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 Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Ven 16 Mai - 22:14

Que sous entendait-elle la petit brune en me fixant comme cela ? Je n'avais exprimé aucunement un désir de me battre et pourtant elle me regarda droit dans les yeux comme si elle me connaissait. Sur mon poignet, je sentais le bracelet d'Angry chauffer un peu, signe qu'il essayait de m'incorporer de la colère. Heureusement, elle partit très vite, sans doute s'occuper du nécessaire pour notre mission, me laissant seul dans l'armurerie avec l'indigène. Je partis néanmoins très vite, ne repérant aucune arme qui pourrait compenser ma relation avec Angry, et me rendis sur le pont, là où la petite sergent nous avait donné rendez-vous.

J'étais enfin seul. Fury savait que je n'aimais pas les missions à plusieurs mais il semblerait qu'on lui ait forcé la main à lui aussi sur ce coup là. L'indigène si peu vêtue arriva elle aussi en avance et tenta d'attirer mon attention par des sourires, des regards ou autres expression corporelles. L'ignorant royalement, je m'assis sur le bord du ponton et observais l'océan, attendant simplement que le temps passe. La jeune femme s'assit aussi à côté de moi et poursuit sa démarche, m'observant en souriant. De nouveau, je sentis Angry se manifester, me chauffant le poignet, propageant des soupçons de colère en moi. Les femmes étaient-elles toutes aussi énervantes que ces deux là ?

En soupirant, je me levais et me mis à faire les cents pas quand enfin notre supérieur arriva, des matelots déposèrent de quoi se ravitailler dans un petit voilier. Ainsi donc, c'était notre embarcation. Je sautais dedans et grimaçai à ma réception en me tenant les côtes. J'avais oublié. L'indigène s'approcha de moi et s'apprêta à poser une main compatissante sur mon épaule mais je me déplaçais et me mis bien au fond du bateau, assis, avec la ferme intention de ne rien faire du court voyage qui nous attendait. Le précédent que j'avais fait était encore bien ancré dans ma mémoire.

L'indigène et la petite brune montèrent à bord aussi et s'aidèrent mutuellement pour lancer notre petite embarcation. Confortablement calé contre le bastingage, je fermais les yeux, me laissant bercer par la mer et chassa les deux femmes de mes pensées, me fermant à tous les bruits extérieurs. Irrémédiablement, je m'endormis.

Lorsque je m'éveillais, j'avais atrocement partout. Ma position n'avait pas été si confortable que cela finalement et mes côtes se plaignaient du traitement que je leur faisais subir. En regardant autour de moi, je réalisa que nous étions arrivés à Kokoyashi. Nous étions dans une crique, pas celle où j'avais été moi-même. Je ne savais pas du tout où nous étions sur l'île. Devant moi, mes deux collègues repliaient la voile et parlaient entre elles d'une chose qui m'était complètement indifférente.

– Ah voilà qu'il se réveille, tu vas pouvoir nous donner quelques informations sur l'île, déclara-t-elle en souriant.

Devais-je considérer cela comme un ordre ? Il était hors de question que je lui raconte quoique ce soit, j'en avais strictement rien à faire qu'elles soient au courant toutes les deux. Je connaissais la situation, c'était le plus important.

Prudemment, je me levais et débarquais sur le sable légèrement humide. Le vent soufflait et mes décorations métalliques roulèrent légèrement sur le haut de mon torse, j'étais de retour sur le lieu de ma première défaite. Prenant ma légère avancée pour une indication, les deux femmes me suivirent et j'en profitais donc pour continuer ma route, cherchant mes repères sur l'île que j'avais brièvement explorée il y a quelques jours. Au loin, j'apercevais de la verdure, peut-être était-ce le bosquet que j'avais traversé. Pour le savoir, je devais aller voir par moi-même.

J'entrepris donc de me diriger vers là-bas quand ma supérieure m'interpella :

– Shizukanaru, tu penses que c'est par là ?

Je haussais les épaules et continuais ma route sans me retourner vers elle. La route ne fut pas bien longue et nous arrivâmes très vite à ce qui était bel et bien le bosquet que j'avais traversé. En revanche de quel côté nous étions, c'était la vraie question.

Ventre-Dieu !  Pressant le pas malgré mes douleurs, j'arrachais un bout de papier qui était fixé à un arbre et le regardais attentivement. Dessus était dessiné grossièrement mon portrait, mes cornes ayant soudainement pris vingt centimètres de plus, mes yeux devenus rouge sang et ma bouche grimaçait un sourire sordide duquel dépassait des dents qui s'apparentaient à des crocs. Machinalement, je passais mon pouce le long de mes dents, chiffonnais et jetais le morceau de papier, sans prendre la peine de lire le descriptif en dessous.

L'indigène le ramassa, le lut brièvement et le passa à la petite brune non sans commenter.

– Nous doutons que tu aies pu faire une chose pareille, affirma-t-elle en me souriant.

Le sergent lut à voix haute :

– « Cet individu est recherché pour le meurtre de plusieurs hommes poissons, nous, issus de la race supérieure, ainsi que pour séquestration, torture sur l'un de nos frères pour son seul plaisir. » Charmant portrait dis donc, on peut dire que tu as fait forte impression.

De nouveau, je me contentais de hausser les épaules. Qu'elles pensent de moi ce qu'elles veulent, cela n'avait aucune forme d'importance pour moi.




Pour Mina et Kyulin:
 



Dernière édition par Shizukanaru Noakuma le Dim 18 Mai - 17:22, édité 2 fois
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Minamitsu murasa

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Sam 17 Mai - 7:33

Il avait été prévenu pour ses blessures, le repos etc. Résultat des courses il dormit pendant la traversée, je l'aurais bien secoué pour nous aider mais vu son état c'était inutile, il aurait surement un nouvel os cassé.

Il se réveilla pile à notre arrivée, je lui demandais quelques informations sur le théâtre d'opération... Le silence. Il semblait chercher à se repérer, peut-être fouillait-il sa mémoire pour retrouver son chemin. Le mieux à faire était de le suivre pour l'instant.

J'espérais qu'il se remémore rapidement les endroits où il était passé. Bien sûr je finis par lui posé la question. Son haussement d'épaules fit interpréter comme une forte possibilité que ce soit le bon chemin sans une absolue certitude.

Une affiche? Shizukanaru prit le temps de l'observer, l'annonce et l'image, indiquait clairement l'impact psychologique qu'avait eu son passage sur la bande d'hommes poisson. Visiblement notre compagnon n'y était pas allé de mainmorte.

Quand je lui fis la remarque il haussa les épaules. Visiblement, le côté amusant ou stratégique de la chose ne lui sautait pas aux yeux. Au mieux il s'en fichait.En effet cet ascendant psychologique nous serait peut-être utile plus tard.

