PortailAccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Shiranui Kyulin

avatar

Messages : 110
Date d'inscription : 03/04/2014

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
99/400  (99/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Mer 2 Juil - 4:03

Nous eûmes le temps de reprendre quelque peu notre respiration. Le temps de se recueillir, la blessure était relativement grave, mais notre déphasage aurait dû tenir, qu’elle erreur avions-nous faites pour en arriver à là… Les facteurs d’usures sont la gravité de l’évènement ainsi que  sa position dans le temps… Plus il est ancien, plus il pèsera lourd, créant pour les déphasages longs une augmentation exponentielle de son "poids", cependant, nous aurions dû être capable de tenir encore un quart de journée, même prenant en compte la fatigue… Serait-ce… Les soins que nous avions prodigué sur notre blessure, même en baissant la gravité de la blessure… la gravité de l’évènement en a seulement augmenté…

« Quelle erreur de débutante ! » Nous nous exclamions en donnant un coup sur la tour.

Nous prîmes le temps de récupérer notre souffle. Noakuma arriva peu après, visiblement il avait su se charger de ces hommes poissons durant notre absence, un léger sourire s’afficha sur notre visage en le revoyant, mais il avait été blessé à la jambe. Il semblait néanmoins bien plus préoccupé par nous que par lui-même, il s’approcha pour palper notre côté gauche, avait-il vu notre blessure avant que nous ne la déphasions ? Le déphasage commençant à peser sur notre corps, nos côtes nous furent sentir une douleur cinglante. Néanmoins, le fait qu’il s’occupe de vérifier cela montre qu’il se préoccupe un peu de notre état, nous décidâmes donc de lui caresser la tête, chose que faisait notre grand-père pour nous féliciter. Il avait l’air mécontent de cela et s’éloigna pour nous stopper. Nos regards se croisèrent et avec le même léger sourire nous prenions la parole :

« Tu n’as pas besoin de t’occuper de nous, mais plus important, qu’est-il arrivé à ta jambe ?

Un court silence…

Nous sommes désolée, c’est de notre faute. »

-Hache. Pas grave.

Ceci continuait de nous inquiéter, mais avec tout ce que nous lui avions fait, nous ne pouvions nous permettre d’être plus intrusive… Nous retournâmes alors dans la tour après avoir récupérer un pantalon, laissant un homme poisson mort en caleçon. Mais sa blessure semblait grave, contraignant sa démarche.

« Nous pouvons faire quelque chose pour ta blessure si tu veux. »

Nous ne pouvions le laisser dans cet état, il aurait suffi qu’il nous explique comment c’est arrivé, nous aurions pu assez simplement conclure ce dont nous avions besoin comme information pour le déphasage à partir des souvenirs d’armements et de musculature des hommes poissons et nous aurions pu déphaser sa blessure, cela aurait néanmoins été néfaste pour nous. Mais il refusa et décida de monter par lui-même les escaliers, nous restions derrière afin de le rattraper au cas où cela serait nécessaire, notre ascension se passa doucement, mais surement.

Arrivé devant la porte derrière laquelle Tansui se trouvait probablement, nous l’ouvrîmes afin d’aider Noakuma. A l’intérieur se trouvait 2 hommes poissons, un homme requin marteau et l’autre… Probablement un Arowana d’après ses écailles. Nous pensions que tout se passerai bien avant le début de l’opération, mais le nombre de problème majeurs n’ont fait qu’augmenter depuis le début… Si seulement nous pouvions combattre dans un espace ouvert… Non seulement ceci, mais nous n’avons pas récupérer d’arme utilisable au préalable, et le requin possède une épée large… Il ne pourra sans doute pas l’utiliser correctement dans un espace clos… Nous nous demandions si nous pourrions l’utiliser.

Nous voyant ouvrir la porte, ils se préparèrent au combat, mais garda leurs sang-froid, nous attendant visiblement, malheureusement Noakuma était blessé, et nous n’étions pas dans notre meilleur forme… Mais nous décidions d’engager sur le requin marteau, surtout afin de tenter de récupérer une arme, car Tansui semblait bien résistant bien que peu intelligent, mais ceci n’était que son apparence, nous ne pouvions en juger de cette manière. Ainsi , tout en gardant un œil sur Noakuma  et Tansui, qui se maintinrent en vue, probablement pour s’empêcher mutuellement d’intervenir, fonçâmes sur le requin marteau, esquivant un premier coup de sabre horizontale en sautant, esquivant un second coup, celui-ci verticale en allant vers la droite, le mur bloquant notre gauche et esquivant ensuite un coup de Tansui qui décida de tenter un lariat, nous passâmes sous son bras, l’épée planté dans le sol à notre gauche bloquant notre passage, le requin nous attendait… Nous ne pûmes que tenir la manche de son arme lorsque nous reçûmes son coup d’épaule.

Notre corps n’était déjà pas en état, et l’éjection nous envoya en direction du mur, à côté de la porte. Noakuma avait décidé d’y aller au moment où Tansui commença son attaque, retenant notre corps avant le choc. Nous nous relevions à l’aide de l’épée large que nous avions emporté, en la décrochant du sol à l’aide du coup que nous avions reçu et emporter lors de l’éjection.


« Merci. »

Aucune réponse, après tout nous n’avions pas réellement le temps nos ennemies s’étaient remis en position et cette fois ils chargeaient. Noakuma esquiva sur la droite, nous fîmes de même de l’autre côté, échangeant nos places initiales, nous fûmes donc coté fenêtre et eux coté portes. Nous réfléchîmes à une stratégie éventuelle, nous pourrions avoir l’avantage en extérieur, mais Noakuma ne voyais pas nos signes à cause de son affrontement contre Tansui… Nous étions dans un angle mort pour lui.

« No..kum… »

Notre voix… Il s’agissait probablement d’autres effets de la tension qui pesait actuellement sur notre corps. Nous n’avions plus le choix, la hauteur était probablement plus que dangereuse, mais nous nous étions décidée. Nous éjectâmes d’un coup d’estoc l’homme poisson, malheureusement la lame n’avait pas de tranchant à cet endroit. Suite à cela, nous fîmes un croche patte à Tansui… La douleur du contact entre notre jambe et la sienne se fit sentir : sa peau était bien trop résistante, nous pûmes le faire tomber, mais notre tibia droit était fendu. Noakuma était sur le point de lui donner un coup, mais le requin marteau était lui en train d’envoyer un meuble dans notre direction, depuis le même angle que celui d’où nous sommes arrivés. L’épée dans la main gauche, nous prîmes Noakuma par le torse de notre bras droit, courant vers la fenêtre, l’explosant lors du saut. Nous nous servîmes de l’épée pour ralentir notre chute en la plantant dans le mur de la tour. Nous atterrîmes finalement au sol, touchant celui-ci de notre jambe gauche, puis de la droite, qui nous fit extrêmement mal. Elle se serait probablement cassée si nous avions atterri sur celle-ci.

Nous déposâmes Noakuma au sol, qui se tint les cotes et nous demanda un peu énervé:


-Qu’est-ce qu’il y a ?

Nous ouvrîmes d’abord la bouche, mais notre voix n’en sortit point. Par réflexe, nous commençâmes donc des gestes en langage des signes : « Excuse-moi*, mais le requin attaquait par un angle mort, nous aurons de meilleur capacité de combat ici. Et il y a deux hommes poissons approchant notre position » … Malheureusement, n’ayant pas totalement appris le langage des signes, mais seulement ce que nous jugions utile, il ne put comprendre tous les signes que nous avions utilisé et haussa les épaules… Le temps pressait, nous devions nous débarrasser des deux hommes poissons arrivants vers nous.

Ainsi, nous commençâmes à aller dans la direction de ces deux-là, espérant pouvoir les prendre par surpris pour minimiser leurs résistance, Noakuma suivit pendant que nous feignons une allure qu’il pourrait suivre, alors qu’en fait, notre os nous forçait cette allure. Tout se passa tranquillement pour ces 2 hommes poissons, Noakuma en tua un en silence, tandis que nous nous occupâmes de l’autre d’un coup d’épée vertical, le coupant en deux, nous continuions de nous excuser envers nos victimes.  Notre allure était bien trop lente, Tansui et son homme de main nous rattrapèrent après que nous ayons abattu les deux hommes poissons…

Immédiatement, nous récupérions un sabre sur l’un des corps, déphasions celui-ci, puis foncions après avoir déphasé notre tibia droit de sa fêlure, nous ne pouvions nous permettre d’utiliser des déphasages pour autres choses actuellement que pour le combat… Ainsi, nous tentâmes une attaque surprise sur l’homme requin marteau, Tansui tenta de nous intercepter, mais nous l’interrompus d’un coup de l’épée large, nos deux bras ressentirent la solidité de ses écailles au travers de l’épée, nous faisant lâcher celle-ci, mais qui réussit à lui créer une coupure superficielle à travers les écailles, chose que nous déphasâmes, atteignant notre nombre maximum de déphasage simultané. Une fois son coup interrompu, laissant l’épée large au sol, Noakuma commença à prendre la relève contre celui-ci, cette fois-ci nous ne pouvions nous offrir le luxe de veiller sur eux.

