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 Les démons de la 4e division

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Kago Daiyuu

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MessageSujet: Les démons de la 4e division   Dim 18 Mai - 15:54

Sur les mers paisibles de West Blue, un navire de la Marine naviguait tranquillement. Les matelots était sous le commandement du Lieutenant Reimer, en charge de la 4e division, et le sergent Lloyd était en charge de l’aider pour assurer le bon fonctionnement des opérations. Le Sergent Shizunaraku était aussi présent, mais la raison de sa présence était plus nébuleuse. Le navire était en direction d’une île pour que les recrues puissent se familiariser avec les différentes basses de la Marine sur cette mer. Le vent était bon et la proue fendait allégrement les vagues. Cette traversée était aussi un exercice pour apprendre les rudiments de la navigation aux matelots qui ne connaissaient pas véritablement la mer.  

Quand Kago était montée sur le pont, elle savait déjà que c’était une mauvaise idée. Elle c’était avancée, pas après pas jusqu’au dortoirs qu’elle partageait. Une dizaine de lits superposés étaient alignés sur deux rangées parfaitement droites. Les couchettes sommaires étaient soutenues par des barreaux de fer grisâtres et écaillés et par dessus, un fin matelas blanc impersonnel.

Kago grogna, déposa son lourd sac dans l’entrée et observa fixement la pièce, tentant de réfléchir. Stratégie. Une place stratégique. Elle ricana toute seule quand elle se rendit compte qu’elle utilisait son cerveau seulement quand elle n’en avait pas besoin et jeta son veston blanc sur le lit en hauteur à sa droite, tout près de la porte.

A peine c’était elle penchée sur son paquetage imposant qu’un groupe de Marines de son âge à peine entrèrent joyeusement et prirent les premiers lits du fond tout en babillant sur leur mission. Ils semblaient tellement heureux et insouciant… Elle grimaça, se retint de cracher à la gueule de ces connards toujours souriant et ouvrit son sac. La nouvelle Marine y farfouilla quelques longues secondes avant d’attraper le duvet bien épais qu’on lui avait donné avant son départ et elle le balança négligemment sur sa nouvelle couchette pour de très longues semaines. Rapidement, elle referma son paquetage, le mis en sécurité dans la malle de métal au pied de son lit sur laquelle s’assit et en profita pour resserrer les lacets de ses bottines de cuir sombres et réajuster son pantalon ample et bleu ceinturé à sa taille par une bande de tissu noir. La tenue typique des recrues. Sauf pour le haut. Une petite entorse personnelle à la règle. Son uniforme se constituait seulement d’un bandage fermement presser contre sa poitrine plutôt généreuse et d’une veste blanche et ouverte s’arrêtant juste sous ses seins, marquée du sceau de la Marine près du cœur. Les manches et le col retroussé étaient constitués, eux aussi de noir, contrastant avec le bleu du foulard noué autour de sa nuque.

Quand elle passa la porte du dortoir, un large flot de marins pressés, poursuivit par des ordres, s’engouffra dans la salle quelle venait de quitter. Elle serra les poings, évitant le montrer le tremblement de ses doigts et respira une grande bouffée d'oxygène. Rapidement, elle se retrouva sur le pont d’un navire lancé sur l’océan. Le vent de West Blue lui soufflait tranquillement au visage alors qu’un groupe entier s’affaissait au travail des cordages, tentant vainement de tendre les voiles.

Elle ricana allègrement quand elle vit un matelot pâlot et gringalet s’enrouler les membres autour d’un cordage alors qu’il tentait de faire un nœud avec. La plupart des recrues ne semblaient pas savoir quoi faire, tirant au hasard sur les cordes les plus proches et tentant de faire une attache solide.

Elle se surpris à presque sursauter quand une voix grave gronda, à plusieurs mètres d’elle à peine. Un gradé. Qui donne des ordres. Super, tout ce qu’elle déteste. Habituellement, elle se serait discrètement fait la malle pour aller tranquillement squatter l’infirmerie pour dormir quelques heures de plus, mais là, elle ne bougea pas.

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Lloyd Zephian

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Dim 18 Mai - 16:07

Lloyd observait les jeunes recrues se débattent avec les cordes et qui tentaient de diriger les voiles. Il finit par soupirer lourdement en se tenant la tête. “Quelle bande d’incompétents…” Il s’approcha d’eux et commença à gronder ses ordres: «Tenez les cordages plus fermement, je ne voudrais pas me retrouver à devoir le faire par moi-même tellement vous êtes incompétents. Ces quoi c’est noeuds!? Vous voulez vraiment les perdre au premier coup de vent? Vous ne tiendrez pas 2 minutes sur une mer de Grand Line.» Il aperçut par la suite une jeune femme à la chevelure bleutée qui ne faisait absolument rien. Il marcha vers elle et la fixa froidement: «Matelot. Pouvez-vous m’expliquer cette situation. »

La fille à la taille modeste se retourna vers lui et lui fit une moue moqueuse:«Ça me fais chier alors je les regarde se galèrer comme des cons, c’est plus tripant.». Il resta un moment à la dévisager froidement avant qu’un léger sourire fasse place sur son visage. Ses lèvres s’ouvrirent légèrement pour laisser couler un petit ricanement. Voilà une jeune fille intéressante, c’était si rare de voir quelqu’un exprimer ses idées ses véritables idées de ces jours ci. Il s’éloigna sans dire un seul mot et se rendit vers une autre recrue pour pouvoir le moquer.

Après avoir rendu plus d’un inconfortable, il se rendit à l’arrière du navire ou le second Sergent se trouvait. Shizukanaru Noakuma, signifiant le démon silencieux, était vraiment en accord avec son nom. Il avait travailler à quelques occasions en sa compagnie, mais jamais il ne l’avait entendu dire le moindre mot. Les sergents devaient laisser les matelots acquérir le métier, donc ils ne devaient pas agir. Shizu obéissait aux ordres et l’ accomplissait avec une rigueur absolue. Personne ne pouvait savoir ce qui se cachait derrière sa façade qui gardait éternellement un air adolescent. Lloyd lui demandit sarcastiquement: «Alors, Akuma, que penses-tu des recrues?» L’homme cornu ne dit pas un mot et Lloyd continua sa ronde sur le pont du navire pour se rendre auprès de son supérieur, le Lieutenant Reimer, qui dirigeait se navire à partir du gaillard arrière.

Il fit une salutation militaire vers l’homme qui portait le manteau des officiers qui lui rendit mollement. Lloyd trouvait cet homme… Pas trop déplaisant. Il n’était pas du genre trop enthousiaste dans son travail et il lui permettait une certaine liberté. Il détestait ceux qui se considérait seulement le bras armé de la Justice, agissant uniquement pour le bien de la cause et oubliant qu’elle était menée avant tout par des humains qui pouvaient avoir leurs opinions et que la subjectivité pouvait être utile. Reimer était un homme subjectif et il s’entendait donc bien avec lui puisqu’il ne discutait pas ces techniques.

Il avait travaillé avec des supérieurs dont ce n’étaient pas le cas et cela avait causé plusieurs confrontations verbales. C’était l’une des raisons pour lesquelles il était demeuré Sergent bien qu’il était dorénavant dans la Marine depuis près de cinq années. Il avait aussi le fait qu’il n’aimait pas avoir trop de responsabilités ainsi que de la paperasse. Il se retrouva donc dans des boulots mineures et cela lui convenait parfaitement. Par contre, cela lui dérangeait de ne pas voir véritablement de l’action et il avait l’impression qu’il ne progressait pas réellement.  

Par contre, cela pouvait être idiot de ne pas mettre un homme totalement dévoué à la cause pour entraîner les nouveaux, car ils devaient avoir un exemple à suivre. Là encore, ce ne serait pas lui qu’ils auraient envoyé pour les diriger. Cela ne faisait que prouver qu’il y avait un manque flagrant de communication chez la direction et qu’elle se foutait bien des nouveaux éléments. La majorité demeurerait des incapables et ils mourront bien rapidement dans une première escarmouche. Seul une minorité des éléments parviendrait à devenir des soldats efficaces.

«Alors, Zephian, vous allez bientôt sortir de votre torpeur?» Le Sergent interpellé eut un petit sourire coupable alors qu’il était resté un moment totalement perdu dans ses pensées. Il s’avança vers la rambarde et regarda les recrues faire de leur mieux pour garder le navire dans un cap stable. Il eut un sourire chaleureux envers la maladresse de certains: «Alors, Sergent, que pensez vous de nos recrues.»

Ce sont de parfaits incapables qui sont inaptes de saisir la véritable implication de leur engagement dans la Marine. Ils ne font que poursuivre un rêve erroné de Justice et leur désillusion devrait se produire bientôt, à moins qu’ils viennent à adopter la pensée unique divulgué par cette organisation. Alors, ils en deviendront de fervent défenseur en perpétuant l’idéologie aliénante et de leur double discours qui veut le bien être de tous, mais qui laisse le Gouvernement Mondial agir comme il veut. Parfois, il y certaines personnes qui se démarquent de ce lot, mais ils  ont rarement l’intention de demeurer des vôtre.“ Évidemment, il n’allait pas tenir de tels propos devant son supérieur, donc il répondit simplement: «Il y a encore beaucoup de travail à faire.» Il demanda ensuite alors qu’un des matelots échappa sa corde et que l’une des voiles tomba sur le pont: «Quels sont les plans à partir de dorénavant?»

«Nous ferions mieux de nous arrêter un moment sur la prochaine île avant de nous rendre à notre destination.» En tombant, la voile avait tirer sur les câbles qui la retenait. Puisque ceux-ci avaient été noués par des mains malhabiles, les noeuds ne résistèrent pas et les cordes se délogèrent. Elles glissèrent sur pont avant de s’enrouler autour des jambes d’une matelot un peu trop insouciante. Kago se retrouva suspendue la tête en bas et commença à psalmodier un chapelet d’injures à l’encontre des autres recrues qui ne pouvaient s’empêcher de rire face à sa mésaventure.

Lloyd s’avança parmi le groupe et resta un moment à évaluer la qualité du langage de la jeune recrue avant dire doucement aux autres qui étaient présent: «Et vous n’avez rien de mieux à faire que de vous moquez d’elle? C’est quand que vous allez vous décider de l’aider?» Lloyd n’appliqua aucune froideur dans ces paroles, mais ils ne purent s’empêcher de sentir un frisson de culpabilité les saisir et ils s’exécutèrent en vitesse.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Lun 19 Mai - 14:14

Un mois s'était passé depuis ma fracassante mission sur Kokoyashi, entre temps, j'avais dû suivre le sergent Murasa à Loguetown sur ordre de Fury pour une mission de routine mais celle-ci avait légèrement dégénéré ne laissant aucun répit à mon corps fracassé. Je m'étais parfaitement remis de mes blessures ce qui épataient les médecins de Duty Island comme toujours. J'avais été forcé de prendre du repos sur la base occupant donc mes journées à rien faire. Dormir, regarder le plafond, dormir, manger, observer le ciel, dormir, manger, observer la mer. Ce cycle aurait pu être sans fin jusqu'à ce que Fury m'ordonne de partir.

