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 Séquence Flash Back: Renaissance (au large de l'île de Kanon)

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Edell Aoi

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MessageSujet: Séquence Flash Back: Renaissance (au large de l'île de Kanon)   Mar 10 Juin - 12:53

\!/ AVIS IMPORTANT \!/
Retrouvez le premier chapitre de "Renaissance" - "Souvenirs d'une Rose en Cage": ici

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Chapitre II : La capuche du Scorpion


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[Musique 1: https://www.youtube.com/watch?v=sV4zbyyU6ss]

Dès l'instant où l'orage avait éclaté, Il avait tout de suite sût que quelque chose se tramait, aux alentours de l'île de Kanon. Son île. Son Sanctuaire. Ho, les orages étaient fréquents, de par cette région de South Blue, mais il le sentait, ses sens affutés lui disaient qu'une autre tempête s'était déclarée à proximité. Ce ne fut que plus tard qu'il comprit quel drame cachait la fureur du temps. Perché sur le plus haut lieu possible du village, il avait observé le déroulement de ce combat inégal. Lui-même ne comprenait pas à chaque fois comment il faisait pour avoir une acuité visuelle aussi élevée. Comme souvent, il observait, sans agir, sans se déplacer. Mais cette fois-ci, son observation lui avait bien fait comprendre qu'il avait à intervenir, tout particulièrement quand il reconnut au loin, très très loin, l'un des deux navires.
Malheureusement arrivé trop tard pour empêcher le massacre complet, une fois aux abords de ce qu'il restait de l'épave, il pût néanmoins tracer la piste du responsable, à bord d'un petit voilier, juste assez grand pour trois personnes.

Arrivé à destination, son voilier relié à la coque du navire de la Marine, l'homme entreprit de grimper à bord, de s'y faufiler dans des mouvements vifs et rapides. Accroché au bastingage, caché dans l'ombre de la nuit, il remarqua un soldat qui passait à proximité. L'homme siffla, une fois, deux fois, jusqu'à ce que sa proie soit à proximité. Là, il agit rapidement, prenant appui de ses pieds, pour se relever, faire jaillir du manchon de cuir qu'il avait au poignet une lame longue, fine et écarlate, et la planter droit au cœur de la victime, qu'il attrapa par après et le fit basculer par-dessus bord.
Se faufilant à bord, en profitant du ciel couvert de l'après-tempête, il se colla à un mur et écouta un duo de soldats qui jouaient aux cartes.
"Vous croyez que ça va bientôt être à notre tour, de voir la fille? Demanda l'un d'entre eux
-Penses-tu. Maintenant que ceux qui sont intervenus à bord se sont amusés avec elle, ça va être au tour du patron, et seulement après à nous de jouer.
Marmonna l'autre en tirant sur une cigarette
-ça fait plus d'une heure qu'ils sont dans la cale avec elle, ça va, qu'il change! Mais n'empêche… Quel canon! Une belle pièce, cette gonzesse!"

"Raclures de bas-fonds…" pensa l'homme en s'éclipsant, nauséeux.
Ainsi donc, la seule survivante était enfermée quelque part à bord avec Saga, hein. Un pincement au cœur lui vint soudain. Il ne connaissait que trop bien les méthodes de tortures de Saga. Des paroles doucereuses avec des gestes brutaux. Si ce que disaient ces marins est vrai, alors la captive devait sans doute passer un très mauvais moment.
"Il paraît qu'on est proche de l'île de Kanon, tu sais ce que c'est? Glissa un des joueurs
-Une île de sombre réputation, où vit le Scorpion Ecarlate au milieu des démons. On dit que d'un simple mouvement de la main, il peut faucher la vie à n'importe qui. Ce ne sont que de vastes conneries! Aller, arrête de raconter tes idioties et coupe les cartes!"
L'homme eu un rire jaune. Haa, si ils savaient, si ces pauvres bougres savaient… Que le Scorpion Ecarlate était bel et bien près d'eux. L'instant d'après, les deux joueurs étaient à terre, les yeux encore ouverts, raides morts.
Cet homme, le Scorpion, continua à arpenter le navire, et trouva facilement l'accès aux cales, y descendant en semant la mort d'un simple coup de poignet, comme son totem le ferait grâce à son dard venimeux. Aussi long était le navire, autant de couloir pouvait-il avoir, il était impossible pour lui de se détourner de sa destination. Saga pouvait-être un bien bon combattant, en matière d'organisation des tours de garde, il ne s'y connaissait absolument pas.
Les cris, les gémissements et le claquement du fouet le guidaient, jusqu'à l'emplacement qu'il recherchait. En arrivant, le spectacle lui déchira le cœur, si toutefois il était possible de le blesser plus encore.
Une adolescente enchaînée, tenue par les mains et les jambes dans les airs par un enchevêtrement de chaînes et de cordes, un foulard crasseux lui barrant la bouche, un autre sur les yeux alors qu'elle balbutiait, tremblait, gémissait. Ce qui le choquait n'était pas le bleu de ses cheveux, mais son corps, labouré, criblé, comme si jamais on ne lui avait accordé un instant de répit, avec Saga qui lui tournait autours en cherchant toujours à lui soutirer des informations, qu'elle ne semblait pas connaître. Il tendit alors l'oreille, caché dans l'ombre.