Nous décidâmes de continuer à main nu contre le poisson requin marteau, esquivant d’abord ses coups, afin de pouvoir continuer sans subir plus de contrecoup, nous annulâmes une fois à son corps à corps le déphasage de notre jambe… Ceci était une erreur, d’un geste rapide il put attraper notre jambe et approcha sa bouche de celle-ci criant :


-Bon appétit !


La douleur du bras tenant la jambe nous força à redéphaser la fêlure, et nous dûmes révéler notre attaque surprise un peu plus tôt : D’un mouvement rapide du bras, nous rephasâmes le sabre que nous avions pris, réapparaissant aussitôt dans notre main droite, nous permettant de trancher le bras de l’homme requin et de sortir notre jambe de sa gueule avec seulement trois coupures le long du mollet du au contact entre la peau et les dents, une demi seconde plus tard aurait été résolu d’une coupure de la jambe… Les deux pieds sur les extensions de sa tête nous fûmes un grand coup de sabre dans son crâne, l’achevant sur le coup. Laissant le sabre dans sa tête nous retournâmes récupérer l’épée large, gardant cette fois-ci notre tibia déphasé afin d’aider Noakuma à abattre Tansui.


* Il pourrait comprendre « *Moi attaque mort combat deux hommes poissons venant de là-bas » d’après ce que lui a appris Kyulin (Kyulin parle en langage des signes en disant je) mais il y a un grand nombre de signe qu'il ne comprends pas avant, pendant et après, ce qui peut lui mélanger les idées.

Revenir en haut Aller en bas
Shizukanaru Noakuma

avatar

Messages : 118
Date d'inscription : 07/04/2014
Age : 24
Localisation : Archipel Konomi/ Quelque part dans West Blue
Humeur : Indifférent

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
215/400  (215/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Ven 18 Juil - 2:12

Quatre personnes dans cette pièce. Deux hommes poissons et deux êtres non identifiés mais certainement pas humains. Les chances pourraient être égales si Kyulin ne semblait pas au bout du rouleau et si je n'étais pas moi même handicapé par mes côtes fêlées et ma jambe boiteuse. Les deux pirates étaient frais comme des gardons et sans doute très énervés qu'on ait réussi à monter jusqu'ici, signe que nous avions semé des morts dans notre sillage. J'aurais eu une cible dessinée sur ma tête que cela aurait été la même chose. Tansui me regardait avec … animosité, je dirais, peut-être quelque chose de supplémentaire aussi, mais je ne savais pas trop. Les sentiments n'étaient pas ma spécialité après tout.

Contrairement à leurs hommes, ils ne parlèrent pas, ne jurèrent pas, nous promirent pas une mort infâme ou autres ramassis d'imbécilités. Au contraire, ils agirent de façon coordonnée et entendu. Tansui fit un signe à son acolyte requin-marteau et celui-ci bondit vers Kyulin. J'étais sur mes gardes et observais attentivement Tansui qui ne bougeait pas d'un millimètre pour le moment alors que les deux autres commençaient à s'affronter. Il guettait quelque chose. Il ne me regardait que d'un œil, concentré sur le combat davantage que sur moi-même. Pourtant je n'attaquais pas. Je ne le sentais pas. Je suis campé sur mes positions prêt à bouger si Tansui osait ne serait-ce que faire frémir un muscle. C'était du moins ce que je pensais. Quand il s'élança pour faire un lariat à Kyulin, je bougeais avec un temps de retard, réalisant que ma blessure à la jambe était plus handicapante que je ne le pensais.

Heureusement, Kyulin réussit à l'éviter, je vis l'homme requin se mettre en place pour la frapper en pleine esquive. Ni elle, ni moi ne pouvons faire quoique ce soit pour qu'elle ne se prenne pas le coup. Je changeais rapidement de trajectoire en la voyant se faire éjecter pour la rattraper avant qu'elle n'heurte de plein fouet la porte. J'y parvins non sans que l'on ne tombe tous les deux. Ma collègue se redressa non sans mal et repartis déjà à l'attaque pendant que j'haletais sous la douleur, ma main gauche me tenant inutilement les côtes. Je suis contraint de rouler soudainement alors qu'une drôle de boule écailleuse me fonçait dessus à pleine vitesse. Celle-ci se stoppa d'elle-même et je réalisais que c'était en réalité Tansui cette boule lorsque celui-ci se déplia pour se remettre debout.

Je n'eus pas le temps de faire quoique ce soit que Kyulin surgit essayant de faire trébucher mon adversaire d'un coup de tibia. Ce fut la Marine qui laissa échapper une exclamation de douleur ce qui fit largement sourire Tansui. Je profitais de ce cours moment d'inattention pour foncer, prêt à déchiqueter son visage de mes griffes acérées violettes. Je sentais Angry dans ma main, il fourmillait, il voulait du sang, défigurer cet individu qui ne ressemblait déjà pas à grand chose. Cependant, je me fis soudainement happer par ma collègue qui explosa de nouveau une fenêtre pour sauter à l'extérieur. La douleur explosa dans mon torse. Je me demandais même si elle faisait exprès, elle n'arrêtait pas depuis hier d'appuyer encore et toujours sur mes blessures.

– Qu’est-ce qu’il y a ? demandais-je furibond.

Elle essaya de me parler mais rien ne sortit de sa bouche ouverte. Elle passa donc fébrilement dans le langage des signes dont je ne compris pas quelques mots : « Moi attaque mort combat deux hommes poissons là-bas ». Je saisis seulement la fin de sa phrase parce qu'elle me montra les deux intrus en question. Ils nous tournaient le dos, cela tombait bien, nous pourrions les tuer en silence et rapidement. Nous ne nous pourrions pas tenir un combat à 4 contre 2. Il fallait donc qu'on se presse de les rejoindre discrètement pour les tuer.

Je me mis directement en route, adoptant une allure aussi soutenue que je pouvais avec ma blessure,   marchant entre les plantes exotiques du jardin de Tansui's Kingdom, préoccupé par mon seul objectif : les tuer le plus rapidement possible et en silence. Kyulin à mes côtés, je lui fis un signe de tête et nous leur tombâmes dessus. Je lacérai la gorge de ma victime pendant que Kyulin, elle, coupait littéralement en deux sa cible. Cela me persuada encore plus qu'elle avait simulé sa scène de choc. C'était pire ce qu'elle venait de faire. Je n'eus toutefois pas le temps d'y réfléchir car Tansui et l'homme-requin étaient de nouveau sur nous. Je grognais et mis de nouveau en garde. Cette fois-ci, hors de question que Tansui interfère dans le combat de ma collègue. Kyulin s'élança dans le combat à corps perdu et de nouveau, le chef aux écailles tenta d'interférer. Je me précipitais sur lui mais Kyulin, le visage pourtant rivé sur son adversaire, le vit venir et le frappa durement de son épée. Celle-ci sembla rebondir sur la peau du chef, ne lui causant pas la moindre égratignure, et le choc fut si rude que Kyulin fut contrainte de lâcher l'arme. Je profitai de son inattention pour plonger mes griffes dans son abdomen mais ma frappe fut arrêtée net par les écailles de Tansui. Celui-ci laissa échapper un petit rire sardonique et me balaya d'un revers de main. Je n'eus tout juste le temps de mettre ma main fusionnée dans la trajectoire pour tenter de me protéger. Il toucha la moitié de mon cou, éraflant ma peau à vif, la faisant saigner par endroit, et m'empêchant de respirer momentanément.

Je crachais du sang et me reculais prudemment alors que Tansui se remettait de nouveau en boule. Il fit quelques tours sur lui même pour prendre de la vitesse, ce qui me permit d'analyser un peu sa technique très étrange. Sa vitesse de rotation ne cessait d'augmenter. Elle devint telle que des gerbes d'herbes et de boues volèrent dans tous les sens. J'essayais d'attaquer de nouveau pendant cette phase étrange de préparation, visant le centre de la boule qu'il formait, là où son ventre se pliait. Dramatique erreur. Mes doigts griffus se retrouvèrent coincés dedans, ils se tordirent quelques courts instants avant que je ne sois purement et simplement éjecté par la force de rotation. Je volais sur je ne savais combien de mètre avant d'être stoppé par un palmier. L'arbre exotique craqua sous l'impact tout comme mes côtes qui devaient sans nulle doute être bien cassées cette fois-ci.

J'avais des milliers d'étoiles qui obscurcissaient ma vision ainsi que des feuilles de palmier. A cela s'ajoutèrent de la boue et divers choses végétales que mon manque de connaissance en botanique ne pouvait identifier. Toutefois, cela eut le mérite de me remettre les idées en place, réalisant que c'était signe d'une attaque imminente. En effet, Tansui me fonçait droit de dessus. Bouger. Je devais bouger. Ma jambe droite, blessée, refusais de m'obéir. Il approchait vite, trop vite. Dans un ultime réflexe de survie, je réussis à me jeter sur le côté, rajoutant un nombre d'étoile considérable à ma vision flanchante. C'était une véritable galaxie qui se formait dans mon esprit décidément. Je secouais ma tête pour m'éclaircir les idées et tentais de réfléchir à une tactique pour battre un être que je ne pouvais pas éviscérer, ce qui était pourtant ma spécialité.