J'avais attendu une quelconque destination sur East Blue mais mon supérieur m'informa qu'il voulait me voir devenir plus sociable et surtout évaluer mes éventuels qualités de leader. J'allais donc être envoyé sur un bâtiment de la marine rempli à craquer de jeunes recrues pour évoluer sous les ordres directs du lieutenant Reimer, et personne d'autre me spécifia-t-il.

Et c'est ainsi que me voilà au beau milieu de West Blue, sur un bâtiment de la Marine, au début cernés par des curieux qui ne m'avaient jamais vus, puis délaissés de tous dans mon coin du fait de mon absence de réponse. Posé à l'arrière du navire, j'observais silencieusement les flots, me demandant si j'avais vraiment une quelconque utilité sur ce bateau. Le lieutenant Reimer m'avait bien prévenu que pour le moment, nous devions laisser les matelots agir, il me testera plus tard sur mes capacités à leur donner des ordres.

Un homme grand, les cheveux bruns attachés et des yeux verts vint me voir et me demanda mon avis sur les nouvelles recrues. Inexpressif, je lui rendis néanmoins son regard, signe poli que je l'avais bien entendu puis me retournais de nouveau vers la mer. J'en avais strictement rien à faire des recrues. Elles pouvaient être là ou au fin fond de l'océan pour ce que ça me faisait.

Soudain du bruit me sortit de ma torpeur. Des hommes riaient et quelqu'un  hurlait des propos à la provenance douteuse et d'une impolitesse remarquable. Je me levais et allais voir ce qui se passait sur le pont, veillant ainsi à y être avant ou en même temps que mes supérieurs. Les mains dans les poches, ma capuche tirée au maximum sur ma tête, mon sweat ouvert pour sentir la brise marine sur mon torse, je descendis les escaliers qui me séparaient du pont et y vis une jeune femme aux cheveux bleus en train d'hurler comme un putois. La fille n'était guère vêtue, sa poitrine, si volumineuse que l'on pourrait la comparer à des mamelles,  presque exhibée à la vue de tous. Je ne savais pas que la Marine recrutait chez les coureuses de remparts maintenant.

Par un tour de force dont j'ignorais comment il avait été réalisé, cette recrue s'était retrouvée la tête en bas, suspendue par les pieds aux cordes de la grand voile. De mœurs légères et d'une incompétence remarquable ? Mais que faisait-elle donc sur ce navire ?! Le sergent qui m'avait adressé la parole, et dont je ne m'étais pas soucié de retenir le prénom, sortit de la cabine du lieutenant Reimer et ordonna que quelqu'un la laisse descendre. Avant que cela n'arrive, un morceau de papier tomba de la poche de la fille qui essaya tant bien que mal de la rattraper mais fut finalement ramassé par un matelot qui s'écria :

– Mais c'est ma photo ! Voleuse !

La corde fut néanmoins tranchée et la jeune fille tomba à terre. Elle semblait n'avoir que des défauts. Dans certains pays, on coupait la main des voleurs. Je me demandais si j'avais le droit.

Je m'approchais de la jeune fille qui souriait au nez de ses camarades et sans un mot ou avertissement, lui fit une clef de bras immobilisant ainsi son côté gauche, la plaquant contre le bastingage ce qui la fit hurler et se débattre mais je la tenais fermement. Puis de ma main droite, j'immobilisais la sienne contre le bois, le bras tendu. Je n'avais rien de coupant sur moi, je fis donc signe à un des matelots dotés d'un poignard pour qu'il approche. Hésitant, je le fixais sans ciller et il se décida finalement à m'obéir et il immobilisa la main de la jeune fille qui hurlait et se débattait encore plus en comprenant mon intention. Je levais le bras, m'appliquant pour viser quand l'ordre claqua dans l'air.

–Il suffit, Sergent Noakuma. Je pense qu'elle a compris le fond de votre leçon, nous ne pratiquons pas ce genre de punition, déclara durement le lieutenant Reimer.

En soupirant, j'abaissais mon bras et fichais la lame dans le bois du navire à quelques centimètres du poignet de la jeune fille. Enfin, je la relâchais et m'en écartais sans me soucier du regard noir et haineux qu'elle me jetait. Le sergent aux cheveux longs faisait une drôle de tête mais me fixait d'un air intéressé tandis que le lieutenant Reimer me fit signe de le rejoindre. Qu'à cela ne tienne, cela ne serait pas la première fois que je me faisais réprimander par ma hiérarchie. Sans me presser, je gravis les quelques marches qui menaient à sa position, surplombant le pont.

Les mains de les poches, la tête semi baissée, j'observais et écoutais le lieutenant qui fut plus conciliant que je ne le pensais.

– Le colonel Fury m'a parlé de vous. Il semblerait que vous ayez des problèmes affectifs qui vous empêchent de juger ce qui est dans la norme et d'interagir socialement, je serais donc clément sur ce premier écart mais je vous avertis pour l'avenir : pas de mutilations ou de punitions qui fassent couler le sang d'un Marine. Me suis-je bien fait entendre ?

Je soupirais mais hochais néanmoins la tête. De là où j'étais, je voyais clairement la lueur de peur de certaines recrues mais parmi elles, brillait, tenace et provocante, le défi dans les yeux de la jeune fille aux cheveux bleus, si vulgaire.


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Kago Daiyuu

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Mar 20 Mai - 7:49

Elle allait les tuer. Oh oui. Et elle en prendrait un putain de plaisir.

Parce que Kago était maintenant suspendue par les pieds à quelques mètres du sol, attirant l’attention de toutes les personnes présentes sur le pont. Beaucoup de personnes en résumé. Super. Elle qui avait une horreur phobique de la foule.

Un groupe de matelots s’activait à la faire descendre, sous les ordres d’un gradé -, Sergent, vu les galons sur son manteau- sensé quand un objet tomba de sa poche. Une photo avec, dessus, un jeune homme et sa famille. Celle-ci voleta un peu avant de se poser sur le bois du bateau. L’une des recrues qui avait suivit la descente de l’objet s’avança, ébahit.
Eh merde.

- Mais… C’est la mienne! Cria-t-il en attrapant l’image en papier glacé, jetant un regard noir d’incompréhension à la Marine encore suspendue.

Kleptomane un jour… Elle ne crut pas important de regarder le jeune Marin juste en dessous d’elle et grogna une nouvelle fois des injures fleuries et de belles promesses de mort si on ne la faisait pas regagner le sol maintenant. Elle sentait le sang de son corps lui monter à la tête et ça en devenait désagréable. Surtout que, selon les leçons de son frère, elle pouvait en mourir. Chouette. Magnifique. Elle allait mourir comme un putain de morceau de viande.

Elle fit un sourire carnassier quand elle vit les visages pâles des matelots qui semblait trembler sous ses menaces.

- Je ne vous tuerais pas. Je ferais un joli dessin avec votre sang, j’écrirais votre nom et, dans quelques années, là, je vous tuerais. Mais ne vous inquiétez pas, je m'appliquerais pour le dessin et je le déposerais sur votre tombe.


Une nouvelle fois, le sergent ordonna qu’on la descende et les Marins s'exécutèrent, de mauvaises grâces. L’un d’eux attrapa un couteau et coupa la corde qui retenait Kago, laissant cette dernière s’aplatir contre le pont avec toute la délicatesse d’un supernovae.

Elle gronda, se releva, massa son épaule qui annonçait déjà un bleu mais son sourire s’agrandit. Elle vit le petit matelot qui gardait jalousement sa photo contre sa poitrine et ricana. D’un signe de tête vague, elle remercia le Sergent qui lui était venu en aide. Plutôt grand, une queue de cheval basse et brune dont les cheveux cascadaient sur l’épaule et un regard vert. L’air sévère de son visage semblait moqueur, accompagné d’un sourire en coin sarcastique.

Qu’il comprenne ou pas qu’elle avait été reconnaissante pendant environ quelques secondes ne lui importait pas. Elle avait été polie, comme son frère lui avait appris et avait remercié la personne qui l’avait aidée. Elle ne s'agenouillerait pas en lui déclarant sa flamme et en bonus, une confession de grâce éternelle. Putain, il y a vraiment des gens qui ont assez de dignité pour faire ça?

En tout cas, elle passa devant le groupe qui lui avait été aussi utile pour la pendre par les pieds que pour la descendre et elle se contenta d’un sourire carnassier. Elle était dans son grand jour de générosité aujourd’hui.

Mais elle savait que ce n’étais pas forcément le cas de ses supérieurs qui lui taperont sérieusement sur les doigts au vu de cet… incident regrettable, comme ils aimaient le dire. Et puis, au pire, elle sauterait du bateau, nagerait jusqu’à l’épuisement, coulerait, se noierait et elle finira par mourir dans d’atroces souffrances si ce n’était pas par la main -, enfin, les dents- de requins, de ses blessures, de la faim ou de la soif. Et pouf, plus de problèmes pour personnes. Kago sourit. Elle adorait son humour.
Étrangement, les gradés l’aimaient un peu moins en général.

Et sa théorie se démontra rapidement quand elle sentit une main saisit son poignet et le retourner contre son dos. La douleur qui explosa dans son épaule se répandit jusqu’à sa main et elle ne put s’empêcher de hurler alors que son buste était plaqué contre le bastingage de bois. Et jura une mort lente et douloureuse au connard de merde qui venait de l'humilier quand il prit son autre poignet entre ses doigts et l’étendit à plat sur la rambarde. Kago pâlit immédiatement puis sourit et hurla à s’en déchirer les cordes vocales. Sans qu’elle ne sache pourquoi ni comment, le démon blanc qui n’avait pas émit un son depuis le début se trouva avec une lame dans la main, tout près de son articulation. Elle finit par rire.

- Vas-y, fais-le, montre à toutes ces putain de mauviettes ce que c’est que de sanctionner quelqu’un comme il le faut. Je suis sûre que la moitié d’entre-eux n’a pas vu une seule goutte de sang de leurs misérables petites vies… Et ça dit vouloir tuer du pirates alors que c’est même pas capable de trancher une main… Alors, t’attend quoi? A moins que t’en aies pas les cou-

–Il suffit, Sergent Noakuma. Je pense qu'elle a compris le fond de votre leçon, nous ne pratiquons pas ce genre de punition, déclara durement le lieutenant Reimer.

Le démon silencieux la lâcha et s'écarta, la lame se plantant à quelques centimètres à peine de son membre. Elle ne ricana pas, parce que ça n’aurait pas été dans ses principes. Kago défie peut-être tout ce qui bouge -ou même ne bouge pas- mais elle ne se mentait jamais. Et rigoler comme si tout cela ne lui avait pas fait peur aurait été se mentir. Elle avait eu peur. Pendant une fraction de seconde, elle savait que cet homme, aussi jeune paraissait-il être, lui aurait volontiers amputé une main pour sa faute. Ceci dit, elle aurait fait la même chose avec plaisir. Elle aimait bien ce démon. Il était sympa.
Mais son ego venait d’en prendre un coup.

Elle le regarda s’éloigner avec un regard noir et ne pût s’empêcher de lui lancer un sourire de défis. Oh, toi et moi, on va bien s’amuser…
Sauf qu’elle ne savait pas qu’un jeu se mettait en place. Un jeu qui n’avait pas de chef, ni de règles.

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Lloyd Zephian

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Mar 20 Mai - 13:55

La navigation se poursuivait sans incidents majeures alors que le soleil déclinait derrière la couverture nuageuse. Le navire s’approcha de l’île de Sombrel pour y faire escale durant la nuit. Un léger brouillard semblait émaner des eaux au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient. Cette île de taille modeste n’était qu’un relai entre les principales îles et l’étrange météo lugubre tenait au loin une population potentielle. Il n’y avait qu’un village bâtit en majorité sur des pilotis de bois qui desservait le port. Le reste de l’île était formé d’une succession de canaux qui entouraient de minuscules ilots de terre.  

Le Lieutenant Reimer s’approcha de ses sergents et leur demanda: «Il serait utile que vous aidiez les recrues sur ce coup-ci. L’arrimage serait une tâche un peu trop délicate pour eux et les habitants ne seraient pas trop heureux que nous démolissions la moitié du port. Nous allons passer la nuit dans le bâtiment, mais vous avez quartier libre. Ils ont bien travaillé, ils méritent bien de prendre une petite pause.»

Ils s’approchèrent donc du quai et Lloyd sauta sur le débarcadère, couvrant les quelques mètres d’un seul bond, pour saisir les cordes et arrimer le navire. Les autres officiers guidèrent le reste des opérations, Shizu réalisant fidèlement ce que Reimer lui dictait, pour approcher le navire et le tout ce passa sans accroc. Les recrues se laissèrent aller avec des exclamations de joie alors que Lloyd tenta de sauter à nouveau sur le pont et il réussit à s’accrocher au bastingage. Il grimpa par-dessus la rambarde à l’aide d’une seule main. En voyant l’enthousiasme des matelot, Lloyd dissimula un sourire narquois et demanda: «Donc, on recommence et on vous laisse faire cette fois.» Il ne laissa transparaître aucune touche de plaisanterie et nombreux furent ceux qui pensèrent qu’il était sérieux.

La situation fut dissoute par le rire du Lieutenant Reimer qui les rassura par la suite: «Ce sera tout pour aujourd’hui. Vous êtes libre de festoyer tant que vous restez sur le navire. Ceux qui seront pris à défaut et qui tenteront de se rendre en ville seront punis. Nous partons demain à l’aube. Ce sera tout.» Il se rendit par la suite à sa cabine pour gérer la paperasse et autres affaires pressantes qui allaient le rendre occupé pour une bonne partie de la soirée. Il glissa à Shizu avant de s’engouffrer à l’intérieur du bâtiment: «S’il y a des écarts de conduite, vous pouvez agir mais laissez le Sergent Zephian les gérer. En cas de problème majeur, vous venez m’avertir et... Tentez d’avoir du plaisir.» Sur ce, il les laissa à eux.

La plupart  des recrues de la 4e division restèrent à fixer bêtement la porte par laquelle leur supérieur venait de quitter, ne sachant pas quoi faire de leur liberté. Lloyd le suivit pour se rendre dans sa propre cabine et en retirer une de ses précieuses possessions. Il revint avec un court étui de cuir et il se dirigea sur proue. Il grimpa sur la rambarde et ouvrit son étui. Il en retira un violon, déposa l’étui en équilibre précaire sur la rambarde, cala sous son menton l’instrument et resta un moment à fixer la mer qui s’étendait devant lui. Il leva finalement son archet et le laissa suspendu au-dessus des cordes.

Spoiler:
 

Il demeura immobile, un coup de vent faisant danser ses cheveux, et il laissa ses émotions se soulever en lui. Finalement, il s’attaqua à un morceau d’une grande mélancolie, ses doigts glissant avec finesse sur les cordes alors que la brise transportait la mélopée sur les eaux qui semblaient s’agiter au même rythme que les vibrations du violon. Il s’exécutait les yeux fermés, se laissant transporter par son morceau qu’il exécutait avec un talent encore un peu naïf.

Il ne se préoccupait pas des témoins et continuait avec sa représentation profondément émouvante. Par contre, les matelots commençait à s’impatienter de la solennité du morceau et l’un d’eux eu finalement le courage de s’avancer: «Monsieur Lloyd... Serait-il possible de jouer quelque chose de plus... Rythmé ou je ne sais quoi.» Lloyd brisa sa mélodie en une note aigüe qu’il garda en lançant un regard assassin au jeune homme.

Le matelot ne put même pas se remettre du choc d’une telle agression oculaire qu’un éclat verbale explosa: «Mais ta gueule sale con! C’est trop sublime son truc.» Kago s’assit sur la rambarde près de lui et Lloyd reprit sa mélodie sans rien changer à son style et en ayant un petit sourire. Après quelques minutes à tirer une puissante mélancolie de son instrument, Lloyd s’arrêta finalement et regarda la véritable foule qui c’était formée autour de lui.

Il abaissa son instrument et tenta de dire avec dédain bien qu’il avait un air de fierté sur son visage: «Allez, je n’ai pas l’intention de vous offrir un concert. Vous pouvez aller chercher votre ration de saké et j’espère que vous avez tous apporté quelque chose pour vous divertir, car je peux bien vous trouvez quelque chose pour vous occupez. Le pont n‘est jamais suffisamment propre et les cordages pourraient bien être goudronnés une nouvelle fois.» Face à ses corvées ingrates, la plupart se dépêchèrent de quitter pour ce trouver une occupation: «Et est-ce que l’un d’entre vous aurait l’obligeance de m’apporter quelque chose à boire.» Ses propos avaient une froide autorité qui faisait en sorte que la plupart obéissait sans la moindre hésitation.

Spoiler:
 

Il plaça à nouveau son violon en position et s’attaqua à un morceau beaucoup plus rythmé alors qu’une ambiance commençait à s’installé sur le navire. Les matelots allumèrent les lampes alors que la nuit s’installaient définitivement et le bâtiment avait des allures de ville miniature.

Dans un des canaux qui serpentait les étendues de Sombrel, un navire affichant le pavillon noir s’avançait en silence. Sur le pont, on pouvait apercevoir deux figures principales, bien qu‘elle ne semblait être que des ombres dans cette faible luminosité. L’une d’entre elle devait bien faire dans les 3 mètres, mais était d‘une maigreur réellement excessive. Elle se tenait derrière un homme qui fixait une longue-vue vers le navire des Marines. La grande figure parla avec une vois masculine, mais au ton présomptueux et nasillard: «Il s’agit de quoi, Fitz?»

L’interpellé ferma sa lunette en la faisant coulisser puis il se tourna vers l’autre: «Y semblerait que ça soit un navire Marine, Cap’taine Yluseff.» Dit-il avec un accent décontracté: «Et y semblerait qu’ils sont en train de faire la fête. J’serais d’avis qu’on s’invite à l’improviste.»

«Très bien, attaquons-les.» Dit son supérieur en plaçant un de ses pieds ridiculement long sur la rambarde et en étendant sa main qui n’en finissait plus en direction du navire.

- Nannnn, j’dirais que c’est préférable d’attendre qu’ils soivent fatigués p’is qu’ils s’attendent à rien.

- D’accord, alors on ferait bien de fêter à notre tour pour aider à passer le temps.

- Au contraire, y vaudrait mieux se reposer et être parfaitement dispo pour l’assaut.

Il se passa un doigt sous le nez: «En effet, en effet.» Il eut par la suite un rire parfaitement idiot. Il se retourna et dit à l’intention de ses hommes qui se réunissait près d’eux suite à leur discussion: «Écoutez bien, mes “Stretcher’s Pirates“. Nous allons attendre que ces hommes se fatiguent avant de fondre sur eux. Pour l’instant, nous allons nous reposer pour être à notre maximum pendant l’attaque.» Des hurrahs accueillirent la proposition du Capitaine et ils félicitèrent son sens tactique.

Yluseff resta là à rire bêtement des acclamations de ses hommes alors que son second s’éloignait. Il se rendit vers le mât et il récupéra une large faux ayant un lame plus courte à l’autre extrémité. Il la planta entre ses deux jambes et lui murmura doucement alors qu‘il se plaquait dos au mât: «Alors, Ketsueki no Mikadzuki (Croissant de Lune Sanglant), penses-tu que ce connard de cap’taine va enfin crever cette fois?» La couverture nuageuse se souleva un peu et la lune naissante se fit miroiter momentanément sur la lame principale de la faux. Fitz Lyrald eu un petit sourire alors qu’il se laissa glisser avant de tomber dans un demi-sommeil contre le mât.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Jeu 22 Mai - 16:18

Après que nous, les Sergents, eurent exécutés un arrimage aussi parfait que le demandait le Lieutenant Reimer, celui-ci nous donna un quartier libre pour la soirée en ordonnant toutefois de rester sur le bateau. Alors que je m'apprêtais à me mettre dans un coin tranquille, Reimer vint à mes côtés et me glissa quelques ordres :

–S'il y a des écarts de conduite, vous pouvez agir mais laissez le Sergent Zephian les gérer. En cas de problème majeur, vous venez m'avertir et … tentez d'avoir du plaisir.

La dernière partie de ce qu'il exigeait de moi me laissais pantois. Comment étais-je censé faire ça ! Je me dirigeais vers le pont où tous les matelots s'étaient assemblés. Peut-être qu'en faisant un effort de socialisation j'arriverai à atteindre l'objectif que l'on m'avait donné. Justement le Sergent Zephian arriva sur le pont, peut-être était-ce le moment de tenter une approche. Visiblement pas, il se dirigea tout droit vers la proue où il s'installa pour sortir un instrument de musique, un violon, et se mit en position pour jouer. Il inspira profondément et d'un geste lent et calculé fit vibrer les cordes sous les crins de son archet. Le son résonna, puissant et enchanteur, c'était une mélodie belle et d'une tristesse incroyable. Ses doigts couraient sur le manche avec une douceur telle qu'on pourrait croire que Zephian avait peur de casser les cordes. La musique enveloppa tout mon être et me posséda même. Pétrifié, comme hors du temps, j'observais, hypnotisé, le violon d'où sortait ce son mélancolique.