J'observais un peu plus le dessin. On lui avait attribué toutes les caractéristiques d'un démon. De longues cornes, des yeux rouges, le texte lui-même donnait un caractère sadique au personnage.
Pouvait-il réellement avoir du plaisir à torturer quelqu'un? Le personnage m'intriguait mais nulle histoire d'idiots apeurés ou de vieille femme superstitieuse ne remplacerait une enquête menée en bonne et due forme. Je voulais depuis le début voir de quoi il était capable et ce, de mes propres yeux.



Kyulin et moi continuons de suivre le sergent Noakuma, j'en profitais pour observer les lieux. L'immonde construction visible depuis la mer, désormais plus proche, livrait sans aucun doute son identité: la tour qu'avait attaqué le silencieux.

"Tansui Kingdom", quelle blague... On aurait dit que des enfants jouaient à conquérir le monde, en martyrisant des camarades plus faibles. Malheureusement, le maître d'école est arrivé pour vous donner une leçon. En parlant de leçons, nous tombions sur un homme qui se faisait interroger et maltraiter.

L'homme-poisson fulminait. Il agitait ses bras et jambes, donnant des coups un peu au hasard, sur le corps de sa victime.

- Pathétique humain! Payer pour ta vie, ne t'offre qu'un sursit! Ôte-toi de la tête que tu es digne de vivre!


L'homme était recroquevillé au sol, protégeant tant bien que mal les points faibles de son corps.


Shizukanaru, comme Kyulin voulurent intervenir sur-le-champ. Je les empêchais d'intervenir, et leur ordonnais d'attendre. Je préférais rester à distance et observer encore un peu.

-Non, voyons la suite des évènements. j'étais resté discrète mais ferme. On se devait de ne pas attirer l'attention par des hurlements ou quoi que se soit d'autre...

Tous deux n'eurent aucun mot. La réaction de mes pairs à cet ordre me renseignait sur leurs caractères respectifs.

Kyulin ne réagit pas beaucoup à mon intonation, en revanche bien que ce n'était pas extrêmement visible, l'attente semblait moins bien passée.
Shizukanaru, lui réagit légèrement à mon intonation, mais regardait le civil dans l'indifférence la plus totale.
Littéralement, le jour et la nuit. Je continuais d'écouter l'homme-poisson, qui reprochait au villageois de ne pas pouvoir donner de renseignement alors que le criminel avait été vu pas loin.

Il parlait probablement du sergent, ils avaient la dent dure... Tant mieux! Le pirate ne dirait rien de plus, il était temps d'arrêter le massacre. Il n'y avait aucun autre homme poisson dans les environs.

Il n'y avait pas que Shizukanaru qui m’intéressait. Kyulin que je n'avais jamais vu combattre, avait là aussi l'occasion de montrer ses talents au combats.

-Économiser, les forces de Shizukanaru pour la suite, malgré le fait qu'il soit reposé, semble l'option la plus raisonnable.

Je demandais à Kyulin d'intervenir, sans plus de précision elle était libre de faire ce qu'elle voulait: capturer, tuer....

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Shiranui Kyulin

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Sam 17 Mai - 20:13

Sans encombre, nous sommes donc arrivés sur Konomi, Kokoyashi ou Tansui kingdom… Simplement une île dont les seules connaissances dont nous nous souvenons proviennent de quelque rapport probablement dépassé.

Bien qu’inquiétée par son état, Noakuma est le seul à être déjà venu sur l’ile, nous devons donc le suivre, mais nous faisons tout de même attention à observer tout autour de nous et à noter pour nos futur rapports, même s’il s’agit d’un mission nécessitant la violence, nous ne pouvons nous relâcher dans nos observations.

Après une petite marche, Noakuma récupéra ce qui semblait être un avis de recherche placé contre un arbre, papier qu’il jeta. La curiosité nous piqua et nous prîmes le papier afin de comprendre ce qu’il se passe… Sans grosse surprise, il s’agissait bel et bien d’un avis de recherche, à propos de notre compagnon. Il nous fallut un instant pour comprendre que le grossier dessin était censé être un portrait de Noakuma, mais ce fut en grande partie à cause de la différence de qualité avec les portraits de Yamato qui sont bien plus fidèle.

Les accusations de meurtre étaient probablement vraies, mais il n’est probablement pas possible que quelqu’un comme lui puisse prendre le moindre plaisir, et donc encore moins de chances qu’il y ait eu du sadisme lors de son opération en ces lieux.

Nous fîmes donc une remarque en accord avec nos pensées afin de lui faire comprendre que nous avions confiance en lui. Nous gardons néanmoins en pensée qu’il faudrait qu’il évite de se faire remarquer afin de simplifier notre mission et d’assurer en quelque sorte sa sécurité.
En continuant notre route, nous fûmes témoins d’un acte prouvant la menace que représentent les hommes poissons pour l’ile : un homme souffrait d’une interrogation violente de la part d’un homme poisson, ce dernier, piétinait d’une manière hasardeuse le pauvre homme qui était probablement innocent.

Alors que nous étions prête à bondir à l’aide de l’homme en détresse, Murasa nous interrompit dans notre élan et nous ordonna d’attendre.


-Non, voyons la suite des évènements.

Nous voyons clairement que sa vie n’était pas en danger, mais nous voulons quand même agir au plus vite, nous comprenons que l’attente est probablement un bon choix, afin de vérifier la situation et d’être sûr qu’ils ne soient pas en avantage numérique en cas d’attaque, nous suivîmes donc les ordres sans broncher, mais en cachant une grande frustration.

Nous souffrions donc en silence devant cette vision qui, pour nos mœurs est une horreur. Nous restions néanmoins prête à foncer dès que possible…

-Économiser, les forces de Shizukanaru pour la suite, malgré le fait qu'il soit reposé, semble l'option la plus raisonnable.

Murasa nous demanda ensuite d’y aller seule afin de laisser Noakuma se reposer un peu plus… Nous n’entendîmes pas la fin de la phrase, ayant déphasé directement l’existence de notre cahier, à l’aide de notre œil gauche, nous étions déjà partie… Nous commençons par faire une course elliptique afin d’attaquer l’homme poisson dans un angle mort, malheureusement, afin de garder le silence, notre vitesse fut quelque peu insuffisante : l’homme poisson se retourna un peu avant et nous remarqua avant que notre premier coup ne fut porté… Quelle coïncidence lui fit se lasser de ses actions ?

Nous perdîmes donc une occasion quelque peu inespérée de vaincre sans problème, il fut d’abord étonné puis comprit rapidement que n’étant pas une femme poisson nous sommes forcément une ennemie, ses réflexes furent dans la marges que nous avions prévu d’après nos observations et nous esquivons avec un facilité déconcertante : le style de combat des Shiranui est très rapide, une attaque de ce calibre est bien trop lente, ce fut la première situation réelle à laquelle nous étions confrontée, nous tremblions un peu, mais nous fîmes une petite rotation sur la droite de l’homme poisson puis frappa la nuque de ce dernier avec notre katana dans son fourreau.