Il revint à la charge, tournant sur lui même, il semblait gagner de plus en plus de vitesse, je voyais double et je ne savais pas lequel éviter. J'allais décider au pur hasard quand Kyulin arriva avec une épée large trouvée je ne savais où, celle du requin-marteau si mes yeux ne me jouaient pas des tours, et essaya de m'aider. J'allais lui dire de ne pas faire cela mais trop tard, l'épée entra en contact avec les écailles dur comme l'acier de Tansui et elle se fit éjecter aussi par la vitesse. J'essayais de nouveau d'arrêter sa chute mais mes jambes ne tinrent pas le choc et nous nous primes violemment le mur extérieur, ensevelis momentanément sous des plantes tropicales.

Je pensais que la situation ne pouvait pas être pire quand il se mit à pleuvoir.

Revenir en haut Aller en bas
Minamitsu murasa

avatar

Messages : 313
Date d'inscription : 12/03/2013
Age : 24
Localisation : East blue
Humeur : Tsunami!

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
24/1000  (24/1000)
Expérience:
138/400  (138/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Dim 20 Juil - 14:16

Un tronc dans ta tronche. Résumé exact de la situation. L'impact avait été violent, mon flanc droit... J'eus l'impression qui allait imploser. Je volais sur plusieurs mètres en direction d'un arbre en feu. Je traversais le feuillage enflammé telle une comète. Le sol se rapprochait, vite, très vite. Je ne saurais dire si j'ai eu le temps de fermer les yeux.

Mais il faisait, noir, pas comme dans une pièce mal éclairée, ou comme quand on ferme les yeux avec des petites lueurs crépitantes. Non, noir comme si jamais la lumière n'avait existé.
Je sentais la chaleur de l'enfer me caresser la peau, de sa langue rugueuse. M'arrachant un mouvement de lèvres, sans aucun son . Crier, j'aurais dû crier tellement ça faisait mal. Mais c'était impossible. Le choc m'avait-il envoyé dans une autre dimension?

L’ineptie qui venait de me traverser l'esprit, ne pouvait provenir que du choc. Une autre dimension, cette option était exclue. Décédé? Mmm, étais-je censé pouvoir souffrir? Non. En toute logique j'étais encore en vie.
Ben alors pourquoi je ne reviens pas de ce rêve absurde!

*Minamitsu...*

Cette voix! C'est encore cette voix! Pour sûr je l'ai déjà entendu!

Le bruit d'une goutte. Celle-ci glissait le long de ma joue. Puis une seconde frappait ma peau à quelques millimètres de la première. L'environnement s'humidifiait. Je plissais les yeux, avant de les ouvrir!

Il pleuvait, la pluie avait étouffé le feu me sauvant d'une fin, particulièrement chaude... Je pris un moment avant de prendre une décision. J'observais les alentours. Un mélange boueux de cendre, et de débris de végétaux m'entourait . La pluie semblait redoubler d’intensité à chaque seconde.

Je ne voyais aucun ennemi. Où était Nuru? Je me relevais, ou plutôt je soulevais mon buste avant de retomber dans la boue.

Mon bras droit était rouge. Je tâtais mon bras, enfin un signe de vie. Ça faisait...mal. Mais le pire, ou peut être le moins alarmant, seul un vrai médecin aurait pu le dire. Etait que la douleur était localisée au niveau du poignet.
Probablement une entorse... Miraculeusement, je n'avais rien de "cassé". Mon bras resterait invalide pendant un moment certain. Mais j'étais heureuse de n'avoir rien de casser!

Je pris appui sur mon bras gauche, et je pris la direction, il me semble, du dernier endroit où Nuru se trouvait.
La forêt, ou plutôt ce qui en restait faisait peine à voir. Elle avait brulé sur une immense surface. Le sol n'était plus que boue et débris. Seuls quelques arbres, au tronc noirci par la chaleur, indiquait la présence d'une forêt.
Avec la pluie on y voyait pas à plus de deux ou trois maîtres en avant. Et la foudre donnait une ambiance encore plus pesante au tout.

Je me cachais derrière les restes d'un arbre. J'avais repéré, un individu non loin. La pluie ne me permettait pas de voir grand-chose. Je ramassais, un bout de bois à moitié carbonisé. Un coup en pleine trachée me débarrasserait de lui, s'il s'agissait d'un ennemi.

J'attaquais telle une vipère, avec vitesse et précision, le laissant aucune chance au bougre. La branche se brisa comme une brindille se brisait sur le rock. Quelle ne fut pas ma terreur quand je distinguais entre le rideau de pluie, la face de Nuru. Je lâchais un cri comprenant qu'à cette distance j'allais mordre la poussière s'il parvenait à me toucher. Je saisis Mickael et je l'enfonçais dans son poitrail.

Vous avez du vous aussi vous rendre compte que le katana sortait de nulle part non? Il était déjà dans le corps de Nuru. Et le bougre n'avait pas sourcillé à mes attaques. Et pour cause, il était raide comme un parpaing! Je tapais sur son corps. Il était froid et dur. Mickael avait fait mouche lors de mon lancé. Avec la force du coup cela n'avait pas arrêté l'homme-poisson. Mais pour autant un sabre en plein cœur ne laisse jamais le receveur indemne.


J’ôtais la lame du corps, avant de la ranger dans mon dos, je pris soin de laisser la pluie la laver. Je furetais quelques minutes avant de trouver Tsunami. J'embarquais la demoiselle d'acier sur mon épaule gauche, direction la plaine.


La plaine justement, personne.

*Mais où sont donc Shizu et Linlin? Ils ne sont quand même pas rentré au village sans moi?!*

C'était une possibilité, mais si c'était le cas ils allaient m'entendre! Ne même pas venir me chercher! En même temps ils auraient pu aller au village en pensant la même chose de moi. Ah, non! Un peu de confiance, non de non! Ils doivent être au village pour me retrouver tout simplement.

Je sortais de la plaine. Les nuages orageux semblaient me suivre en direction de la tour et du village. L'humidité ne me dérangeait nullement, j'étais certes trempée, mais le sang sur mes vêtements n'était plus. Ce qui me dérangeait c'était surtout le manque de visibilité!

J'arrivais au village, toute les portes étaient closes. Je hurlais le nom de Shizu et Linlin. Mais aucune réponse ne me parvint. J'allais visiter la première maison. Quelle ne fut pas ma surprise quand je rencontrais l'homme que nous avions sauvé. Je lui expliquais rapidement la situation. Mais apparemment Shizu et Linlin n'étaient pas venus par ici. Les nuages avaient fini par me rejoindre, et crachaient un déluge sur le village.

Je lui demandais de me ramener le médecin du village, 4 hommes ainsi que quelques couvertures. Il se hâtait. Le tout fut réuni en deux minutes. Le médecin, me banda le bras. J'aurais besoin de soin plus tard mais rien de grave en l'instant. Une gangrène n'était pas pour tout de suite.

J'avais en réalité rassemblé une équipe de secours. Ils m'aideraient à évacuer d'éventuels blessés. Mais ils devaient rester loin du champ de bataille. Je leur demandais de suivre précisément mes ordres.

J'avais conscience que ce n'était en aucun cas des soldats. Alors mes ordres furent simples. Restez aussi loin que possible du champ de bataille tant que je ne vous appel pas! Ils me suivraient de loin loin. Nous emportions deux den den mushi pour communiquer. Je me dirigeais vers la tour ananas.

J'approchais du but, sans même avoir besoin de voir la porte. Des morceaux de poulpes, et des bouts de chair balisaient le trajet. Il pleuvait trop que je puisse apercevoir mes camarades. Décision, fatale, en temps normal sur un champ de bataille. Je criais.

-Tansui! Tansui!

Je fis le tour de l'édifice, continuant de hurler, jusqu'à ce que dans les jardins...

Une énorme masse fit son apparition. Un homme poisson, plus moche que les précédents juste devant moi. Tansui...

Revenir en haut Aller en bas
Shiranui Kyulin

avatar

Messages : 110
Date d'inscription : 03/04/2014

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
99/400  (99/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Mar 29 Juil - 18:31

Tentant d’aider Noakuma, nous fûmes éjectés contre la tour. Bien que nous ayons tenté d’amortir la choc de notre bras gauche, le choc en resta très puissant, bien trop puissant, la douleur ressenti à ce moment-là… Nous força a déphaser quelque chose de notre bras immédiatement. Nous ne pûmes distinguer ce qu’il en était, mais l’urgence, le temps, bref tout était devant nous et nous devions donc nous rattraper. Nous décidâmes de sortir des plantes, ressentant la froideur de la pluie, nous aidant à garder notre sang-froid, ce même sachant que les hommes poissons sont bien plus puissant et rapide en présence d’eau.