*
**
*


[Musique 2: https://www.youtube.com/watch?v=3jt1Tx-s0Dg]


Quand un sceau d'eau glacé lui fut lancé, Edell se réveilla dans un léger cri, un sursaut douloureux qui fit résonner les chaînes. Incapable de voir, tant par le foulard sur ses yeux, que par les plaies qu'elle y portait, la peur revint au galop, ce sentiment qui à nouveau lui enserra le cœur. Elle pouvait sentir le regard vicieux de Saga sur sa nuque courbée. Edell le sentait, il préparait encore quelque chose.
"Qu'allez-vous faire de moi? Demanda Edell, d'une voix brisée. Me garder comme objet de débauche pour vos gardes…?
-Ce ne serait que trop fade, jeune fille. Avant tout, je récupèrerais cette information que tu caches si farouchement. Je t'offrirais une torture si délicieuse que tu penseras que c'est tout un métier de ma part."

Saga parlait en s'approchant d'elle, d'une voix doucereuse, enjôleuse, à l'instar de ses mains qui glissaient sur ses hanches. Elle le sentait, sentait son regard perçant, comme si ses yeux étaient en mesure de lire jusqu'au fin fond de son âme, ses pensées, tout ce qu'elle était. Et il continuait, murmurant à son oreille des paroles sales, des paroles qui la faisait rougir, honteuses, obscène. Malgré tout, un fin gémissement s'échappa de ses lèvres azurées, quand elle sentit ses mains se promener ainsi sur son corps qui pouvait recevoir une multitude de caresses, tantôt brûlantes, tantôt glacées. Un mélange entre la brutalité des viols, et la douceur des caresses amoureuses.
"Aozora… Pardon… Pardonne-moi!" Balbutia-t-elle

Les mains glacées du tortionnaire s'arrêtèrent sur ses hanches, puis remontèrent brusquement sur sa poitrine, qu'il palpait allègrement, pinçait, griffait, même par après, embrassait et mordait. L'instant d'après, c'était sur l'intimité de la jeune femme qu'il était en train de jouer de la main.
Edell laissa échapper une série de gémissements, à mesure que ses caresses s'intensifiaient. Elle tenta de serrer les cuisses, impossible, elles étaient comme ses mains: liées, et solidement.  
Ce fut alors un défilement d'émotions, entre voluptés occultes, offrandes outrageuses, hurlement implicites entre effroi et plaisir.
Le désespoir enserra son cœur, quand, au bout d'un énième gémissement, elle pût articuler:
"Je n'en peux plus!! Je vous en prie, arrêtez! Pitié…!!
Saga s'arrêta dans ses mouvements et se redressa, la surplombant de sa grandeur malsaine. Edell courba alors la nuque, des larmes rougies perçant au travers du foulard de ses yeux.
-Tuez-moi… Je ne sais rien de ce que vous me demandez… Alors achevez-moi, qu'on en finisse."

Le hurlement de rire de Saga résonna autant que les chaînes et les sanglots, dans ce couloir humide et sombre. Le Scorpion en avait assez attendu, il était prêt à intervenir, quand une main lourde se posa sur son épaule.
"Qui es-tu?! Qui t'as permis de venir ici? S'écria un des surveillants. Décline ton identité, ou je te jure que je t'exécute sur le champ!
-Ho… Désolé si je te pique au vif, mais tu changeras d'avis dard-dard. *SCARLET NEEDLE*!!"
À nouveau, un hurlement déchirant résonna à bord de ce navire, quand les deux gardes furent à terre à se tortiller dans une douleur insoutenable. Ils n'avaient pourtant ressentis que les effets d'une simple piqûre! Profitant de ce petit moment, il descendit enfin, prêt à agir, et ne se priva pas de défoncer la porte de la cellule qu'il cherchait de son pied lourd, se retenant d'exprimer haut et fort le dégoût de la scène qui se trouvait devant lui. Saga se tourna face à l'intrus, qu'il toisa d'un regard hautain.
Il était facile pour lui de reconnaître qui était cet intrus. Sa grande carrure, son bouc rouge flamboyant, de même que les quelques mèches écarlates qui tombaient de sa large capuche noire, comme sa cape, sur son manteau blanc. Il lui semblait même voir la lueur d'un regard d'or, dans l'ombre du tissu.
"Tiens donc, tu sors enfin de ta tanière? Toi, Kurotsu Higurashi, que l'on surnomme aussi le Scorpion Ecarlate? Le dernier de la Guilde des Assassins!
-Ce dernier surnom, je te le dois… Depuis combien de temps te fais-tu passer pour un Marine? Cinq ans, dix ans? Petite fille capricieuse que tu es, derrière ton bel uniforme. Saga. Jusqu'où ira ta cruauté?! S'enquit alors le Scorpion en s'avançant. Tu lui as arraché ses compagnons, sa dignité, son cœur, et malgré ses supplications tu continues à la torturer? Malgré ses demandes, elle te dit qu'elle ne sait pas où se trouve ce que tu demandes, tu continues?"

Les deux hommes se toisèrent pendant un long moment en se lançant des insultes plus copieuses les unes que les autres… Tandis que les deux hommes entamaient une joute verbale, se toisant l'un et l'autre d'un regard doré et violacé, Edell remua la tête, légèrement, et tendit l'oreille, tentant de comprendre la conversation, malgré son cerveau lancinant, malgré toute sa douleur. Mais l'étendue de sa fatigue et des blessures eurent raison d'elle, elle s'affaissa, autant que ses chaînes le lui permettaient, dans un énième gémissement qui ne laissa place qu'au silence par après.
Dans les ténèbres où elle s'était enfoncée, il n'y avait plus cette douleur, cette fatigue. Juste le noir apaisant, la libération. Les dernières choses qu'elle entendit furent simplement des injures lancées entre Saga et ce "Scorpion".


*
**
*


[Musique 3: https://www.youtube.com/watch?v=VzMAwJ6OhI4&list=PLtQtDkpNHslT8XhSk2Ns1Cy-Q1m5BzwT_&index=38]

Une odeur douce, des coussins moelleux, des mains tendres qui s'occupaient d'elle… Edell se serait crue au paradis, si entre toutes ces attentions  les lacérations se sentaient. N'était-elle pas morte, au final? Un sursaut violent la tira de sa léthargie, dans un petit cri de peur, qui attira les femmes à proximité.
"Allez chercher le maître! Elle reprend connaissance!" Déclara une femme près d'elle.
Edell tenta d'ouvrir les yeux, incapable, elle y porta la main. Elle fut surprise de savoir bouger avec tant d'aisance, plus encore à sentir sur ses yeux une bande tenant des compresses contre ses paupières. Elle voulut se relever, aussi, mais en fut à nouveau incapable.
"Ne force pas, chibi. Dit une voix grave arrivant dans la pièce. Que tu sois encore en vie tient d'un quasi miracle, ne gâche pas les quelques forces qui te reviennent enfin. Pour tes yeux, l'infirmière arrive. Elle retirera le bandage pour voir où en est la guérison.
Troublée par la voix qui s'élevait, Edell tendit la main vers l'interlocuteur, comme captivée. Il lui prit la main, la sienne était douce, chaude, une grande main réconfortante.
-Pendant combien de temps suis-je restée…
-Inconsciente? Tu es restée inconsciente pendant plus d'une semaine. Ton corps, aussi robuste peut-il être face aux coups, se remet très lentement de ses blessures. Ta fatigue mentale a beaucoup joué."

Comme il l'annonça, l'infirmière était arrivée, et dans des gestes délicats, mais assurés, elle retira le lourd bandage, et les compresses. Mais il fallut quelques minutes pour que Edell puisse s'accommoder à la lumière, qui plus est, le simple fait d'ouvrir les yeux lui était particulièrement pénible.
Enfin, quand elle les rouvrit, ce fut un torrent de larmes qui s'écoula sur ses joues. Submergée entre la joie de revoir enfin la lumière du jour et de percevoir comme compagnie autre chose que le visage de son bourreau, et la douleur de sentir ses yeux ainsi brûlés, du moins les paupières. Enfin, elle tourna la tête vers cet homme qui n'avait lâché sa main.
Il était grand, d'une carrure imposante, la peau pâle, cet homme possédait une chevelure d'un rouge flamboyant, qu'il avait tressé en une longue tresse, dont le bout se terminait par un bijou rappelant le dard de la queue des scorpions. Ses yeux, d'un doré brillant scrutaient le visage de la convalescente, tandis que de sa main libre, il jouait dans son bouc soigneusement taillé.
"Qui êtes-vous? Pourquoi m'avez-vous sauvé? Où suis-je?!
-Calme-toi, chibi. Je vais répondre à toutes tes questions, n'aie crainte. Mais il faut que tu restes calme, et si possible, rallonge-toi. Profite du moelleux de ces oreillers.

[Musique 4: https://www.youtube.com/watch?v=MGUQHELVPsE]

L'homme se leva, sa longue tresse se balançant dans son dos, alors qu'il s'installa dans une chaise à la fenêtre pour fumer sans incommoder son "invitée".
-Mon nom est Kurotsu Higurashi. On m'appelle plus souvent le Scorpion Ecarlate. Tu te trouves sur l'île de Kanon, toujours sur South Blue. Je suis venu te chercher sur le navire de Saga, et t'ai tiré de là. Je ne pouvais pas laisser Saga recommencer ses fraques, et quand j'ai eu la confirmation que c'était bel et bien lui, je suis parti en espérant pouvoir au moins sauver quelqu'un.
-Il aurait fallu venir AVANT qu'il ne massacre les miens. Marmonna Edell. Vous n'auriez pas dû vous donner la peine de venir me sauver. Je n'ai plus rien, là dehors. Plus rien qui me raccroche à la vie. Mes nakamas sont tous morts, mon voyage est terminé. Que pouvez-vous m'offrir, alors?"
Kurotsu se releva, une nouvelle fois, et s'approcha d'elle. Il n'était même pas en colère de comprendre le sous-entendu de Edell.
"Il y a des années de ça, Saga a tué mon épouse, ainsi que mon fils. Ce n'est même pas un Marin, juste un homme avide de sang, particulièrement chez les pirates, et qui se serre de la "justice" de la Marine pour tuer à droite et à gauche. Qu'a-t-il demandé? Le "Codex" des manœuvres militaires? Tout ceci n'est que vaste bêtise. Seulement, une fois qu'il a une personne en tête, il fera tout pour la briser en retirant tout ce qu'elle a. Tu n'as plus rien?
Kurotsu rit doucement, avant de donner une pichenette sur l'épaule de son invitée.
-Tu es en vie Edell Aoi! Tu possèdes encore ton cœur! En lambeau, certes, mais tu as encore la vie, et je sais qu'au fond de toi, tu ne demandes qu'une chose: faire payer Saga. Et ça, je peux te l'offrir. La force de te venger?
-Me… Venger? Comment?"

Edell se redressa légèrement, ses yeux brûlés s'ouvrant alors dans un éclat particulier… Une envie qui naissait, un souffle nouveau qui s'insuffla dans ses poumons.
"Je pourrais t'entraîner, te former. À l'art de te déplacer sans te faire repérer, l'art de maîtriser le poison, les armes. Ho, bien sûr, tu maîtrises la rapière, mais je te parle d'autres armes. D'autres armes plus appropriées pour ce que je peux te proposer. Si néanmoins… Tu acceptes de me suivre.
La main de Kurotsu était tendue vers elle, sa grande main, la droite, où il manquait l'annulaire.
Une main tendue, un mince fil dans les ténèbres où elle s'était enfoncée, un crochet qu'elle pouvait saisir pour revivre, sortir de cet océan de tourments où depuis ce jour maudit elle s'était mise à couler.
La main bandée d'Edell rencontra celle de son sauveur, qui la serra avec douceur. Kurotsu tendit alors sa main libre dans les airs, vers la porte où pendait la bannière d'un ancien ordre, que tout le monde pensait dissout. Un grand symbole, ressemblant à un "A", brodé de rouge sur un fond noir.
-Moi, Kurotsu Higurashi, le "Scorpion Ecarlate", je serais à présent ton tuteur. Ton maître d'arme… Soit la bienvenue, Edell Aoi… Soit la bienvenue dans la Guilde des Assassins."


Spoiler:
 
[illustration: Kurotsu Higurashi (-c-) T.F]


[Musiques idéales:]
1: Jesper Kyd – Leonardo's Invention part 1 (Assassin's Creed II OST)
2: Jesper Kyd – Darkness falls in Florence (Assassin's Creed II OST)
3: Adrian Von Ziegler - Nocturnus
4: Sawano Hiroyuki – Counter Attack MindKind (première moitiée) (Shingeki no Kyojin OST)


[Références:
-Île de Kanon: île où s'entraîne le Chevalier Tenma de Pégase, avec Deuteros des Gémeaux (Saint Seiya, the Lost Canvas)
- Scarlet Needle: Attaque du Chevalier du Scorpion dans Saint Seiya]

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http://tenshi-faron.deviantart.com/
Edell Aoi

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MessageSujet: Re: Séquence Flash Back: Renaissance (au large de l'île de Kanon)   Jeu 12 Juin - 0:38

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Chapitre III: Quand les chaînes se brisent

[Musique 1: https://www.youtube.com/watch?v=yW17SLNQzdA]

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Kurotsu Higurashi était un homme fascinant, Edell ne pouvait se le cacher. Au fil de l'année écoulée, elle avait appris à connaître son sauveur, et lui, avait découvert ce que c'était de se confier à quelqu'un.
La guérison d'Edell se fit lentement, en raison de sa fragilité émotionnelle et de base, son corps ne se remettait pas facilement de ses blessures. Ainsi, avant qu'il ne puisse lui proposer l'entraînement, le Scorpion lui avait un peu raconté son histoire, et elle, la sienne.
Le temps que le corps de la jeune femme reprenne toutes ses forces avant de se lancer dans l'entraînement promis, les deux rescapés de la folie de Saga passèrent beaucoup de temps à se promener dans les rues de la capitale de Kanon: Aalana. Une ville pleine de couleur, résonnante de vie et de rires divers. Kurotsu lui faisait visiter son petit Sanctuaire, où il avait élu domicile il y a quelques années de cela.

"Je croyais que l'île de Kanon était réputée pour être une île démoniaque abritant la pire espèce de crapules. Glissa un jour Edell.
-Ho, oui, les rites démoniaques, un volcan qui n'a de cesse de déverser son magma, une île où il n'y a aucune végétation? C'est totalement faux! Rit Kurotsu. Vois-tu, sur les mers, une rumeur aussi minime soit-elle peut prendre une ampleur phénoménale, pour peux que tu propages un murmure efficace. Quand je suis arrivé ici, il y a une dizaine d'années, pour je ne sais quelle raison, les habitants m'ont vu comme un élu, un messie, qui les débarrasserait du Tyran local. Depuis, j'ai lancé un murmure sur une île infernale, et même la Marine n'ose pas s'aventurer ici. Tu n'auras rien à craindre, à vivre sur Kanon, chibi."

Edell eu un sourire amusé. Depuis qu'elle s'était réveillée, Kurotsu n'avait eu de cesse de la surnommer "Chibi". Et quand un jour elle se décida à lui demander pourquoi ce surnom, il lui avait répondu avec un immense sourire que vu qu'il était bien plus grand qu'elle – Kurotsu dépassait presque les deux mètres de haut, plus encore en comptant les épis de  ses cheveux- il trouvait que ce sobriquet lui allait à merveille, mais que si elle se sentait dévalorisée, il cesserait de l'appeler ainsi.
Il était ce genre d'homme, très attentionné, très protecteur et désireux de l'aider à se remettre de ses émotions. Quand la nuit elle était assaillie de cauchemars, il restait près d'elle, ou posait un bâton d'encens au jasmin près d'elle pour l'apaiser.
Kurotsu se comportait comme un père, et au fil du temps, Edell parvenait à cerner un peu son caractère, et son histoire.

*
**
*

Ce jour-là, ils étaient dans la grande véranda du pavillon où vivait l'écarlate, et il répondait volontiers à ses questions, pendant que les serviteurs apportaient quelques pâtisseries, du thé et un grand bol de chocolat pour Edell. Ce jour-là, il neigeait, la véranda était agréablement chauffée, le toit et les murs transparents laissant voir la neige s'accumuler au dehors et Noël approchait doucement.
"Pourquoi vous manque-t-il un doigt, sur votre main droite? Demanda Edell.
-Ho, ça… Comme mes parents n'étaient pas très présents, une fois que j'eus l'âge de me promener seul aux abords de la forêt, j'en ai profité, et me suis aventuré vers l'inconnu, avec un "ami". Il insista tellement pour que je l'accompagne dans les bois, que j'ai dit oui, et là, ce fut le drame… Il m'a demandé de fermer les yeux, et de tendre la main, où il plaça un scorpion. J'ai ouvert les yeux, et ait paniqué, le scorpion m'a piqué au doigt. Son venin était supposé être extrêmement dangereux, et avant de m'écrouler j'ai trouvé le moyen de rentrer chez moi en laissant l'idiot responsable derrière moi. A mon réveil, il me manquait un doigt, ma mère était en larmes et mon père frappait le médecin.
-Comment ça, il frappait le médecin?!
-Il n'était pas très compétent. Il pensait que comme la piqûre était récente, en coupant le doigt ça empêcherait le poison de se distiller dans le sang. Mais survivre à ce poison m'a donné la vocation de les étudier, de savoir comment les contrer, et les utiliser…
-C'est de là que vient votre surnom de "Scorpion Ecarlate"? S'enquit la jeune femme, captivée par les récits de son protecteur.
-ça, et de ma façon de combattre. Les lames que j'utilise sont imprégnées de ce même poison que celui qui m'a fait perdre ce doigt, mais plus corrosif, plus violent. Et Ecarlate, tu te doutes d'où ça vient…"
Edell l'observa, puis pouffa de rire, emmitouflée qu'elle était dans la couverture moelleuse et calée dans son petit fauteuil.  Elle comprit rapidement d'où lui venait le surnom. Si le Scorpion faisait référence à ses techniques usant de poisons, et sans doute de coupure ou piqûres, l'adjectif d'écarlate ne pouvait venir que de sa chevelure d'un rouge flamboyant.
La jeune femme se détourna de son nouvel ami, et regarda la neige tomber paresseusement, les yeux  mélancoliques. Elle fredonnait.
" Sauras-tu t'approcher lentement?
Les fragments de mes rêves sont les personnes que j'aime.
Les formes de l'amour que j'ai imaginé,
Je continue à  les chercher, tout le temps, tout le temps.
"

"Quelle est cette mélodie que tu fredonnes souvent?" Demanda-t-il en tournant le regard vers elle.
Edell se mit à rougir, mal à l'aise, croyant le déranger lors de ses petits moments où elle chantait doucement. Mais comme il ne semblait pas contrarié de son éclat de voix, elle répondit tout simplement.
"Un chant que j'ai toujours fredonné, quand… j'étais mal à l'aise, ou triste.
-Chante le moi.
-Pardon?!
-Si cela te fait du bien de chanter, alors fais-le! Laisse-moi entendre ça!"

