme n'étaient pas toujours excellentes. Ses caprices tombaient parfois à de très mauvais moments, mais il fallait lui rendre grâce : elle ne l'avait pas trahi, et sur ce point elle méritait un petit quelque chose au moins.
La fatigue était peut-être aussi à prendre en compte. Le ninja était encore sous l'effet anesthésiant du poison, et son esprit avait été soumis à rude épreuve. Il n'était déjà pas loquace d'ordre général, alors dans un état de telle faiblesse, il ne risquait pas de devenir l'être le plus joyeux de tout les temps.
Toutefois la volaille derrière lui le poussa du bec, pour l’inviter à faire un effort. Il soupira. Non pas parce qu'il allait se forcer à lui dire une parole gentille, mais bien parce qu'il en avait l'intention depuis le départ. Il fallait dire que le changement d'humeur de la jeune femme face à Ganmen était un indicateur flagrant de sa motivation et de sa volonté de bien faire.

- Ne t'excuses pas. J'ai moi même fait de mauvais choix parfois. Et puis tu as tenu parole et tu ne m'a pas trahi. Je ne suis personne pour t'apprendre la conduite d'un révolutionnaire. A chacun ses idées, à chacun sa manière de faire. L'essentiel est d'arriver à notre but.

Il ne lui sauta pas aux bras en lui donnant cette petite explication, mais avait été un brin plus agréable... Sans doute. Elle n'affichait pourtant toujours pas de sourire. Arborant une petite moue, à la fois de gène mais aussi de perplexité. Elle n'était peut-être pas vraiment convaincue de la bonne foi du ninja. C'était la meilleure, les rôles s'inversaient. Au début, le ninja ne croyait pas en ses propos, et maintenant il s'agissait de la jeune femme qui n'était pas convaincue par le discours du déserteur.
Ce n'était pourtant pas le moment de jouer à ce petit jeu. Le plus important était de prendre du repos. Elle avait garanti qu'il ne pourraient pas être trouvés ici, mais peut-être ignorait elle le fait que Ganmen ou n'importe qui d'autre pouvait avoir connaissance de ce lieu, tout comme le fait qu'elle ignorait les terribles activités de son ancien supérieur hiérarchique.

- Commençons pas nous reposer. Il lui indiqua la cabine de fortune qu'il avait mit au point rapidement. Tu peux t'installer la bas si tu veux, je resterais sur le pont.

Il saisit une couverture, tandis que sa partenaire suivi son conseil sans dire un mot. Il n'avait pas eu l'impression d'être agressif à ce point. Peut-être regrettait elle simplement ses décisions mal choisies ou son comportement un peu enfantin. Cela n'avait plus vraiment d'importance. Ils étaient vivants, et comme disait le proverbe " Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort". Après avoir lutté pour leur survie, c'était à leur tour d'imposer un rythme d'enfer à tout le petit monde du chef de Korutiga.
Yôko ne tarda pas à s'endormir, tandis qu'Itachi luttait un maximum pour rester éveillé et surveiller les environs. Il s'agissait du calme plat, un silence de marbre, mêle à l'obscurité de la petite grotte. Il n'y avait en apparence aucun danger pour le moment. Comprenant que sa lutte contre la fatigue était perdue d'avance, il se leva une dernière fois, s'approcha de sa monture, lui caressa le cou, en s'adressant à elle comme à une véritable amie.

- Je vais avoir besoin de toi. Au moindre bruit, au moindre mouvement suspect, réveille moi.  

Elle gloussa tout doucement, frottant son bec et sa tête contre l joue du ninja. Comment diable, un animal pouvait il être aussi affectueux ? Le pire dans tout ça, c'est que l'homme aux Sharingans ressentit une pleine confiance en elle, comme s'il savait que tant qu'elle veillerait pour lui, il ne lui arriverait rien. Il retourna s'allonger sur sa couverture et ne mit pas plus d'une poignée de secondes pour trouver un sommeil lourd et profond.

~~

Il rouvrit les yeux lentement, toujours dans cette obscurité tranquillisante. Combien de temps avait il put dormir ? Une nuit entière probablement. Il se leva, fit quelques mouvement avec ses mains, puis ses bras. Il vérifia la souplesse de ses membres et constata avec joie qu'il avait retrouvé ses capacités normales. Les effets du poison s'étaient totalement estompés. Il observa les alentours, à droite puis à gauche, et comprit que les Marines n'étaient pas parvenus à les trouver. Sur le pont, il vit le Chocobo, fixant l'horizon avec une rigueur digne d'un acharné. Elle avait visiblement veillé tout le temps de sa convalescence, si on pouvait appeler cela comme ça. Il s'approcha et lui caressa la tête plusieurs fois en la remerciant. Il ne s'était pas trompé, cette bête avait un don extraordinaire. Il pouvait compter sur elle, qu'importe le cas ou les circonstances. C'est ainsi qu'il fut enfin inspiré pour la baptiser.

- Je vais t’appeler Confiance.

Ce n'était certes pas le plus joli nom pour un animal, mais il avait au moins l'avantage d'être criant de vérité. Il lui gratta le cou, et la bête se mit à ronronner à la manière d'un chaton. Qu'elle étrange animal était-ce là ! Il lui devait malgré tout une sacré dette. Le repos que lui avait offert ce poulet, était un cadeau béni.
Après cinq bonne minutes à avoir mit son animal en extase de caresses et autres papouilles, Le ninja s'approcha de la fausse cabine, ou il réveilla Yôko.  Elle ouvra les yeux péniblement, à la manière d'un enfant qui ne voulait pas sortir du lit. Le ninja pouffa, amusé par cette scène peu banale. La jeune femme finit par se lever, et sortit de son petit short un sorte de montre à gousset devant laquelle elle s'étonna après l'avoir ouverte.

- On à dormi près de dix heures ! s'exclama t'elle.

Il faisait en apparence encore nuit, mais la couleur du ciel s’éclaircissait peu à peu. Six heures quarante cinq du matin, selon la jeune femme. Ils avaient passé une nuit entière sur leurs deux oreilles.

- J'arrive pas à croire qu'on ai pu dormir autant en faisant abstraction de tout ceux qui nous recherchent !
- C'est que nous en avions besoin. expliqua le ninja.

Yôko ne répondit rien, toujours visiblement gênée par la courte discussion de la veille. Il fallait en faire abstraction. Une fois tout cela terminé, leur relation s’améliorerait sans doute. D'autant plus que le ninja ne ressentait aucune animosité envers la jeune femme.
Le ninja s’apprêta à changer de sujet, pour partir sur l'élaboration d'un plan d’attaque, quand soudainement, un homme apparut de nulle part, à l'autre extrémité du bateau, ne ressemblait en rien à un marine.


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Ulquiorra Schieffer

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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Mar 13 Mai - 13:28

La barque vacillait doucement au rythme du remous. J'avais enfin pu quitter le navire de ces dangereux pirates, mais je n'étais pas sorti indemne des combats que j'y avais menés. Aussi venais-je juste de m'extirper d'un sommeil réparateur. La teinte pâle du ciel m'indiqua que la matinée était encore à peine entamée. Je ne pouvais rêver mieux, une nouvelle journée était parfaite pour annoncer de nouvelles découvertes.

- T'es réveillé, vieux ? Tiens r'garde, on arrive à l'île dont j'tai parlé !

Clignant des yeux pour réveiller mes pupilles, je considérai ladite île. Relativement grande, son littoral était bordé d'une forêt au centre de laquelle une ville s'établissait. Un immense bâtiment fortifié s'y élevait également, malheureusement la brume environnante m'empêchait de bien le distinguer.
Il s'agissait donc de l'habitat de Gus, l'homme que j'avais rencontré dans la cale du bateau. Il avait apparemment ramé pendant toute la durée de mon assoupissement, pour parvenir jusque devant l'archipel. Korutiga Island. Là allait s'écrire la deuxième page de mon histoire.
Fouillant dans une de ses poches, Gus dévoila alors un petit escargot aux airs ahuris. Un combiné reposait sur sa carapace.