Notre état et la pluie se cumulaient, brouillant notre visions et noter ouïe, le son des goutes résonnants dans notre tête accentuant le mal, ce qui nous força à regarder directement partout avec nos 6 yeux, pour ensuite nous concentrer sur la vision d’une grande masse, qui devait être Tansui, s’approchant relativement doucement, puis nous vîmes derrière lui des couleurs plus claires, qui ne nous indiquait à première vue rien de bon, un homme poisson ? Murasa aurait-elle été abattue, puis après réflexion, dans ce cas-là, ne serait-il pas arrivé en même temps que les deux hommes poissons que nous avions attrapés au préalable ? Mais surtout, y avait-il un homme poisson habillé de cette manière dans notre mémoire ? Non, il s’agissait de vêtements de marines, et donc du sergent Murasa !

Tansui ne semblait pas l’avoir remarqué, veillant à cacher notre main gauche de celui-ci, nous tentions de faire des signes à Murasa, qui, malheureusement, ne semblait les remarqués dû au manque de visibilité. Notre capacité de réflexion laissait à désirer, notre choix peut-être contestable vu notre état, mais pour protéger Noakuma et garder l’effet de surprise de notre alliée, nous abandonnions l’épée large, plantée juste devant les décombres, signalant à Noakuma de la main caché par celle-ci dans les plantes « Je vais faire l’appât, prépare quelque chose avec Murasa durant ce temps, mais ne te fait pas remarquer. », cette fois, tous nos signes étaient choisi parmi ceux dont il devait se souvenir, nous décidâmes de leurs faire confiance, non sur de si Noakuma avait compris, et de ce qu’allait faire Murasa.

Nous devions simuler une fuite par la couardise, notre tibias et le facteur inconnu que nous avions déphasé était hors de question, et nous souhaitions garder la seule blessure que nous avions réussi à infliger à Tansui comme une éventuelle ouverture, nous ne pouvions délaisser qu’un seul déphasage : notre blessure de la veille. Nous regardâmes entre les plantes de notre œil arrière, voyant Shizu, nous ne pouvions continuer bien longtemps le combat, il valait mieux pour nous de jouer un rôle d’assistante, serrant les dents, nous annulâmes le déphasage de notre blessure au poumon gauche, prenant immédiatement en déphasage le choc de Shizu contre la tour. A ce moment, nous ne réfléchissions plus, la douleur nous en empêchait, les bandages de la veille absorbaient la pluie et étaient la seule chose qui apaisait la douleur. Ignorant les fêlures provoqué par le choc contre la tour, nous commencions une fuite, d’abord lente, le temps d’être sure que Tansui nous suivrait, puis accélérant.

Une sphère nous arriva dessus à toute vitesse, nous en avions l’habitude, et donc esquivaient l’attaque, lentement, mais surement et de manière efficace, sans trop se fatiguer, aucun mouvement inutile. Le premier passage ne fut pas un problème, mais il retenta, réussissant cette fois à déchirer un bout de peau de notre avant-bras gauche. Tansui semblait concentrer sur nous, voyant nos camarades s’approcher, nous nous efforçâmes à faire un esquive moins efficace, nous fatiguant beaucoup plus, pour avoir nos allié dans notre dos, pour leurs répéter les signes, « Je vais faire l’appât, le prendre de front ne marchera pas. » de manière à ce que Tansui ne voit pas la tentative de communication, lors du quatrième passage, notre erreur fut de parier sur une esquive par-dessus : suite à cela, il se "déroula " donnant un coup de pied sur notre bras gauche, qui n’eut que le mérite d’amortir le choc contre notre blessure, la douleur nous fit expirer violement, engendrant une sensation pire encore par l’utilisation soudaine de notre poumon blessé. Nous fûmes éjectée en arrière, atterrissant, puis roulant pour nous arrêter à quelques mètres de nos camarades. A ce moment-là, Noakuma s’avança.


- Moi. Je le fais.

Nous avions directement compris, il voulait faire l’appât à notre place, mais sa jambe ne lui permettrait pas de le faire… Murasa tendit d’ailleurs son bras devant lui pour l’empêcher d’avancer plus. Elle nous regarda droit dans les yeux, observa les bandages autour de notre poitrine, dans l’état, notre bras gauche ne pouvais plus réellement bouger… Sans nos 2 bras, notre capacité de communications était fortement diminuée, nous pointâmes notre katana du doigt et elle nous le rendit. Une fois le katana récupéré, nous nous relevâmes et refaisions face à Tansui, nous avions des chances accrues en 3 contre 1, il n’y avait plus d’hommes poissons sur l’île, lui exclus.

Murasa tenta de demander en langage des signes un rapport sur la situation, durant ce temps, Tansui nous fonça dessus encore une fois, nous esquivions et nous dirigeâmes vers la tour, il ne devait probablement pas être capable de monter en roulant, et ne nous avait probablement pas vu entrer dans la tour… Une fois monté, Murasa redemanda :


-Rapport de la situation !

Cette demande fut suivi d’un silence, nous étions incapable de parler, et nos signes n’étaient pas efficace à une main, nous commencions par expliquer ce que nous pouvions avec une seule main, comme, expliquant le nombre d’hommes poissons abattu, ils comprirent assez vite notre incapacité à parler. Ainsi, Noakuma termina le rapport à notre place. Suite à cela, nous devions élaborer un plan et ce rapidement, après tout il n’allait probablement pas nous attendre dehors. Murasa, voyant notre état, nous expliqua qu’une petite équipe d’aide nous attendait un peu au sud et nous ordonna d’y aller vu notre état, nous décidâmes de sortir discrètement, pour vérifier que Tansui ne les avais pas trouvé, il ne nous vit pas sortir de la tour, mais décida de continuer de nous chercher à l’intérieur de la tour… Était-ce une coïncidence?

Revenir en haut Aller en bas
Shizukanaru Noakuma

avatar

Messages : 118
Date d'inscription : 07/04/2014
Age : 24
Localisation : Archipel Konomi/ Quelque part dans West Blue
Humeur : Indifférent

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
215/400  (215/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Ven 15 Aoû - 3:04

Un son strident me vrillait les oreilles et j'avais de grandes difficultés à respirer. La douleur était partout, elle éclatait, maîtresse et souveraine de mon corps. J'essayais de me relever mais retombais mollement au sol. Le choc contre le mur avait été plus violent que je ne le pensais. Mes côtes étaient en feu, ma cuisse raide de douleur, ma tête semblait sur le point d'exploser. Mon corps rendit les armes dans une réaction étrange : je rendis tripes et boyaux dans les feuillages. Je levais nauséeux la tête, cherchant Kyulin du regard. Elle était déjà debout, prête à affronter Tansui. Peut-être qu'il ne l'avait pas choisi au hasard pour me porter assistance dans cette mission finalement.

Ma collègue me faisait des signes de la main et je compris un seul mot. Appât. Cela, je ne pouvais pas le permettre. Soudainement, toutes les douleurs qui avaient explosées en moi à cause du choc s'envolèrent. Je me déplaçais comme avant, toujours handicapé par mes côtes et ma cuisse mais en moindre mesure, comme si cette malheureuse rencontre trop intime avec un mur de béton n'avait jamais eu lieu.

Le temps que je reprenne mes esprits et réalise ce changement radical dans ma condition physique, Kyulin s'est pris un méchant coup de pied retourné qui la propulsa méchamment au sol. La jeune femme vola et s'écrasa à terre, rebondissant comme une vulgaire poupée de chiffe à mes côtés. La situation était critique. Moins que je le pensais cependant. En effet, comme sortie de nul part, je vis le sergent Murasa à mes côtés que je n'avais pas remarqué, pris que j'étais dans mes douleurs et le coup cuisant de Kyulin. La pauvre n'allait pas tenir le choc. Trop, c'était trop. Je m'avançais déterminé bien que boitant pour prendre la parole. Surréaliste, diraient mes collègues de Duty Island.

– Moi. Je le fais.

Malgré ma jambe mal en point, je me sentais capable de faire l'appât. Je le devais pour pas que Kyulin meure, ce qui serait une entorse grave à l'un des ordres éternels. Et cela, je ne pouvais le tolérer. J'étais un soldat, je vivais pour exécuter les ordres. Seulement, Minamistu, ma supérieure directe dans cette mission, en décida autrement. Quelle petite femme agaçante décidément. Sous la pluie battante qui nous tombait dessus, je voyais ses yeux s'agiter dans tous les sens, analyser la scène alors que Tansui tournait sur lui même, prenant de plus en plus de vitesse, jouissant de la pluie comme avantage.

L'homme poisson jaillit brusquement et nous l'esquivions avec précaution mais aussi tout en maladresse, glissant parfois dans le terrain devenu boueux. Minamitsu nous désigna la tour, abri provisoire pour faire une mise au point le temps que Tansui se rende compte de notre fuite. Ce qui ne tarderait pas. Nous avions très peu de temps devant nous.

– Rapport de la situation, exigea Minamitsu avec ses mains.