Alors Edell inspira, et commença à chanter, les yeux clos, mais avec un petit sourire qui s'étirait lentement sur ses lèvres.
[Musique 2: https://www.youtube.com/watch?v=Rvx353On_yg]

"Bien plus que des larmes, une chanson tendre
Bien plus que de la tristesse, donnez-moi cette chaleur

Je ne pense pas que le monde
Change aussi facilement mais,
Paisiblement envahie par les ténèbres
Je pense que j'essaierai de marcher, et marcher.

Sauras-tu t'approcher lentement?
Les fragments de mes rêves sont les personnes que j'aime.
Les formes de l'amour que j'ai imaginé,
Je continue à  les chercher, tout le temps, tout le temps.

Plutôt que de dire que j'abandonne
C'est mieux de regarder ce que je peux.
Il y a les choses qui me font trébucher et je suis devenue comme le retour,
Néanmoins, néanmoins, j'ai déjà pris une décision

Si je veux faire quelque chose pour toi
Peut-être n'y a-t-il rien qui m'arrêtera de le faire.
Mais même avec ça, je veux toucher.
Bien plus que de la tristesse, cette chaleur.

Sauras-tu t'approcher lentement?
Les fragments de mes rêves sont les personnes que j'aime.
Les formes de l'amour que j'ai imaginé,
Je continue à  les chercher, tout le temps, tout le temps.

Le globe terrestre tourne et tourne
Les heures changent et changent
A la fin du monde, je veux avoir
L'Amour avant le bonheur
Dans mes rêves.

Sauras-tu t'approcher lentement?
Les fragments de mes rêves sont les personnes que j'aime.
Les formes de l'amour que j'ai imaginé,
Je continue à  les chercher, tout le temps, tout le temps.

Bien plus que des larmes, une chanson tender
Bien plus que de la tristesse, donnez-moi cette chaleur."

*
**
*


[Musique 3: https://www.youtube.com/watch?v=QW8xTbvblFk]

Soufflé par le chant d'Edell, Kurotsu souriait, apaisé, les yeux clos, la joue appuyée contre sa main alors qu'il avait écouté jusqu'à la dernière note de sa voix. Enfin, quand elle eut terminé, il rouvrit ses yeux d'or et l'observa. La jeune femme se frottait les yeux, visiblement humides d'émotion.
Un serviteur arriva, et murmura quelque chose à l'oreille du maître des lieux, qui se leva, souriant, et tendit la main à Edell.
"Viens avec moi. Moi aussi, j'ai quelque chose à t'offrir.
-M'offrir… Quelque chose?
-Aie confiance. Suis-moi."
Incrédule et curieuse, en même temps que confiante, Edell prit la main de son grand ami et le suivit. Il la mena dans une vaste pièce circulaire, où figurait en grand le drapeau représentant ce "A" étrange, brodé de rouge sur un fond noir. Aux murs, de nombreuses étagères portaient des livres, des fioles, des boites où dépassaient des papiers, indiquant de nombreux travaux et dossiers, sur des étalages dans un coin se trouvaient une multitude d'armes qu'Edell avait du mal à définir, et, dans un autre coin, des mannequins portants des tenues plutôt particulières.
Manteaux blancs, ou noirs, tout ceints d'un long foulard rouge, avec une longue cape à large capuche. Ne sachant plus où donner de la tête, la jeune femme tournait sur elle-même, jusqu'à se heurter à Kurotsu qui se trouvait devant un autre mannequin, plus fin, plus petit, couvert d'une bâche.
"Quand tu es arrivé ici, j'ai demandé peu de temps après ton éveil que l'on te confectionne une tenue plus "appropriée" à ton nouvel environnement… Et… Tu peux prendre cela comme un cadeau de Noël avec un peu d'avance, et comme présent de bienvenue."