Le coup était insuffisant, nous le remarquâmes de suite, l’ennemi étant à notre droite, nous orientons d’un mouvement rapide notre hanche afin que notre œil droit puisse déphaser ce coup. De suite après nous en plaçons un autre avec autant de force et utilisons la force entrainer par le coup afin de faire une rotation et de le déphaser à partir de l’œil arrière. Après notre rotation, nous bondissons directement en arrière afin de s’éloigner de lui. Il se mit à rire, c’était l’effet attendu :



« AHAHA ! Pauvre humaine,
il ne pouvait avoir plus tort, mais nous ne fîmes aucune remarque.
Te rend tu comptes que tes coups ne feraient tomber une mouche ? Même en dégainant tu n’érafleras même pas la peau d’un enfant poisson ! »

Ses moqueries nous firent sourire : les coups portés jusque-là étaient suffisant pour assommer n’importe quel animal faisant le double de son gabarit, malheureusement nous voulons l’assommer suffisamment longtemps pour que son réveille ne se fasse que lorsque ses camarades seront abattus… Suite à son papotage, il baissa largement sa garde, nous étions reconnaissante de son imbécilité.

Nous fonçons donc dans le but de le mettre hors d’état de nuire, deux coups de plus suffiront. Il nous laissa largement le temps d’arriver derrière lui et lui placer le premier coup, déphasé par l’œil frontale, après celui-ci il tenta lui aussi un coup : son attaque était linéaire, on ne peut plus basique. Nous n’eûmes besoin d’esquiver celle-ci, un simple coup de pommeau dévia ce dernier et nous portions donc le coup final tout en annulant les quatre déphasages précédents, il perdit immédiatement connaissance et notre carnet réapparu dans notre main gauche.

Dans un soupir léger semblable à une plainte, bien qu'il ne puisse plus entendre, nous lui disons :

« Vous ne devriez pas infliger aux autres des choses que vous ne voudriez pas voir vous être infliger, ce, même si on vous l’a déjà fait subir… »


Le combat ayant eu une durée très courte, nous n’eûmes aucune sensation de fatigue due à l’utilisation de notre pouvoir, nous décidons donc d’aider l’homme qui souffrait simplement de blessure bénigne.


Mode Kirin :
 



Dernière édition par Shiranui Kyulin le Dim 18 Mai - 23:14, édité 1 fois
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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Dim 18 Mai - 21:01

Alors que la petite sergent semblait captivée par le combat qui se déroulait sous nos yeux, je m'en désintéressais complètement. Elle avait tort de ne pas croire l'affiche. Même si effectivement, je n'avais pas pris de plaisir à torturer cet homme poisson, n'avoir rien ressenti dans la besogne était peut-être pire pour certains.

Le combat fut court et l'homme poisson tomba à terre dans un bruit lourd. La brune semblait ravie mais intriguée par ce qui s'était passé, l'indigène, quant à elle, venait aider l'humain à terre précédée par notre supérieur qui s'intéressa à sa santé. De mon côté, j'allais vers l'homme poisson inconscient, face contre terre. Je le retournais le mettant sur le dos ce qui intrigua la sergent.

– Tu veux le fouiller ? Questionna-t-elle en fronçant les sourcils.

D'un geste négligeant de la tête, je lui indiquais que non et sans sommation, les doigts raidis et légèrement incurvés vers le ciel, je les enfonçais profondément et violemment dans les orbites de la victime inconsciente. La douleur le réveilla brièvement, ce qui lui arracha un maigre cri, étouffé par la mort quand je remontais mes doigts plus profondément jusqu'à lui transpercer le cerveau.

Péniblement, j'enlevais mes doigts poisseux de sang et autres matières non identifiées sous les regards horrifiés des deux sergents.

– Q-que …

L'indigène ne poursuivit pas, visiblement choquée et secouée par mon acte. En revanche, la sergent à l'ancre vit rouge et me le fit savoir.

– Mais pourquoi t'as fait ça ?! On en avait besoin pour savoir ce qui se passait ici.

Elle était plutôt résignée et non pas choquée par mon acte. Je la regardais droit dans les yeux tandis que je sentais le sang goutter le long de ma main. J'avais eu pour ordre de m'en débarrasser lors de ma première mission, aucun contre ordre n'était intervenu entre temps, je n'avais donc fait qu'obéir, faire ce qu'on attendait de moi. Délicatement, je m'abaissais et essuyais ma main dans l'herbe. L'homme attaqué me regardait aussi et s'exclama :

– C'est lui ! Le démon qu'il recherchait ! C'est lui ! C'est lui qui a été vu sur Goa et à Kokoyashi ! 

L'homme semblait ne pas en revenir.

– On en reparlera plus tard, asséna la sergent à mon intention puis elle retourna auprès de l'homme. Cependant, je pointais du doigt le cadavre puis l'homme pour lui faire comprendre que lui pourrait nous donner les informations qu'on voudrait. Bon ok, je te l'accorde, c'est pas bien grave que tu l'aies tué. Monsieur, pouvez-vous nous renseigner un peu sur le comportement des hommes poissons ?

L'homme avait visiblement peur ou tout du moins était-il impressionné.

– Ils sont énervés. Jamais ils n'avaient connu de pertes aussi importantes. Ils sont une trentaine sur l'île, faisant des rondes en solo ou en groupe et rentre le soir à la tour. Leur chef Tansui et son second Nuru sont sur les dents. Ils nous persécutent encore plus.

L'homme sanglota et le sergent Murasa l'aida.

Vous pouvez marcher ? Très bien, alors retournez chez vous, et d'ici une journée et demi, donc demain en fin de journée, faites courir le bruit qu'il est revenu, vous feriez ça pour nous, s'il vous plait ? dit-elle en me désignant du doigt puis en souriant aimablement au civil.

Celui-ci hocha la tête et partit. L'indigène semblait toujours prostrée dans ses pensées, elle me fixait sans être présente, l'air ailleurs mais en même temps plongée sur ma mise à mort que je savais être la plus rapide.

– Huaaaaaaaaaaaaaaaaaaah … hurla à s'en déchirer les cordes vocales l'indigène.

Elle tenta de recommencer mais l'air lui manquait. J'aurais pu croire que c'était ce que les gens appelaient une crise de panique. Elle tomba à genou par terre, contemplant hagarde, le visage aux yeux sanglants de ma victime.


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Minamitsu murasa

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Lun 19 Mai - 19:21

-Nous ferions mieux de retourner au bateau pour nous préparer.