Je me désintéressais de cette partie, concentré à trouver un plan d'attaque, observant ma main violette et griffue. La fusion avait tenue bon, mes doigts n'étaient pas cassés. Mes pouvoirs ne pouvaient pas faillir dans cette situation critique. Finalement, je remarquais que Kyulin n'arrivait pas à s'exprimer avec ses bras handicapés. Dans un soupir exaspéré, j'expliquais moi même par des mots simples notre attaque.

– Attaqués de front. Tués tous. Mais nous blessés aussi. Ennemi seul mais robuste. Ecailles.

Le rapport sembla satisfaire Minamitsu qui observant Kyulin se rendit compte que celle-ci perdait de grande quantité de sang au niveau gauche de son torse. Je savais bien que je l'avais vu saigné après notre premier affrontement sur la plage. Pourtant, j'avais tâté moi même cette partie il y avait une heure tout au plus et il n'y avait rien. C'était louche. Elle n'avait donc pas des pouvoirs régénérateurs comme je le pensais.

Le temps que je sorte de mes réflexions, il ne restait plus que Minamitsu et moi même dans la tour. C'était calme. Ma supérieure était donc capable de sérieux pendant la bataille.

– Linlin est partie se faire soigner un peu, m'informa-t-elle à voix basse, abandonnant le langage des signes.

A peine eut-elle dit cela qu'un claquement de porte se fit entendre. Tansui arrivait avec autant d'élégance et de délicatesse que son faciès.

– Je sais que vous êtes là. J'aurais dû savoir que la Marine n'allait pas respecter le pacte de non agression que nous avons signé. Les humains sont des traitres sans parole. Pourtant, au vu de la somme que je paye vos supérieurs, je croyais vraiment qu'ils allaient me laisser faire mon petit business. Mais ils ont envoyé le diable décimer mes hommes.

Minamitsu se tourna vers moi, les lèvres pincées. Ah oui, j'avais omis de préciser dans mon rapport à Duty Island le fait que les hautes sphères de la Marine avaient passé un accord véreux avec l'ennemi. La nouvelle ne semblait pas remuer plus cela ma supérieure. Très bien. Je n'aurais pas supporté une pleurnicharde.

– Je vais t'écorcher le démon et ta peau sera dressée comme un trophée en haute de ma tour, j'y tailladerai l'emblème de mon équipage pour la faire flotter comme mon drapeau pirate.


Alors qu'il proférait ses menaces qui ne manquaient pas d'imagination je devais le reconnaitre, il montait lourdement les escaliers de sa tour. On devait trouver une idée et vite. Hors de question que je me batte de nouveau contre ce boulet humain qui m'avait presque lacérée la gorge. Je fis signe à Minamitsu que j'allais dans la remise que nous n'avions pas visitée. Je vouais trouver une idée et je laissais ainsi la membre de notre équipe la plus en forme se faire le monstre de puissance qu'était Tansui.

Dans la pièce, il y a une collection d'armes dont je ne connais pas la moitié car non humaines. J'observais avec plus d'attention les lames. De la bonne qualité. Peut-être que pour une armure naturelle d'homme poisson avais-je besoin d'une arme d'homme poisson ? Je balayais rapidement cette hypothèse d'un revers de main. Kyulin n'avait rien fait avec l'arme du requin-marteau. Pourtant, en voyant toutes ses armes, un plan commença à germer dans ma tête.

Aussi vite que je le pouvais avec ma jambe, je rejoignis Minamitsu et m'apprêtais à lui expliquer mon idée quand je remarquais l'ambiance électrique dans la salle. Haletants, les deux adversaires se faisaient face. Visiblement, j'avais loupé le début des hostilités en me mettant dans la remise. Concentré, le son de la pluie s'abattant régulièrement, je me mis en garde, observant les deux adversaires s'affronter alors que je comptais les rythmes et décryptais leurs mouvements pour intervenir.

Minamitsu fut touchée et je crus qu'elle allait être éjectée en dehors de la tour. Toutefois la gravité fit son travail et ma supérieure tomba seulement au sol. La voir chuter ainsi me souffla une deuxième idée. Je savais comment renverser l'avantage de Tansui en sa faiblesse. Le plus dur était maintenant de prévenir mes collègues pour mettre le plan à exécution sous le nez de Tansui et sans que celui-ci ne le remarque.

J'avais oublié de vous présenter Tansui, voici chose faite maintenant:
 



Dernière édition par Shizukanaru Noakuma le Dim 17 Aoû - 1:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Minamitsu murasa

avatar

Messages : 313
Date d'inscription : 12/03/2013
Age : 24
Localisation : East blue
Humeur : Tsunami!

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
24/1000  (24/1000)
Expérience:
138/400  (138/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Sam 16 Aoû - 19:00

Tansui, la dernière tuile à briser... Celle-ci avait résisté à Shizukanaru et Kyulin. J'allais tester ses capacité de combat, puis entamer, ce colosse pièce par pièce...

Le sergent Noakuma était parti explorer une pièce à côté surement pour y trouver de quoi en finir. Je me retrouvait seule face à lui. Je me devais de l'engager, sans lui laisser le temps d'utiliser une quelconque technique.

J'attaquais Tansui sur sa droite, gardant ainsi mon bras droit à l'écart du danger. J'enchaînais les coups, et Tansui enchaînait les parades sans trop de difficulté. Il avait cependant un problème de tempo. Je n'étais pas une combattante rapide comme pouvait l'être mes camarades. Alors comment avait-il pu les mettre dans cet état alors même qu'il ne tenait presque pas ma vitesse d’exécution...

Il fit un bond en arrière pour souffler un peut et se donner plus de marge de manœuvre. Je le laissais faire, je voulais obtenir un maximum d'information sur notre ennemi.

Il sourit satisfait que je ne poursuive pas mon assaut. Puis il se recroquevilla, afin d’adopter une forme sphérique. J'en avais assez vu...Je ne lui laisserais pas le temps de prendre de la vitesse. Avant qu'il ne se referme complètement je lançais Tsunami sur ses côtes l’empêchant de terminer sa manœuvre.

Il ne perdit pas son sang froid et s'empara de Tsunami.

*Arg*

Mon bras droit pouvait être utiliser mais arrêter un assaut de Tansui armé de mon ancre...Ne me laisserait pas indemne. Je partais à l'attaque, puisque se défendre ne conduisait qu'à de nouvelle blessure.

Une attaque qui se voulait prévisible, une course en ligne droite. La première chose qui vient à l'esprit est d'abattre Tsunami sur votre assaillant. Voyons si Tansui ose poussez la réflexion plus loin...

Ce n'était qu'un balourd au cuir dur. Il agit comme un débutant en faisant exactement ce que tout néophyte aurait fait. Il abattit l'ancre dans un mouvement vertical... Facile à esquiver. Dans son mouvement sa tête était vulnérable. Je frappais de toute mes forces dans son menton le forcant à lâcher mon amie.

-Bon retour chez toi, Tsunami! Dis-je en attrapant mon arme à la volée.

Tansui se tenait la mâchoire, et moi j'étais contente de souffler un peu... Noakuma n'avait pas menti au sujet de ses écailles, elles étaient très durent. Le coup de pied  au menton aurait mit K.O un adversaire même en armure et lui, n'avait que des écailles sur son menton pour seule protection...

Visiblement ce n'étais pas un génie mais une vrai carapace sur patte. Nous devions procéder autrement. J'avais une idée pour l'affaiblir assez pour espérer en venir à bout.

Cependant, pendant que l'idée fleurissait, Tansui lui, s'en était remit et revenait à la charge. Moi, non préparé, je dû esquiver de justesse m'épuisant un peu plus au passage.

Après plusieurs esquive et un rire tonitruant de Tansui...Nous étions de nouveau face à face. Noakuma revenait enfin. J'avais l'occasion de lui montrer le problème de tempo de Tansui. Une démonstration était préférable puisque je ne voulais pas que ce Q.I de noix coco comprenne que nous préparons sa chute du cocotier.

Cette fois Tansui ne se laissa pas entièrement débordé. Au moment ou il commença à perdre pied, il s'attaqua à mon seul point faible: mon bras droit bandé. Je ne pouvait pas esquiver le coup de poing seulement en diminuer l'impact avec Tsunami. Je décollais du sol pour atterrir près du sergent Noakuma.

Il allait parler?! Oui, je voyais ses lèvres trépigner comme si elle allaient être libéré. Mais son regard était dirigé vers Tansui. Visiblement, il ne voulait pas d'une conversation à trois.

Finalement mon idée allait être appliqué plutôt. Tansui était lourd, puissant, et résistant mais il avait ses limites.

-Attaque en tenaille prends le flanc gauche et attends que je t'offre une ouverture, puis cible ses ouïes.

Il hocha la tête. Mon but était simple handicaper l'adversaire au maximum en s'attaquant à ses organes les plus faibles. L'oreille assurait l'audition, mais également une part de l'équilibre de quoi faire tué deux oiseaux d'une seule balle.

Nous nous séparions immédiatement après chacun décrivant un arc de cercle. Voyant le sergent s'arrêter, et moi continuer mon avancé vers lui, Tansui, décida de s'en prendre à moi, rentrant dans notre jeu.