Je sentis une goutte s'écraser sur mon torse. Alors que je levais la tête vers le ciel, je constatais qu'il ne pleuvait pas pourtant. Puis je réalisais que mes joues étaient trempées. Mécaniquement, je touchais mes yeux puis portais mes doigts sur mes lèvres. Ils étaient salés. Pour la première fois de ma longue vie, je pleurais. Incapable de comprendre le phénomène, j'essuyais mes larmes et continuais d'écouter la mélopée. Celle-ci s'arrêta, interrompue par un matelot qui demandait une musique, plus joyeuse. J'aurais pu écouter cette musique toute ma vie et ce malotru osait l'interrompre. Fronçant les sourcils, je me dirigeais d'un pas déterminé vers cet homme incapable de voir la beauté quand la jeune femme aux cheveux bleus dont j'avais failli couper une main par impulsion lui hurla dessus. Bien que j'étais d'accord avec elle, je ne pouvais m'empêcher de me demander si elle ne savait faire que ça, hurler.

Des murmures montaient, visiblement, le violoniste avait dit quelque chose que j'avais loupé. L'attroupement se réduisit et chacun partait de son côté, ce qui semblait satisfaire mon collègue puisqu'il entama un morceau plus joyeux, un morceau de fête. Qui ne me convenait pas. Je partis à l'arrière du navire mais un petit bruit attira mon attention.

–Angry.

Mon dragon était sorti sans que je m'en aperçoive sans doute à cause du matelot. Rien de bien méchant, il n'était qu'en phase 1, tout petit, inoffensif. Je l'attrapais et m'isolais avant que quelqu'un le voit. A l'arrière du vaisseau, personne de présent, tout le monde faisait la fête sur le pont, les rires, les blagues et autres joyeusetés me parvenaient en bruit de fond tandis que je jouais avec Angry, l'embêtant pour qu'il me mordille les doigts, caressant occasionnellement son collier de fourrure. Puis il disparut, ma petite colère s'étant apaisée, revenant comme de coutume à mon poignet.

Finalement, je ne m'étais pas mêlé à mes camarades. A vrai dire, je n'avais pas adressé un mot à tous mes collègues depuis ma mission sur Loguetown avec le sergent Murasa. Celle-ci était d'une persistance agaçante, voulant me parler sans cesse à partir du moment où je l'avais défendu bec et ongle face à un homme poisson. L'avantage était qu'avec elle à mes côtés, je me mettais beaucoup plus facilement en colère, la jeune femme étant vraiment exaspérante.

Un bruit métallique me sortit de mes pensées et me fit remarquer que la fête semblait finie sur le pont. Je me relevais et remarquais quelque chose qui brillait à la lueur de la lune. En regardant de plus près, je pouvais constater sans l'ombre d'un doute qu'il s'agissait d'un grappin. Je me penchais et regardais ce qu'il y avait au bout. Une flopée de barque. Tout le long du navire. Avec une indifférence des plus exemplaires, je tirais sur le grappin et le jetais à la mer. Mais un autre surgit de l'obscurité, puis un autre et deux autres, trois autres.

Oh.

Nous étions donc attaqués.

Les mains dans les poches, je retournais paisiblement sur le pont, direction la cabine du lieutenant Reimer qui m'avait bien spécifié de le prévenir lui s'il y avait un problème majeur. Dans mon ordre d'idées, c'était un petit détail, mais j'avais appris que mon ordre d'évaluation était souvent bien inférieure à la norme, je devais donc le prévenir par principe de précaution. En chemin, je croisais le sergent Zephian qui ne dormait pas. Il me lança un regard surpris et je lui indiquais :

– Lieutenant Reimer. Attaque pirate.

Et je repris mon chemin, toquais à la porte de mon supérieur et entrais à la seconde où j'entendis sa voix. Je lui adressais un bref salut et l'informais de la situation :

– Pirates attaquent.

–Comment ?! Mais vous n'avez pas l'air de vous rendre compte ! Je haussais les épaules le voyant dans l'attente d'une réponse ou d'un signe. C'est un navire d'entrainement et de recrues ! C'est à dire qu'il n'y a que vous, Zephian et moi-même d'apte à défendre le navire et éventuellement les quelques recrues qui auraient eu une entrainement avant leur entrée chez nous, ce qui fait très peu !

Ah.

Enfin la soirée allait être intéressante.

–Prévenez le sergent Zephian.

– Fait.

–Préparez vous à combattre, protégez les recrues avant tout des pirates et allez chercher ceux qui vous semblent capable de se battre.

Je hochais la tête et cette fois-ci, pressais le pas pour aller au quartier des recrues. Descendant les escaliers, je saisis une poêle et une louche en passant par les cuisines, puis ouvris à la volée la porte du dortoir. Certains étaient réveillés, d'autres cuvaient l'alcool ingurgités et quelques uns dormaient. Fière équipe de bras cassés bons à rien. Je martelais la louche contre la poêle, faisant un boucan de tous les diables qui sortirent les plus mal en point de leur torpeur. J'avais toute leurs attention.

– Les pirates attaquent. Armes et sur le pont, ordonnais-je froidement.

Personne ne bougea à l'exception toujours de cette femme aux yeux vindicatifs brillant de défis. Elle prit deux petites haches et me contourna pour sortir. Observant attentivement ceux qui étaient encore présents, je ne décelais personne capable de se battre. Ils étaient tous mous, les yeux dans le vague ou pire, terrorisé.

– Pas bouger, ordonnais-je de nouveau.

Puis je retournais sur le pont. Maigre ligne de défense, Zephian, la jeune femme, le lieutenant Reimer et moi-même purent constater que l'abordage avait sérieusement commencé depuis le premier grappin que j'avais observé.

Sortant massivement de l'arrière du navire, les pirates attaquèrent, nous ignorions combien ils étaient et nous étions les seuls remparts contre ceux qu'on m'avait ordonné de protéger.

Ordre auquel je ne faillirais pas quitte à user de toute ma violence qu'on m'avait reprochée.


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Kago Daiyuu

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Ven 23 Mai - 22:31

La soirée se déroula relativement tranquillement, altérant entre les phases de jeux et celles d'atelier boissons. La plupart des matelots devinrent rapidement éméchés puis, tout aussi vite, ils ne furent plus capable de tenir debout.

Kago maudit plusieurs fois sa résistance à l'alcool et frappa la barre métallique de son lit, poing fermé avant de jurer et de se maudire une centaine de nouvelle fois. Elle ramassa une bouteille presque vide aux pieds sur Marin qui semblait inconscient et la vide en deux gorgées. La boisson lui réchauffa une nouvelle fois les joues sans pour autant lui faire tourner la tête.

Elle finit par dégager l'homme allonger sur son chemin et avança jusqu'à la grande malle de fer devant son lit. Une fois assise dessus, Kago posa ses coudes sur ses genoux et enfouis sa tête entre ses paumes.

La soirée avait été plutôt amusante. La jeune femme avait alternée entre les jeux de cartes, perdant toutes ses parties de strip-poker -, et elle se bénissait d'avoir ordonné qu'on garde au moins ses sous-vêtements. Elle avait bien rapidement fini avec, à la plus grande déception des hommes présents, un boxer féminin noir totalement ordinaire mais en plus, cette fois à la fois des Marins, seulement un fin bandage de tissu enroulée autour de sa poitrine, moulant parfaitement comme une seconde peau ses seins ronds. Elle avait grognée, fait un sourire provoquant et c'était lentement rhabillée, se déhanchant plus que nécessaire et balançant ses jambes fines et musclés devant le visage rouge de gêne et d'alcool de recrues.

Quand elle eu finit son petit spectacle, elle c'était tranquillement mise à déambuler au hasard dans le ventre du navire avant de trouver la sortie avec joie. L'air intérieur était humide, étouffant. Et son petit manège de séduction avait vite fait d'attirer les regards, augmentant son malaise. Putain, ce qu'elle haïssait d'être entourée… Quand elle fourra ses mains dans ses poches et s'engouffra dans l'air frais de la nuit, ses doigts effleurèrent un bout de carton dans sa poche qu'elle sortit et regarda. Une carte. Un As de cœur. Kago n'était pas une tricheuse, parce que même si elle trichait, elle perdait. Mais sa salope de kleptomanie lui jouait souvent des tours.

Elle avait rapidement remarqué que, étant allergique au rassemblement de personne, son état de stress augmentait bien rapidement et, dans ces cas là, sa "maladie" revenait aussi vite qu'une bouteille de sake dans les mains d'un pirate. Ses vols n'étaient absolument pas volontaires. Elle ne s'en rendait compte qu'après, généralement. Et ça, c'était particulièrement casse-coui-

Elle entendit un léger bruit venir de l'arrière du navire. Quand elle s'y dirigea, aussi silencieusement que possible, donc vraiment pas beaucoup, elle ne trouve de ce jeune gradé aux cheveux blancs qui faisait batailler sa main contre un petit dragon. Kago haussa les épaules et fit demi-tour. Ce n'était absolument pas ses affaires et puis, de toute façon, elle s'en foutait royalement de se que ce mec faisait. Néanmoins, elle nota l'information dans un coin de sa tête.

Quand elle rentra dans le dortoir, elle avisa encore plus de matelots comateux, attrapa une bouteille quand trouve joyeusement pleine et s'installa sur son lit en hauteur. Une fois dedans, elle repoussa d'un coup de pied son duvet épais, coinça son oreille de fortune contre les barres de fer et y posa sa nuque. Et là, elle réfléchit. Sur tout, sur rien. Elle réfléchit longuement et avala, gorgée après gorgée le sake tiède. L'alcool lui réchauffa de nouveau agréablement les joues mais cette fois, elle sentit l'euphorie du moment. La soirée était bien, marrante et divertissante mais… Il manquait quelque chose. Quelque chose qu'elle ne saurait nommer mais qui rendrait cette nuit beaucoup plus intéressante. Elle ricana seule, finit le contenant et balança la bouteille. Elle n'entendit même pas le bruit qu'elle fit quand elle s'écrasa sur le sol qu'elle dormait déjà.

Elle se réveilla en plein milieu de la nuit avec un long frisson glacé courant sur son échine. Elle ouvrit les yeux et descendit de son lit sans essayer de faire le moins de bruit possible. Oui, elle est une chieuse et alors? Une fois ces pieds au sol, elle avança, trébucha et s'étala de tout son long, réveillant une bonne partie des matelots présent. Putain. De merde. Mais à peine certain pensait grognés qu'un sol sec, répétitif et agréablement chiant résonna dans tout le dortoir et dans sa petite tête encore embrumée.

Le démon blanc entra dans la pièce sans aucunes formes de procès et déclara simplement:
– Les pirates attaquent. Armes et sur le pont.

Pirates. Attaque. Armes.
Sans réfléchir plus, Kago se saisit de ses tomahawks et contourna le sergent tout en passant devant un jeune marin, un certain Yoake qui rassurait tranquillement son camarade et qui attrapait un révolver. Kago se mit en première ligne et remarqua avec étonnement que c'était la seule défense contre un navire entier de pirates. Trois hommes et elle. Et si avec ça ils étaient pas dans la merde…
Mais elle n'eut pas le temps de réfléchir plus que le combat commença. Les pirates étaient nombreux. Très nombreux.

Kago faisait danser ses hachettes, voletant entre les cadavres et les vivants, engageant un combat sans merci.
Trop nombreux en fait.

Le coup vint rapidement. La lame s'enfonça dans le muscle de son bras droit et elle hurla. La douleur se répandit dans tout son corps comme un éclair quand le couteau se détacha de sa chair alors qu'elle se retourna pour abattre le salaud qui avait osé-
Sauf qu'au lieu d'un pirate sanguinaire elle ne vit qu'un démon blanc. Il l'a fixa quelques seconde, son visage presque enfantin moucheté de sang, un cadavre à ses pieds. Puis, il se lança une nouvelle fois dans la bataille.

Kago se reprit rapidement et sourit. Avec son bras droit immobile, peut-être que la soirée serait enfin assez divertissante. Même si, en tant que gauchère, perdre l'utilité d'un bras droit n'était pas si terrible, en tant que manieuse de tomahawk, perdre un bras armé était une catastrophe. Il ne lui restait maintenant qu'une petite hachette de combat tenue contre une paume opérationnelle et un bras ensanglanté. Su-per. Magnifique. Encore une fois.

– Je veux que toutes les recrues qui ne sont pas engagées dans un combat amènent les blessés en sécurité! Hurla le lieutenant.

Plusieurs des jeunes Marins qui étaient venus en renfort acquiescèrent et tentèrent tant bien que mal de se relier avec leurs camarades maintenant inutiles au combat quand un jeune touche l'épaule de Kago qui venait de planter une clavicule.

- Vous êtes blessée, vous devez vous mettre à l'abri… Murmura presque le Marine.
- Va te faire foutre, mauviette, je suis venue ici pour me battre, pas jouer à la malade! Elle bouscula violement le jeune -pas plus de dix-sept ans- qui tomba et elle repartit se battre sans faire attention au hurlement de douleur puis au gargouillis macabre derrière elle.

Malgré le sourire carnassier qui fleurissait sur ses lèvres et l'adrénaline qui engourdissait son corps comme une drogue, elle sentait sa tête dodeliner de droite à gauche et tout son corps s'engourdir.
Un coup d'œil vers sa plaie lui appris quelle dégoulinait encore de sang, tachant sa veste, son pantalon et à peu près tout son corps. Kago s'éloigna rapidement des combats, détacha la bande serrée autour de sa poitrine, ferma sa veste et enroula sommairement le bandage sur son bras blessé avant de repartir rapidement.

L'excitation du combat lui fit oublie la douleur bien vite. Kago se déchaînait, sourire aux lèvres et rire rauque, traînant son membre abîmé et brièvement paralysé. Plusieurs fois elle récolta coups et taillades mais elle y fit peu attention, virevoltant et tranchant sur son passage. Cette nuit, elle avait tué un humain pour la première fois de sa vie et… Putain, qu'est-ce que ça changeait strictement rien… Puis elle aperçut le lieutenant violoniste qui l'avait aidé à descendre. Il se battait contre un pirate, visiblement quelqu'un d'important car le duel violent et la joute verbale enflammée n'avaient pas leurs pareils. Kago s'avança vers le combat, voulant elle-aussi taper dans les plus forts quand son pied butta contre un cadavre.

Elle baissa les yeux. Elle n'aurait pas dût. Par terre, les yeux écarquillés d'horreur mais vides du jeune Marine brun qui avait voulu l'aider un peu plus tôt semblait la fixer. Son regard macabre et perdu voulait la rendre coupable. Il était dans la même position que quand elle l'avait bousculé, une large épée plantée entre ses entrailles. Elle détourna les yeux, repris son sourire et s'avança vers le combat. Un homme mort de plus ou de moins…

Son bras lui faisait terriblement mal, sa tête tournait, elle avait envie de vomir, elle était terriblement fatiguée, l'alcool dans son sang la rendait encore plus maladroite que d'habitude, elle n'avait qu'une seule arme, le bruit et la violence du combat ne semblait vouloir s'atténuer et le sang collant et visqueux tachait entièrement sa peau.

Pourtant, elle savait que ce n'était pas l'alcool qui la rendait aussi euphorique.
C'était le combat.

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Lloyd Zephian

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Dim 25 Mai - 20:22

La soirée se poursuivait agréablement selon les critères de Lloyd. Le saké avait fait glisser en lui une plaisante ivresse qui le rendait souriant alors que les recrues commençait à tomber autour de lui. Une belle sensation de bien-être l’occupait alors qu’il ingurgitait la boisson et il ne vit pas d’inconvénient à ce que l’on laisse tomber le rationnement. Les recrues apportaient toujours plus de barils sur le pont et on voyait qu’ils ne connaissait pas le sens de la modération. Il avait abandonné son violon depuis un bon moment et il se laissa aller vers une autre activité qu’il adorait bien pratiquer.

Lloyd demeurait assis contre un baril à demi-plein qu’il prenait le temps de déguster alors que les hommes d’équipages tombaient autour de lui. Il adorait voir les hommes, qui avaient jurés de servir la justice, la droiture ou en un simple terme le bien, tomber dans une telle déchéance lorsqu’on leur donnait moindrement de la liberté. Il devait être tout simplement incompréhensible pour l’être humain de suivre l’autorité. Cela contrevenait au désir naturel de liberté de tout homme. Alors, une fois qu’ils ne ressentaient plus la pression de la Marine, cette institution grandement autoritaire qui ne pouvait fonctionner que par la foi aveugle et inaltérable de ses membres, leur désir de liberté se déchaînait. Il était naturel alors, puisque l’individu se perd dans la collectivité, qu’on assiste à l’apparition de comportements qui contreviennent grandement aux normes qui sont divulgué par l’institution dans le but de faire ça place. Un simple retour du boulier en d’autres termes. Franchement, la nature humaine pouvait être bien pitoyable chez certain.

Il considéra le théorie qu’il venait d’élaborer à l’instant et ne put s’empêcher de ricaner calmement. Il était si plaisant d’évaluer le comportement humain. C’était comme voir évoluer un troupeau en veillant sur leur progression. L‘analyse d‘un seul de ses individus était sincèrement ennuyant, mais des choses très intéressantes se produisaient en les regroupant. Il se mit à ricaner à nouveau alors qu’un matelot à ses pieds alternait entre deux états de consciences. Pendant un moment flou, alors la tête lui tournait, le jeune homme put voir à partir du sol son supérieur rire sinistrement sans aucune raison apparente. Un frisson le saisit avant qu’il ne s’écroule définitivement pour la soirée. Lloyd émergea de son hilarité et apporta la bouteille de saké à ses lèvres. Il se releva sans accroc par la suite et décida de mettre sa théorie à l’épreuve.

Il ne suffisait d’apporter qu’un peu d’autorité pour voir ce transformer leur comportement, mais le tout devrait continuer à se perpétuer dans son dos. Il se mit donc à faire une ronde pour observer les derniers éléments qui réussissaient à se maintenir debout. Le Lieutenant était occupé et il n’arrivait pas à localiser le démon silencieux. Il avait donc toute la liberté qu’il désirait pour opérer à sa guise. Voilà une situation bien plaisante. Un sourire vint au lèvre de Lloyd alors qu’il s’avançait vers un premier groupe.

Tout de suite, on tenta de cacher les bouteilles et le fait qu’une certaine mise était impliqué dans ce jeu. Tout les hommes, le sexe masculin voyez, se redressèrent l’échine en tentait de sembler le plus innocent possible, alors que leur collègue du sexe féminin retirait une de ses dernières pièces de vêtement: «Et merde. J’avais pourtant un as.»
- «Oui, mais moi j’en ai deux. C’est con, non.» Je jeune homme eu par la suite un rire des plus idiot alors qu’un grand sourire de pardon des plus fabriqué se colla à son visage.

Lloyd pouvait ressentir chez elle une certaine gêne qui ne résultait pas entièrement de la situation dans laquelle elle se trouvait. Puis, sans que personne ne s’en aperçoive, sa main glissa sur l’une des cartes et l’apporta à sa veste qui gisait sur le sol. Il n’avait pas l’impression que c’était un acte manifeste de tricher; elle se devait de saisir la première chose sous sa main.

Il avait bien évidemment reconnu cette Kago, l’une des rares sujets au quel il offrait la moindre considération. Ça ne semblait pas du tout la déranger de se  retrouver dans une telle position face à une figure d’autorité... Elle était définitivement au-dessus des instincts induits par la masse et s’élevait au stade d’individu à part entière. Il se pourrait bien qu’il garde un œil sur elle... s’il est suffisamment ennuyé. Il continua donc sa ronde et nota les autres comportements qui se manifestait en sa présence. Il retourna à son baril et évalua tranquillement se qu’il avait élaborer ce soir.

La soirée s’avançait alors qu’il était toujours obsédé par les mêmes idées. Cela pouvait lui arriver de s’espacer dans de longues réflexion qui se poursuivait tant qu’un évènement externe ne le force pas à en émerger. Il ne remarqua donc pas que le reste de l’équipage c’était retiré progressivement vers les dortoirs et qu’il était possiblement le seul être conscient sur le navire.

Il se fit réveille par Shizu qui passa près de lui et lui souffla: «Lieutenant Reimer. Attaque pirate.» Lloyd demeura surpris pendant un moment et pas nécessairement à cause de l’information qu’il venait de se faire transmettre. Non, il était plutôt étonné par le fait que ce fameux démon silencieux était capable de parler si cela était nécessaire. Hé bien, il pouvait arriver des choses plutôt particulière à l’occasion. Un abordage par des pirates n’en faisait par partis, il risquait encore une fois de faire face à des incapables totalement faible. Il se leva avec une certaine lourdeur induite par l’alcool et se dirigea vers le milieu du pont. Les renforts risquait d’arriver dans peu de temps, il avait la possibilité de s’amuser un peu avant que la présence des autres retire le plaisir d’affronter seul une armée.

Il retira sa lame de son fourreau et il se tint au milieu du navire alors que les premiers ennemis émergeaient: «Waltz!» Clama Lloyd alors qu’un pirate s’élançait vers lui en levant son sabre. Il exécuta un rapide pas vers l’avant et le transperça d’une estoc de sa rapière en plein torse. Le pirate s’effondra dans sa foulée et Lloyd avait déjà retiré sa rapière pour affronter l’ennemi suivant. Il le laissa venir à lui, bloqua sa première offensive et recula d’un pas pour mieux riposter par la suite. Il se tournait déjà vers un prochain assaillant et glissa tout juste en dehors de la portée de sa hache. Trop tard pour lui, la rapière fendit allègrement l’air pour faire couler le sang.

Il s’engagea dans quelques duels rapide et les hommes s’accumulaient à ses pieds. Il eut finalement de l’hésitation dans les rangs ennemi. Un des hommes le regarda avec frayeur et bégaya: «D-d-démon!» Une lueur sanglante brilla dans l’œil de Lloyd, un sourire des plus sadique déformait son visage et la lame continuait son œuvre macabre.

Il se fit finalement rejoindre par le Lieutenant Reimer qui fit valser son énorme épée sans plus de cérémonie. Ce fut le tour du Sergent Noakuma de les rejoindre avec des recrues avec lui. En fait, la majorité devait être encore dans le coma. Une seule d’entre eux s’avança pour participer activement au combat. Cette Kago était donc intrépide... Ou stupide. Lloyd opta pour stupide quand elle s’élança dans les rangs ennemi avec un sourire de satisfaction. Il ne pouvait pas commenter, il avait lui-même un désir semblable et il combattait avec la même ferveur.

L’offensive de leur congénère motiva les autres matelots qui tentèrent eux aussi de faire leur part. Leur inexpérience couta cher à plus d’un et les blessés commencèrent à s’amasser sur le pont. Reimer ordonna donc: «Je veux que toutes les recrues qui ne sont pas engagées dans un combat amènent les blessés en sécurité.» C’est alors qu’il fut possible de témoigner de la valeur de certains alors qu’un retrait massif s’opéra dans leur rang et que les jeunots tentaient de sauver leur peau coûte que coûte. Allons, il y aura toujours quelqu’un pour sauver leur vie. Ne voyez-vous pas se Sergent à l’œil terrible, impossible que le moindre mal nous arrive sous sa tutelle. Lloyd ricana de son propre scénario et glaça d’effroi un ennemi avant de lui faire perdre le sang qui aurait pu le réchauffer.

Les Marines avaient prit l’avantage sur leurs assaillants malgré le nombre réduit de combattants. Il fallait dire que les attaquants de cette première vague étaient sincèrement faible. Cela n’était pas normal, quel taré dirigerait une offensive contre un navire de la Marine en étant si faible. À moins que... Un éclair de lucidité se fit dans l’esprit de Lloyd. Il ne voulait que tester leur défense. Il devrait offrir un triste scénario à eux quatre, les blessures commençaient à gruger leurs forces. Lloyd prit le temps de regarder au loin et aperçut un navire qui tentait de se cacher dans la brume d’un canal. Il ne l’avait pas aperçu jusqu’à maintenant parce que celui-ci se tenait plus loin. Ils étaient dorénavant affaibli et les véritables guerriers attendaient leur chance pour s’approcher.

Lloyd décida de les provoquer dans l’espoir de faire face à un ennemi digne de ce nom. Il s’avança au-travers du combat chaotique en abattant tout les pirates sur son passage. Ils ne réussissaient pas vraiment à le ralentir et il se rendit assez rapidement à l’avant du navire. Là, il monta sur la rambarde et fixa le navire des pirates. Cela fit son effet, car celui-ci commença à s’avancer. Le sourire de Lloyd s’élargit quand ils s’apprêtèrent à se joindre à l’abordage. Le Sergent put apercevoir une dizaine de pirates à l’allure cruelle sur le pont. Il remarqua une figure faisant dans les trois mètres et d’une maigreur extrême qui se détachait derrière le groupe: “Le capitaine?” Se demanda-t-il avec excitation.

Il s’apprêtait à sauter sur le navire ennemi pour y mener l’offensive, mais il se fit devancer. Une figure manipulant une double-faux fendait les airs dans sa direction. Il sauta vivement vers l’arrière et évita le coup qui était destiné à sa tête. Il ne put s’en remettre que l’autre homme faisait valser son arme autour de lui, tirant un son lugubre alors que la faux déchirait l’espace. Lloyd se contenta d’éviter pour évaluer la technique de son adversaire. Il reculait toujours et ils traversèrent l’entièreté du navire de la sorte. Ils se retrouvèrent sur le gaillard arrière et le pirate à la faux cessa son assaut pour un moment. Il lui fit un petit sourire narquois que Lloyd rendit. Il avait trouvé un adversaire digne de lui.

«Où sont mes manières, je me suis même pas présenté...» Débuta le pirate en plaçant la faux sur son épaule: «Je suis Fitz Lyrald, second du cap’taine Yluseff Senotakai.» Il dit le nom de son capitaine sans la moindre fierté.

«Les “Stretcher’s Pirates” donc. Vous n’êtes vraiment pas à la hauteur de votre réputation. Vous risquez fort de tous périr ce soir et principalement par la main du Sergent Lloyd Zephian.» Clama-t-il alors qu’il engageait l’offensive cette fois.

Fitz repoussa négligemment son coup en bloquant avec la poignée de son arme avant de le repousser et de lancer un large arc de cercle. Lloyd sauta par-dessus la lame de la faux et tenta de porter un coup. Le pirate exécuta un rapide tour sur lui-même qui empêcha Lloyd de terminer son attaque puisqu‘il dut éviter la seconde lame de la faux. Le Marine avait un net désavantage au niveau de la portée.

«Bah, si je suis pour mourir, autant que ça soit de la main de quelqu’un de puissant.» Fitz prit son arme seulement de la main droite et la tint perpendiculaire à ses côtés. Il commença à marcher lentement vers Lloyd en lui disant: «Mais j’ai pas l’intention de mourir vois-tu. Kurogane no Tsuki (Lune forgée de fer)!» La lumière sembla disparaitre un moment de la surface de sa faux alors qu’il s’élançait en accomplissant une rotation sur lui-même. Lloyd ne fut pas assez rapide pour éviter entièrement le coup et se retrouva avec une belle balafre sur le torse.

«Bien joué, mais j’ai connu pire.» Le Sergent attaqua à son tour et délivra des coups rapides qui empêchaient Fitz de riposter puisque son arme nécessitait beaucoup d‘espace pour être manœuvré. Il réussit à placer quelques coupures, peu profondes malheureusement, et le pirate se dégagea en sautant à nouveau sur son propre navire. Lloyd le suivit en sautant entre le fossé de près d’un mètre qui sépare les deux bâtiments. Il put remarquer que la baston se produisait sur le navire de la Marine et que celui des pirates était presque désert. Cela n’empêchait pas d’y retrouver le plus d’action, car le Lieutenant Reimer était au prise avec le Capitaine Senotakai.

Lloyd n’était pas certain qu’il pouvait baisser sa garde pour prendre le temps d’observer cette confrontation, mais Fitz le devança en plantant son arme dans le sol et en croisant les bras. Lloyd fit glisser sa lame dans son fourreau et décida de prendre cette pause pour se divertir.

Équipé de sa large épée à deux mains, Reimer semblait bien plus intimidant que son ennemi désarmé. Par contre, il y avait quelque chose d’inquiétant dans la taille de ce dernier. Sa façon de se mouvoir était particulièrement étrange, comme s’il se trainait plutôt que d’avancer. On aurait dit un être presque invertébré tellement ces mouvements n’étaient pas similaire à ceux de tout autre bipède.

Le Capitaine Yluseff envoya sa jambe au loin, tenta de lancer quelques coups de poings contre le Lieutenant et tira son corps vers l’arrière à l’aide de sa jambe quand il risquait une riposte. Il répéta son manège quelques fois et Reimer tenta de changer sa tactique. Il n’eut pas vraiment le temps de s’adapter que le pirate lui lança une attaque dévastatrice. Il tourna rapidement sur lui-même en soulevant une de ses jambes affreusement longue et la laissa tomber violemment contre le Lieutenant. Il ne put rien faire pour éviter cette attaque, car la portée du pirate était trop difficilement prédictible. Il se fit frapper durement sur la tête et celle-ci s’encastra dans le plancher.

Le pirate eut un long rire gras, mais qui sonnait totalement idiot. Les subordonnés des deux hommes qui se combattaient échangèrent un regard: «Il faudra beaucoup plus que ça.» Lui dit le Marine.

«Je sais. Mais mon chef peut endurer plus que n’importe qui.» Au lieu de dire cela avec fierté, il semblait au contraire désespéré de cette situation. Lloyd ne répondit pas et laissa la suite des évènements répondre à ses questions.

Le Lieutenant Reimer se releva en se tenant la tête et en tirant son épée. Il fit craquer son cou et se remit en garde. Les deux continuèrent à échanger des coups, mais ils ne parvenaient pas à se toucher. Reimer devint plus familier avec la façon de bouger de son ennemi. Finalement, il réussit à voir une ouverture dans la garde d’Yluseff. Il fit une entaille latérale qui passa sous le bras gauche du pirate et lui sectionna la tête. Celle-ci s’envola avant de retomber derrière lui. Lloyd dit sarcastiquement à son homologue: «Ne me dit pas que c’est tout.» Il lui répondit d’un simple sourire et lui montra du menton son capitaine.

Lloyd eu un doute que son supérieur semblait partager lorsqu’il remarqua qu’il n’y avait pas de sang. Au contraire, un étrange substance visqueuse semblait couler de la blessure du pirate. Alors, contre toute attente, le corps d’Yluseff se souleva sans sa tête. Le Lieutenant fut trop surpris pour éviter le coup de pied renversé que le corps lui servit. Le pirate fut alors libre de saisir sa tête et il la replaça sur ses épaules: «Wamû-Wamû no... Rejuvenate!» Une grande quantité de la substance visqueuse coulait de l’entaille qui disparut à l’instant.

«Les rares personnes qui ont survécues à un combat contre le cap’taine l’ont surnommé “Le Ver Immortel.” Il a mangé le Wamû-Wamû no mi, ce qui fait de lui un homme-ver. Il a une capacité de régénération incomparable et les parties de son corps peuvent bouger indépendamment même après être sectionnées.» Les renseigna Fitz.

«Tu es là Fitz? Tu me pardonnes, mais je suis occupé et je te laisse éliminer le reste de l’équipage. Il semblerait que je sois le seul qui fait face à un véritable adversaire, tu comprends.» Dit le capitaine des pirates avec prétention.

«Tout à fait, je me charge du reste.» Lui répondit sans entrain son second alors qu’il ramassait son arme. Il la fit tournoyer un instant avant de la pointer vers Lloyd: «Allez, Sergent, il est temps d’en finir.»