Je cachais le corps dans un buisson non loin puis, je demandais l'aide de Shizukanaru pour ramener Kyulin jusqu'au navire. Sur le chemin je prêtais attention à la moindre brindille, le moindre petit son.

Nous arrivions à l'embarcation sans problème. Je demandais à Shizukanaru de surveiller les alentours, il hocha légèrement la tête et me tourna le dos.

Petite j'avais vu des gens mourir par dizaines, et j'avais subi un dur entrainement avant même d'être matelot...Étais je devenue insensible? Non, je tentais de ramener Kyulin avec nous en restant à ses côtés et en lui expliquant mon point de vue sur la situation.

Je lui posais des questions, sur ce qu'elle ressent, la façon dont elle avait perçu tout cela, mais elle ne m'adressa qu'un regard vide...

-Je ne suis pas sur de savoir ce que tu ressens en ce moment, mais j'ai besoin de toi pour protéger tous ses gens, ce que Shizukanaru vient de faire n'est que le quart de ce qu'il va se produire ici... Soit les hommes poissons annihileront le village avec ses habitants, soit nous anéantissons leur équipage...


-Wave Stamp!

J'étais assise face à Kyulin, dos à la mer, quand le centre du bateau vola en éclat, le coupant en deux. J'étais à quelques mètres du rivage, l'autre moitié du bateau se trouvait sur le rivage, Kyulin était encore dedans, elle semblait consciente...

J'appelais Shizukanaru en renfort, à peine avais-je crié, qu'un deuxième coup vint réduire ce qui me servait de radeau en confetti. J’aperçus le sergent Noakuma qui se dirigeait vers Kyulin, juste avant être projeté hors de l'eau par un troisième coup porter au niveau de mon abdomen. Je me retins pour de ne pas rendre ce que contenait mon estomac.

En l'air j'observais le fond de l'eau, trois hommes poissons nous attaquaient. Deux d'entre eux se dirigeait vers mes compagnons.

*C'est mauvais malgré l'attaque elle ne réagit toujours pas, Shizukanaru ne pourra pas s'occuper des deux et protéger Kyulin en même temps.

Le jeu en valait la chandelle si Shizukanaru se trouvait en mauvaise posture je n'aurais pas le temps de me débarrasser de celui et de leur venir en aide. Alors que si je les retenais ici, Shizukanaru pourrait se débarrasser du premier et venir m'aider pour rééquilibrer le combat.

J’accélérais ma chute dans l'eau pour y plonger violemment, et placer un coup d'ancre pour éloigner l'homme poisson qui m'attendait de pied ferme. Sous la force du coup il s'enfonça sous l'eau. J'entrais dans l'eau sans encombre.

Mon premier adversaire essayait de se remettre du coup qu'il avait reçu en se tenant la tête.  J'avais une ouverture dont je devais profiter.

Les deux hommes poissons nageaient à toutes vitesses. Je donnais tout ce que j'ai, il fallait en retenir au moins un!

*Marid*


Le siphon, attirait les deux torpilles, qui se mirent à s'agiter encore plus, pour tenter de lutter contre le courant. J’accélérais la rotation de Tsunami.

L'un d'eux surement excéder se laissa entrainer vers moi profitant même de la vitesse donner par mon siphon.

*Idiot, je t'attends!*


Pensée que je n'avais pas prévu une telle situation, c'était me sous-estimer! Il arriva à grande vitesse. J'arrêtais alors la rotation.

Il banda son bras prêt à m'assener un coup de poing destructeur. J’abattis Tsunami sur sa tête, fracassant le malheureux. L'eau ralentissait mes mouvements, mais il avait lui-même toute la vitesse nécessaire pour que le coup soit puissant.

*Je ne t'ai pas frappé tu mets rentré dedans...*


Les yeux de l'homme poisson se révulsèrent. Il était temps de remonter à la surface prendre l'air...Par-dessus m'attendait celui que j'avais sonné lors de ma chute. J'aurais cru qu'il me retiendrait sous l'eau pour me noyer.

Il me saisit par le crâne en serrant très fort. La douleur fut telle de j’ouvris la bouche laissant passer de l'eau.

Il avait un sourire sadique. A mesure que celui-ci s'étendait sur son visage, sa poigne se refermait. Il s’arrêta de serrer, et effaça son sourire.

Humains, apparemment vous aimez broyer des cervelles...non? dit-il d'un ton neutre.

Il recommença à serrer.

-La moindre des politesses est de répondre, déchet!
il s'énervait d'un coup.

Il serrait le poing. Et se mordit les lèvres au point de se faire saigner.

-C'est mon frère que vous avez non seulement tué, mais également défigurer! Réponds!

Le chagrin, le rendait fou, au point d’espérer que je puisse lui répondre sous l'eau...

-Réponds, réponds, répoooonnnndddsss! Tu vas gouté à ta propre torture monstre!


Ses poings se serraient de plus en plus, seulement ma tête était telle une noix dans sa main, prête à craquer...J'avalais de plus en plus d'eau. La douleur que je ressentait surpassait la sensation qu'aurait pu me procurer celle de la noyade. Mourir noyé semblait préférable au sort que Shizukanaru avait fait subir à cet homme-poisson.

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Shiranui Kyulin

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Mar 20 Mai - 2:14

Nous savions que voir des morts était inévitable, que maintenir l’ordre nécessite très souvent des sacrifices, même sachant cela, nous ne pouvions supporter de voir une mort aussi violente aussi soudainement… Cet homme poisson avait probablement une famille et des amis, après la libération de l’ile du joug de ces derniers, il aurait pu décider par lui-même de changer d’objectif, de vivre pour lui et non pas pour une rancune passé…

Notre état faisait pitié à voir, notre volonté de continuer avait été broyée par l’acte du sergent Noakuma. Il a probablement agit tel qu’il pensait qu’il était nécessaire d’agir, l'homme poisson n’a probablement que peu souffert de cette mort, bien qu’en apparence, celle-ci est horrible… Mais nous ne pouvons néanmoins pas pardonner cette personne… Non, c’est probablement due à notre faiblesse, nous avions probablement la possibilité d’agir, d’arriver à une situation meilleure que celle-ci… Mais comment ?