Dans un grand geste, Kurotsu retira la bâche et dévoila la tenue qui s'y trouvait. Sur un mannequin de femme, aux proportions d'Edell, se trouvait un long manteau noir, lui aussi, ceint d'un long foulard rouge, ainsi qu'une demi-cape maintenue sur l'épaule à l'aide d'une lanière de cuir, un chapeau à large bord, flanqué d'une longue plume, et sur la petite table à côté, une petite panoplie d'armes, telles que des manchons de cuir, semblables à ceux que portaient Kurotsu, une dague courte, des couteaux de lancer, et "Croc d'Argent", sa rapière, accrochée par un baudrier sur le manteau.
Kurotsu guettait sa réaction, à la voir toucher le tissu, palper, regarder, puis trembler.
"ça ne te plaît pas..? Demanda-t-il face à son silence
-C'est magnifique… Déclara difficilement Edell, la voix secouée de petits sanglots. Mais pourquoi un tel présent?
A nouveau, l'écarlate lâcha ce petit rire doux, et mit la main sur les cheveux azurés de sa protégée.
-Je te l'ai dit, non, quand tu t'es réveillée. Que je m'occuperai de toi, que je te formerai."
Edell écarquilla les yeux brusquements.
A présent, elle se souvenait… Les paroles de Kurotsu lui revinrent violement à l'esprit comme si on venait de la secouer d'un rêve, d'une absence spirituelle.
"Tu es en vie Edell Aoi! Tu possèdes encore ton cœur! En lambeau, certes, mais tu as encore la vie, et je sais qu'au fond de toi, tu ne demandes qu'une chose: faire payer Saga. Et ça, je peux te l'offrir. La force de te venger. Je pourrais t'entraîner, te former. À l'art de te déplacer sans te faire repérer, l'art de maîtriser le poison, les armes. Ho, bien sûr, tu maîtrises la rapière, mais je te parle d'autres armes. D'autres armes plus appropriées pour ce que je peux te proposer. Si néanmoins… Tu acceptes de me suivre. Moi, Kurotsu Higurashi, le "Scorpion Ecarlate", je serais à présent ton tuteur. Ton maître d'arme… Soit la bienvenue, Edell Aoi… Soit la bienvenue dans la Guilde des Assassins."

"Ton entraînement commence après l'hiver, profite de tes mois de repos restant, chibi. Car l'entraînement sera rude. En deux ans, je t'apprendrais tout ce que tu dois savoir sur la Guilde, toutes mes techniques, les subtilités. Tu deviendras l'une des nôtres, après ces deux ans."


*
**
*

Quand vint la fin de l'hiver, tôt au matin, Kurotsu se faufila dans la chambre de sa pupille et ouvrit les rideaux en grand, inondant la chambre d'une pâle lumière d'un soleil qui montrait à peine sa clarté.
Edell dormait en boule, non pas dans le lit, mais dans le canapé. Comme souvent, elle s'était endormie ainsi après avoir passé la nuit à rédiger son journal de bord, où elle relatait la majorité de ses journées, ses souvenirs, où elle croquait l'un ou l'autre paysages qu'elle visitait. Mais comme il le lui avait annoncé quelques mois plus tôt, la paresse était terminée, et devrait à présent laisser place à la rigueur de l'entraînement qu'il allait lui soumettre.
Une fois la demoiselle durement éveillée, et un petit déjeuner avalé en vitesse, Kurotsu vint s'asseoir avec elle à table, et croisa les mains sur la table.

[Musique 4: https://www.youtube.com/watch?v=_V6zWf3ZPnE]
"Ton entraînement commence dès aujourd'hui. Sur la semaine, tu auras si l'on peut dire des cours d'histoires, d'archéologie et de sciences chimiques. À côté de ça, ce sera l'entraînement physique. Course, saut, combat, art de l'assassinat, de l'infiltration. Déclara le scorpion.
-Compris.
-Tu acceptes aussi facilement? Demanda-t-il suite à sa réponse franche.
-Je suis teigneuse assez pour progresser. Je ne flancherai pas. Répondit-elle du tac au tac
-Je demande à voir, Chibi. Ta tenue d'entraînement t'attend dans la salle de bain. Lave-toi rapidement, et rejoins moi dans la cour interne."

Edell revint une vingtaine de minutes plus tard, les cheveux noués sur le côté. Surprise de la  taille de la cour interne, elle observa rapidement la disposition des lieux. Une grande installation où se  mêlaient des cordages, des poutres, des tas de foin, et autres mannequins plus ou moins usés.
"C'est ici que tu passeras le plus clair de ton temps, chibi. Entre là, et la bibliothèque. Lorsque tu me fourniras un résultat satisfaisant assez, nous passeront aux exercices en forêt, et enfin, en mer. Aucune plainte, aucune contradiction.
-Oui, je comprends.
-A partir de  maintenant, la seule façon dont tu devras m'appeler sera "maître". Je veux de ta part une obéissance totale. Me suis-je bien fait comprendre, Edell Aoi? Dit Kurotsu d'un ton sec et dur, en se tournant sur elle. Si tu veux parvenir à tes fins, tu n'auras d'autre choix que de suivre la voie que je t'offrirais.
-Oui, Maître. Dit Edell.
- Place-toi au milieu de la cour."