«En effet, pirate, il est temps d’en finir.» Ils échangèrent un sourire avant de s’élancer l’un sur l’autre dans un puissant choc d’arme.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Ven 30 Mai - 23:14

Une sanglante bataille s'annonçait et j'étais au premier rang. C'était pour moi l'occasion d'essayer ma nouvelle arme, fraîchement acquise à Loguetown : des griffes longues. L'arme se présentait sous la forme de poing américain avec en extensions quatre longues griffes de métal effilées et au tranchant redoutable. Une arme somme toute convenable pour compenser l'absence de colère et donc d'Angry. Je les enfilais sur mes mains, bloquant l'armature métallique autour de mes phalanges et fonçais directement dans la masse humaine de chairs prêtes à être découpées par mes soins.

Je m'élançais, frappant comme si Angry était mon poing, à l'exception que mes deux mains étaient armées. Un premier pirate perdit son bras tandis que je bloquais dans un tintement d'acier l'assaut d'un second. Je retirais mes lames du cadavre du premier pour pivoter, m'abaisser et enfoncer profondément les griffes dans les entrailles du second. Je constatais que les lames étaient si aiguisées que je ne rencontrais pas de difficulté pour sectionner des membres ou retirer l'acier tranchant des corps.

Autour de moi, c'était un champ de bataille flou, nous étions surpassés par le nombre mais beaucoup moins que je le pensais aux premiers abords. Puis je réalisai que nous étions beaucoup trop par rapport à ce que j'avais estimé. Des recrues étaient dans la bataille. Des recrues faibles qui ne savaient pas se battre convenablement. Ces mêmes recrues auxquels j'avais ordonné expressément de ne pas bouger et que j'étais censé protéger. Après cette ridicule attaque, je les punirais.

Le sergent Zephian était à l'opposé de ma position, à l'extrême droite du bateau, il semblait avoir créer un trou considérable dans les rangs ennemis, les cadavres s'entassant sur le pont. Un coup d'estoc me sortit de mes pensées stratégiques, je le parais entre les griffes de mes deux mains croisées, désarmais le pirate et lui lacérais le visage avant de l'achever d'un coup direct dans la gorge. De l'autre côté du pont, à ma gauche, virevoltait une chevelure bleue électrique. La recrue folle à qui j'avais voulu couper une main. Elle faisait virevolter des petites haches dans tous les sens, réduisant, elle aussi, fortement le nombre de nos ennemis.

Soudain, je vis un pirate la prendre à revers pendant qu'elle était occupée avec deux autres. Me débarrassant moi-même d'un énième cloporte sans intérêt, je traversais les rangs ennemis pour arriver avant qu'elle ne se fasse tuer. Un pirate m'occupa un quart de seconde de trop et la jeune fille se fit planter le bras par l'ennemi tandis que je plantais les griffes dans le dos de l'ennemi, remontant dans son corps, sentant sa colonne vertébrale vibrer contre l'acier. Je le repoussais du pied pour dégager mon arme tandis que la recrue bleu m'adressa un signe de tête.

Je devais retourner à ma position, le lieutenant était occupé je ne savais où et le sergent Zephian avait lui-même disparu. Plus d'une recrue était tombée au combat et j'entendis le lieutenant Reimer ordonner une retraite :

– Je veux que toutes les recrues qui ne sont pas engagées dans un combat amènent les blessés en sécurité.

C'était pour le mieux, trop de recrues étaient tombées au combat. Mais en contre partie, notre opposition s'en trouva beaucoup trop réduite. Je m'appliquais donc à tailler, trancher, tuer tout ce qui croisait ma route. Je traçais une route de sang, d'entrailles et de morts sur mon sillage. Ils étaient désespérément faibles. Seul le nombre jouait en leur faveur.

Nous prîmes finalement l'avantage. Mes phalanges me faisaient mal à cause des coups trop violents que je donnais avec les griffes mais j'avais combattu avec application et il était clair que cette victoire étrange de facilité était due principalement au sergent Zephian, à la recrue folle et à moi-même ainsi qu'au Lieutenant Reimer, où qu'il soit.

Un bruit sourd retentit et le navire trembla légèrement. La silhouette du Sergent Zephian se découpa  dans le ciel, il sautait pour éviter une faux et un sinistre personnage qui la maniait.

Une clameur presque animale rugit et le bruit d'homme partant à l'assaut retentit. Une seconde vague d'attaque fonçait sur nos maigres défenses affaiblies. A l'arrière, j'entendais du navire des bruits de combat qui m'indiquait que le sergent Zephian était occupé et j'avais vu le Lieutenant Reimer bondir sur le navire ennemi. J'étais donc le plus gradé et non occupé pour ordonner et organiser la défense contre cette nouvelle vague. Que faire quand nous n'étions qu'une poignée d'homme ?

– Hey le démon, il faut croire qu'on va bien s'amuser face à ces putains de pirate. Le renfort de ta petite bestiole violette ne serait pas de trop.

La jeune femme aux hachettes s'était accoudée à mon épaule, son bras droit pendant lamentablement sur le côté. Angry n'était pas une petite bestiole mais un majestueux dragon de taille réduite. Je sentais le bracelet chauffer comme pour confirmer mon propos. Je me sentais nullement en détresse. Je savais pouvoir faire face à ce nouvel assaut. J'avais bien survécu à un équipage complet d'homme poissons, alors qu'était-ce un équipage de bêtes humains ?

D'un signe de tête, je lui indiquais la marée humaine et armée qui fonçait sur nous. Elle sourit largement.

– T'as raison, finissons les.

Déjà, les premiers assaillants arrivaient et la jeune femme fonçait, arme au poing en riant. Je bondis dans le tas aussi, tranchant net une main, atterris en roulade et déployais mes bras pour trancher de part et d'autres lors de ma réception. Le sang giclait dans tous les sens, je le sentais dégouliner contre mon visage. Tandis que je tranchais un visage, parant à droite, je me léchais machinalement le contour des lèvres, barbouillant un peu plus tout le tour de ma bouche de rouge, apportant un goût cuivré sur ma langue. Ma main droite momentanément immobilisée, j'esquivais maladroitement un coup d'un nouveau pirate et une brève douleur irradia sur mon côté gauche. J'assénais un premier coup dans les parties de mon assaillant épéiste sur la droite qui se laissa tomber à genou puis pris appui sur sa nuque offerte pour perforer la tempe de l'homme qui m'avait blessé.

Il s'effondra au sol et je suivis sa chute, les griffes d'acier bloqué par les os de son crâne. Je mis un pied sur ce qui restait de sa tête et appuyais pendant que je tirais sur mon arme. La tête éclata comme un fruit trop mûr et un de ses camarades glissa dans la cervelle fraichement éparpillée. Dans cette cohue, je me remis debout et frappais aléatoirement les corps qui se dressaient face à moi. Rien n'attirait mon attention jusqu'à ce que je remarque un groupe de trois qui se dirigeait vers là où était entreposé les blessés et les recrues restantes.

C'était une manœuvre traite et lâche, d'une faiblesse sans nom. Je ne devais pas faillir aux ordres et les protéger. La colère montait en moi, je la sentais, enivrante qui paralysait tous mes autres sens. Cherchant à attirer l'attention du fameux groupe, je récupérais le plus gros morceau du crâne éclaté et leur jetais à leur attention. Dans ma main droite, je conservais un petit extra pour les faire enrager. Je me dirigeais droit vers eux, attachant ma paire de griffe droite à ma ceinture.

– C'est toi qui a fait ça, connard, m'injuria un premier.
– Tu étais pas obligé de tuer aussi salement, poursuivit un second.

Le troisième ouvrit la bouche pour m'invectiver mais je lui fis gober ce que je tenais en main. Il manqua de s'étouffer et recracha finalement avec l'aide de ses compagnons ce qui obstrua sa gorge. L'oeil de leur camarade.

– Côtes, colonne vertébrale, langue, déclarais-je en les pointant successivement du doigt.
– Qu'est-ce que c'est que ce non-sens ? Grommela le gobeur d'oeil.
– Ce sont les parties que je vous arracherai en veillant à vous conserver vivant pour que vous en éprouviez chaque parcelle de douleur. Ce sera votre punition pour avoir tenter de tuer lâchement nos recrues. Alors, prêts ? Demandais-je en me pourléchant de nouveau la bouche.

Angry était à mes côtés mais simplement en phase 1, il virevoltait en montrant ses petits crocs tandis que je me mettais en garde faee à mes trois adversaires. Le premier auquel je devais arracher la langue était un épéiste, le second Mr Colonne maniait des nunchaku tandis que le dernier, l'heureux Côtes, se battait à la hallebarde.

Je décidais d'attaquer d'abord Langue. Après tout, c'est qu'il y avait de plus rapide à arracher sans Angry. Il tenta une feinte mais je me dérobais et bloquais avec mes griffes restantes sa lame. Alors que je tentais de le désarmer, il me frappa sèchement la tête de son fourreau. Je me reculais et attaquais le premier à ma droite, Côtes, qui s'en prenait à Angry. Sa hallebarde était un handicap contre moi d'autant plus que toute sa longueur était en bois. D'un geste vif, je fis mine d'attaquer et il mit sa hallebarde en travers et je la sectionnais bien intentionnellement. Je le saisis à la gorge de ma main droite nue et l'envoyais sur Colonne .

J'étais littéralement enragé qu'il ait osé s'en prendre à Angry et cela s'était vu puisque mon compagnon était passé en phase 2.

– Vas-y, lui ordonnais-je.

Il vola aussitôt sur l'épéiste toutes griffes dehors tandis que je me dirigeais vers les deux autres ahuris. Côtes était actuellement désarmé, seul Colonne me poserait vraiment souci. Je fis un pas en avant mais déjà il fit tournoyer ses armes devant lui. Un coup de ces choses et je me brisais un os. J'avais déjà donné avec les hommes poissons, je comptais bien m'en sortir ici sans dommage. Un cri de douleur se fit entendre, déconcentrant mon adversaire, suivi d'un cri horrifié de Côtes. Angry vint à côté de moi sur ses pattes, les ailes un peu abîmées, et un morceau de chair dans la gueule. Une langue. L'autre pleurait en faisant des bruits de gorge étrange. Le fait de voir pour la première fois Angry blessé me permit de le faire fusionner avec mon poing, le niveau de fureur suffisant ayant été atteint. Conséquence de sa blessure, il me protégeait seulement jusqu'au coude et non pas le reste du bras comme à l'accoutumé. Je récupérais la langue à terre et la secouais sous les visages écoeurés des deux autres.

– Et d'un.