Sommes-nous incapable de protéger le plus de personne possible ? Ce témoignage de notre impuissance, non, notre faiblesse nous plongea dans un piteux état, réduit à l’incapacité d’agir, capable seulement de penser à quel point nous sommes incapable. Nous voyons ce qu’il se passe, nous savons que nous devons agir, mais nous ne pouvons pas, même étant expulsé sur le rivage, voyant nos camarades combattre, nous ne pouvons que continuer à penser à l’image de la mort de cet homme poisson…

Nous eûmes des sueurs froides, du mal à respirer, des vertiges, une remontée acide… Dans un premier temps, nous retenons celle-ci, mais notre état ne nous permet pas de nous retenir plus longtemps…


*Gha…* rien n’en sorti, une reprise de souffle…*Argl*

Le contenu de notre estomac se répandit sur les restes de notre bateau, notre corps ne nécessitant pas beaucoup de nutriment, il n’y eut qu’une petite quantité, mais les vomissements continuèrent, bien que n’ayant plus rien dans l’estomac, la sensation de rejet est probablement une des plus horribles depuis cet incident…

Nous qui avions connu un enfer de douleur,700 lunes de cela… 700 lunes… En 700 lunes… Notre maturité n’a donc pas changer en tout ce temps ? Certaines personnes ne vivent même pas autant de temps, cet homme poissons ne pouvait dépasser les 30 ans, alors une cinquantaine ? Pouvons-nous nous permettre d’être aussi puérile ?

Nous levons les yeux vers le ciel, nous sentant faible à cause de ce qu’il vient de se passer… Nous regardons devant nous… D’autres morceaux de notre embarcations flottaient, Noakuma était sur la rive alors qu’un homme poisson se dirigeait vers nous, des mouvements dans l’eau indiquait que quelque chose s’y passait, Murasa était probablement en train d’y affronter les hommes poissons qui ont détruit notre voilier.

Notre état nous donnait l’impression que tout se passait trop vite… Nous ne pouvons rester trop longtemps dans cet état… Notre vision se brouillait à intervalle irrégulier… Nous pensons même qu’il serait pratiquement mieux de tout abandonner maintenant, d’arrêter de poursuivre un rêve irréalisable, de mourir afin d’arrêter la douleur, se laisser emporter une dernière fois afin de ne plus avoir à souffrir…


Quelle immaturité. N'avons nous donc rien retenu de nos erreurs passé?

Nous ne pouvons arrêter pour une telle raison, ni maintenant, ni jamais. Ce n’est pas la première fois que nous pensons simplement arrêter, combien de lune sommes-nous restée dans cet état ? Un état végétatif, ne répondant plus à rien ? Nous ne devons répéter la même erreur, il s’agit là d’une des base de la nécessité de l’histoire : ne pas la connaitre, c’est prendre le risque de la répéter…

Notre état actuel est moins important que notre situation, même n’ayant pas complètement récupérer moralement, nous devons aider nos camarades. Il y avait 3 hommes poissons, Noakuma étant dans un mauvais état, nous devons au moins en occuper un... Mais notre état ne nous permettrait probablement pas de combattre correctement, que faire ?

Nous commençâmes par nous relever. Ne voyant qu’un homme poisson sur terre, Murasa doit en affronter 2 sous l’eau. Il est malheureux de le dire, mais notre état physique et mental de nous permettra pas d’aller l’aider… Nos membres sont encore engourdis, tout se passe trop vite, nous avons donc simplement foncer contre celui visible sur terre. Nous décidons de laisser notre katana afin d’optimiser notre vitesse, à une vitesse du niveau du premier que nous avons combattu, nous dévions donc, avec beaucoup de difficulté, un coup dont la vitesse nous paru équivalente à celle des autres Shiranui.

Nous fixons donc le centre de son visage, incapable de voir ses yeux :

« Nou… »

L’image de l’homme poisson défiguré nous revenait à ce moment-là. L’envie de régurgiter nous pris aussitôt, mais l’homme poisson n’attend pas… Nos réflexes ne nous permirent pas d’esquiver son attaque, mais furent suffisant afin de dévier une attaque qui aurait du toucher notre cœur, nous fûmes éjecter… Le poumon gauche troué, nos vêtements épongeant le sang, nous nous remettons à quatre pattes, vomissant de l’air, de l’acide gastrique et de la douleur.

Nous tombons sur notre côté droite, la vision de Noakuma allant vers l’eau afin d’aider Murasa nous aida à oublier la cruauté de son action, nous sourions, puis regardons le ciel une demi seconde, cette demi seconde paru infinie... L’homme poisson se tourna afin de pourchasser Noakuma.

Aussitôt nous déphasâmes notre blessure, et finissions notre phrase :

« Nous serons ton adversaire ! » Crions-nous à bout de souffle.

Il s’en trouva intrigué, nous voyant nous lever, intacte, aucune trace de sang, malgré que son coup nous ait éjectée près des restes du bateau, il devait nous penser morte… Nous reprîmes notre katana, sachant que nous ne pourrons l’abattre avec nos forces actuelles, nous prenons une position défensive, nous arrangeant pour dévier les coup rapides et esquiver les plus lents, nous pouvons probablement tenir le combat, mais notre déphasage allait-il tenir le temps que la situation des autres s’arrange ?


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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Jeu 22 Mai - 1:08

La situation s'était dégradé d'un coup. Alors que la sergent Murasa essayait de faire réagir le sergent Kyulin tandis que je regardais la scène d'un œil vague un peu plus loin, le navire explosa en morceau et trois hommes poissons surgirent de l'eau. La sergent Murasa fut expulsée au loin se retrouvant à la mer, une situation peu arrangeante face à ses créatures hybrides. La sergent traumatisée en revanche avait atterri plus près de moi. Je me précipitais donc à ses côtés, la jugeant incapable de se défendre pour le moment alors qu'un homme poisson fonçait droit vers nous. La petite brune avait disparu sous l'eau avec les deux autres. J'étais le seul rempart entre ma collègue et notre adversaire bien décidé à en découdre. Du coup de l'oeil, je vis l'indigène se relever. La situation allait donc peut-être s'améliorer. Je ne me sentais absolument pas capable de tuer à moi tout seul mon adversaire, du moins pas sans Angry, mais j'étais vide de toute colère.

Malheureusement, la situation devint soudainement dramatique. La sergent Murasa émergeait enfin de l'eau mais celle-ci était tenue par la main énorme d'un de ses adversaires. Il semblait vouloir lui écraser la tête comme un fruit trop mûr. Toujours en garde, je ne savais plus quoi faire. Dans ma tête, tourbillonnaient les paroles de Fury, l'un de ses ordres valables toute ma vie comme il me l'avait indiqué : «  Toujours aider un collègue en difficulté, Shizukanaru. Bien que tu en aies rien à faire d'eux. C'est un ordre à vie, sergent. Toujours passer la vie des Marines avant une mission. » Effectivement, je n'en avais strictement rien à faire de ces deux-là mais les ordres de Fury étaient claires, je devais les sauver. J'étais sans aucun doute dans un cas de figure où on avait besoin de mon aide. Mais que devais-je faire ? Abandonner l'indigène qui avait vomis à peine levée et ne semblait pas en état de se défendre ? Ou accourir auprès du sergent Murasa ?

Le temps pressait, je voyais la tête de ma collègue qui était crispée de douleur. Sans un regard en arrière, je pris ma décision et courus vers la petite brune. Toutefois, à peine eus-je fait quelques pas, que l'indigène se fit frapper violemment, du sang coulant à un rythme impressionnant de sa blessure. De nouveau, elle vomit. Corne de bouc ! J'allais faire demi tour lorsque je vis qu'elle se redressait, indemne. Chiabrena ! Qu'était-ce encore que ce délire ? Pas le temps d'y réfléchir, la sergent Murasa avait besoin de moi et ce, avant que le troisième homme poisson manquant revienne à la charge.

Les côtes douloureuses à chaque pas que je faisais, je courus, pris appui sur un rocher et sautais à bras le corps sur le dos de l'opposant de ma supérieure. S'il fut surpris, il n'en lâcha pas pour autant la jeune fille et ne daigna pas m'accorder un regard. Je le voyais à ses muscles qu'il contractait, il allait achever Murasa. Pas le temps de trouver une technique pour lui faire lâcher prise, à court d'idée, je remarquais un petit morceau de chair qui palpitait sur chacune de ses clavicules, et sans hésiter je plongeais mes deux mains, saisis quelque chose de dur dans toute cette chair et tirais violemment dessus, me laissant tomber en arrière de tout mon poids pour lui arracher.

La technique, bien que peu orthodoxe, réussit et je me chutais lourdement au sol, les mains rouge de sang, tenant fermement des morceaux d'os inconnus et éclatés. Mon adversaire hurlait et avait lâché la sergent Murasa. Je voyais trouble, le choc de ma chute ayant sérieusement ravivé mes douleurs mais je devais rester concentré pour le sergent Murasa. Celle-ci s'enfonçait dans l'eau. Péniblement, je me remis debout, évitant au passage un coup rageur et désordonné de l'homme poisson que j'avais mutilé, arrachant ce qui étaient ses branchies. Il tenait ses blessures, dans ses yeux brulaient l'envie de vengeance et de me voir mort. C'était pas le premier. J'attrapais la ceinture de Murasa qui dépassait encore et la trainais sur la plage sans quitter des yeux mon adversaire.

– Tu es le petit diable qui a attaqué Tansui Kingdom, remarqua-t-il avec intelligence et brio. Ainsi donc tu étais de la marine.

Une fois de plus, je restais songeur face à un sens si brillant de la déduction.

– C'est donc toi qui a défiguré mon frère, torturé ce pauvre Gyaro et tué plusieurs autres de nos frères à la tour. Réponds, petite erreur de la nature, persifla-t-il

Haussant un sourcil sceptique, je trouvais culotté qu'il me dise ça au vue de la tête d'une anormalité suspecte qu'il se trainait. Je profitais de son petit monologue pour glisser deux doigts sous le nez de ma camarade. Elle respirait. Parfait. J'avais accompli mes ordres, je pouvais maintenant le tuer comme bon me semblait.

Prenant solidement appui, je me préparais au combat, espérant que mes blessures récentes ne se réveilleraient pas à des moments fatidiques.

– Wave Stamp

La même attaque qui avait pulvérisée le bateau. N'ayant pas compris le coup, je courus à gauche, me décalant de quelques bons mètres. L'onde de choc fit s'effondrer des arbres derrière moi, à la hâte je me remis dans l'axe qui l'empêchait d'attendre ma collègue. Je devais attaquer. La sergent Kyulin avait peut-être besoin de moi elle aussi de l'autre côté. Un adversaire plus lourd et plus grand que moi. Je me mis de biais et me concentrais pour trouver une faille dans sa posture. Il passa à l'attaque rapidement, pratiquant une fois de plus ce karaté étrange. Il fendit l'air du tranchant de sa main, m'obligeant à me baisser au ras du sol, j'essayais de lui saisir la cheville mais il bondit en arrière évitant ma main prête à lui tordre les nerfs que je savais saillant à cet endroit. Prestement, je me remis debout, esquivant deux coups successifs. Mes contre attaques se révélaient inefficaces, je n'avais pas assez de temps pour y mettre la puissance nécessaire.

Il fondit sur moi, paume en avant. Profitant de ma petite taille, je me glissais sous son bras et lui assénais un uppercut en me relevant. A peine sonné, il recula pour mieux m'attaquer. Coup bas avec la jambe, coup haut avec le poing. Je reculais, préférant esquiver plutôt que de tenter une attaque. Si j'étais touché une fois, je ne savais pas si je m'en relèverais.

Seulement, j'eus un mouvement malheureux et me pris les pieds dans des branchages échoués sur la plage. Je trébuchais et n'esquivais pas aussi bien que prévu, son poing m'éclata l'arcade sourcilière gauche. Au moins, j'étais de nouveau parfaitement symétrique. La tête me tournait de nouveau et respirait devenait de nouveau douloureux. Mon adversaire m'ignora et me dépassa, m'enjambant même. Je compris aussitôt qu'il allait achever le sergent Murasa.

Je saisis sa cheville et serrais du plus fort que je le pouvais.

– Encore en état de te battre, avorton.

Impossible de casser sa cheville dans mon état actuel. Je me relevais avec peine et lui sautais dessus, oubliant toute prudence, pour m'acharner sur les blessures que je lui avais faite au niveau des branchies.

– Personne ne touche mes collègues, assénais-je froidement.

Je me cramponnais du mieux que je pouvais mais il m'attrapa et essaya de me faire voler par dessus son épaule, épaule dans laquelle je plantais mes dents sauvagement. Je ne devais pas faillir à mes ordres. Néanmoins, ma mâchoire ayant ses limites, je lâchais prise et il me plaqua durement au sol. L'air quitta aussitôt mes poumons et je ne voyais plus grand chose. Hormis un pied immense qui allait s'abattre sur moi. Incapable de réagir vraiment, je n'eus même pas la volonté de me protéger, essayant tant bien que mal de respirer normalement. Alors qu'il allait m'achever, je vis une ancre s'interposer.



Dernière édition par Shizukanaru Noakuma le Jeu 22 Mai - 23:29, édité 1 fois
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Minamitsu murasa

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Jeu 22 Mai - 18:08

-Pffff... je crachais un mélange de sable et d'eau de mer.

Mon premier constat, j'étais vivante et hors de l'eau. Le mal de crâne me rappelait ma dernière vision avant de tourner de l’œil.

-L'homme poissons!

Je levais ma tête à la recherche de mon adversaire. Mes muscles crispés par la mort approchante se  détendaient.Par réflexe j'avais serré de toutes mes forces Tsunami dans ma main droite. Je reprenais mes esprits, je me retournais puis pris appuie sur mon arme.


– Personne ne touche mes collègues...
Ma tête se remettait de la pression qu'elle avait subie et ma vue redevenait normale.

Devant moi Shizukanaru aux prises avec l'homme poisson. C'était lui que j'avais entendu? Pas le temps d'y réfléchir il semblait vouloir l'écraser sans autre procédure. Je pris une poignée de sable dans ma main gauche.

Tsunami Bloqua le pied qui s’apprêtait à écraser la cage thoracique de Shizukaru. L'homme poisson me jeta un regard.

-Raaaahhhh! Sale peste!
hurla t-il en recevant le jet de sable dans les yeux.

Shizukanaru s'écartait du géant pour prendre son flanc droit. Je dégageais Tsunami vers le haut déséquilibrant notre adversaire. Puis j'avançais mon corps pour que nous soyons alignés. Puis se servant de mon corps comme axe de rotation, je tournais pour placer une frappe horizontale dans le dos de l'homme poisson qui ne put esquiver.

J'entendis clairement les os de sa colonne se briser. Il s'effondra, genou à terre, mâchoires écartées, avant de se retrouver face contre terre. Vivant ou pas il ne pouvait plus bouger.

-Personne ne touche mes collègues...
Lui dis-je en le regardant droit dans les yeux. Il avait compris que je l'avais entendu, je lui lançais un léger sourire. Je m’inquiétais maintenant pour Kyulin.

-Où est...? Il avait largement anticipé ma question en me montrant le sergent Shiranui qui esquivait tant bien que mal les attaques. Prenant malgré ses esquives quelques coups.

Un regard vers Noakuma, il pointait du doigt non seulement  le sergent mais surtout sa poitrine. Était-elle blessée? Non, en jetant un œil sur Kyulin, elle nous lançait un regard fugace quand elle le pouvait.

Je me tournais vers mon camarade, il avançait à mon niveau. Je plantais mes pieds profondément dans le sable. Je tenais Tsunami telle une batte de baseball, je regardais Kyulin, Shizukama et moi-même hochions la tête, en sa direction.

-Anchor Claws... dis-je d'un ton froid.

L'homme poisson n'avait pas vu venir sa mort...maintenant son corps s'écrasait lourdement dans le sable.

Shizukanaru avait sauté pour se retrouver perpendiculaire à Tsunami. Je le propulsais de toutes mes forces en direction de l'homme poisson. Kyulin avait continué à captiver son attention qu'il ne puisse pas s'écarter de la trajectoire du démon silencieux. La nuque de l'homme poisson fut brisée nette par le sergent Noakuma.

Nous nous étions débarrassé de quelques hommes poissons et ce ne fut pas sans difficulté. Maintenant que la situation s'était calmée. Il était temps de faire un bilan. L'ennemi était coriace mais son anatomique différait peu de la notre pour ce qui était des points faibles.  Maintenant chacun de mes coups viserait ses points dans l'unique but de les mettre hors d'état de nuire. Ils avaient eu l'avantage de la surprise, et du terrain. Il restait près de 26 hommes poissons, et j'avais déjà un plan pour nous assuré l'avantage. J'allais m'assurer de la forme de mes équipiers.

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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Jeu 22 Mai - 21:34

Nous faisions notre possible pour esquiver sans trop se fatiguer les coups de notre adversaire. Jetant de temps en temps des coups d’œil avec nos yeux normaux afin de vérifier l’état de nos deux compagnons, tout en gardant en vue l’homme poisson avec nos yeux spécifiques au cas où des déphasages seraient nécessaires. Nous reçûmes de simples contusions par le fait que nous préférions recevoir celle-ci, que de prendre le risque de nous démener et nous effondrer.

Nous entendîmes quelque son sortant de la bouche de l’homme poisson, qui d’après son expression devaient être des plaintes à propos du fait que nous misons tout sur notre esquive et ne tentons pas d’attaque, quelqu’un de normal divisant inconsciemment sa force total sur sa force de frappe et sa défense, notre entrainement nous permettant de mettre cette dernière totalement en défense nous permet de tenir, même quand notre force totale est inférieure à celle de notre adversaire.

Notre état commençait à s’améliorer, notre ouïe revenait, notre vue récupérait et la sensation que la coordination entres nos membres et notre vue était désordonné disparaissait, notre état physique revenait donc peu à peu après ces vomissements… Petit à petit, les coups de notre ennemi ne nous effleuraient même plus, hormis notre blessure déphasée et notre état psychologique, nous savions que notre état était redevenu proche de notre état normal.

Nous entendîmes, suite à notre récupérations, pour la première fois des mots sortant de la bouche de Noakuma et pas des moindres :

– Personne ne touche mes collègues,

Ces paroles nous donnèrent un léger sourire. Nous ne vîmes très clairement ce qu’il s’y passait, mais Murasa semblait avoir sauvé Noakuma et terminer leur adversaire. Puis elle rétorqua d’une phrase, phrase qui nous vola un rire :

-Personne ne touche mes collègues...

Suite à cela nous comprîmes d’un coup d’œil que le seul ennemi restant était celui devant nos yeux et qu’il fallait que nous retenions son attention afin de l’abattre rapidement, ce qui fut chose facile, simplement se déplacer pour qu’il nos garde à l’œil, préféré reculer à esquiver sur le côté et en un instant, Noakuma atterrissait sur la nuque de l’homme poisson, la brisant et le tuant sur le coup. Nous n’étions toujours pas faites pour voir autant de mort, mais dans nos conditions, les maintenir en vie était un luxe que nous ne pouvions nous offrir…

Après avoir confirmé visuellement que nos ennemies ne respiraient plus, nous forçâmes un sourire, puis nous asseyons en seiza, les bras croisé afin de sonder nos pensées… en temps normal, le sujet abordé à ce moment-là aurait été les paroles de Noakuma, mais nous étions toujours quelque peu énervé contre son acte… Ou probablement contre nous-même et notre manque de sang froid qui nous a menés vers notre situation… Nous fermons nos yeux… et commeçons à baisser notre tête.


« Désolé… Par notre faute, la situation à dégénérée. Nous expierons nos erreurs par la suite, c’est notre seul moyen de nous racheter…
nous présentions donc nos excuse dans un premier temps
Mais nous restons néanmoins gênée par ce que tu as fait précédemment sergent Noakuma, aussi, si possible nous souhaitons obtenir des explications…»

Contrairement à nos attentes, il répondit :

– Ordre.

Cette réponse nous étonna quelque peu… Il y avait plusieurs interprétation possible, que ce soit l’ordre d’éliminer les hommes poissons, ou qu’il n’y ait pas eu d’ordre ne disant pas le contraire, cela changeait au final peu de chose pour la suite, nous voulions simplement nous assurer que ce que l’affiche disait sur lui était faux… nous prîmes une profonde inspiration, puis reprenons la parole :

« Si possible, nous aimerions simplement que tu suives ce que tu penses être juste, nous préférons probablement que tu ne tues pas quand tu en a l’occasion, mais si il s’agit de ton choix, nous le respecterons. Il est relativement important de suivre les ordres, mais les ordres ne font pas tout. Compris ? »

Nous ne souhaitons pas forcément qu’il nous écoute, mais nous n’aurions pas pu nous pardonner sans dire ceci. Au final nous sourions une autre fois devant le, maintenant devenu habituel, manque de réponse. Nous nous tournions ensuite vers Murasa qui vint nous demander comment nous allions.