- J'cache toujours un p'tit escargophone sur moi au cas où ! expliqua-t-il d'une voix emplie de fierté.

Il décrocha le combiné et attendit quelques instants. Une voix finit par lui répondre.

- Allô, chéri, c'est toi ??
- Qui t'veux que ce soit d'autre ? répliqua Gus en plaisantant. T'en fais pas plus pour moi, j'ai réussi échapper à c't'équipage de fous !
- Oh, dieu merci ! Que je suis heureuse, mon chéri ! Et tu es en route pour rentrer ?
- Évidemment ! il jeta un œil dans ma direction. Et j'amène un invité, c't'un pirate, mais il m'a sauvé la vie !

La voix à l'autre bout du fil sembla embêtée par cette déclaration.

- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée... toutes les rues sont occupées par la Marine, ils sont à la recherche d'un révolutionnaire et d'une traîtresse, d'après leurs propres mots...
- Encore un coup d'ce Ganmen ? lâcha Gus. On peut jamais savoir c'qu'il manigance çui-là ! Bon, t'as raison en tout cas, c'pas une bonne idée... j'te rappelle plus tard.

Il reposa l'appareil et se tourna vers moi, l'air grave. Je ne l'avais pas encore vu afficher une expression d'un tel sérieux.

- Écoute vieux, commença-t-il. Apparemment, y a des Marines qui fourmillent partout là-bas, et t'es un pirate. Alors on va d'voir se séparer.

Je hochai la tête. Je comprenais parfaitement ce qu'il tentait de dire. Si un civil tel que lui était vu en compagnie d'un pirate tel que moi, il risquerait d'avoir des problèmes. Je m'apprêtai à lui répondre que la Marine ne pouvait cependant pas encore avoir eu vent de moi, mais je m'abstins.
Les pirates fuyaient les Marines, et j'avais décidé d'en être un. Dès lors, je me devais d'agir en fonction.

- Qui est Ganmen ? questionnai-je.

Par mesure de prudence, mieux valait tout de même que j'en sache un peu plus sur ceux que j'allais devoir éviter.

- Un sale type, répondit-il du tac au tac. J'suis pas l'seul à avoir remarqué qu'il trempe dans des affaires pas nettes, mais c'est l'chef de l'île. Et il est intouchable. J'ai même entendu dire qu'il trafiqu'rait quelque chose avec un dénommé Kuroboe...

Mes yeux s'écarquillèrent. Le nom qui venait d'être prononcé me plongea dans des souvenirs peu joyeux. J'aperçus dans un éclair le visage de l'homme qui m'avait manipulé pendant tant d'années. Ce visage était celui de la sournoiserie incarnée, et surtout celui de mon pire cauchemar.
Il était donc en contact avec le chef de Korutiga Island ? Aussi impromptue qu'elle puisse paraître, cette nouvelle n'était en fait pas tellement surprenante. Kuroboe n'avait jamais été sédentaire, et n'était jamais resté vivre à Hueco Mundo. Il passait le plus clair de son temps en voyage sur les mers. Avec un peu de réflexion, il apparaissait plutôt logique qu'il ait tissé des liens avec des personnes influentes des îles environnantes. Peut-être même n'étais-je pas le seul à avoir été embobiné par lui, peut-être même menait-il d'infâmes desseins en piégeant ainsi des innocents. Et dans ce cas, son réseau pouvait s'étendre à travers North Blue toute entière !

- Ce Kuroboe est-il connu dans le coin ? je m'efforçai de reprendre petit à petit mon calme afin de réfléchir posément.
- De nom p't'être... y a des rumeurs qui disent qu'il s'rait venu sur l'île y a pas longtemps, mais personne l'a vu... on ignore même à quoi il r'semble, et c'qu'il peut bien vouloir...

Il avait donc été assez discret pour ne pas se montrer au grand jour... Cela ressemblait effectivement à l'affreux individu que je connaissais. Une chose était certaine en tout cas. S'il était vraiment de mèche avec le fameux Ganmen, il ne faisait aucun doute que ce dernier n'était pas non plus un homme de bien.

Alors que je tentais toujours d'avaler cette quasi-révélation, je tournai la tête sur le côté. À l'écart de l'île se trouvait une crique surplombée par une arche. En regardant mieux, je m'aperçus que derrière, un renfoncement rocheux formait une grotte. Depuis l'île, il fallait contourner un monticule terrestre pour l'atteindre, aussi ce lieu constituait la cachette idéale.

- Gus, interpellai-je, qu'est-ce que c'est que cet endroit ?
- La crique de la lune, affirma-t-il après un bref coup d’œil. Son nom vient d'la plage qui s'trouve à l'ouest de l'île, et d'la trajectoire en arc de cercle qu'faut effectuer pour l'atteindre. M'enfin, y a jamais personne qui y va...

Une caverne à l'abri des regards sans personne à l'intérieur ? Décidément, j'avais de la chance d'en passer si proche. Je me redressai, époussetai mes vêtements et replaçai mon katana ; puis je déclarai d'une voix déterminée :

- Je vais y aller. À la nage.
- Quoi ? s'exclama Gus. Mais y a rien là-bas, mon vieux !
- Justement, je m'y cacherai jusqu'à ce que la Marine se calme. N'est-ce pas toi qui as dit que nous devions nous séparer ?
- C'pas faux... se résigna-t-il. Mais laisse-moi t'filer ça avant...

Il fourra à nouveau sa main dans une poche de son pantalon, et en sortit un flacon où était enfilée une ficelle. Le récipient contenait une étrange substance, à l'aspect rosâtre et semi-liquide.

- C't'un onguent miracle ! J'espère que ça t'sera utile, vieux !

J'hésitai un instant. Je n'avais pas l'habitude de me voir offrir des cadeaux. Mais du fait de la vie que j'allais mener à partir de maintenant, ce genre de présents ne pouvaient être refusés. Je saisis donc la fiole et passai sa ficelle autour de mon cou.

- Et quand la Marine rôd'ra plus dans la ville, ajouta-t-il, reviens m'voir, vieux !

J'acquiesçai silencieusement, sans savoir réellement si j'allais le revoir ou non. Puis je positionnai au bord de la barque, face à la mer.

- Merci. Et... au revoir.

Je plongeai. Le contact de l'eau rafraîchit ma peau. Je me laissai couler pendant quelques secondes pour que mon corps entier en soit imprégné, et remontai à la surface. Là, je commençai à nager en direction de la crique. Gus s'était à nouveau mis à ramer et s'éloignait, mais je n'avais pas besoin de lui jeter un dernier regard. Les adieux étaient faits.

***

Après une vingtaine de minutes d'une nage tranquille, je me retrouvai enfin sous l'arche de pierre. La crique crachait des roches irrégulières. Alors que je me dirigeais vers l'emplacement de la grotte, je remarquai qu'un bateau y était amarré. Je me rappelais pourtant que Gus m'avait précisé que personne ne s'y rendait jamais. Méfiant, je m'en approchai discrètement. Les voiles du navire ne portaient pas l'insigne de la Marine, une frayeur était déjà à écarter. Qui était-ce donc ?
Malgré cette présence imprévue, l'endroit semblait désert. M'accolant à la coque du bateau, je m'accrochai à son échelle de corde. Je m'apprêtai à m'y hisser lorsqu'une voix bloqua mon geste.

- On a dormi près de dix heures !