Côtes vomit sur le pont tandis que j'attaquais Colonne. Les nunchakus ne posaient plus aucune sorte de problème du fait de ma fusion avec Angry. Il tenta de me frapper mais je parais avec les griffes métalliques d'un côté et broyais l'instrument avec le poing de la fureur. D'une balayette, je le mis à terre, face contre le sol, et de ma main droite et griffus, je découpais rapidement la chair, suivant les sillons apparent de la colonne vertébrale. Enfin j'écorchais la peau préalablement découpée pour enfin saisir la colonne vertébrale à pleine main et l'arracher. La fusion avec Angry et ses griffes me donnaient une précision et une dextérité vraiment redoutables dans mes gestes. Il en manquait quelques bouts restés accrocher au bassin ou au crâne mais je ne fis pas la fine bouche.

– Et de deux.

Le pirate sanguinaire était terrorisé et demandait à l'aide attirant légèrement l'attention de ses camarades ainsi que celle de la jeune femme recrue, toujours en plein combat dans la marée ennemie. Cela me raccrocha à la réalité. J'avais d'autres personnes à combattre, qui sait, peut-être même un lieutenant ou sergent à seconder. Je saisis donc seulement la partie de la colonne vertébrale rattachée aux côtes avant de tirer sèchement. L'homme resta vivant quelques secondes avant d'expirer.

– Et de trois.

Je me tournais vers la masse, ma macabre preuve que je tenais mes promesses, toujours en main, et la jetais aux pieds des hommes restants.

– Des volontaires ?
– Ce sont des fous, des démons, le diable incarné. Les démons sont sur ce bateau, cria quelqu'un avant de s'enfuir à toutes jambes.

Et ce fut la débandade général jusqu'à ce qu'un râle d'agonie surgisse de l'arrière de notre bateau. La jeune recrue et moi-même courûmes dans cette direction. Nous découvrîmes un homme grièvement blessé, sans nul doute l'adversaire du Sergent Zéphian, à terre mais sur le bateau ennemi, le lieutenant Reimer baignait dans son propre sang. Je sautais aussitôt le rejoindre pour m'interposer entre lui et son ennemi. Je l'entendais murmurer quelque chose :

– Protège-les, protège le navire et fais en sorte qu'il rentre à la base la plus proche. Mais avant, débarrasse le monde de ce monstre.

J'avais mes ordres. Il ne me restait plus qu'à les exécuter. Cela tombait bien, jamais je n'avais été autant en colère.


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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Lun 2 Juin - 23:46

Le champ de bataille. Fort. Palpitant. Assourdissant. Sanglant. Mortel. Les coups de canons, les balles qui la frôlent, les corps qui tombent. Les gens qui hurlent, la voix des supérieurs donnant des ordres. Les cris des ennemis, à glacer le sang. L'air, pesant. Lourd. L'odeur âcre de la poudre et le doute de la mort. Comme une mélodie, une promesse.

Puis, tout éclate. Une nouvelle fois, quelque chose coule sur ses mains. Sang. Poisseux. Continuer. Toujours. Avancer. Ne pas regarder derrière. Ne pas se retourner. Un pas après l'autre. La peur. Froide. Le mordillement sur ses doigts et cette petite voix dans sa tête qui lui murmure une douce mort. Un pas. En arrière. Regretter. Disparaître. Sur le bord du gouffre. Encore une fois. Puis le silence. Mélodie doucement fredonnée: "je te tiens…" Elle jubile. C'est un tigre. Fort. Puissant. Il agrippe son cœur de ses griffes et ses crocs et il lui grogne qu'il a gagné. La haine. Sombre. Dévorante. Vengeance. Encore et toujours. Le sang. Alléchant. Le champ de bataille. Éternellement. Le combat continue. Pourtant, la peur disparaît peu à peu. La raison. Le but. Pourquoi être ici, au milieu des morts et des cris? La Justice? Elle n'y croit pas. Trop abstrait pour elle. Irréelle. Tous pensent être là pour ça. C'est faux. Mensonges. Ils nient eux-mêmes ce qu'ils sont. Était-ce juste? Peu importe. Personne ne le sait. La justice n'apparaît pas dans la mort. Mourir, ce n'est jamais juste.

Alors pourquoi tout ça? Pourquoi se battre? Pourquoi pleurer? Pourquoi défendre et protéger? Pourquoi mourir? Pourquoi vivre?

Parce qu'elle le voulait. Parce que elle, elle était une combattante. Elle ne mourait pas aussi facilement. Elle se le promettait, chaque secondes durant sur ce champ de bataille. Parce que Kago avait peur. Terriblement peur. Plus qu'elle ne l'aurait jamais imaginée.

Kago n'était pas une psychopathe dénuée de sentiments. La mort aussi lui faisait peur. L'incertitude. L'angoisse. Ne pas savoir. Quand elle pensait à la mort, Kago avait l'impression d'être une idiote aveugle et manchote sur une corde raide. Elle ne savait pas comment s'y prendre. Et Kago aurait été véritablement débile de ne pas avoir peur de la mort. Mais peut-être était-elle encore plus attardée qu'elle ne le pensait parce que elle, à la mort, elle lui faisait un joli doigt d'honneur.

Parce que l'ivresse, l'euphorie du combat la rendait toute puissante, invincible. Elle trainait toujours son bras immobile derrière elle, comme un fardeau, même si elle sentait néanmoins le sang couler, doucement mais sûrement jusqu'à sa paume. Mais elle ne s'arrêterait pas. Parce qu'enfin, la soirée devenait amusante. Parce qu'enfin, elle pouvait se défouler, expulser toute sa rage et sa colère. Certain buvaient, d'autre fumaient, et d'autre encore couchaient avec des inconnus pour ça. Elle, elle combattait. Comme d'autre d'ailleurs, mais pour elle c'était plus… différent. Elle ne voulait pas vraiment se battre. Mais ça lui plaisait et ça la faisait se sentir mieux. Donc, elle combattait. Et avec le sourire.

Dans un coin de son champs de vision, elle vit le démon silencieux se retourner, tranquillement, presque sereinement alors qu'une colonne vertébrale gisait contre sa main fermée.

– Ce sont des fous, des démons, le diable incarné. Les démons sont sur ce bateau, cria quelqu'un avant de s'enfuir à toutes jambes.

- Putain c'est dégelasse! Cria-t-elle malgré son visage pas si horrifié qu'il n'en avait l'air. Elle sourit. Mais j'aime bien.

Elle lui envoya un clin d'œil amical mais bientôt, une mine beaucoup plus sérieuse pris place sur son visage. Un peu plus loin, le sergent Reimer baignait pas si joyeusement que ça dans son sang. Le démon et sa petite bête violette s'y précipitèrent, suivie par Kago.

Quand elle fût en face, elle bloqua. Littéralement. Sa hanche lui faisait un mal de chien, ses deux épaules aussi. Merci l'hématome de cette après-midi, mais surtout, ce fut le corps du Sergent, se vidant bien trop rapidement de son sang à son goût qui lui fit prendre peur. Quelqu'un allait mourir. Ce n'était pas la première fois pour elle. Elle ne l'avait même pas tué! Et puis, le problème qu'il était une personne qu'elle connaissait plus qu'un soldat anonyme n'était pas non plus une grande première pour elle. Non. Ce qui lui faisait peur jusqu'à la rendre immobile et tétanisé, c'était qu'elle lui faisait confiance. Qu'elle avait mit sa vie au service de cet homme, sans même s'en rendre compte! Elle avait inconsciemment acceptée de recevoir et suivre ses ordres, comme un bon petit soldat. Mais elle n'était pas comme ça! Elle, elle n'écoutait personne, elle faisait ce qu'elle voulait, elle était faite pour ça!

Pourtant, quand on coup de canon particulièrement violent ébranla tout le bateau et la fit tomber tout près de son supérieur, elle aurait souhaitée n'être qu'un soldat faible, peureux et dépendant.

– Protège-les, protège le navire…

Elle n'en entendit pas plus. Le corps lourd de fatigue et trempé de son sang, les larmes aux yeux et le cœur hurlant de rage, Kago se leva. Elle n'était qu'un soldat parmi tant d'autre pour lui. Pourtant, il avait demandé qu'on les protègent, eux, tous autant qu'il sont. Peut-être pas parce qu'il les aimait, mais elle ressentait que c'était plus qu'un ordre. Bien plus qu'un simple devoir. Elle se battrait. Elle l'avait promit. Et elle en fit une nouvelle fois la promesse devant le corps immobile de Reimer. Elle n'abandonnerait pas. Jamais. Quitte à en mourir.  

Elle se remit sur ses jambes flageolantes et attrapa son tomahawk restant, l'autre étant sûrement perdu quelque part sur le navire. Son regard parcourut rapidement les alentours. La plupart des Marins, bien qu'épuisées, semblaient avoir prit le dessus sur les Pirates qui se défendaient tant bien que mal sur leur propre bateau. Elle avisa les lieutenants Zephian et Noakuma au combat contre deux adversaires redoutables. Même si les duels étaient violents, l'acharnement de Lloyd sur son ennemi semblait bien plus éprouvant. Et pour cause, les deux soufflaient, épuisés et couvert de sueur et de sang. Le combat semblait mieux se déroulé du coté du démon blanc qui venait d'engager, manipulant ses longues griffes, pourtant encombrantes à la perfection.

Mais le sort semblait s'acharner sur Lloyd. Peut-être cela fait-il trop de temps que les adversaires poussaient leurs corps au dessus de leurs limites. Mais pas assez pour le Capitaine qui envoya d'un coup de pied puissant le lieutenant Zephian au sol. Le souffle coupé, celui-ci mit quelque seconde à poser un pied sur le planché glissant, vite suivit par une main tremblante pour l'équilibrer.

Sans savoir qu'une épée de Damoclès s'élevait au-dessus de sa tête, lui promettant un destin funeste. Kago cria. Lloyd ne bougea pas. Elle avança.

- Bouge de là, connard! Hurla-t-elle finalement sans savoir si elle s'adressait à son supérieur, au pirate qui abattait son épée ou à elle-même.

Elle ne sûr jamais la réponse. Même quand son épaule gauche percuta violement de pirate. Pas assez cependant. La lame, élancée et affutée glissait dans l'air. Jusqu'au bras droit de Kago.

Soudain, elle sentit une douleur sur son membre puis plus rien. Une étrange sensation de vide la prenait. De manque. Quelque chose n'allait pas. Tout près d'elle, un hurlement bestial de douleur retentit alors qu'elle baissa les yeux. En dessous de son épaule, là ou aurait dût se trouver son bras se tenait le vide. Imperturbable et provoquant. Son membre coupé saignait à grand flots alors qu'elle attrapa son moignon et se serrant sur elle-même, prostrée au sol. Elle se dit que la douleur ne devait pas être si insupportable vu qu'elle ne gémit pas.

Puis, elle se rendit compte que le hurlement animal et déchirant venait d'elle.

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