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 Les démons de la 4e division

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Lloyd Zephian

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Dim 15 Juin - 23:34

Gomen...:
 
Le bruit des pas cadencés qui martelaient le sol. L’odeur de la sueur. Du sang. Le sang qui se rependait sur le sol et les armes des opposants. Le souffle court. Les petits sourires quant son adversaire réussissait à placer un beau coup. Toute l’intensité d’un duel entre deux individus qui ne vivait que pour la délectation d’un tel affrontement.

Lloyd s’élança vers l’arrière pour prendre un peu de repos de l’assaut incessant de Fitz qui se servait avec brio de sa faux pourvue d’une lame à chacune de ses extrémités. Il reprit sa position d’escrime alors que le pirate lui servit un sourire moqueur. Ce dernier ne lui laissa pas de temps supplémentaire pour souffler et il se mit à courir dans sa direction. Lloyd évalua son déplacement pour déduire la teneur de la prochaine attaque. Il parvint à lire la large coupure horizontale et il sauta en hauteur pour l’éviter.

La lame siffla dans le vent sous lui et Lloyd pensait s’en sortir pour maintenant. Par contre, Fitz utilisa toute l’énergie de la rotation pour continuer son mouvement et il l’amplifia d’une rapide rotation sur lui-même. Lloyd demeurait toujours dans les airs alors que le second coup approchait. Il ne pouvait rien tenter pour l’éviter, mais il put tout de même mettre sa rapière entre lui et la lame. Le manche de la faux, fait d’acier, le frappa durement dans le torse et Fitz appliqua toute sa force pour compléter son attaque. Lloyd fut envoyer au loin et glissa longuement sur le pont du navire des pirates.

Lloyd resta un moment étendu sur le sol et il tentait de son mieux pour reprendre son souffle. Après quelque tentatives infructueuse à ouvrir la bouche bêtement, l’air décida finalement de prendre ce passage dans une grande goulée. Il tenta de reprendre sa rapière en palpant autour de lui, mais celle-ci devait avoir glissé ailleurs. Il plaqua donc sa main au sol et tenta de se relever. Il releva la tête et put voir la figure lugubre de Fitz se détacher dans la ciel alors qu’il clamait: «Hagane no Tsuki! (Lune forgée d’acier)» En ayant les mains croisées, il tenait sa faux par-dessus lui tout en bondissant vers Lloyd. Il délivra son coup vers le sol et le Sergent s’empressa de rouler hors de porté. Le coup trancha le sol et envoya des débris de bois valser dans une imposante gerbe.

Fitz retomba sur le sol et ses genoux touchèrent le sol alors qu’il tenait son arme gracieusement à ses côtés. Lloyd, qui se relevait en étant encore un peu chancelant, put déduire que son adversaire était plus fatigué qu’il ne voulait le laisser paraître alors qu’il gardait sa position depuis un moment. Lloyd en profita et il s’élança tête première contre lui. Il réussit à le renverser et il le plaqua au sol alors que la faux glissait un peu plus loin.

Lloyd tenta de le frapper au visage, mais le pirate lui attrapa la main. Il pivota ensuite des hanches pour dégager le Marine et il parvint à prendre le dessus dans cette lutte au sol. Fitz aperçut sa faux qui était à porté de main. Il tenta de s’en saisir, mais Lloyd poussa avec ses jambes pour le soulever et parvint à le faire rouler par-dessus sa tête. Par contre, Fitz avait réussi à se saisir de ses poignets. Il tenta de se dégager de sa prise, mais en vain.

Les deux hommes qui étaient pris dans un corps à corps commencèrent à se relever lentement. Alors qu’ils étaient à genoux et que leur visage se rapprochaient, Lloyd en profita pour lui donner un coup de boule. Il l’atteignit droit sur le nez et Fitz le relâcha tout de suite.

Lloyd en profita pour jeter un coup d’œil aux alentour et s’attarda un moment sur le combat entre Reimer et Yluseff. Le Lieutenant semblait en mauvaise posture. Puis, il aperçut sa rapière qui patientait seule dans son coin. Il se dirigea en vitesse vers celle-ci et il entendit un raclement métallique signifiant que Fitz devait avoir récupéré sa propre arme. Il reprit possession de sa lame sans pour autant arrêter sa course et tenta de trouver une stratégie. La portée était clairement à l’avantage de son ennemi et il était difficile de lui porter un coup. Il devait donc tenter d’utiliser sa vitesse à bon escient. Il se faisait toujours poursuivre et il eut un petit sourire en voyant un plan se dessiner.

Il se rendit en direction du mât en ralentissant le pas pour que Fitz s’approche de lui: «Waltz!»  Puis, Il prit appui sur le mât pour s’élancer dans les airs et passa au-dessus de la tête du pirate. Il atterrit lourdement derrière lui avant qu’il ne puisse réagir. Il lui donna alors un coup d’estoc en plein dos. Il put entendre Fitz émettre une plainte alors qu’il se retournait en balançant son arme massive. Lloyd réussit à l’éviter en se glissant sous l’attaque et riposta avec une autre estoc. Fitz tenta un autre coup d‘une seule main, mais Lloyd saisit le manche de la faux. Le pirate ne lui laissa pas profiter de cet avantage qu’il le frappa avec l’autre. Lloyd décida de prendre le poing en plein visage pour pouvoir riposter par la même chose.

Ils reçurent l’impact simultanément, Lloyd frappant avec la poignée arrondie de sa rapière, et furent projetés vers l’arrière. Lloyd parvint à se remettre après deux pas, mais Fitz se cogna contre le mât, qui se retrouva derrière lui après la manœuvre du Sergent, et se retrouva encore plus confus. Lloyd en profita pour envoyer une autre série de coups en direction des articulations du pirate. Dans un cri de souffrance rageuse, Fitz tenta de riposter avec une large entaille. Par contre, sa vitesse était trop grandement affectée par ses nouvelles blessures et Lloyd eu amplement le temps de s’élancer vers l’arrière. Le pirate semblait être aveuglé par sa colère alors qu’il lança une série d’attaque sans prendre le temps de les calculer.

Le Marine parvint à les éviter facilement ce qui avait pour conséquence d’augmenter la frustration de son adversaire. Mis en confiance, Lloyd tenta une approche hasardeuse pour porter une autre frappe de la pointe. Fitz plaça ses mains dans une posture large: «Hurle, Mikadzuki!» Sa faux produisit un puissant hurlement en fendant l’air. Lloyd c’était compromis et ne put éviter l’attaque. La lame souleva une bruine de sang en pénétrant la chair du Marine. Transporté par son coup, Fitz tomba sur le sol alors que Lloyd plaça un genou contre le plancher. Ils baignaient allègrement dans leur propre sang.

Dans un effort de volonté, Lloyd réussit à se remettre sur ses jambes. Plaquant une main contre sa blessure vive, il se retourna pour apercevoir son adversaire qui tentait de se soulever à l’aide de son arme tremblotante. Lloyd chancela jusqu’à lui pour le frapper avant que celui-ci ai réellement le temps de se remettre. Voyant l’attaque arrivée, Fitz se laissa chuter en laissant tomber sa faux et évita ainsi le coup en plein cœur, mais se retrouva avec une lame fichée dans l’épaule. La douleur le laissa plaqué contre le sol et Lloyd appliqua de la pression pour s’assurer qu’il reste à ses pieds. Fitz n’abandonna pas pour autant et agrippa la lame pour tenter de la déloger.