« Tout va bien, nous nous sentions mal et avons vomi un peu avant le combat, mais d’ici 5 à 10 minutes, nous aurons récupérer de ce mal. Au niveau de la bataille, nous n’avons pas souffert d’autres choses que d’égratignure très légère. » Nous sourions, sincèrement cette fois.

Nous n’espérions qu’une chose, que Noakuma n’a pas remarqué notre blessure au poumon gauche, avec 2 cotes brisées, ce fut probablement l’atterrissage, qui perça notre poumon… Même si la blessure n’était aucunement mortelle pour nous, nous devrons nous battre en déphasant cette blessure… Nous pénalisant un de nos déphasage, sachant que vu notre état, nous ne tiendrons probablement qu’une demi-journée en le maintenant sans répercussion…


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Dernière édition par Shiranui Kyulin le Dim 25 Mai - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Sam 24 Mai - 1:51

La force de projection de l'ancre associée à la rotation violente exercée sur la colonne vertébrale ne laissèrent aucune chance à l'homme poisson qui s'effondra comme un pantin dont j'aurais coupé les ficelles. J'avais tout de même sacrément mal aux côtes et ne souhaitais pas un autre combat de sitôt sous peine de m'évanouir au prochain coup. Malgré une mort propre sans effusion de sang, l'indigène fit une moue dégoutée. A moins que ce ne soit dû à ma bouche, mon menton et mon nez barbouillés du sang de l'homme que j'avais mâchouillé. Je crachais d'ailleurs au sol, il avait un goût immonde. Mes mains aussi étaient rougis d'hémoglobine mais cela pouvait attendre, je m'en fichais complètement. La sergent Kyulin se releva et s’inclina légèrement pour formuler des excuses :


– Désolée … Par notre faute, la situation a dégénérée. Nous expierons nos erreurs par la suite, c’est notre seul moyen de nous racheter…

Puis elle se releva et me fixa droit dans les yeux.

– Mais nous restons néanmoins gênée par ce que tu as fait précédemment, Sergent Noakuma, aussi, si possible nous souhaitons obtenir des explications…

Gênée … Quel euphémisme. Je n'avais pas le moins du monde envie de lui répondre mais quelque chose dans son regard me fit changer d'avis. Je pouvais bien lui accorder un mot. J'étais d'humeur bavarde dis donc aujourd'hui.

– Ordre.

Elle fut surprise par ma réponse et y réfléchit quelques secondes puis elle me sortit une tirade étrange sur les ordres qui ne font pas tout. La sergent Kyulin n'avait donc rien compris à l'organisation des Marines. Je suis un soldat. Je n'ai pas d'autres fonctions que d'obéir.

La sergent Murasa s'enquit de nos blessures ce à quoi je répondis par un mouvement de tête, croisant négligemment les bras sur mon torse alors que j'avais un mal de tous les diables. La sergent Kyulin de son côté affirma ne souffrir que d'ecchymoses et se remettre de ses vomissements d'ici peu. Je plissais les yeux, persuadé qu'elle mentait. J'étais sûr d'avoir vu une blessure mortelle au niveau de sa poitrine, des écoulements de sang semblables à ceux que je provoquais en défonçant la poitrine d'une victime ou encore à la fois où j'avais arraché le cœur de quelqu'un. Quelque chose de fatale, somme toute. Pourtant, sa tenue était aussi immaculée qu'avant l'affrontement. Pas une goutte de sang, seulement de la poussière et des saletés environnantes.

Il y avait baleine sous gravillons. Peut-être que son œil n'était pas factice après tout. Peut-être que cette femme faible et ignorante était plus intéressante sur le plan biologique et physiologique que je ne le pensais. Un constat me frappa. Quel dommage, je n'allais pas pouvoir la disséquer. On ne s'attaquait pas à ses collègues.

Une tape dans le dos et la douleur qui s'en répercuta me tirèrent de mes pensées expérimentales, la petite brune que j'avais sauvé était proche de moi, presque accolée à mon épaule.

– Je suis contente d'entendre enfin ta voix ! Maintenant nous allons enfin pouvoir discuter.

Voilà pourquoi je ne parlais pas. Tout d'abord parce que c'était inutile. Il n'y a aucune utilité à l'interaction sociale. Ensuite, parce que si j'ai le malheur de dire un mot, on croit que c'est une invitation à me répondre. Non, j'en ai strictement rien à faire de votre point de vue, vos paroles ne valent rien, je ne recherche pas une quelconque reconnaissance de moi-même ou que sais-je encore en vous adressant la parole. Ah. Le silence est une voie si parfaite pour mes lacunes émotives.

Elle semblait attendre une réponse de ma part mais je me dégageais et me postais face à elle, attendant ses ordres. Elle soupira et repris :

– Visiblement, c'est pas pour aujourd'hui. Bon, nous avons environ une journée pour nous reposer et préparer un plan d'attaque, demain avec le bruit qui court sur Shizukanaru, les hommes poissons se mettront à sa recherche ignorant qu'il n'est pas revenu seul... Profitons de leur ignorance pour leur tendre des embuscades, Shizukanaru les attirera et nous les réduirons au silence.

Elle réfléchit quelques instants, regardant les alentours puis reprit :

– Nous allons devoir choisir les lieux où auront lieux les embuscades, plaine avec de hautes herbes, forêt, champ, etc. Pour se cacher et les prendre par surprise. Il faut que quelqu'un aille au village pour surveiller les mouvements des hommes poissons. Kyulin, tu y vas. Tu ne portes pas l'uniforme contrairement à moi et personne ne t'as vu au contraire de Shizukanaru. Pendant ce temps, nous deux allons faire du repérage sur l'île de manière discrète pour choisir nos lieux d'embuscades. Pas d'objection ?

Je secouais la tête et, une fois de plus, la sergent Kyulin répondit de manière formelle :

– Nous obéirons à tes ordres, Murasa.

J'avais la confirmation qu'elle ne comprenait pas l'essence du soldat. Pas besoin de conforter nos supérieurs dans leurs choix ou même d'affirmer notre obéissance, elle se fait d'elle même et sans contestation. D'un geste vague de la main, je lui montrais le supposé chemin de Kokoyashi, ce à quoi elle me répondit par un signe de la tête et un petit sourire.

Tandis qu'elle partait vers l'est, nous nous dirigions vers l'ouest à la recherche de plaine. Pourvu que la petite sergent ne me parle pas.



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