Sans appel, la voix de Kurotsu ne laissait aucun choix de contradiction. Son maître, son ami, jusqu'alors doux et prévenant enfilait à présent le sévère masque du mentor, impassible, sérieux. Edell le sentait, l'entraînement serait rude. Mais sans broncher, elle se posa au centre de cette imposante cour, et attendit.
"Que recherches-tu? Demanda Kurotsu
-Comment ça?
Des lianes se faufilaient à ses pieds, sans qu'elle ne les remarque, sans un bruit.
-Que recherches-tu?
-Je ne comprends pas!"
Les lianes s'emparèrent de ses mains, de ses bras, de ses jambes. Surprise, Edell poussa un cri, en cherchant à se dégager. Mais plus elle gesticulait, plus elles serraient leur emprise. Elles ne la tueraient pas, mais leur utilité était tout autre…
"Tant que tu ne sauras pas pourquoi tu te bats, pourquoi tu t'engages dans cette voie, elles ne te lâcheront pas. À toi de trouver en toi la réponse à cette question. "Pourquoi t'engages-tu dans la voie des Assassins?"."

[Musique 5: https://www.youtube.com/watch?v=MOJ91H4mraU]

Si tôt dit, Kurotsu  la laissa dans la cour, seule, avec cette question en tête. Il ne la laisserait pas mourir, mais cet "exercice", ce "test" était la seule manière de l'obliger à se libérer de ces chaînes qui la retenaient plus encore que ces maigres lianes. Cela lui prendrait du temps, mais il savait qu'elle y arriverait. Qui plus est, elle n'avait pas bronché. Comme si elle acceptait le défi.

*
**
*

Pendant les deux jours où elle resta liée sur place, Edell avait fini par tomber à genoux de fatigue, mais ne céda pas au sommeil, trop occupé à méditer, à réfléchir.
Si elle s'engageait dans cette voie si sombre qu'était celle de la Guilde, pourquoi y irait-elle? Pour se venger? Traquer et tuer Saga? Et après, que ferait-elle?
Si la vengeance n'était pas son but premier, il y avait aussi la quête de la vérité. Savoir pourquoi il s'est ainsi attaqué à elle et sa famille, ce qu'était ce fameux "Codex" qu'il cherchait avec tant d'ardeur, et où était son père. Et après? Que ferait-elle?
Les lianes ne desserraient par leur emprise, alors qu'elle poursuivait son questionnement.
Jusqu'à ce qu'au matin du troisième jour, la réponse lui vint. Quand Kurotsu se présenta devant elle, elle était à genoux, les mains jointes sur les jambes, les yeux clos. Il la regarda en réitérant sa question.
"Pourquoi te bats-tu, Edell Aoi?"

Edell releva les yeux vers lui, ces iris d'un bleu pâle pourtant si chaleureux au naturel. Ces yeux aux paupières brûlées qui se mirent à briller tel une flamme vive.
"Je sais pourquoi je me battrais, en suivant le Crédo de la Guilde. Commença-t-elle.
Ce disant, elle se releva aussi rapidement que le permettaient ces lianes, entendant dans son esprit le cliquetis d'une chaîne invisible qu'elle sentait en son cœur.
"Me venger de Saga. Le trouver, le tuer, découvrir la vérité sur les raisons qui l'ont poussé à s'attaquer à moi. Et surtout… Je me battrais… POUR VIVRE!!!"
Un coup de vent violent fit voler les cheveux azurés de la jeune femme, dont le corps fut rapidement débarrassé des liannes. Le bruit distinct des chaînes qui se brisaient résonnaient à nouveau en elle, alors qu'elle sentait son cœur se gonfler d'un souffle nouveau.
"Je veux savoir ce que c'est, de rire, d'aimer à nouveau, découvrir le monde, ses mystères, son histoire. Je veux vivre, libre de son emprise!" Reprit-elle en soutenant le regard de son maître.

Kurotsu fronçait les sourcils. L'espace d'un instant, Edell cru voir sur son visage balafré la colère, la déception. Puis il se mit à sourire, très largement. Et mit finalement la main sur la tête de sa pupille.
Peut-être saura-t-il lui aussi, retrouver le bonheur d'avoir quelqu'un à former, et une "enfant" à dorloter.
"Voilà qui promet d'être intéressant." Se dirent-ils en même temps.


Spoiler:
 

[Musiques idéales:
1: Jesper Kyd: "The Madam" (Assassin's Creed II OST)
2: Yumi Matsuzawa: Chikyuugi (thème chanté d'Edell)
3: John Powell: "New Tail" (How to train your dragon OST)
4: Jesper Kyd: Leonardo's Invention pt 1 (Assassin's Creed II OST)
5: Final Fantasy Crisis Core: The Prince of Freedom]

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