L’air cruel de Lloyd se transforma devant la combativité incessante du pirate et il finit par afficher un rictus presque chaleureux. Il retira sa lame et regarda autour de lui. Dans le présent chaos, ils étaient isolés et personne ne leurs prêtaient attention. Lloyd dit donc avec un sourire empli de satisfaction: «Voilà ce que je j’appelle un combat. Ça fait longtemps qu’un adversaire ne m’avait pas poussé aussi loin dans mes capacités. Tu as mon respect pour cela. Tu as un excellent potentiel qui n’est pas encore totalement atteint. C’est pourquoi je vais te laisser une opportunité. J’espère que tu pourras me revenir un jour et que nous pourrions poursuivre ce plaisant duel. Au revoir, Fitz Lyrald.» Il se retourna et s’éloigna en faisant son possible pour avoir une démarche normale sans réel succès.

Le pirate ne put s’empêcher d’éclater de rire. Il se traîna  jusqu’à sa faux en ne cessant pas son hilarité et en laissant une trainée de sang: «J’aurais jamais pensé qu’il y avait de tel cinglé à l’intérieur de la Marine. Sérieusement, j’arrive pas à croire que tu me fais une telle proposition. T’as pas peur que je revienne te trancher en deux un de ses quatre?» Il tenta de se relever à nouveau avec très peu de succès.

«Justement, c’est le frisson de cette épée de Damoclès qui m’intéresse le plus. Savoir qu’un combat passionnant se tient embusqué pour me surprendre à n’importe quel moment rend réellement la vie plus intéressante.» Lloyd tourna la tête un moment pour lui adresser un sourire narquois et se concentra par la suite sur le combat qui se passait autour de lui.

Fitz eu encore un moment de fou rire avant de se dire à lui-même: «Ce mec est sérieusement pas bien dans sa tête... Mais on semble se rejoindre sur un point: La vie manque de divertissement.» Il se traîna par la suite vers l’un des canots qui avaient servis à l’abordage et il se laissa tomber dans l’eau. Le contact glacé du liquide le revigora et il monta à l’intérieur de son embarcation. Ses cheveux emmêlés se plaquèrent contre son visage et il utilisa sa faux comme une pagaie pour s’éloigner du combat. Il disparut dans la légère brume qui nimbait en permanence l’île de Sombrel.

Lloyd évalua la situation, ayant été trop concentré sur son combat pour voir ce qui se produisait, et remarqua que la plupart des pirates avaient cessés le combat dans une débandade qui se généralisait. Il vit alors le Sergent aux allures d’adolescent éternel passer devant lui après avoir adressé un regard à l’adversaire qu’il venait de vaincre. Il fut par contre distrait par quelque chose de plus grave alors que le Lieutenant Reimer venait de se faire toucher gravement.

Le regard de Lloyd se fronça alors qu’il s’approchait en tenant fermement sa rapière. Son cœur battait à ses oreilles, ses muscles le faisait souffrir et il pouvait ressentir le contact du sang qui coulait sur son corps. Alors qu’il tentait de s’approcher malgré ses forces déclinantes, il aperçut une chevelure d’un bleu électrique s’avancer: «Idiote.» Ne put-il s’empêcher de murmurer alors qu’elle s’approchait du dangereux capitaine des pirates. Une violente secousse secoua le navire. Lloyd avait acquis le pied marin, mais le jeune femme fut projeté directement contre le Lieutenant au sol. Il sembla lui souffler quelque chose et il remarqua son regard qui changea. Elle semblait se remplir de détermination.

Pour sa part, Lloyd se rendait vers le capitaine qui affichait un air triomphant, mais totalement niais. Il savait qu’il ne devait pas se fier aux apparence, mais ce Yluseff ne lui semblait pas du tout dangereux. Par contre, il savait ce qu’était son Fruit du Démon et à quel point celui-ci pouvait causer des problèmes. Les quelques pirates qui demeuraient fidèles à leur capitaine s’étaient assemblés autour de lui. Lloyd se jeta donc dans cette bataille en tentant d’oublier sa fatigue. Il croisa le fer en tentant de s’approcher du capitaine. Après quelques moulinets, il parvint à se dégager de l’espace et à se retrouver droit en face d’Yluseff.

Il n’eut pas le temps de réellement le défier que celui-ci lui envoya un coup de pied foudroyant. Il se retrouva momentanément avec le souffle coupé et ses jambes glissèrent sous-lui. Il vit l’un des pirates s’avancer avec une lueur assassine dans l’œil et un éclat sinistre sur sa longue épée. Il entendit un cri de détresse qui tenta de l’avertir, mais il n’avait pas la force nécessaire pour se déplacer. Voyant sa fin arrivé, il ne put s’empêcher de sourire moqueusement face à cette mort sans gloire. Lui qui avait lutté toute sa vie pour trouver un adversaire à sa mesure, il allait mourir sous la lame d’un laquais.

Puis, il vit une figure féminine se glisser dans son champs de vision et qui tenta de repousser le pirate. Il était déjà en train de donner son coup qui fut dévié, mais la lame poursuivit son sinistre chemin. Il trancha net le bras droit et c’est en voyant la chevelure bleutée s’effondrer face à lui qu’il comprit de qu’elle personne il s’agissait. La fougueuse Kago se mit alors à pousser un râle terrifiant qui figea le reste de l’assistance. Ce cri de douleur réanima la volonté guerrière de Lloyd qui se releva en jetant un regard noir. Il abattit sans la moindre hésitation le pirate qui avait attenté à sa vie et dégagea un espace autour de la jeune femme.

Une fois qu’il avait de l’espace pour opérer, il glissa une main sous l’épaule encore valide de Kago et la tira en dehors du champs de bataille. Elle semblait trop tétanisée par la souffrance pour réagir à ce qu’il faisait. Il glissa par la suite un bras sous ses genoux et sauta sur le navire Marine pour la mener parmi les blessés. Il la déposa dans l’infirmerie de fortune sous les regards alarmés des recrues qui n’avaient jamais vu une blessure aussi grave. Ils restèrent un moment figés et Lloyd comprit qu’ils étaient sous le coup de la panique. Il éleva donc la voix pour ordonner: «Appliquer de la pression sur cette blessure. Il faut arrêter l’hémorragie pour le moment et nous tenterons de faire mieux une fois que la bataille sera terminée.»

Il retira ses gants entièrement maculés de sang qu’il jeta au sol alors que l’une des recrues lui demandait: «Mais, monsieur, où est son bras?» Sa voix vibrait avec un certain dégoût et il était incapable de regarder directement la blessure.