Il s'agissait d'une femme. Sa voix résonna dans l'ensemble de la cavité. Pris de surprise, je préférai ne pas bouger.

- J'arrive pas à croire qu'on ait pu dormir autant en faisant abstraction de tous ceux qui nous recherchent !
- C'est que nous en avions besoin.

La deuxième personne qui avait parlé, en revanche, était un homme. Sous l'effet de l'écho, leurs voix paraissaient lointaines. C'est pourquoi je décidai de monter sur le pont, au moins pour tenter de les apercevoir. Si je ne faisais pas de bruit, je pouvais faire en sorte qu'ils ne me remarquent pas.
Je posai donc le pied sur la surface du navire, les membres engourdis par ma nage. Et là, je m'immobilisai. Je clignai plusieurs fois des yeux, incertain de ce que je voyais. À l'autre extrémité du navire se trouvait un énorme oiseau aux plumes touffues. L'animal m'observait avec des yeux aussi ahuris que moi. Je fus tellement stupéfait par cette vision que je ne remarquai pas les deux individus qui se tenaient à son côté. Lorsque je repris mes esprits, il était trop tard.

Les deux personnes que j'avais entendu discuter étaient tournées vers moi. J'étais découvert.

Le jeune homme se lança en premier. Même de loin, je remarquai que ses yeux scintillaient d'un rouge inhabituel. Sans me laisser décontenancer, je dégainai Murciélago. Je comptais viser l'instant où il allait parvenir juste devant moi. Mais un écran de fumée apparut, que je fendis par réflexe. Je sentis alors un genou appuyé contre mon dos. Impuissant, je tombai en avant. Le jeune homme, accroupi sur moi, ne me laissa pas un seul espoir de libération. La jeune femme, elle, choisit ce moment pour se rapprocher. Comme si elle avait prévu ce qui allait se passer, elle était allée chercher une corde pour m'attacher.

Pieds et mains liés, ils me firent descendre du bateau. Ils m'installèrent sur la roche humide qui servait de sol à la caverne, et se plantèrent devant moi.
La jeune femme, très peu vêtue, était affublée d'une épaisse chevelure écarlate. Je n'en avais jamais vu de pareilles. Elle transportait également un grand fusil dont je préférais ne pas être la cible. Son compagnon, lui, avait un style plus ténébreux. Sa longue veste sombre portait des motifs de nuages rouges, qui me firent penser à l'étrange couleur de ses pupilles. Sans perdre une seconde, il débuta son interrogatoire.

- Nom ?
- Ulquiorra.
- Île d'origine ?
- Hueco Mundo.

Les questions comme les réponses fusaient, claires et sans bavure. Il avait légèrement plissé les yeux à l'entente du nom de mon île natale, qu'il ne devait sans doute pas connaître. Cependant, il ne chercha pas à en savoir plus.

- Faction ? reprit-il.

Cette question était plus délicate. J'étais à la merci de deux personnages dont je ne savais absolument rien, je ne pouvais me permettre aucune imprudence. En tant que pirate, j'avais tout intérêt à dissimuler mon statut de criminel. D'un autre point de vue, rien n'indiquait qu'ils soient liés de quelque manière que ce soit au gouvernement. De plus, étant donné la facilité avec laquelle j'avais été capturé, j'aurais couru à ma perte en essayant de les tromper.

- Pirate, déclarai-je.

Oui, la vérité était préférable. Il s'agissait d'un pari, et ils semblaient tous deux l'avoir compris.
Apparemment peu intéressée par tant de formalité, la jeune femme soupira. Elle s'assit et joua avec les ornements de son arme.

- Pourquoi es-tu ici ? reprit l'autre sans y prêter attention.
- Je cherchais seulement à me cacher de la Marine, répondis-je en continuant sur ma lancée de sincérité. Je suis tout aussi surpris que vous l'êtes d'avoir croisé quelqu'un.

Il m'observa sans dire un mot. Aucune de ses pensées ne filtrait à travers son expression froide. D'un certain côté, il me ressemblait quelque peu...

- On sera pas trop de trois pour vaincre Ganmen, intervint soudainement la jeune femme. Obligeons-le à nous aider, s'il tient à la vie !

J'eus un déclic. Ganmen était le chef corrompu de l'île, qui semblait être une connaissance de Kuroboe. Gus m'avait fait part de lui. Parallèlement, je me souvins également de la conversation qu'il avait eue par escargophone. La Marine était à la recherche d'un révolutionnaire et d'une traîtresse. D'après les indices dont je disposais, il était fort probable qu'il s'agisse de ces deux individus. Un homme et une femme, cachés dans cette grotte tout comme j'en avais eu l'idée... tout correspondait.

- C'est trop risqué, on ne sait rien de lui. Il pourrait très bien être un chasseur de prime voulant ma tête.
- Je suis censée être une Marine, tu te rappelles ? Pourtant tu fais équipe avec moi ! De toute façon, il sera forcé de nous obéir s'il ne veut pas mourir !

Malheureusement, elle avait raison. Au point où en étaient les choses, me joindre à eux représentait mon seul espoir. Et puis, ce n'était pas comme si je n'avais rien à gagner de cette alliance potentielle. Puisqu'ils en avaient après Ganmen, cela allait pouvoir m'être bénéfique également. Je pourrais en effet en profiter pour lui extorquer des informations sur Kuroboe.

- Et s'il nous trahit à un moment décisif, que fera-t-on ?

Le problème se trouvait à ce niveau. En effet, le jeune homme paraissait difficile à convaincre. Je remarquai alors que les deux partenaires étaient couverts de bleus, spécialement la jeune femme qui souffrait de contusions mal résorbées. Il me restait encore une chance.

- Autour de mon cou il y a une fiole qui contient un onguent, lançai-je. Si ça peut vous aider à me faire confiance, utilisez-la pour soigner vos blessures !

Ils me considérèrent en silence. Allaient-ils accepter ma proposition ? Et quand bien même c'était le cas, cela allait-il suffire pour sauver ma peau ...?

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Yôko Littner

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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Mer 21 Mai - 17:46

Yôko fut sciée de voir quelqu'un émerger de l'eau et monter sur le navire du ninja, comme si de rien n'était. Heureusement, Itachi réagit prestement et Yôko en profita pour fouiller le bateau à la recherche d'une corde. Le temps qu'elle en trouve une et lui amène, l'homme était déjà à terre et désarmé.

Par prudence, ils retournèrent avec le prisonnier dans la grotte. Yôko était réellement surprise de le voir là. Seuls quelques habitants de l'île connaissait cet endroit et lui n'était définitivement pas originaire de Korutiga. Un type tout blanc avec un morceau d'os qui lui prenait la moitié de la tête, elle s'en serait souvenu tout de même. L'interrogatoire d'Itachi confirmait que c'était un étranger. En soupirant, la jeune femme s'assit, bidouillant les lanières de cuir dont elle avait équipé son fusil, réfléchissant à la situation. Elle était critique. Ganmen connaissait maintenant les deux menaces qui planaient sur lui, la surveillance allait être doublée, toute la base et non plus la faction secrète leur courait après, leurs visages allaient sans doute être placardés partout dans la ville. Tuer Ganmen dans ces conditions relevait presque de l'impossible. A moins que …

–On sera pas trop de trois pour vaincre Ganmen, intervint-elle au milieu de l'interrogatoire en se levant soudainement ce qui la fit grimacer de douleur, son bras l'élançait. Obligeons-le à nous aider, s'il tient à la vie!

Elle savait déjà quelle serait la réponse d'Itachi, il avait déjà eut du mal à l'accepter alors prendre de nouveau un élément inconnu dans l'équipe, c'était lui demander la lune. Comme je l'avais deviné, Itachi refusa tout net.