Cette fois ci je n'allais pas me contenter de l’empêcher d'utiliser son immonde technique d'homme boulet. Je feintais une attaque verticale avec Tsunami, avant de me baisser pour lui faire un tacle.
Mon pied percuta sa cheville mais j'eu l'impression que seul moi allait être blesser par se mouvement. Avant que la pression sur ma cheville ne soit trop grande, je frappais la cheville de Tansui pour finir par le déséquilibrer. Il ne tenait plus que sur une jambe le corps à moitié penché.

-Maintenant!

Shizukanaru qui attendait patiemment n'eu qu'à tendre les griffes pour ôter un morceau de son appareil auditif.

Restait à savoir si c'était suffisant! Shizukanaru venait d'avoir une idée, mais surtout j'avais le privilège de l'entendre à nouveau ce qui me fit sourire intérieurement. Tansui lui grognait de douleur...

-D'accord, alors passons à l'action!

Revenir en haut Aller en bas
Shiranui Kyulin

avatar

Messages : 110
Date d'inscription : 03/04/2014

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
99/400  (99/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Dim 17 Aoû - 23:42

Nous haletions… Marchant lentement vers la position que Murasa nous avait indiquée, le son de la pluie le masquait, mais nous arrivâmes à entendre des voix. Nous ne les vîmes points, mais ils devaient probablement discuter entre eux, attendant la possibilité de nous aider. Nous tentâmes de les appeler, mais rien à faire, aucun son ne sortait. Cela était peut-être tant mieux… Ayant laissée nos déphasage, cela nous laissait le temps de les annuler afin de les laisser faire les premiers soins.

Nous inspirâmes fortement, souffrant de notre blessure au poumon gauche, puis nous posâmes contre un arbre, relâchant le déphasage sur la blessure de Tansui. Rapidement suivi par le relâchement de notre tibia droit, nous ne tenions plus que sur la jambe gauche, mais la douleur était tout de même présente, nous avions descendu le tour avec la jambe dans cet état, et l’homme requin l’avait empoigné. Mais ce n’était rien, ce que nous craignions était ce qui était arrivé récemment… Lors du choc contre la paroi de la tour : une blessure au bras gauche, d’ordre inconnue…

La tension que nous ressentîmes à ce moment-là accéléra notre rythme cardiaque, occasionnant une accélération de notre rythme respiratoire, la douleur ressentie était masquée par cette même tension. Notre corps tremblait, voulant fuir du regard notre bras, la curiosité attisa nos yeux à pourtant maintenir le contact visuel à cet endroit…


-Ghh !

Des sueurs froides, plus froides encore que la pluie, parcouru notre corps…
Une fracture ouverte.

L’humérus était brisé, un morceau de l’os ressortait de notre bras gauche, ce jusqu’à la brisure, le reste du bras, lui, pendait… Le choc et la douleur étaient intenses, dans notre état actuel, cela signifiait qu’une seule chose… L’incapacité à retourner au front, combattre dans cet état était trop dangereux, et utiliser plus longtemps notre déphasage en prenant en compte une blessure aussi importante ainsi que l’accumulation des déphasages emmènerait fatidiquement à des problèmes, mais nous ne pouvions nous permettre d’être emmenée loin de la tour à cause de cela.

Nos forces nous abandonnaient à cause de se déphasage répété, nos jambes ne nous portaient plus, nous tombâmes, assises dans la boue, nos bras trainaient.


-Haaa…Haaaa.


Notre voix se faisait très légèrement entendre, mais nous fûmes incapables d’appeler  de l’aide… Celle-ci se trouvait à 30... Non, 20 mètres, mais ne pouvait nous entendre à cause de la pluie, ni nous voir à cause des feuillages qui nous séparait. Nous regardâmes à travers les feuillages, voyant quelques hommes portant des sacs, qui d’après Murasa devait contenir les premiers soins… Nous tentâmes de donner un coup dans les feuillages pour qu’ils nous remarquent, sans succès, notre force était inutile, incapable de soulever nos bras dans l’immédiat. Utiliser notre déphasage ne fonctionnerait pas, la fatigue que nous ressentons n’en serait qu’amplifiée et nous ne pourrions probablement même plus respirer…

Entendre quelque chose tomber par cette pluie relèverai de l’exploit, mais nous tentâmes tout de même, sans succès, de laisser tomber notre katana depuis sa position verticale… Tentant en vain de crier, nous nous décidâmes de recourir à une méthode désespéré…


-Gah !


-Il y a quelqu’un ?!

Ils entendirent notre cri de douleur… Nous avions, pour cela, mis notre poids sur notre auriculaire, le brisant. Ils vinrent nous porter secours. Ils firent l’effort de nous soigner, voyant flou, n’entendant que des échos de pluie, ils prirent le mal de nous maintenir consciente… Ainsi, nous prîmes le temps de nous reposer, ce pendant qu’ils placèrent divers bandages et attèles, cet instant nous parut infiniment long après toute la tension ressentie ces dernière 36 heures. Une fois les premiers soins portés, une veste sur le dos, ils voulurent nous emmener au village…

-Non…Ha… Nous devons, rester…

Ou plutôt nous voulions rester : Utiliser notre déphasage à ce niveau-là était bien plus que néfaste, sachant que nous gardions notre bras et Noakuma, en accumuler un troisième provoquerait rapidement une perte de conscience ainsi qu’une grande probabilité de complications, mais si cela était nécessaire pour la réussite de la mission… Non, pour sauver Noakuma ou Murasa… Nous le n’hésiterons pas.

Ainsi, après une pause nous paraissant infiniment longue, nous nous levâmes, marchant très lentement, utilisant notre katana tel une béquille, en direction de la tour…


Revenir en haut Aller en bas
Shizukanaru Noakuma

avatar

Messages : 118
Date d'inscription : 07/04/2014
Age : 24
Localisation : Archipel Konomi/ Quelque part dans West Blue
Humeur : Indifférent

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
215/400  (215/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Jeu 4 Sep - 16:39

Visiblement, ma collègue savait être efficace. Elle avait ciblé et repéré le point faible de l'ennemi pour l'attaquer en duo avec moi, profitant ainsi du fait qu'il ne puisse pas changer de direction rapidement. Brillant. Je hochais la tête, lui faisant signe que j'avais compris et contournais l'animal qu'il était, avant de m'arrêter, attendant le moment propice que voulait m'offrir ma camarade.

En la voyant faire, foncer ainsi, frapper avec son pied, je songeais qu'elle allait avoir mal. Mais la gradée brune pivota et asséna  un violent coup de son ancre sur la cheville. Le choc fut moins bien encaissé que ceux réalisés par des armes tranchantes. Tansui vacilla alors que son articulation craqua.

Ni une, ni deux, je compris que c'était le moment parfait qu'elle me préparait pour couper les oreilles, dégagées, complètement hors des écailles protectrices. Sans hésiter, je bondis, non sans grimacer au choc que cela produisit dans mes côtes, et en arrachais une première entre mes griffes aiguisées avant de donner une nouvelle impulsion de mes jambes et pivoter de ma main humaine sur son épaule, évitant sa monstrueuse patte qui allait me saisir, pour sectionner net la seconde.

– Génial ! Commenta Minamitsu, alors ? Quel est ton plan ?
– Idée, nuançais-je. Se servir de sa force pour le tuer. Poids, vitesse de rotation. Le faire tomber du haut de la tour alors qu'il attaque.

Ma collègue semblait comprendre où je voulais en venir. Nous évitions les coups désordonnés de Tansui, fou de rage, des coups hésitants et moins précis, alors qu'il n'arrivait pas à se relever.

– Avec sa vitesse de rotation, son poids qui accélèrerait sa chute, la hauteur de la tour, en prenant en compte que sa carapace résiste moins bien au choc qu'aux lames. Hmmm … ça devrait être possible. Il faudrait sans doute qu'on descende rapidement pour l'achever en bas.

La sergent semblait calculer toutes les possibilités et savoir si mon ébauche d'idée était faisable. Restait à savoir comment on allait l'attirer subtilement vers le toit. Je décidais de continuer de me battre contre lui, m'acharnant sur les orifices sanglantes, alors que Minamitsu reculait progressivement vers l'escalier qui menait au toit, des mouvements qui semblaient être liés à une analyse des combats et non une réelle intention de l'attirer vers le haut.

Mes mouvements étaient moins précis, moins fluides, moins rapides. La fatigue, mes blessures encore fraîches de ma première venue ici, tout cela me ralentissait, mon corps commençait à rendre les armes. Inéluctablement, je finis par me faire attraper. Tansui n'eut pas le bon sens de m'achever immédiatement et me balançais à travers la pièce, aux côtés de ma supérieure qui tenta de me rattraper. Mais comme lorsque j'avais essayé avec Kyulin, la vitesse et le poids combinés firent que je m'écrasais sur elle plutôt que sur le mur.

Le souffle coupé, la respiration erratique, la douleur explosait de nouveau en moi alors que je tentais de me relever. Monter les escaliers. Nous devions aller là haut pour ensuite trouver le moyen de le faire passer par dessus bord. Tansui se releva pour se mettre en boule, attaquant de nouveau par sa technique dévastatrice et protectrice pour lui. Si c'était ce que nous recherchions pour le faire tomber du toit. Ici, cela ne m'arrangeait pas vraiment. Il tournait pour prendre de la vitesse, me laissant seulement quelques secondes pour déguerpir sur le côté avec ma collègue.