Lloyd fit glisser sa main sa main sur son front pour relever quelques mèches qui tombaient dans ses yeux. Ses mains étaient tout de même tachées par le sang malgré ses gants et elles laissèrent une trainée sanglante sur son visage: «Il y a rien qu’on peut faire pour son bras. Il vaudrait mieux se préoccuper de sa vie et oublier ce qu’on ne peut sauver.» Il saisit par la suite un rouleau de pansement qu’il appliqua contre ses blessures les plus graves. Les recrues regardèrent ahuri le sang-froid dont le Sergent faisait preuve alors qu’il s’élançait à nouveau dans la bataille.

Il tenta de retrouver le Sergent Noakuma et sa chevelure argentée aida grandement à la tâche. Il se glissa auprès de lui et remarqua l’éclat de colère qui l’animait. Il combattait inutilement contre le capitaine Yluseff depuis un moment et il ne semblait pas comprendre pourquoi le pirate se relevait trois seconde après avoir reçu une blessure qui devrait être mortelle. Il voulait lui expliquer, mais il dut auparavant bloquer perpendiculairement un coup de hache d’un des rares pirates qui demeuraient autour du capitaine. Il riposta d’un coup de genou qui écarta tout en plaçant sa lame sur la gorge de son adversaire pour finalement faire glisser sa rapière. Il se recula pour laisser le corps tomber et se retrouva dos à dos avec Shizu.

La vision des deux Sergents qui avaient semés la mort si allègrement jeta un certain doute sur les derniers hommes présents et même le vantard capitaine Yluseff semblait ne pas vouloir s’élancer contre eux. Il avait désormais des armes de plantées dans le corps qui ne semblaient pas le déranger. En fait, il se servaient de toutes ses lames comme ses propres armes qui amplifiaient son étrange technique de combat au corps à corps. En fixant l’ennemi qui se dressait devant eux, il expliqua son étrange pouvoir à son camarade à ces côtés: «Écoute, Noakuma. Cet homme a mangé un Fruit du Démon, c’est pourquoi nos attaques ne semblent pas fonctionner. Il est devenu un homme-ver; Il semblerait qu’il peut se régénérer à volonté et il n’a pas de problème à avoir des membres sectionnés. Il faut trouver une façon de le vaincre définitivement.» Il s’élança par la suite pour lui mettre la pression alors qu’il tentait par le fait même d’élucider le mystère qu’était de vaincre un homme techniquement immortelle.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Lun 23 Juin - 19:19

La scène s'était déroulée si rapidement sous mes yeux que je crus m'être trompé jusqu'à ce que j'entende le cri d'agonie de la recrue aux cheveux bleus. Elle hurlait à la mort d'une voix cassée, son bras droit désormais désolidarisée du reste de son corps. Cela eut le mérite de donner un vrai électrochoc au sergent Zéphian qui tua d'un coup celui qui avait attenté à sa vie pour mettre à l'abri la recrue, me laissant donc seul avec notre lieutenant mort, le capitaine pirate décidément bien étrange et une poignée d'hommes qui lui étaient encore fidèles. Je me redressais de toute ma petite taille d'adolescent, les yeux brûlants de rage, l'ensemble de ma personne mouchetée ou éclabousser largement de sang de leurs compagnons que j'avais allègrement tué plus tôt.

Les sous-fifres ne m'intéressaient pas, je devais tuer le capitaine comme me l'avait ordonné le lieutenant Reimer. Sauver le navire par l'anéantissement de l'ennemi. Serrant convulsivement mon poing violet, je brulais de rage et m'astreignais à réfléchir plutôt que de foncer dans le tas. Mais je cédais à ma fureur, courant droit vers le capitaine, ses hommes pétrifiés à ma vue. Il attaqua d'un coup d'estoc droit vers ma tête mais je déviais le coup avec mes griffes métalliques et l'embrochais de ma main droite, mes doigts mis en pointe pour plonger dans son corps. Il ne fit même pas l'effort de se dégager ou d'essayer d'esquiver, subissant simplement mon coup. Je le perforais méchamment au niveau du torse, formant un trou béant de chair dans sa poitrine et me reculais précipitamment, prêt à parer toute contre attaque. Il se redressa et la chair se résorba, elle frémissait comme des milliers de petits vers pour remplacer la partie que j'avais détruite. Au bout de quelques secondes, le capitaine pirate était comme neuf.

Allons bon. Un immortel. Je plissais les yeux, concentré. On m'avait parlé des fruits du démon, les scientifiques pensants que j'en avais moi même mangé un avant de me jeter dans une cuve d'eau de mer où j'avais tranquillement barboté. Aucun d'eux ne donnaient une immortalité complète selon leur recherches. Je devais donc pouvoir trouver une faille. Un des sous-fifres se sentit pousser des ailes par mon échec et m'attaqua de front, hurlant à plein poumon. J'esquivais sans peine, le laissant même se remettre en garde et regardais ses moulinets navrants avant de décider de mettre fin à son ridicule, enfonçant mes griffes d'acier dans sa cuisse, et traçait une droite descendante de mon autre main, allant de son cou à l'aine.

Cela me confirma que mes capacités n'étaient en rien coupable de la non-mort du capitaine et eut le mérite de refroidir de nouveau les autres pirates. Seul le capitaine était confiant du fait de ses pouvoirs. J'attaquais encore, me précipitant sur cet être exaspérant qui refusait de mourir. Son épée fondit sur moi et je l'évitais un brin trop tard, m'ornant d'une estafilade sur mon ventre à l'air. Je saisis une hache abandonnée et la lançais sur mon ennemi tandis que je lui sectionnais le pied pour le déséquilibrer. Par principe de précaution, je ramassais une hallebarde cette fois-ci et lui enfonçais généreusement dans le corps avant de reculer pour admirer mon œuvre.

Il se redressa lentement tandis qu'un pied repoussait au bout de sa cheville et que l'autre se décomposait sur le pont. Les lames restaient plantées en lui mais ne semblaient pas le gêner outre mesure. Cela m'énervait sérieusement. Pourquoi ne voulait-il pas mourir comme tout le monde celui-là ? Je grondais devant mes tentatives infructueuses. Il n'était pas né l'homme que je ne pouvais pas tuer, et j'allais le prouver. Mon agacement quant à la situation semblait faire sourire le capitaine et le peu d'hommes qui lui restait l'acclamèrent :

– Yluseff ! Yluseff ! Yluseff !

Non seulement, il était pénible à tuer mais en plus il avait un nom qui m'horripilait. Je multipliais les tentatives, me fatiguant pour rien, les petites blessures insignifiantes se répandant sur mon corps dans ma fureur aveugle pendant que cet Yluseff était toujours indemne. Il y avait une solution. Il y en avait forcément une.

Je crus qu'un pirate allait m'attaquer mais il tenta en fait de bloquer le sergent Zéphian qui était de retour pour m'épauler. Celui-ci tua avec facilité son adversaire et se retrouva contre mon dos. Cela figea la nouvelle lancée des pirates qui se consultèrent craintivement du regard tandis que le capitaine Yluseff sembla perdre un peu de sa prestance. Je devais reconnaître qu'à nous deux, nous avions largement décimés leurs camarades sans aucune pitié, tuant tout ce qui était à portée de lame. Zéphian en profita pour partager ses informations avec moi :

– Écoute, Noakuma. Cet homme a mangé un Fruit du Démon, c’est pourquoi nos attaques ne semblent pas fonctionner. Il est devenu un homme-ver. Il semblerait qu’il peut se régénérer à volonté et il n’a pas de problème à avoir des membres sectionnés. Il faut trouver une façon de le vaincre définitivement.

J'avais donc bien compris la situation. Un homme-ver … quelle bizarrerie. Mais il ne m'intéressait pas. Il n'était pas une bizarrerie de la nature comme moi. Il avait triché en ingurgitant un fruit à la réputation d'avoir mauvais goût en plus.

Zéphian bondit sur Yluseff, cherchant le fameux moyen de le vaincre définitivement. Je compris rapidement au changement de position du capitaine qu'il nous prenait très au sérieux à deux et allait riposter. Un coup d'oeil au feu lieutenant Reimer me convint que je devais porter assistance à Zéphian. Le capitaine adoptait un style de combat pour le moins étrange, frappant avec son épée, mais aussi avec les armes que j'avais planté dans son corps. Il gesticulait de façon totalement désarticulé, rendant ses mouvement imprévisibles. Zéphian enchainait les passes d'arme, transperçant notre adversaire de part en part, il bloquait les coups avec habileté tandis que j'essayais tant bien que mal de réparer mes bêtises, tirant sur les armes que j'avais bloqué dans son corps. J'avais fait les choses biens malheureusement et je devais m'y reprendre plusieurs fois pour sortir ne serait-ce que la hallebarde.

Le sergent Zéphian recula, le souffle court, haletant. De la sueur perlait sur ses tempes, il avait l'air d'avoir été fatigué par son précédent adversaire. Je commençais moi-même à être au bout de ma patience et à fatiguer sérieusement. Donner des coups pour rien et voir son adversaire se régénérer sans cesse étaient fatiguant physiquement mais aussi moralement. Je proposais une tactique, pas sûr du tout de mon coup mais à défaut d'une autre idée …

– Essayons de lui infliger le plus de dégât possibles en quelques secondes.

Mon collègue me fit un sourire, que d'autre aurait jugé inquiétant, mais qui me satisfis.

–Je vois. Tu veux solliciter à fond son pouvoir afin d'en trouver la limite. Intéressant.


Je hochais la tête et nous nous élançâmes ensemble sur notre adversaire à l'air suffisant et sûr de lui qui m'exaspérait. J'attaquais d'ailleurs sa tête en premier alors que Zéphian déviait de son pied la lame adverse pour lui sectionner net le poignet. Nous continuâmes sur cette lancée, coupant et redécoupant toutes les parties de son corps qui nous tombaient à porter d'armes. Je me pris pour ma part quelques coups sans importance mais je me reculais plutôt content du résultat.

De Yluseff, il ne restait qu'un pâté informe, un masse blanchâtre de chair frémissante. Je regardais mon collègue et cela me confirma ce que je pensais : nous devions très vite mettre fin à ce combat. Je l'entendis me prévenir d'un danger et je mis ma main fusionnée précipitamment dans la trajectoire de l'épée. Pas assez vite, cependant, la pointe traça un sillon sanglant de ma tempe jusqu'au bas de ma joue. Je grognais de douleur tandis que Zéphian repoussait un Yluseff à moitié former. Le capitaine pirate grouillait de partout, des micros vers reconstituaient son corps  et il nous souriait avec suprématie. Ah qu'il m'énervait. Je touchais ma blessure et grimaçais. J'allais avoir une sacrée balafre.

Enervé, je donnais un violent coup de pied dans une partie de son corps. Le morceau décolla et finit sa course par dessus bord, produisant un petit bruit, signe qu'il était tombé à l'eau. C'était enfantin et parfaitement ridicule mais cela me soulagea.

Yluseff hurla soudainement, son corps était totalement reconstitué à l'exception d'un doigt à sa main gauche. L'auriculaire était tranché net et du sang s'échappait de l'articulation. Enfin ! On avait réussi à le blesser ! J'avais aucune idée de comment on avait fait malheureusement. Ce qui n'était pas le cas du sergent Zéphian.

– La mer. Bien joué, Noakuma. Il faut qu'on balance les parties de son corps sectionnées à la mer pour annuler ses pouvoirs.


Je compris et devais admettre que c'était une solution possible même si je ne l'avais absolument pas fait exprès. Cela redonna du poil de la bête à mon collègue tandis que Yluseff semblait paniqué à l'idée qu'on ait découvert le point faible de sa pseudo-immortalité.

– Il est temps d'en finir, commenta Zéphian, une lueur démente dans les yeux.

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Kago Daiyuu

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Ven 27 Juin - 12:45

Quand Kago se souvint qu'elle était encore en vie, elle était sur un matelas de fortune, trempé par son sang vermeil, celui qui jaillissait par à-coups de son membre sectionné. Une hémorragie artérielle. Kago savait faire la différence entre les plus graves. Celle-ci l'était. En même temps, la douleur fulgurante qui partait de son bras maintenant absent et qui affluait dans tout son corps la faisait se cambrer contre les draps fins et froissés de son liquide vital qui ne semblait vouloir s'arrêter malgré la pression extrêmement douloureuse qu'une jeune infirmière appliquait sur la plaie béante alors qu'une paire de Marine s'exerçait à retenir la jeune femme qui gesticulait contre son matelas. Si Kago avait pu, elle se serait arraché le bras. Ah, oui, c'est déjà fait, merde… Bah on va passer à l'autre! L'infirmerie n'était pas prête à accueillir les blesser. Les infirmières non-plu, d'ailleurs. C'était juste un entrainement, une ballade de santé, personne n'était censé mourir! Ça devait juste être une putain de croisière, pas un massacre! Et de ce fait, le peu de médicaments avaient rapidement été utilisés. Le visage de Kago permit toutes ses couleurs quand l'aide soignante près d'elle attrapa une bouteille de Whisky à moitié entamée et parla de cautériser et recoudre sa plaie, sans anesthésiants.

Oh merde.    


A peine les mots jaillirent dans son esprits qu'une coulée d'alcool brulant, comme de la lave en fusion se déversa sur son bras. Une nouvelle fois, elle se cambra, hurla et supplia pour qu'on lui donne, à elle aussi une putain de bouteille avec de l'alcool tellement fort qu'elle tomberait dans un coma éthylique juste avec les vapeurs. Bientôt, elle sentit la texture froide et lisse du verre contre sa paume encore présente puis le goulot contre ses lèvres. Le liquide était froid, pourtant, il brûla tout sur son passage, même la commissure gercée et sanglante des lèvres de la jeune recrue. Kago cligna des yeux. Tout ce qui se passa ensuite fût dans un flou douloureux et bruyant, alternant entre les hurlements, dont la plupart venaient d'elle, les coups de feu, les canons crachant et les épées s’entrechoquant. Elle sentit la brûlure terriblement et atroce que fit le métal chauffé à blanc contre sa plaie béante puis, l'aiguille rapide et tremblante recousant sa peau.

Quand elle ouvrit les yeux, quelques éternités effroyablement courtes après -, elle ne se souvenait même pas avoir fermés les yeux,- elle avait un moignon tout beau tout propre. Un membre inutile. Elle devrait remédier à ça. Mais pas maintenant. Plus tard. Aux bruits de combat et aux secousses, la bataille n'était pas terminée. Alors elle se leva, grimaça et se mit sur ses jambes. Elle faillit flancher. Plusieurs fois. L'absence de poids à droite lui donnait une horrible sensation de déséquilibre. Elle tanguait, mal à l'aise sur ses deux jambes alors qu'une recrue relégué au rang d'infirmier se précipita vers elle et lui ordonna gentiment de s'assoir. Elle lui fusilla du regard et gronda que ce n'était pas encore finit. Ce salaud devra en baver bien plus que ça pour avoir sa peau!

Elle traversa alors l'infirmerie temporaire, puis une partie du bateau, voyant que les combats perdaient peu à peu en intensités pour se concentrer un peu plus loin. Adossé à un mur de bois du bateau, Kago reprenait son souffle saccadé, enlevant de sa main tremblante la sueur qui dégoulinait de son visage pâle. Elle avait horriblement mal, le sang, séché par endroits formait des croutes épaisses et raides qui frottaient contre sa peau avec le sien, bien plus récent et encore humide collait contre son corps et alourdissait son vêtement d'une manière fort désagréable. Horriblement chiante en fait. Mais elle faisait avec, tentant vainement de rester sur ses deux pieds alors que sa perte de sang la fit s'assoir. Réfléchit, réfléchit, réfléchit. Fait quelque chose d'intelligent et d'utile au moins une fois dans ta putain de vie. Sert-toi de ton cerveau! Qu'est-ce qu'une amputée comme toi peut faire pour aider dans le combat en pensant que tu te déplace comme un utilisateur de Fruit du Démon shooté à l'eau de mer? Réfléchit!  

Tout ce qu'elle put faire se résuma à se poser dans un coin, tout près du combat qui opposait les deux sergents au capitaine pirate. Le duo de marines dansaient, virevoltaient et s'acharnaient avec une rage féroce contre le pirate qui ne semblait pas plus touché que ça par l'attention macabre. Ses membres volaient, rappelant de mauvais souvenirs vraiment très récents à la jeune recrue qui voyait le corps du connard d'en face se refaire comme si de rien n'était. Ce mec à plus de facettes qu'une boule de discothèque! Et voir les deux autres qui s'épuisaient contre lui le faisait se taper des barres. Et en plus il se marre ce con! Mais bon, elle devait avouer que si elle était immortelle, elle-aussi, ses combats passeraient pour un spectacle humoristique tellement elle serait pliée en deux. Ouais, finalement j'aime bien ce mec! Mais elle devait avouer qu'elle appréciait très moyennement le fait que ses membres repoussent aussi vite que la connerie se répandait dans la Marine. Et il à l'air de kiffer ça, en plus, c'est la cerise sur le couscous!

Kago grogna, attrapa bien fermement son couteau et s'approcha du combat, tremblante, encore pâle et épuisée. Foncer, déstabiliser, déséquilibrer, faire tomber et découper ce mec en morceaux de sashimi. C'était le plan. En gros, courir comme une dératée et frapper au hasard. Ouais, c'est une bonne idée, ça marchera sûrement. Sauf quand l'effet de surprise était requis et que l'ennemi la voyait avant même qu'elle n'ai fini de sortir de sa cachette. Eh merde. Et tout ça sous un rire un peu étonné et des regards carrément surpris des marines. Enfin, tout était relatif. Parce qu'on ne pouvait pas dire que Noakuma soit un modèle très expressif. Ni Lloyd d'ailleurs. Non mais sérieusement, ces mecs avaient des sentiments parfois? Apparemment oui. De la rage pour l'un, une sorte de lassitude pou l'autre. Allez les mecs, on s'éclate! C'est la fête, y a du sang, des combats, les membres volent, regardez le mien, toujours pas retrouver! Mais c'est marrant! On s'tape des barres! Et effectivement, encore un peu embrumée à cause de la bouteille qu'elle venait de liquidé, suivie des autre d'il y a quelques heures à peine, Kago n'était pas au meilleur de sa forme. Sa perte de sang n'aidait pas. Donc elle était maintenant pliée en sang sur le pont ensanglanté du bateau, pleurant de rire.

Et puis, l'effet de surprise repris enfin son rôle. Quand le capitaine pirate fût assez "what the fuck?", Kago attrapa fermement son arme et sauta sur lui. Encore surpris, il n'eut pas le temps de l'esquiver totalement quand la jeune marine enfonça sa lame jusqu'au manche dans l'épaule de l'ennemi puis, elle appuya de tout son poids vers le bas, tranchant une partie de la poitrine, malheureusement pas assez profondément pour lui découper un bras. Oh zut… Bon bah… Rapidement remit de sa surprise, l'homme attrapa la longue chevelure azurée de la jeune femme et lui ramena violemment la tête en arrière, sentant ses vertèbres craquer, elle se demanda si il ne voulait pas lui briser la nuque alors qu'une immense vague aspergea une partie du bateau. Pas assez forte pour les mettre à terre mais elle eut le mérite de nettoyer la lame ensanglantée de Kago. Oooh… Je trouve ça plus joli quand une lame est pleine de sang, c'est plus poétique…

- Alors, et si je découpait la gorge de votre fougueuse petite subordonnée? Il sourit.
- Si tu fais ça, j'te tue! Ah bah non, je pourrais pas... Putain mais c'est dégelasse, il me manque déjà un bras! T'es raciste c'est ça?
- Ouvre-la encore une fois est c'est ton autre bras qui va te manquer. Regard noir vers elle en signe d'avertissement.  

Néanmoins, la jeune fille s'appuya sur ses jambes, positionnant mieux ses appuis et, d'un coup maladroit, elle planta gentiment son couteau dans l'œil du pirate qui hurla et la lâcha. Hein? Quand Kago finit par arriver près de ses… coéquipiers? Ouais, c'est sûrement ça, elle vit le trou béant, dégoulinant de sang. Mais au risque de me répéter: hein? Elle regarda sa lame, encore trempée par l'eau de mer. Aaah!

- Et tu fais quoi, maintenant? Alors, c'est qui le patron? Biatch!

Une petite danse de la joie plus tard, le combat reprenait.

Kago se battait, s'acharnait. Bien sûr, elle manquait de sang, l'alcool restant dans son corps la faisait trébucher à chaque mouvement du navire, le vide à sa droite la déséquilibrait bien plus qu'elle ne pourrait l'admettre et par rapports aux longues lames tranchantes de ses deux supérieurs, son petit couteau n'en valait pas la peine. Mais elle se battait. Parce que plus que l'adrénaline, le sang, la mort et les combats, Kago cherchait quelque chose. La victoire. Parce que, pour la première fois de sa vie, Kago avait le pouvoir de faire quelque chose de bien. Enfin, si on considère que tuer quelqu'un c'est bien… Mais c'est toujours marrant!

Kago leur prouverait. Elle n'est pas faible.

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Lloyd Zephian

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Lun 7 Juil - 19:02

Lloyd commençait à être sérieusement irrité. Lui et Noakuma se donnait à fond depuis un bon bout de temps et leur efforts semblaient vains. Même après l’avoir réduit en charpie, il y avait toujours un éclat de vie qui l’animait. Il recommença à prendre forme et le sergent l’observa attentivement pour éviter les mauvaises surprises. Son collège baissa sa garde un instant pour échanger un regard et Lloyd tenta de l’en avertir. Ce fut trop tard et il se mérita une entaille de belle taille au visage. Le démon brisa son mutisme pour exprimer sa douleur alors que son homologue repoussait le tas de chair qui reprenait forme.

Shizu passa sa frustration sur un petit morceau qui grouillait vers les autres et celui-ci voltigea pour se retrouver à l’eau. Alors, contre toutes attentes, le capitaine des pirates se mit à pousser une plainte en retenant sa main qui laissa glisser un filet vermeil. Les sergents regardèrent la situation avec étonnement. Lloyd se remémora le morceau qui venait tout juste d’être expédié à la mer. Il savait que les utilisateurs des Fruits du Démon perdait la faculté de nager. Peut-être cela était dû au fait que l’eau de mer avait un effet néfaste contre eux? C’était forcément ça! «La mer. Bien joué, Noakuma. Il faut qu'on balance les parties de son corps sectionnées à la mer pour annuler ses pouvoirs.» Il semblait finalement y avoir une issue à ce combat et cela raviva les forces de Lloyd: «Il est temps d’en finir.»

Il s’approcha du capitaine en étant animé de toute sa volonté de combattre. Cela semblait dissuader Yluseff qui se recula légèrement devant l’air menaçant du Marine. Il ne pouvait plus risquer impunément de subir des dégâts et il devait se concentrer. Les sergents tentèrent quelques attaques que le capitaine évita avec adresse en utilisant son étrange flexibilité.

Alors qu’il venait d’accomplir un enchainement qui malheureusement n’avait que fendu l’air, Lloyd se retrouva pendant un moment en perte d’équilibre alors que le monde tournait autour de lui. Le sang battait furieusement à ses tempes avant que sa vision s’éclaircisse et qu’il retrouve ses sens. Lloyd demeura un moment à se concentrer uniquement sur sa respiration. Son corps avait dépassé bien au-delà les limites qu’il pensait détenir. En aucun cas il allait diminuer sa cadence pour autant. Son crédo fut toujours de prouvé qu’il était supérieur. Jamais il ne s’abaisserait à considérer Yluseff comme un défi. Plutôt comme une distraction... Des plus énervantes il devait souligner.

Le regard du pirate se porta par la suite en retrait des sergents et Lloyd n’eut pas le temps de considérer la source de son étonnement qu’il entendit un éclat de rire faible, mais qui dénotait tout de même une hilarité totale. C’est alors qu’il aperçu Kago, terriblement pâle et faible avec son moignon tout frais et les croûtes séchées de sang sur son corps, qui avait éclaté de rire en s’approchant du combat. Plusieurs pourraient considérer qu’elle offre un triste spectacle, mais Lloyd fut sincèrement fasciné par la volonté combative de cette jeune femme.

Il était sur le point de lui offrir de l’estime si ce n’était pas de l’incroyable stupidité de son geste. Croyait-elle réellement pouvoir faire quelque chose? Il faut savoir quand se retirer d’un combat lorsque nos forces sont rendues trop faibles. Puis, il se rappela qu’il avait bien passer près de s’effondrer il y a un moment de cela. Décidément, elle était plus près de lui sur certaines façon de penser qu’il ne pouvait l’imaginer.

Il la laissa donc agir à sa guise et bientôt elle se rua sur le capitaine. Elle lui planta un bien maigre couteau dans le corps et ne parvient même pas à lui sectionner un membre. Il se saisit donc d’elle et lui tira la tête vers l’arrière. Sa taille démesurée le rendait tout de même menaçant alors qu’il tenait la jeune femme à sa merci.
- Alors, et si je découpait la gorge de votre fougueuse petite subordonnée? Il offrit un sourire en direction des sergents qui n‘osèrent commettre un geste.
- Si tu fais ça, j'te tue! Ah bah non, je pourrais pas... Putain mais c'est dégelasse, il me manque déjà un bras! T'es raciste c'est ça?
- Ouvre-la encore une fois est c'est ton autre bras qui va te manquer.

Il éclata dans un rire niais, croyant que sa menace avait une réelle lourdeur. Lloyd avait déjà remarqué que Kago saisissait à nouveau sa lame qui avait été en contact avec de l’eau de mer. Puis, soit par une habilité ou une chance inouïe, elle lui planta directement dans un œil. Ils se dégagèrent rapidement et Kago en profita pour narguer son adversaire alors qu’elle retournait vers les sergents.

Yluseff dégagea sa main un instant pour laisser paraître le tableau peu ragoûtant de son œil percé. Il poussa un autre cri d’agonie en titubant sur ses jambes avant d’offrir un regard assassin en direction de la jeune fille. Pendant un instant, il semblait réellement menaçant et il dégageait une aura noire. Puis sa façade s’écroula pour se transformer en hargne pure, mais enfantine.

Lloyd s’avança d’un pas et étendit la main entre le capitaine et Kago. Il ne fallait pas voir là un geste protecteur. Il voulait simplement s’assurer d’être le premier à tâter les capacités d’un Yluseff en colère. Il s’élança donc en un éclair pour l’attaquer. Il laissa sa lame glisser sur le pont pour qu’elle soit légèrement imprégnée d’eau de mer. Il tenta par la suite une estoc en plein cœur d’Yluseff. Celui-ci se mit de biais et la lame traversa son biceps. Le pirate serra par la suite des dents pour chasser la douleur. Un filet de sang commença à glisser le long de la rapière. Lloyd tenta de la déloger, mais Yluseff la retint de son autre main valide. Le capitaine en profita par la suite pour lui envoyer une série de coups de pieds et de genoux. Cela réveilla la douleurs des plaies que Fitz avait décernées à Lloyd.

Lloyd fit de son mieux pour tenter de dégager son arme. Sous la grêle de coups, il était sur le point de lâcher son arme. Puis, tout à coup, Shizu émergea de l’ombre et utilisa ses longues griffes pour trancher le bras d’Yluseff au niveau de l‘épaule. Lloyd agita sa lame dans un mouvement ample pour dégager le bras qui s’envola vers les eaux. Il pensait s’être occupé de ce membre, mais alors qu’il était toujours en vol, le pirate clama: «Wamû-Wamû no... Ashes to Ashes!» Le bras se désagrégea rapidement pour repousser instantanément. Voilà ce qui était préoccupant...

Les autres Marines, ceux qu’il pouvait considérer comme ces compagnons, continuèrent l’assaut alors que Lloyd recula pour retrouver ses forces. Il demeura à l’écart pour un moment et se concentra à observer le capitaine des pirates. Il semblait peu préoccupé par ses blessures en fait, mais il semblait être préoccupé par un certain handicap. Il avait de la difficulté à percevoir les distances. Puis, Lloyd réalisa que cela devait être dû à son œil manquant.

Alors que le combat se poursuivait, Lloyd se glissa dans l’angle mort, largement augmenté par le coup de couteau de Kago, du pirate et il se tint près de la balustrade. Puis, lorsqu’Yluseff se faisait repousser par les attaques soutenues, il se retrouva suffisamment proche de lui. Lloyd demanda alors à son homologue: «Noakuma, maintenant!» Le sergent sembla comprendre son plan et s’élança donc dans un saut pour le frapper à la tête. Ce fut un coup mortel, du moins pour un moment dans le cas d’Yluseff, et il tomba vers l’arrière. Lloyd l’attrapa donc et le fit passer par-dessus son épaule, ce qui a eu pour effet de l’envoyer dans les eaux.

Alors qu’il chutait, sa régénération lui fit recouvrir sa tête et il prit conscience de ce qu’il se passait. Il poussa un petit cri pitoyable avant qu’un lourd bruit d’éclaboussure se fisse entendre. Les Marines qui l’avaient affronté se réunirent près de la balustrade pour regarder ce qui se produisait avec leur adversaire. Il semblerait qu’il ait coulé comme une roche et quelques petites bulles s’élevaient toujours à la surface.

Lloyd émit un sourire satisfait. Encore une fois, il avait vaincu. Il devait maintenant s’occuper de ce bordel. Il glissa un regard sur le pont du navire pirate et observait les cadavres qui s’accumulaient. Il s’attarda sur le corps du lieutenant Reimer. Ils devront sûrement le rendre à sa famille... Ainsi que tout les jeunes matelots qui furent trop incompétents pour sauver leur vie. Dans le cas des pirates, ils ne méritaient pas un tel honneur. Il ne pouvait pas laisser la responsabilité des corps aux habitants de l’île de Sombrel non plus... Donc, il valait mieux faire brûler le navire des pirates en haute mer.

C’est alors qu’il remarqua les derniers pirates en vie qui avait jeté les armes après la défaite de leur capitaine. Les recrues les gardaient en joue et Lloyd ne craignait pas de problème avec eux. Ils risquaient tout de même d’être problématique et Lloyd les exécuteraient si ce n’était que de lui. Par contre, il ne voulait pas se retrouver à faire face aux questions des supérieurs... Encore une fois. Il ne pensait pas que c’est le genre de geste qu’on lui pardonnerait cette fois. Dommage, il n’avait pas encore entièrement étanché sa soif de sang.

Sinon, ils devraient se rendre vers l’île la plus près pour fournir un rapport. Beaucoup de paperasse en perspective envisagea Lloyd en se tenant la tête. Donc, pour se changer les idées, il allait sûrement poser quelques questions à Kago. Il était réellement intrigué par cette jeune femme et ses motivations. Il ressentait en elle le même esprit guerrier et il voulait en avoir la certitude.

Beaucoup de travail risquait de suivre. N’était-il pas possible de s’enivrer du plaisir de combattre sans considérer ce qu’il se produirait par la suite? Comme il détestait le protocole des Marines.

Alors qu’il considérait ces choses, l’adrénaline baissait dans son corps. La fatigue tomba et il tenta de l’ignorer. Il traîna des pieds un peu alors qu’il se rendit vers la balustrade en face du navire des Marines. Il tenta de regagner celui-ci d’un bond, mais son pied glissa un peu alors qu’il s’élança. Il n’avait clairement pas mis suffisamment de force dans son saut. Au lieu d’atteindre le pont du navire, il frappa la coque en tomba dans les eaux froides alors que ses blessures prirent leurs réelles gravitées. Il sombra dans l’inconscience.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Les démons de la 4e division   Ven 25 Juil - 2:32

Désolée *s'incline*:
 


Quand je vis un éclair bleu passer devant moi, je crus avoir rêvé ou être victime d'hallucination dû fait de la fatigue et du surmenage depuis l'assaut. Mais non. La recrue qui s'était faite amputer le bras venait de se jeter de nouveau dans la bataille avec hargne et … peu d'équilibre. Elle semblait ivre et peu sûre de ses pas. Cela devait aussi avoir avec le fait qu'il lui manquait un bras. Intéressant. Peu désireux de le tester sur moi-même en revanche. Cette fille était stupide. Inconsciente. Elle me rappelait Kyulin. Alors qu'elles semblaient diamétralement opposer pourtant. Elles n'ont que la stupidité en commun. Décidément, cela ne me donnait vraiment pas envie de rencontrer d'autres femmes. Elles sont toutes folles et dangereuses pour ma santé. Pendant que je m'étais dispersé en réflexions personnelles et peu dans le vif de ma situation actuelle, la folle furieuse avait réussi à crever un œil au capitaine pirate. Par chance ou talent inné ? Je ne le saurais jamais étant donné que je n'avais pas vu le geste.

Cela mis Yluseff dans une rage folle. Je le comprenais, j'aurais moi-même été hors de contrôle. Cela me fit réaliser que j'étais calme. Trop calme. Ah … Angry était de nouveau un bracelet. Cela ne me préoccupa plus que cela. On avait trouvé la faille dans les pouvoirs du capitaine, nous devrions pouvoir le finir sans mon bras fusionné. Je réquipais mes griffes d'acier sur ma main droite et observais le combat, attendant le moment décisif pour agir. Trop tôt, je gênerai mon camarade, trop tard, il se faisait blesser ou pire.

Le moment ne tarda pas à arriver quand Zéphian eut son arme coincée dans le corps de Yluseff. Le pirate s'acharnait sur le sergent qui faiblissait. Oubliant l'astuce de l'eau de mer, je m'élançais par réflexe sur le pirate pour le trancher. Les griffes d'acier s'enfoncèrent dans son corps comme dans du beurre et d'un mouvement, je lui séparais son bras du reste du corps. Zéphian essaya de l'envoyer à la mer mais …

– Wamû-Wamû no... Ashes to Ashes!

Le bras se désagrégea en milliers de petits vers dans la courbe de sa chute pour disparaître totalement. Sur l'épaule sectionnée, les vers faisaient leur apparition, le bras repoussant à une allure considérable. Zéphian resta un peu à l'écart alors que je repartais à l'assaut, grognant de manière assez bestiale. Je voulais le charcuter, le trancher, explorer les limites de son pouvoir mais je n'étais pas seul, je ne pouvais pas m'offrir une séance privée et … sanglante. A mes côtés, la jeune femme au bras manquant virevoltait aléatoirement autour du capitaine pour le harceler de coup avec son petit couteau ridicule. Elle ne semblait pas réaliser elle-même les pas qu'elle faisait. Elle se battait de manière complètement désordonnée, son corps paraissait désarticulé. Comme ces personnes qui utilisaient une technique appelée « technique du moine ivre ». Elle riait, profanant des vulgarités sans intérêt. Son corps ne cessait d'être secouer par son rire saccadé, dément, irrationnel, strident, … dérangeant.