– C'est trop risqué, on ne sait rien de lui. Il pourrait être un chasseur de prime voulant ma tête.

Il ne lui restait plus qu'à batailler pour le persuader. Elle ne ferait pas confiance au captif non plus mais à trois, ils auraient de meilleurs chances, une chance tout court en fait, surtout qu'il n'était pas connu sur l'île.

– Je suis censée être une Marine, tu te rappelles ? Pourtant tu fais équipe avec moi ! De toute façon, il sera forcé de nous obéir s'il ne veut pas mourir !

Itachi secoua la tête, objectant de nouveau :

– Et s'il nous trahit à un moment décisif, que fera-t-on?

Alors que la sniper s'apprêtait à répondre du tac au tac, le prisonnier, dénommé Ulquiorra si elle avait tout suivi, prit la parole leur parlant d'un médicament qu'il leur offrait en signe de bonne foi. Intérieurement, Yôko ricana. Les signes de bonne foi, elle avait déjà donné en vain pour amadouer le ninja. Toutefois, la jeune femme s'approcha de l'homme et chercha ledit remède qu'elle trouva effectivement.

– Au moins, on sait qu'il ne ment pas sur ce point-là, argumenta-t-elle en montrant la fiole. Ecoute, je sais qu'on peut pas lui faire confiance. Ce serait insensé. Mais on a besoin d'une troisième personne. On a la moitié de l'île à nos trousses et toi comme moi devons absolument retourner dans cette base. Il est hors que question qu'on le laisse seul. Il sera avec toi ou moi peu importe le plan d'action qu'on montera. Tu l'as déjà facilement neutralisé, on réitèrera l'expérience au moindre signe de traitrise mais de manière plus définitive cette fois-ci. D'autant plus que, sans vouloir te vexer, mon vieux, mais y a des primes vachement plus intéressantes que la tienne. Et en plus, il sait probablement pas qui tu es.

Yôko pouvait presque voir de la fumée sortir des oreilles du ninja tellement il semblait réfléchir à toute allure. L'enjeu était gros.

– De toute façon, sans lui, si on retourne à la base dans l'état actuel des choses, on court à l'échec. Avec lui, on a une chance supplémentaire. Même s'il se retourne contre nous, on revient juste à la situation initiale. On a rien à perdre, si ce n'est notre liberté et nos têtes, ajouta-t-elle avec un peu d'humour.

Cette petite tentative ne le dérida pas et le prisonnier la regarda juste avec plus d'étrangeté encore. Il avait l'air d'être un sacré rigolo du niveau d'Itachi lui aussi.

– Bon d'accord mais pour le moment, il reste attaché.

– Je sais que tu m'as déjà dit ne pas pouvoir le faire mais peux-tu essayer de me remboiter l'épaule, s'il te plait, demanda-t-elle de nouveau.

– Si je puis me permettre, je ne vous le recommande pas. Une mauvaise manipulation et vous risquez d'abimer définitivement le cartilage essentiel à la rotation des os, intervint Ulquiorra.

Intéressée, Yôko s'approcha de lui :

– Tu as l'air de t'y connaître dis donc toi, tu pourrais me la remettre en place correctement ?

– Je pourrais si j'avais les mains libres.

Itachi intervint aussitôt, le visage toujours aussi fermé et sombre.

– C'est un piège. Soit il en profitera pour s'échapper, soit il t'abimera encore plus l'épaule.

Yôko soupira, certes, elle n'était pas assez méfiante mais son camarade était un peu trop méfiant.

– On a son arme, il aura toujours les pieds attachés, tu pourras même te mettre derrière lui, près à lui planter ce que tu veux dans sa tête s'il essaye de s'échapper ou si je constate qu'il m'a définitivement pété l'épaule. Dans tous les cas, je peux pas continuer comme ça, tout d'abord parce que je ne sais pas ce qu'une luxation non traitée engendre à long terme, et parce que j'en ai désespérément besoin pour retourner là bas et tu le sais.

Le ninja hocha simplement la tête, se mettant derrière leur prisonnier dont il avait détaché les mains, près à agir en cas de danger. La sniper, quant à elle, avait fourré un morceau de tissu dans sa bouche, prête à serrer les dents et à faire le moins de bruit possible malgré la douleur. Leur prisonnier si pale lui palpa d'abord l'épaule, puis, hochant la tête plus pour lui même que pour sa patiente d'un instant, il remonta brusquement le bras et l'épaule refit un crac significatif.

Yôko sentit les larmes lui monter aux yeux sous l'impact et la douleur, serrant les dents, oubliant de respirer par la douleur, laissant échapper des onomatopées incompréhensibles dans le tissu. Finalement, elle ne tint plus et cracha le tissu, ayant besoin d'extérioriser la douleur.

– Ah la vache, que ça fait mal, ça fait mal, ça fait mal. Si je trouve Pierre, je jure que je lui casse l'épaule à coup de crosse, menaçait-elle à voix haute.

Itachi tenait toujours le prisonnier d'un air menaçant, attendant le verdict de sa complice. Yôko attendit un peu que la douleur dû à la manipulation se résorbe puis testa prudemment l'articulation par des petits mouvements circulaires. C'était douloureux mais au moins pouvait-elle bouger son bras désormais.

– A priori, il m'a réellement aidé, je vais mettre l'onguent qu'il nous a cédé, au cas où ça aiderait vraiment.

Aussitôt dit, aussitôt fait, la jeune femme s'attela à la tâche, étalant consciencieusement le précieux remède. De son côté, Itachi s'était légèrement détendu considérant d'un œil un peu moins sévère, semblait-il à Yôko, l'homme aux yeux verts. Désormais capable d'utiliser son bras droit malgré des douleurs non négigeables, Yôko envisageait la suite avec un peu plus de sérénité.

– Enchanté Ulquiorra et merci pour ton aide, je m'appelle Yôko ! dit-elle en lui tendant la main.

Prudemment, le pirate se retourna, regardant Itachi, celui-ci semblait dépité par le geste de la sniper.

– Il faudrait que tu arrêtes de te présenter sous ton vrai nom à tout bout de champ.

Mettant les poings sur les hanches, Yôko rétorqua aussi sec.

– Chose qu'il n'aurait pas su si tu l'avais pas dit à l'instant. De plus, tout le monde me connait sur cette île, il n'aurait pas fait vingt mètres avant de savoir qui j'étais au vu de notre coup d'éclat.

– Certes, conclut le ninja toujours aussi bavard en rattachant Ulquiorra. Songeons plutôt à un plan d'attaque.

Les deux acolytes s'assirent formant un triangle avec leur prisonnier au vue du peu d'espace qu'offrait leur repère provisoire.

– Il est clair qu'on peut pas foncer dans le tas. On va devoir la jouer fine et éliminer les plus grandes menaces rapidement. Pierre, Jesse, James, Régis sont les plus préoccupants avec Ganmen. Enfin, même si je sais pas dans quel état sera Pierre après l'attaque que tu lui as faite.

– Sans doute pas au meilleur de sa forme mais il s'en sera remis, je n'étais pas au meilleur de mes capacités, pas assez pour le tuer. Il faut qu'on frappe fort pour éliminer les soldats qui pourraient nous gêner.

– Ils ne seront pas le problème. La majorité patrouille à l'extérieur. Non, les CRP sont le réel problème. Ils sont sur leur garde et surtout vont rester groupé. Il faut qu'on trouve une astuce pour les séparer.

– Même en les séparant, ça reste du 4 contre 3. Surtout que Jesse et James combattent en couple. Bien que cela ne me plaise pas, on a besoin de lui, admit-il en désignant Ulquiorra.

Celui-ci hocha la tête et nous en dit sur sa possible aide.


Spoiler:
 




Dernière édition par Yôko Littner le Dim 25 Mai - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Dim 25 Mai - 11:32

L'homme qui avait prit place sur le navire avait été neutralisé, et s'offrait une séance de pourparler afin de sauver sa vie devant la prudence extrême du déserteur. Parallèlement, Yôko défendait l'idée d'une alliance pour un assaut définitif sur la base de Korutiga. Certes un homme de plus était un avantage à prendre en compte, si tant est que le dit homme ne les trahisse pas dès le premier coup...
D'un autre coté, Ulquiorra, comme il s'appelait, se montrait utile au possible. Un onguent de soin, et la mise en place de l'articulation de la jeune femme.
En partant du principe qu'il ne s'agissait pas d'un traître, cet homme serait très utile. Des connaissances médicales, un adepte du sabre, armé de produits de guérisons diverses... C'était un bon début.

Mais quelle drôle de mission tout de même ! Itachi, révolutionnaire converti, avait accepté une alliance déjà improbable avec une marine. Et voilà qu'un pirate venait s'allier à cette équipe de l’extrême. Après avoir finalement accepté l'idée d'une entente avec le nouveau venu, il était désormais l'heure de mettre un plan d'attaque bien précis. Et déjà les problèmes affluaient. Le principal problème d'ailleurs était l'infériorité numérique flagrante. Même en faisant abstraction des simples soldats, les requins pourpres étaient toujours plus nombreux qu'eux. Du quatre contre trois, sans compter l'objectif principal de l'offensive : Ganmen.
Il leur fallait donc un plan, due ment construit, qui leur permettrai d'obtenir un avantage ou au moins un ré-équilibrage des forces. Et ce plan, Itachi y avait déjà pensé. Mais il craignait qu'il ne soit pas au gout de tous, notamment de Yôko.

- J'ai pensé à quelque chose, la forêt qui recouvre l'île est faite de Hêtres et de Sapins. En utilisant la sciure et la sève, ainsi que d'autres substances contenues dans les plantes et les fleurs de l'île nous pourrions mettre au point un explosif. De quoi créer une diversion dans la base, pour au pire libérer les CRP et les affronter, ou au mieux trouver directement Ganmen.

Comme il s'en doutais la jeune femme protesta devant cette idée.

- Je veux tuer Ganmen, c'est un fait, mais autant que possible je voudrais épargner mes anciens camarades qui ignorent tout de ce qu'il se passe sur l'île.

Qui mieux qu'Itachi pouvait comprendre ce point de vue ? Lui qui par la force des choses avait du effacer ses sentiments pour réduire à feu et à sang le quartier de son clan, à Konoha. Mais la mission devait être une priorité.

- Je suis navré pour tes anciens compagnons, je ne cherche pas a tuer des innocents. Mais sans parler de toi, ces gens n'attendent qu'une opportunité pour me tuer. De plus il sera difficile d'atteindre Ganmen sans passer par là...

- Est-ce une raison suffisante pour faire abstraction de leur ignorance ? demanda t'elle avec conviction, prête a défendre son opinion et surtout ses anciens camarades.

- Cela n'en sera pas une si si tu te montre capable de proposer un autre plan aussi efficace.

Ce fut malheureusement l'argument infranchissable. Yôko était animée des meilleures intentions, et se battait pour une justice, qui frapperait les coupables et défendrait les innocents. C'était bien tout le problème : Comment atteindre les coupables, si ces derniers se cachent derrière les innocents ? Itachi savait que son alliée avait raison, et que bon nombres d'ignorants mourraient très probablement. C'était la terrible loi de la jungle. Une loi dont le ninja avait fait les frais il n'y avait pas si longtemps.. Comme si la justice devait passer par l'injustice. C'est précisément l'idée que combattaient les révolutionnaires... C'était véritablement le monde à l'envers... Mais comment faire ? Attaquer la base à corps perdu, était un suicide certain. Créer la panique semblait être une solution adéquate, seulement elle ne l'était pas pour tout le monde. D'un autre coté un Marine engagé devait savoir ce dans quoi il s'engageait, mourir était la pire des choses, mais elle arrivait tout de même parfois.

- Je ne cherche qu'à tuer Ganmen, et éventuellement les CRP c'est tout. expliqua Yôko.

- Je le comprends, mais j'ai ma propre mission à respecter. Tuer des innocents ne plait pas mais nous sommes en manque de temps, et nous n'avons pas d'autres solutions pour le moment.

- Essayons de nous infiltrer une nouvelle fois et... Elle s’arrêta marquant une constatation évidente.

- Et ? Nous sommes trois, et nous avons déjà été repoussés une fois. Si tu as une idée efficace je la prendrais bien volontiers, mais il n'y a pas trente six solutions, il faut séparer Ganmen et les CRP d'une manière ou d'une autre.

Yôko savait que le ninja avait raison, et qu'ils n'avaient plus le droit à l'erreur, mais elle ne pouvait se résigner à trouver une faille dans la carapace d'innocents qui couvraient la base. Itachi ne le souhaitait d'ailleurs pas plus qu'elle. Au fond de lui il méprisait cette solution, mais n'en avait pas d'autres.
Le constat était de toute façon très simple : A trois ils ne pourraient venir à bout de la base entière. il fallait donc au mieux  séparer les troupes pour les affronter plus librement.
Le débat n'avançait pas, Yôko ne parvenait pas a trouver de solutions intermédiaire, et Itachi ne parvenait pas à trouver de compromis idéal.
C'est alors que le pirate, jusqu'ici silencieux, et toujours attaché par mesure de sécurité prit la parole.


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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Mar 27 Mai - 16:05

Finalement, la tension qui avait régné au moment de mon face à face avec les deux jeunes gens semblait s'être apaisée. À défaut de la prouver, j'avais pu leur faire estimer ma valeur en remettant en place l'épaule de la dénommée Yôko. Par chance, j'avais acquis quelques connaissances en anatomie en compagnie de mes semblables, sur mon île natale. Nos structures en os étaient une caractéristique qui nous différenciait de la multitude, il était donc naturel de les étudier en profondeur. Même si nous ne savions rien des causes qui avaient pu les amener à apparaître sur nos visages, nous avions beaucoup appris sur le reste du corps.
Et aujourd'hui, cela venait de me sauver la vie. Tout comme l'onguent que Gus m'avait offert d'ailleurs.

Cependant, tout n'était pas réglé. À présent que j'avais pris l'engagement d'aider ces deux individus, je devais m'y conformer. La mission était l'attaque de la base, et l'assassinat de son commandant. Et la tâche était loin d'être aisée. Il était évident que la forteresse était protégée par de nombreux soldats plus ou moins doués, mais les plus dangereux demeuraient les fameux CRP. J'avais cru comprendre qu'ils étaient au nombre de quatre, et qu'ils constituaient la garde personnelle de Ganmen, notre cible finale. Ils avaient également l'air de combattants redoutables. Le problème reposait donc sur notre infériorité numérique.
L'homme aux cheveux noirs, Itachi, avait formulé une proposition intéressante pour palier à ce dilemme. La forêt aux abords de l'île pouvait donc nous fournir les matériaux nécessaires à la fabrication d'explosifs ! Comme il l'avait souligné, leur utilisation nous permettrait de créer une diversion. Puisque nous ne pouvions vaincre simultanément Ganmen et ses Requins Pourpres, il nous fallait les séparer les uns des autres. Néanmoins, Yôko ne semblait pas soutenir cette idée. Apparemment, cette base était l'endroit où elle avait suivi son enseignement, il s'y trouvait donc des personnes qu'elle ne souhaitait pas sacrifier.
Une nouvelle problématique se posait donc : comment assurer à la fois la défaite de Ganmen, et de ses acolytes, tout en préservant notre survie ainsi que celle des soldats innocents ...?

- Je suis navré pour tes anciens compagnons, je ne cherche pas a tuer des innocents. Mais sans parler de toi, ces gens n'attendent qu'une opportunité pour me tuer. De plus il sera difficile d'atteindre Ganmen sans passer par là... argumentait Itachi.
- Est-ce une raison suffisante pour faire abstraction de leur ignorance ? s'exclamait Yôko, visiblement peu encline à revoir ses positions.

La compassion de cette jeune femme ne nous facilitait pas les choses. Mais mieux valait ne pas trop la contrarier. Comme ils avaient admis qu'ils avaient besoin de moi pour mener à bien cette mission, nous avions d'autant plus besoin d'elle également. Et un conflit interne au groupe n'était pas souhaitable. Pendant qu'ils continuaient à débattre, je me plongeai alors dans une intense réflexion.
Quatre Requins Pourpres et leur chef, contre nous trois. Cette configuration ne laissait pas la place à beaucoup de stratégies. Spontanément, deux me vinrent à l'esprit. Nous pouvions soit combattre d'abord les CRP pour ensuite se retrouver à trois contre Ganmen, soit nous concentrer d'entrée sur ce dernier en ignorant les CRP. Bien évidemment, cette seconde solution était la moins risquée, mais aussi la plus délicate. En effet, comment faire en sorte que personne ne vienne nous gêner lors de notre combat contre le commandant de la base ?
C'est alors que je me souvins de la proposition d'Itachi. Des explosifs, une diversion... Soudain persuadé de tenir une solution viable, je pris la parole sans attendre.

- Il existe un moyen de séparer les troupes sans pour autant sacrifier les soldats, affirmai-je.

Itachi se tourna vers moi, l'air impassible. Je sentais pourtant que je venais de piquer son attention, tout comme celle de Yôko, qui haussa un sourcil. En dépit de la bonne impression que j'espérais avoir donnée grâce à mes soins, je savais pertinemment qu'ils ne me faisaient pas encore totalement confiance. À moi d'ôter les doutes qui demeuraient dans leur esprit.

- Nous créerons une diversion pour obliger les Requins Pourpres à s'éloigner de Ganmen, poursuivis-je. Pour cela, le mieux est d'utiliser des explosifs comme l'a indiqué Itachi. Il nous suffira de bien choisir les endroits où les poser pour ne menacer aucun soldat ! La salle des générateurs, par exemple, est une pièce où ils ne doivent pas souvent se rendre. Si nous agissons le soir, voire la nuit, nous pourrons ainsi plonger le bâtiment dans le noir. C'est une tactique vieille comme le monde, mais qui reste efficace. Pendant qu'ils prendront les mesures nécessaires, nous frapperons à nouveau, à l'extérieur de la base cette fois. Je dis ''à l'extérieur'' car cela présentera trois avantages : premièrement, cela produira un effet de surprise conséquent ; deuxièmement, cela pourra avec de la chance nous révéler l'emplacement de Ganmen, s'il ouvre une fenêtre pour constater ce qui s'est passé dehors ; troisièmement, cela l'amènera à penser qu'il connaît les positions de tous ses ennemis. Il s'attend en effet à ce que vous passiez à l'action, mais il ne sait pas que vous possédez maintenant un complice supplémentaire. Nous sommes certes en infériorité numérique, mais pas autant qu'il le pense. Nous pouvons tirer profit de ça !

Je marquai une légère pause. J'avais présenté mon discours de façon à démontrer que j'étais plus indispensable encore qu'ils ne le pensaient. Même si cela pouvait paraître présomptueux, ils ne pouvaient le nier entièrement.

- Il me semble que tu connais les lieux, Yôko ? S'il existe un camp d'entraînement à l'extérieur de la forteresse, ce serait l'endroit idéal pour poser la seconde bombe...

L'intéressée ouvrit la bouche pour répondre, mais je la stoppai d'un geste.

- Attends, laisse-moi finir... Pour résumer, Ganmen enverra toutes ses forces à la salle des générateurs et sur le lieu de l'explosion à l'extérieur. Il ne pourra pas imaginer qu'un troisième adversaire l'attend dans l'ombre. Ce dernier profitera donc qu'il ne se méfie pas pour se fondre parmi les Marines et l'attaquer par surprise. On ne pourra peut-être pas le vaincre d'un seul coup, mais une frappe bien placée pourra largement l'affaiblir.

Je me tus, guettant leurs réactions. L'expression toujours aussi opaque, Itachi semblait remuer mon raisonnement dans sa tête. Yôko, elle, rétorqua immédiatement :

- C'est bien beau tout ça, mais comment tu veux qu'on s'introduise jusqu'à la salle des générateurs pour commencer ?
- Ce genre d'endroits se trouve généralement au sous-sol, répondis-je. Depuis l'extérieur, nous creuserons un trou pour nous retrouver à ce niveau. Je vous rappelle qu'en agissant le soir, nous aurons moins de chances de nous faire remarquer. L'une de mes attaques, le Celo, nous fera entrer. Je n'aurais qu'à limiter sa puissance pour former discrètement un creux dans le mur, qui nous permettra de nous faufiler sans attirer les soldats. L'un de nous restera dehors alors que les deux autres s'infiltreront. Parmi ces deux-là, le premier cherchera la salle des générateurs, et le deuxième se préparera à se glisser parmi les Marines.

Le silence s'installa à nouveau. Pour un plan qui venait de germer quelques minutes plus tôt dans mon esprit, je le trouvais plutôt complet. Encore fallait-il que mes deux acolytes soient du même avis...

- Si vous acceptez cette idée, il ne restera plus qu'à assigner les rôles, conclus-je. Cependant, cela induit que vous devrez me laissez agir de mon côté, et donc, me faire confiance...

J'avais posé mon regard sur Itachi en prononçant ces mots. Sa prudence extrême témoignait d'une expérience mature, qui faisait immanquablement de lui un homme redoutable. Mais il devait comprendre que, parfois, les circonstances faisaient du risque la seule possibilité.

- Sachez que j'ai mes propres raisons d'en vouloir à Ganmen, repris-je pour mieux les convaincre. Sans trop entrer dans le détail, il semble lié à mon pire ennemi... dans tous les cas, je suis aussi déterminé à le réduire au silence que vous l'êtes.

En vérité, je préférais l'épargner. En effet, j'y gagnais plus à le laisser en vie, du moins le temps de lui poser quelques questions sur ses rapports avec Kuroboe. Mais il valait mieux que je garde cela pour moi. Dans une mission ayant pour but l'assassinat d'un individu, il n'était pas bien vu de vouloir le sauver, même momentanément. Je lui extorquerais les informations que je désirais si j'en avais l'occasion, et tant pis si je ne l'avais pas.
Pour finir, je m'adressai à Yôko.

- Tu es celle qui a le mieux connaissance de la topographie des lieux, je te le demande donc. Penses-tu que ce plan est réalisable ...?

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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Ven 6 Juin - 1:18

Au fur et à mesure qu'Ulquiorra révélait son plan, Yôko en tournait mentalement les pièces dans sa tête, profondément concentrée. Détruire la salle des générateurs était un bon point de départ. Elle savait où elle était précisément, la jeune femme pourrait s'y rendre sans problème si on partait du postulat qu'ils arrivaient à s'introduire jusqu'au bâtiment qui l'hébergeait. Faire sauter quelque chose à l'extérieur de la base pour les attirer devrait être faisable. Il n'y avait pas d'autres bâtiments d'importance pour la Marine à l'extérieur, hormis peut-être la mairie. Qui serait vide la nuit.

Le plus gros problème du plan restait au niveau de l'attribution des rôles. Il était évident que ni la sniper, ni Itachi ne pouvaient s'infiltrer parmi les Marines après leur coup d'éclat, ce qui laissait Ulquiorra, un complet étranger dans le trio, être dans la partie délicate. Non seulement Yôko voulait  tuer elle-même Ganmen mais en plus elle ne pouvait pas confier la partie la plus importante du plan à Ulquiorra. Et Itachi serait certainement du même avis. Avec sa connaissance du terrain, il était évident que la jeune femme serait en charge de la destruction des générateurs. Il fallait trouver un moyen de mettre Itachi en infiltration et Ulquiorra à l'extérieur.

La jeune femme mit un certain temps à répondre au pirate, prenant en compte toutes ses tergiversations.

– Je pense que le plan est réalisable. Je sais où est la salle des générateurs, le problème est seulement dans comment y entrer mais tu as proposé une solution. Seulement, elle implique que tu sois celui qui s'infiltre dans les rangs. Or, pour moi, c'est un refus catégorique. Et je pense qu'Itachi est du même avis.

Je me tournais vers lui et je le vis hocher la tête, songeur.

– Pour un camp d'entrainement extérieur, il n'y en a pas. La base en elle-même est un camp d'entrainement prévu pour ne pas se mêler aux civils. Mais on peut faire exploser la mairie. Elle sera vide au moment de l'attaque et elle est un lieu d'importance qui attirera forcément l'attention de la Marine en cas d'attaque.


– Mais aucun de vous deux ne peut infiltrer les rangs, souleva Ulquiorra.

C'était justement la partie délicate à laquelle je réfléchissais encore.

– Je peux le faire, intervint Itachi, il n'y a que Ganmen qui m'a vu de près. En revêtant un uniforme et en me fondant dans la cohue générale, je passerai inaperçu.

– Donc, récapitula la sniper, je m'occupe de la salle des générateurs, Itachi infiltre les troupes et Ulquiorra fait péter la mairie. Si j'ai tout compris, tu nous fais d'abord entrer discrètement dans la base avec ce que tu as appelé un celo. Bon, une fois que j'ai fait sauter le courant, Ulquiorra fera sauter la mairie et on évite ou se débarrasse des troupes qui nous gênent pour rejoindre Itachi le plus rapidement possible.

Les deux hommes hochèrent la tête, validant cette répartition. Super, si aucun des deux ne parlaient, l'ambiance allait être joyeuse. Yôko se releva et fit craquer son cou, elle était mentalement prête pour préparer et faire l'assaut final. Elle libéra Ulquiorra de ses liens et rangea la corde là où elle l'avait trouvée dans le bateau. A son retour sur le pont, Itachi toisait leur ancien prisonnier du regard et Ulquiorra se massait les poignets mais ni l'un ni l'autre n'échangeaient la moindre parole. Elle leur fit signe de monter :

– Allez, en avant, on a des bombes à fabriquer et un type à buter !


Itachi soupira et fit signe à leur nouvel allié de monter à bord puis il fit de même et les trois comparses partirent, prenant le large suffisamment pour ne pas être repérer mais restant à proximité pour que Yôko puisse toujours se repérer et lui dire où accoster discrètement et près d'un milieu boisé sur son île natale.

La jeune femme, après mûre réflexion, leur avait indiqué un coin pas trop éloigné de la base pour qu'ils puissent fuir rapidement après leur assaut, mais aussi pas trop près pour ne pas se faire repérer. Pour cela, elle avait fait appel à toutes ses connaissances de l'île, elle avait finalement opté pour la Baie des Cerfs, célèbres pour les cerfs qui habitaient le bois à côté.

Ils firent route en silence, jusqu'à ce qu'Itachi s'arrête, observant les plantes, et ordonne l'arrêt total pour qu'ils fabriquent ici même leurs explosifs « 100% bio », avait-elle plaisanté sans grand succès auprès de ses camarades. En soupirant, Yôko pensa à Kamina. Elle faisait tout son possible pour rester naturelle, celle qu'il avait toujours connu, mais là, ses compagnons n'y mettaient pas dû leur pour l'aider.

Rouspétant mentalement contre les vieux grognons qui l'accompagnaient, elle exécuta tout ce que lui demanda Itachi, reproduisant à l'identique ses mouvements afin de confectionner des explosifs parfaits et qui accompliraient bien leur tâche. Tout comme Itachi, elle regardait avec méfiance Ulquiorra, n'oubliant pas qu'on ne pouvait pas lui faire confiance, du moins, pas aveuglément au vue de l'importance de leur mission.

La nuit tomba bien vite et il fut temps d'entrer en action. Leurs munitions bien avec eux, les trois jeunes gens se dirigèrent vers la base. Quelques mètres avant de sortir du bois, Yôko rappela les points géographiques importants.

– On doit rentrer par le côté ouest des remparts, celui côté village, c'est le moins gardé et le plus près de la chaudière. Ulquiorra, la Mairie, c'est le plus gros bâtiment de la place principale, celui avec un drapeau. Itachi, normalement, Ganmen sera le plus souvent dans son bureau officiel, 2ème étage du bâtiment central de l'allée principale.


Ils hochèrent la tête, sans doute las qu'elle leur répète pour la troisième fois si ce n'était plus. La jeune femme réalisa à quel point elle était stressée. Elle serra les dents et toucha son fusil dans son dos comme un porte bonheur qui ferait partir son angoisse. C'était l'heure, la vengeance, définitive, expéditive et fatale.

Profitant du noir complet de la nuit, les trois complices entrèrent exactement comme Itachi et Yôko avaient fui : en sautant par dessus le rempart. Enfin, ils attaquèrent les choses sérieuses lorsque Ulquiorra fit son fameux celo contre le mur arrière du bâtiment que lui indiqua Yôko. L'attaque consistait en une petite boule lumineuse et la sniper crut bien avoir une attaque, s'imaginant déjà tous les gardes rappliquer, mais cela fut plus discret qu'elle ne le redoutait et tout se passa sans encombre, du moins pour le moment. Ils firent un dernier signe à Ulquiorra qui partait direction la mairie. C'était là qu'allait se vérifier vraiment sa fidélité.

– Quitte ou double, hein, chuchota-t-elle à Itachi.

Celui-ci ne répondit pas, se faufilant par la discrète ouverture, Yôko à sa suite. Elle l'enlaça brièvement une fois à l'intérieur du bâtiment et se détacha presque aussitôt.

– Pour te remercier d'avoir cru en moi,
dit-elle avec un clin d'oeil avant de prendre le premier escalier qui s'enfonçait dans les ténèbres, laissant le ninja seul.

Prudemment et silencieusement, la jeune femme descendit les escaliers métalliques faisant appel à ses souvenirs pour se repérer dans ce bâtiment pourtant familier qui devenait dédale à la faveur de l'obscurité. Elle redoutait une présence ennemie même si elle ignorait ce qu'un soldat, et encore moins un gradé, pourrait glander au milieu de la nuit dans la salle des générateurs. Une main contre le mur, elle tourna une fois à gauche, se servant des angles comme repère en suivant son plan mentalement projeté dans son esprit puis continua une poignée de minutes tout droit et elle tourna enfin à droite. Elle heurta une porte, qu'elle constata verrouillée en faisant jouer la poignée. La sniper se munit de son fusil et défonça la poignée et le verrou à coup de crosse. Elle tâtonna un peu pour trouver l'interrupteur et l'actionna. C'était l'instant de vérité, s'était-elle trompé de chemin ?