Minamitsu prit appui sur son ancre pour se relever, légèrement sonnée, et me saisit la manche lorsqu'elle vit le boulet homme poisson se propulser vers nous. Notre fuite fut totalement dépourvue d'élégance, nous tombâmes dans les premières marches de l'escalier salvateur avant de se relever bien vite, du moins, aussi vite qu'on le pouvait. J'étais dans un état bien misérable, ma jambe me faisait mal, faisant de moi un soldat pas très utile.

Une fois arrivé sur le toit, un détail qui m'était sorti de la tête et qui avait tout de même son importance me frappa de plein fouet. Il pleuvait toujours dehors. Pire que cela, c'était une pluie torrentielle qui tombait du ciel à présent. Alors que Tansui montait les escaliers, le sang ruisselant sur sa personne, mêlé à la pluie battante qui semblait lui redonner de l'énergie. D'un point de vue extérieur, la situation semblait vraiment mauvaise. Sans doute parce qu'elle l'était. Notre adversaire semblait encore frais comme un gardon – c'était le cas de le dire – et Minamitsu, bien qu'en meilleure forme que moi-même, était aussi fatiguée alors que j'étais plus en état de me battre.

En effet, je n'avais plus d'arme, ma fusion avec Angry se résorbait sur mon bras, la fatigue prenant le pas sur ma colère malgré tous mes efforts pour maintenir cette dernière. Cela ne prit que quelques minutes supplémentaires pour qu'elle ne disparaisse totalement, ma main redevenant normale avec mon dragon sous sa forme de bijou.

– Vous allez mourir, prophétisa Tansui avec un sourire torve.

Il n'avait sans doute pas tort. Comment, par tous les diables, allions nous réussir à le faire tomber de la tour alors qu'il maitrisait parfaitement ses rotations, sa course et que sa vitesse allait augmenter avec la pluie ?

Je n'en savais fichtrement rien.
Revenir en haut Aller en bas
Minamitsu murasa

avatar

Messages : 313
Date d'inscription : 12/03/2013
Age : 24
Localisation : East blue
Humeur : Tsunami!

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
24/1000  (24/1000)
Expérience:
138/400  (138/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Dim 7 Sep - 21:36

-Tête de hareng!

Shizukanaru me regardait l'air stupéfait. Je lui adressais un regard résolu. Oui je savais ce que je faisais. J'avais un plan, oser et simple!

Tansui regardait le ciel et jubilait.

-Toute cette eau! Je ne poserais même pas la main sur vous humain!

Comment? Comment?

-Shizu! A couvert!

Je plongeais sur mon camarade, pour l'ecraser, celui-ci gémit de douleur.

-Hum... Tansui avait "un sourire inversé" au visage, comme l'aurait une des petites filles qui jouait aux abords de la base de shell.

-J'ai eu affaire à plus d'un homme poisson dans ma vie.

Tansui attendait la suite,surement était-il curieux de savoir comment j'avais pu connaître cette technique.

-Yabusame! Les fléches de requins. Je lui lançais un sourire narquois.

-Parmis tout ceux que j'ai pu voir l'utiliser tu es le plus faible! Cette attaque aurait blessé mon coéquipier mal en point mais il en faudra plus pour moi mauviette!

Tansui ne semblait pas atteint par mes insultes à répétition, pourtant je voulais qu'il réagisse! Il se contenta de ricaner et de réitérer son attaque. Je posais mon genou à terre. Je vérifiais que Shizu aille bien.

*Ses jambes sont touchés aussi?*

Nous n'étions plus capables de bouger, aucun de nous deux...Il fallait réagir et vite! Malgré mon bras blesser, je me rapprochais de Shizu, pour tenter d'élaborer un plan de fuite dans l'urgence.

-Yabusame!

Il visa encore mes jambes, je recevais un total de six impacts bien réparti taillant ma chair et me faisant hurler de douleur...

-C'était votre dernier complot minables marines! Je vais vous écraser comme les petites merdes que vous êtes!

Il se roulait en boule, prenant le temps de nous adresser un dernier regard meutrier avant de refermer complètement carapace. Aucun de nous ne pouvait s'enfuir, il ne visait pas nos jambes pour rien.


-Shizu, écoute il faut qu'il perde le plus de temps possible ici. Chaque seconde qu'il perdra pour nous achever permettra à Kyulin d'appeler les renforts. Je veux qu'au dernier moment tu t'ecartes de moi...

Shizukanaru fit un signe de tête "négatif". Tuer deux personnes d'un coup et les tué les unes après les autres n'est pas pareil en terme de temps.

Je précisais à mon collègue qu'il s'agissait d'un ordre.

-Fais moi confiance, en tant que futur amiral!

Ca n'avait rien à voir voir avec la situation actuel, c'était tout bonnement hors de propos. Mais dans un moment difficile disons-nous des choses logiques? Non, j'avais juste envie qu'il sache qui je suis, alors qu'il connaisse un de mes objectifs dans la vie. Une petite confession entre ami détends toujours l'atmosphère non?

J'allais lui demander de me confier l'un de ses objectifs, mais Tansui me rappelait que j'étais encore sur le champ de bataille, un pied dans la tombe, le reste du corps sous ses écailles.

L'immense sphère couvrait la faible lumière que laissait passer la pluie. L'ombre ronde et menacante était là, le timing était crucial.

-Maintenant! hurlais-je. D'une roulade, et d'une franche grimace, Shizukanaru, roula, comme...un rouleau...de...printemps.

Je tournais le dos à l'ennemi, je positionnais Tsunami dans mon dos formant ainsi une rampe avec mon corps. Je senti le poids m'écraser, mon épaule droite si elle le pouvait hurlerait des insanités à foison. Mias je tenais bon! Le boulet s'élevait dans les airs.

-Tansui! Ecrase toi devant la justice!
Un hurlement victorieux, et un soulagement, mon corps semblait se détendre, me rappelant que je l'avais quelque peu esquinter. Je serais Tsunami dans ma main gauche, pleurant de joie.

Shizukanaru hurla mon nom. Oui, il hurlait! Lui aussi devait être soulagé. Combien d'être pouvait rester insensible face à cela. Finalement Tansui était tombé et le village pouvait respirer.

J'adressais un sourire à mon camarade. Mais celui-ci semblait...-Raaaaaa!Ahhhh!


Je me retournais. Je tremblais intérieurement. Comment était-ce possible, cette main palmée sur le bord du toit. Ce n'était pas un cris de joie mais un avertissement de mon collègue.


Je rampais, je tirais mon corps de toutes mes forces pour arriver jusqu'au bord du toit. J'étais allongé sur le rebord. La rage au ventre, une seule question me trottait dans la tête "pourquoi, il est encore en vie"!

-Mais, crèèèèvvvvveeeeee! Je m'effrayait moi même. Non, j'étais effrayé, j'hurlais pour me donner du courage. Il semblait increvable, je levais mon ancre, pour abattre cette ordure! Si je le laissais remonter, nous étions fini! Je voulais qu'il meure.

Pas pour la justice, ou un autre idéal. Non, je le voulais pour nos vies. Je voulais que Tansui, que Tansui, meure! Pour qu'on ai la paix, pour que l'on puisse retourner à Duty, à Shell! Je n'abandonnais pas un instant mon idéal de portéger les innocents. Sauf que les "innocents", c'était nous... C'est ce que je voulais penser...


-A vos ordres!


Il était remonter! Le flux d'air s'amenuisait au fur et à mesure que ses doigts palmé se refermait. Mes pieds ne touchaient plus le sol. Merde! Un ordre! Une idée! Un plan!

Avant que l'air ne me manque, avant de sombrer. Avec les derniers volumes d'air s'échappant de mes poumons, d'une voix faible et rauque, le regard éteint mais fort.

-Fu, fu...Fuis...

Tansui relacha légèrement son éteinte, pur que je puisse retrouver un peut mon souffle.
L'homme poisson adressa un regard à Shizu, qui, loin de m'obéir rampait vers l'ennemi, dans, l'espoir, déjà évaporer, de le...vaincre? Avec le peut d'air j'étais consciente, consciente que mon camarade courait, ou plutôt rampait vers un destin funeste.

Tansui, m'avait redonner un peut d'air pour que se triste spectacle soit la dernière chose que je vois. Mon corps était dans le vide. Tansui me tenait, il désserait doigt après doigt. Laissant imaginer à Shizukanaru qu'il parviendrait peut être à ramper suffisemment vite pour me sauver.

-Je t'en supplie...tue, tue moi...

Il afficha un sourire de satisfaction, ma disgrâce, mon désespoir, mes larmes. Il m'avait surement arracher tout honneur, et consentais enfin à en finir.


Ses yeux était plein de rage et de désespoir.

La surface sur laquelle il se tenait comme un roi, s'effondrait autour de lui. L'impact de Tsunami sur le toit durant ma chute.