J'attaquais à ses côtés, distrayant le capitaine. Du coup de l'oeil, je voyais Zéphian qui reprenait ses esprits. Mieux, il se déplaçait avec prudence et l'oeil aguerri. Il semblait avoir un plan. Il approchait par derrière et je compris son intention. Je me focalisais de nouveau sur mon adversaire, plantant mes lames dans sa cuisse, déchirant la chair sur toute la longueur sans aucun effet. Je ne cherchais pas à en produire, seulement faire en sorte qu'il continue de m'attaquer. Du sang goutta sur mon œil droit, je le sentais glisser, poisseux et lent depuis ma blessure qui s'étendait sur mon visage. Zéphian devait agir vite avant que je ne sois handicapé d'un œil. Je n'aurais pas le temps d'essuyer le sang sans créer une ouverture dans ma garde. Celui-ci était derrière Yluseff et hurla à plein poumon pour attirer mon attention :

– Noakuma, maintenant!


Je sautais et décapitais net le capitaine qui avait fait l'erreur de regarder derrière lui. Sa tête vola et je frappais son corps d'une jambe avant de me laisser tomber au sol. Zéphian attrapa le corps que je lui avais projeté et, avec une force qu'il tirait de je ne savais où malgré son état de fatigue extrême, jeta celui-ci à la mer. Lorsque Yluseff réalisa le tragique de sa position ainsi que son fatal destin, je ne ressentis aucune satisfaction ou plaisir voir son visage se décomposer. Je grimpais sur le bastingage et regardais, accroupi, son corps sombrer dans la mer assombrie par la nuit. Je ne voyais pas grand chose, juste une forme sombre qui devenait de plus en plus petite comme les bulles qui étaient de moins en moins nombreuses à la surface. Observant ce phénomène, je songeais à ce que ça devait être de ressentir cette impuissance, rançon d'un pouvoir octroyé, d'avoir de l'eau qui emplissait petit à petit ses poumons sans pouvoir rien y faire, se sentir étouffer lentement tout en restant conscient. Quel genre de douleur explosait dans son corps ? Quelles sensations cela lui procuraient-ils ? Je devais me renseigner.

Des recrues firent leur apparition sur notre lieu de bataille, tenant en joue les quelques pirates que l'on avait pas tué. Massacrer serait un mot plus approprié. Leur venue était inutile, tout comme leur geste. L'équipage était décimé, leur sort n'avait pas d'importance, nous les avions terrorisés voire même traumatisés. Zéphian ne semblait pas décider à ordonner quoique ce soit. Je me rappelais les dernières paroles de notre lieutenant mourant : « Protège-les, protège le navire et fais en sorte qu'il rentre à la base la plus proche. Mais avant, débarrasse le monde de ce monstre. »

Il n'avait rien dit sur les pirates restants. Je fis signe à tout le monde de retourner sur notre navire. Le monstre était mort, je devais exécuter le reste de mes ordres. La fatigue s'abattit soudainement sur moi alors que je rangeais mes armes à ma ceinture. Je devais tenir. J'étais le moins amoché dans ceux qui pouvaient commander. Tout le monde se redirigea sur notre navire et les secours s'organisaient peu à peu pour de vrai. La panique et la peur du combat disparues, leur efficacité revenait au galop. Je soupirais. Bien. Quelque chose dont je n'aurais pas à me soucier. J'entendis un bruit sourd et me tournais vers son origine. J'eus tout juste le temps de voir le corps inconscient de mon collègue qui avait si bravement combattu s'enfoncer dans l'eau. Je mis quelques secondes à comprendre ce qui se passait.

J'enlevais rapidement ma veste et la jetais sur le bastingage du navire Marine. Hors de question d'abîmer mon précieux vêtement, même pour un collègue. Je me jetais à l'eau et cela me réveilla aussitôt, chassant momentanément fatigue et contrecoup. Fort heureusement, Zéphian ne coulait pas très vite et je pus le rattraper rapidement. Seulement, il était lourd. Je me battis quelques instants avec son manteau gorgé d'eau pour lui en défaire, le laissant couler à pic pendant que je le remontais avec difficulté. Il devait faire au moins vingt kilos de plus que moi. Mes poumons me brûlaient, je manquais d'air. Je remontais, inspirant avidement l'air de la nuit, tenant le sergent par une main, tout son corps encore dans l'eau. Je me tenais à la chaine de l'ancre, incapable de nous remonter tous les deux.

- Par ici ! hurlais-je, remontez-nous !

Deux têtes surprises émergèrent du haut du bâtiment et ils remontèrent l'ancre pour nous hisser à bord. Je me laissais tomber à terre, haletant, tandis que les recrues trainaient le sergent Zéphian dans l'infirmerie. Un homme vint me voir me tendant une serviette et ma veste, se tenant au garde à vous.

– Sergent Noakuma, le corps du lieutenant Reimer a été rapatrié sur le navire mais les pirates ont pris la fuite. Que faisons-nous à leur sujet ?

Tandis que j'essorais mes longs cheveux blancs, je lui fis signe de laisser tomber m'expliquant sous le regard surpris du jeune Marine :

– Ils ne sont qu'une dizaine, dont des blessés et des traumatisés par l'expérience qu'ils viennent de vivre. Nous avons déjà bien assez à faire ici.

– Quels sont vos ordres alors ?

Prendre des décisions de moi-même sur des troupes marines, voilà qui était nouveau pour moi. Tout comme parler autant. Je devenais presque bavard dis donc. Je réfléchissais quelques instants. Les sauver puis amener le navire a une base. Dans cet ordre là précisément. J'essuyais le sang qui me gênait, touchant les bords de ma blessure prudemment du bout des doigts, inspectant mon torse qui avait aussi plusieurs blessures et coupures à ne pas négliger.

– Stabilisez le plus de gens possibles. Faites moi une liste de toutes les personnes valides. Demain, nous ferons voile vers Dustone Road.

Lieu parfait pour s'occuper de notre équipage mal en point me semblait-il. J'allais dans l'infirmerie pour me faire une idée de l'état de nos troupes. C'était le chaos dans la pièce. Les quelques médecins couraient dans tous les sens, allant de cas graves à des cas d'urgence. Au milieu de tout cela, la recrue aux cheveux bleus hurlait, se débattait en criant qu'elle n'avait pas besoin de soin.

– Qui-est-ce ? demandais-je au premier type qui me tomba sous la main.
– Kago, une nouvelle recrue arrivée aujourd'hui même. C'est son premier jour parmi nous.

On ne pouvait pas dire que sa carrière dans la marine commençait sous un bon présage. Je m'approchais d'elle, maussade. Son visage s'éclaira en me voyant :

– Oh, petit démon, dis leur que je vais bien.

– C'est sergent Noakuma. Et non, tu ne vas pas bien. Tu es mutilée, dans un état lamentable. Et surtout, tu m'horripiles.

Sur ces bonnes paroles, j'abattis le tranchant de ma main sur sa nuque et ordonnais.

– Endormez la. Je ne veux plus l'entendre avant longtemps.

Je me posais quelques instants sur un lit libre et la tête me tourna. Un médecin accourut et décréta qu'il devait me recoudre le visage si je ne voulais pas que cela s'infecte et que je sois défiguré à vie. Ce qui, somme toute, m'importait peu comme tout le reste. Il m'anesthésia pour ce faire et mon corps rendit les armes. Je tombais dans un sommeil de plomb.
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