Il s'avéra que non. Soulagée, Yôko s'activa déposant les trois bombes au pied des trois générateurs. Nouant les mèches entre elles, elle les étala sur toutes leurs longueurs et les alluma. Le briquet étincela enflammant les cordes imbibés d'huile, crépitant sur le sol. Rapidement, l'ancienne marine éteignit la lumière, geste inutile, et refit le chemin inverse en courant afin de se dissimuler comme prévu, sous la cage d'escalier. Elle compta lentement dans sa tête les secondes. Jamais le temps ne lui parut aussi long. Et si la mèche commune s'était éteinte ? Et si elles s'étaient de nouveau séparées en trois mèches distinctes ? Et si …

BOOOOOUM




Dernière édition par Yôko Littner le Ven 27 Juin - 22:47, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre et recrutement : la vengeance a un goût métallique. [Yôko et Itachi]   Lun 9 Juin - 18:37

Après s'être mis définitivement d'accord sur le plan à suivre, Yôko libéra Ulquiorra non sans garder un œil très attentionné sur lui. La surveillance était le syndical minimum pour lui accorder confiance.
Ils prirent la route direction la base, pour en finir une bonne fois pour toutes. Puis au bout d'un certain temps, le ninja fit signe à ses acolytes de s’arrêter. Il y avait là, ce qui semblait être des plantations non sauvages. Des plantes de toutes sortes, mais qui ne poussaient habituellement pas dans un climat humide comme celui de Korutiga.
Il toucha la terre de ses mains, et en déduisit l'engrais artificiel qui se trouvait à l’intérieur.

- Prenez un peu de cette terre dans les récipients pour les explosifs.
- De la terre ?
- C'est une sorte de terreau, utilisé pour les plantations humaines. On trouve à l’intérieur de ce genre d'engrais, du nitrate d’ammonium, c'est un produit souvent utilisé dans les explosifs. Quand à ces plantes à droite, leurs feuilles sécrètent du Periproxybène, prenez en quelques feuilles également.
Chacun s'attela à son office, en ramassant avec attention les produits indiqués par le ninja. Chacun y ajoutèrent un peu d'eau. En mélangeant la solution, une mousse blanche commença à se former dans les récipients.  

- Ne touchez pas cette mousse avec vos doigts, elle possède des propriétés irritantes. Faites en sorte de colmater vos bouteilles, avec cette émulsion. Et laissez sécher un moment.

Chacun s'appliqua au mieux pour obtenir le résultat escompté. Ce fut une réussite. Les bouteilles furent préparées rapidement. Ils y déposèrent le reste des feuilles, et fermèrent les bouteilles.

- La mousse est fortement inflammable, et les feuilles secrètent le gaz. Il suffira d'ajouter une tige et d'y mettre le feu.

Après ces brèves explications, les trois assaillants reprirent leur route vers la base. Une fois aux portes de la base, ils se séparèrent du pirate, avec une certaine appréhension. Ils n'étaient pas à l'abri de la trahison de ce garçon qui était encore un inconnu.

- Quitte ou double hein ? demanda sa camarade.

Le ninja se contenta d'un silence, mais n'en pensait pas moins. C'était effectivement un énorme risque, mais qu'il fallait prendre pour pouvoir bénéficier d'un plan d'attaque digne de ce nom. Le déserteur suivi de la jeune femme, s’introduisirent via un conduit, pour atteindre les premières places de l’intérieur de la zone ennemie.  Après une énième brève preuve d'affection de la jeune femme, elle partit seule vers un escalier afin de suivre les directives du plan. Le ninja intercepta quant à lui un soldat, à qui il fit rapidement perdre connaissance à l'aide d'un coup de manche de Kunai dans la nuque. Il tira sa victime jusqu'à sa petite cachette, et lui prit son uniforme. Le ninja avait volontairement choisi une personne du même gabarit que lui, pour ne pas avoir de problèmes de taille. Il enfila rapidement l'uniforme, plaçant la casquette sur le haut de son crane. Il plia sa robe aux nuages rouges, et la posa dans un coin pour la récupérer plus tard.
Puis ce fut l'heure de l'infiltration. Il joua le jeu, et se comporta comme un soldat le ferait lors d'une ronde. Enfin, après avoir passé un moment à vadrouiller, il entra dans la base ou d'autres marines se trouvaient. La supercherie marchait à merveille, personne ne remarqua qu'un révolutionnaire avait intégré les rangs du gouvernement mondial.
Et le grand moment arriva enfin. Une première déflagration se fit entendre dans la cour. Ce fut aussitôt l'alerte donnée par le responsable de l'équipe, qui ordonna à chacun de partir sur les lieux de la détonation. Itachi eut le luxe d'entendre quelques grossières hypothèses comme quoi l'explosion se trouvait devant les entrepôts de garde-manger, ou encore aux portes de la base. Bien entendu, il y eut d'autres spéculations plus exactes , mais qu'importe, tous se jetèrent dans la gueule du loup, et personne ne remarqua qu'un soldat était resté tranquillement en place.
Pour ajouter un peu plus de confusion à tout ce remue ménage, une seconde explosion se fit entendre, dans les sous sols cette fois. Le lieu était très clair pour deux raisons : Le bruit était beaucoup plus sourd, couvert par les couches de terre et de béton du sol de la base, et surtout la plongée des bâtiments dans les ténèbres obscurs. Effectivement, le plan ne pouvait pas mieux se dérouler. L'agitation maximum à l’extérieur, la confusion due à la seconde explosion, et la disparition des éclairages.
Itachi se leva de la caisse ou il était assis, et se dirigea vers les escaliers, sans prendre garde de la cohue générale. Il suivit d'autres escaliers pour monter aux étages supérieurs et enfin atteindre le point ultime. Une jolie porte de bois massive, sur laquelle une plaque indiquait "directeur", tout au fond d'un long couloir toujours aussi sombre.
Sans prendre la peine de toquer, le ninja tourna la poignée et ferma la porte lentement derrière lui. Ganmen parlait par un escargotière, exaspéré de l'incompréhension devant une telle situation.  

- C'est cette saloperie de Littner qui revient à la charge avec son ami le ninja. Surveillez tout les points essentiels de la base ! Les requins pourpres rejoindront chaque escouades pour diriger les groupes ! Localisez les intrus et arrêtez les ! Aucune contrainte, vous avez carte blanche, j'attend un rapport le plus rapidement possible.

Il posa le téléphone et constatant qu'un soldat avait fait irruption dans le bureau il s’énerva.

- Qu'attendez vous ? N'avez vous pas encore vu tout ce qu'il se passe ?

Sans un mot, le ninja leva sa casquette, laissant apparaître sa chevelure mi-longue, il enleva son uniforme sous lequel sa tenue de combat se trouvait, et activa ses Sharingans.

-Ah... Je vois. Dit le directeur en souriant affreusement. Une diversion par la jeune Littner. Comment cette petite sotte à t'elle pu faire deux explosions ?

- Vous seriez étonné de savoir jusqu'à ou elle pourrait aller pour vous tuer.

- J'en doute. Je connais Littner, et je connais les raisons qui la poussent à me haïr, mais c'est une imbécile heureuse, si elle croit qu'elle viendra à bout de moi.

- Je ne lui en laisserais peut-être pas le temps.

- Présomptueux. Dit il en se levant de son fauteuil les mains dans le dos.

Le face à face débutait. C'est ce qui précédait l'affrontement terrible. Le but d'Itachi n'était pas la provocation, comme ses dernières paroles aurait pu le laisser croire. Il se devait de gagner du temps. Yôko devait arriver au plus vite, et Ulquiorra devrait la suivre de peu. Ganmen était un gros morceau, mais loin derrière l'Agent Lariat de Solarius, gagner du temps devait être possible, et une victoire à trois contre un était envisageable. Seulement, il allait devoir s'efforcer de le contenir le temps de l'arrivée de ses compagnons.


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