J'étais faible, à moitier morte, désohonner d'avoir supplier mon bourreau...Mais je tenais avec tout ce qu'il me restait Tsunami. Et dans notre chute, Tsunami emporta de son poids, une part du toit!
Je tombais, il tombait, nous tombions, tous soumit à la gravité. La justice est comme ça, elle tombe pour tous!

*Tansui, tu n'aurais pas du! Sous-estimer notre volonté de vaincre!*


Tansui hurlait comme un porc. Avait-il tord, ma reflexion ne serait pas fini que nous seront déjà aplati sur le sol....

Revenir en haut Aller en bas
Shiranui Kyulin

avatar

Messages : 110
Date d'inscription : 03/04/2014

Feuille de personnage
Nom, Prénom, Âge, Faction,Berrys:
Niveau:
6/1000  (6/1000)
Expérience:
99/400  (99/400)

MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   Lun 8 Sep - 21:53

Nous nous approchions donc, lentement, mais surement de la tour, le groupe de villageois nous accompagnait, inquiet de notre état et de celui de nos camarades. Une fois arrivé derrière la tour, nous leur fîmes signe de rester ici, pour éviter de risquer leurs vies face à Tansui.

Nous longions donc les murs de la tour, les utilisant accompagné de notre katana pour nous maintenir debout, une fois la porte atteinte, nous nous tînmes sur le côté de celle-ci. Notre priorité absolue était de les aider, suivi de ne pas les gêner. Nous posâmes donc la paume de notre main, suivie de notre oreille gauche sur la porte, vérifiant que le combat n’avait pas lieux au rez-de-chaussée avant d’entrer.

Silence absolu. Même si la pluie nous gênait, notre ouïe était encore en état d’entendre simplement au travers d’une vulgaire porte… Soudain, nous entendîmes des vibrations, bien trop fortes pour qu’elles proviennent de l’intérieur de la tour, ainsi de tous nos yeux, nous cherchâmes dans nos alentours l’origine de ces vibrations… Notre vision était quelque peu brouillée, mais quelques parties des murs de notre droite commençait à tomber, des petit éclats tombaient, accompagnant la pluie, qui semblait s’adoucir. Voyant ça, nous prîmes donc soin de reculer afin d’inspecter le phénomène sans risquer de recevoir des parties de parois de la tour, voyant par la même occasion les villageois qui en fait, nous avaient suivie… Ainsi, nous leurs fîmes signe de venir près de nous  afin d’éviter qu’ils ne se fassent écraser par les pierres qui tombaient.

Les pierres tombaient donc de la paroi… Celle-ci portait une grande trace verticale, celle de l’épée large de l’homme requin marteau… Mais pas seulement, son état s’était empiré, non seulement avec l’eau qui s’y était infiltré, mais il semblait aussi que celle-ci avait reçu un choc supplémentaire, forçant l’expulsion des morceaux du mur, qui se faisaient plus large. Observant ainsi, nous continuâmes de nous soucier pour Murasa et Noakuma…

Soudain, un morceau de la tour s’effondrait. Du bas de la tour, nous vîmes que nous avions fait le bon choix afin de ne pas se retrouver écraser par les gravats qui tombaient… Il y avait quelque chose qui était d’une couleur différente, et qui portait des vêtements… Les villageois se mirent à crier en chœur tout en pointant cette chose :


-TANSUI !

Nous l’avions bien vu, il tombait, sans pouvoir s’accrocher à quoique ce soit, hurlant vers une mort quasi certaine ! … Pourquoi étions-nous soulagée de cela ? Dans tous les cas, il s’agissait de la fin d’une vie, ce n’était nullement un évènement réjouissant. Pensant cela, nous remarquâmes une chose, un peu plus claire que le reste, caché dans un premier temps par Tansui, ce n’était pas une pierre, mais une personne, et nous reconnaissions ces vêtements, c’étaient ceux du sergent Murasa ! Elle allait aussi tomber, et ne semblait avoir aucune protection elle aussi dans sa chute !

Nous n’avions plus le temps de réfléchir, déphasant immédiatement notre tibias droit de sa blessure, prenant une forte inspiration, notre poumon gauche semblait brûler, nous lâchâmes le katana, puis courrions, directement dessous les gravats, les esquivant tant bien que mal. Sur le monticule de pierre déjà au sol, nous sautâmes contre le mur, l’utilisant pour nous projeter plus haut, utilisant ensuite un autre morceau qui tombait comme tramplin… Notre respiration s’était bloquée ! Si près de pouvoir rattraper Murasa, dans le pire des cas nous allions aussi mourir…

Nous relâchâmes donc, notre bras gauche… Le déphasage de notre bras gauche. La douleur était intense, mais nous reprîmes ainsi notre souffle, toujours en l’air, nous ne pûmes aller qu’a quelque mètre du sol avec nos forces du moment, utilisant Tansui comme dernière marche avant qu’il n’atterrisse pour rattraper Murasa et ralentir sa chute. Ainsi, retombant au sol râpant une partie de la peau de notre dos, tenant Murasa de notre bras droit. L’effondrement s’était terminé, les villageois venaient, nous vérifions l’était de Murasa, relâchant le déphasage de notre jambe. Elle semblait saine et sauve, toujours consciente. Elle vit probablement l’os de notre bras gauche, mais ce n’était pas sa faute, nous nous relevions donc.


*biiiiip*


Nous n’entendions plus rien, voyant sur les lèvres de Murasa et d’autres villageois qui semblaient me dire qu’il ne fallait plus que nous nous mouvions. Leurs répondant d’un sourire, feignant ne pas avoir compris, afin d’aller vérifier le corps de Tansui.

Les villageois le pensaient déjà mort, ils nous repassèrent notre katana suite à un signe que nous leurs fîmes, que nous réutilisâmes comme béquille. Arrivant près de la porte de la tour, le corps de Tansui jonchant le sol… Respirait encore, mais il avait roulé, face vers le sol, tentant de récupérer. Nous ne pouvions pas le tuer à travers ses écailles, mais celle-ci étaient dans un mauvais état, ayant probablement été utilisé pour se protéger durant la chute… Ainsi, il nous vit arriver vers lui et nous regardait droit dans les yeux, il semblait incapable de mouvoir autre chose que sa tête, il tentait tout de même de se relever, sans succès. Nous attendions une phrase, peut-être une résignation de sa part, qui n’arriva pas.

Il semblait dire quelque chose, malheureusement nous ne pouvions lire correctement sur ses lèvres, il semblait avoir du mal à parler. Nous ne comprîmes que quelques mots, à propos de la supériorité des hommes poissons, et de l’imbécilité humaine…

Nous observâmes avec pitié Tansui tenter de se relever, prenant notre katana par son fourreau en bouche, le dégainant doucement, la seconde manière de dégainer le Michael, celle-ci, sans forcer. Voyant ses blessures, même si il se relevait, il mourrait très probablement peu après, nous apaisâmes donc ses souffrances, le transperçant rapidement en plein cœur, il mourut sur le coup, tentant de dire une dernière phrase. Puis nous nous baissâmes pour fermer ses yeux, rangeant ensuite avec difficulté notre katana, la pluie s’arrêtait.

Quelques villageois arrivaient, alerter par un des hommes qui était parti les chercher pour obtenir plus d’aide.  Certains villageois commençaient donc à aller dans la tour sous ordre de Murasa, qui était maintenu debout aidée par des villageois. Notre conscience commençait à nous quitter, nous nous assîmes. Quelqu’un semblait se trouver à notre gauche, inspectant notre blessure. Nous nous tenions donc ainsi, portant le pantalon d’un homme poisson, la poitrine bandée, devant la porte, le corps de Tansui à notre droite, accompagné des débris de la tour, le symbole de sa tyrannie s’était brisé en même temps que cette  dernière… Les villageois redescendirent, portant Noakuma.

Nous le regardions, voyant flou, ne le reconnaissant qu’à la couleur de ses vêtements et ceux de ses cheveux. Il semblait encore bouger et être conscient, ainsi satisfaite d’avoir vérifié l’état de tous, au bord de l’évanouissement, nous sourîmes à Noakuma. Continuant de sourire, nous levâmes notre bras droit devant nous, faisant signe "serre", puis nous pointâmes notre sourire, espérant qu’il comprenne "serre les dents". Ainsi, ayant un peu trop forcé, nous ressentîmes quelque chose couler de notre narine gauche, chose que nous essuyâmes, du sang… notre conscience nous abandonna, ce qui contrairement à s’endormir, relâche tout déphasage, ou plutôt le dernier déphasage que nous maintenions…


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Tailler la chair et broyer les os : une équipe hors de contrôle [Kyulin, Minamistu, Shizukanaru]
» Tailler facilement son crayon khol
» Acier contre chair, un duel sous le regard de la lune! [Pv Steph et Almace, Présent] [Saskatchewan, Canada]
» [Terminée] She tied you to a kitchen chair. She broke your throne, and she cut your hair ~ Diana
» [TUTO] Cratères

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: All Blues :: East Blue :: Archipel de Konomi-
Sauter vers: