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 Pour l'amour et pour le sang: la naissance de Bloody Viper. [Solo]

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Bloody Viper

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MessageSujet: Re: Pour l'amour et pour le sang: la naissance de Bloody Viper. [Solo]   Mer 27 Mai - 20:09

Notes aux lecteurs:
 

Je me réveillai, sans savoir où j’étais, mes pensées confuses, mon esprit dans le coaltar. Ma vue était brouillée, et je peinais à ouvrir mes yeux. Tout doucement, une silhouette se dessina dans ce brouillard et elle s’approcha de moi. Très vite, je sentis quelque chose sur mon front, doux et pulpeux, puis le long de ma joue, quelque chose de froid. Une odeur familière me traversa les narines. Et alors j’ai compris. La sensation douce d’un baiser sur mon front et l’apaisement que pouvait procurer la présence de l’homme que j’aimais. Tu retiras ton baiser, faisant glisser la croix pendue autour de ton cou sur ma joue puis tu t’assis sur une chaise à mon chevet.

- Tu es réveillée championne ?

Le son de ta voix me fit sortir de ma léthargie, et j’eus la force nécessaire pour répondre :

- J’suis où là ? Je ne me souviens plus de rien.
- Dans ton lit, on vient de rentrer de la seconde épreuve.

L’épreuve des ärms ? Je me souvins à cet instant que je courrais sur cette pente escarpée, mais après ça c’était le trou noir, pas moyen de me souvenir de quoi que ce soit. Je n’étais même pas capable de savoir si j’avais réussi l’épreuve ou non. Quoi qu’il en soit, je me levai afin de m’asseoir sur le lit et je te demandai ce qu’il s’était passé à la fin de l’épreuve.

- Tu as reçu une seringue dans ta cheville, tu te souviens ?

Je hochai la tête pour acquiescer, je m’en souvenais de ça. Mais je pressentais ce que cela voulait dire…

- Le tranquillisant a fait son effet, tu te doutes bien.
- N’en dis pas plus, c’est bon, je sais que j’ai foiré. Et ça me gave, fis-je en colère.
- Tu as donné ton collier à Sjneider.

Un moment de silence retentit. Je n’étais pas sûre d’avoir compris :

- Hein ? Quoi ?
- L’ärm que tu possédais, tu l’as remis à Sjneider.
- Mais c’est impossible ! Je ne me souviens même pas de lui avoir donné quelque chose, insistai-je. Sérieux tu joues à quoi là ?
- Hmmmm… fis-tu en te grattant le front. Comment t’expliquer ça… Je pense que tu as fait ça inconsciemment. Je ne vois pas d’autres explications. Tu as une volonté juste phénoménale je crois, dis-tu en souriant. Et ça ne m’étonne pas de toi.

J’avais franchement du mal à y croire alors que je devrais sauter au plafond pour avoir réussi l’épreuve, mais, juste non, je ne comprenais pas pourquoi.

- Écoutes, je ne suis pas dans ta tête pour savoir ce qu’il s’y passe, ni même dans ton corps pour pouvoir le contrôler, mais ce que je sais, c’est que tu as réussi l’épreuve et que tu fais partie des six qualifiés pour l’ultime examen. Maintenant, je pense que tu es encore dans les vapes et que tu ne réalises pas encore ce qu’il t’arrive, fis-tu en te levant. Je vais te laisser te reposer encore un peu, je reviendrai te chercher pour le diner, ça te va ?

- Okay.

Tu avais sans doute raison, je n’arrivais pas réaliser ce qu’il s’était passé. J’étais même perdue, ignorant l’heure qu’il était, mais je supposais qu’on était en fin d’après-midi, voire en fin de soirée. Je n’avais rien mangé de la journée, ce qui pouvait aussi expliquer mon état de faiblesse. Il y avait néanmoins une pomme sur ma table de chevet, déjà épluchée et découpée en petits morceaux, sans doute me l’avais tu donné pour m’aider à patienter jusqu’au repas. Je n’avais pas très faim, mais il était préférable de manger un bout, c’était plus prudent. Finalement, la soirée puis le diner passèrent très vite. J’avais repris mes esprits et je laissai enfin éclater ma joie quant à la réussite de la précédente épreuve ! Tu m’appris que la dernière épreuve, les duels, se dérouleraient le lendemain, ce qui me laissait peu de temps pour m’entraîner une dernière fois et ça me faisait carrément chier. Ils ne pouvaient pas nous laisser tranquilles au moins un jour de plus sérieux ?

- Oh, est-ce que tu es au courant pour les autres qualifiés Krystal ? me demanda Shura (bah oui fallait qu’elle soit là aussi celle-là…). Hormis nous trois, trois autres candidats se sont également qualifiés !
- Ah. Et c’est qui ?, demandai-je sans réellement en avoir quelque chose à faire.
- Zélos, Storm, et la petite Lou, me répondis-tu.

Alors que je m’apprêtais à boire mon verre, je stoppai net mon action lorsque j’entendis le nom de la petite Lou. C’est vrai, elle m’avait piqué le bracelet des cycas, ça m’aurait étonnée qu’elle ne soit pas parmi les vainqueurs du dernier examen, mais ma rencontre avec elle ne m’a pas laissée de marbre. Elle était trop bizarre cette gamine et, sans réellement savoir pourquoi, je ne voulais pas tomber contre elle, ni contre toi d’ailleurs, pour des raisons évidentes ! Non, moi je voulais affronter Shura, pour lui prouver UNE BONNE FOIS POUR TOUTE, que j’étais meilleure qu’elle ! Quant aux deux autres je m’en fichais puissance 1005052050. Nous terminâmes notre repas, et après être partie chercher mes épées dans mon dortoir, je me dirigeai vers le gymnase pour m’entraîner un peu. Je devais m’entraîner pendant une heure ou deux, mais j’ai finalement passé trois-quatre heures à affiner mes techniques à l’épée. Bah oui j’ai roupillé toute la journée ! Du coup je n’étais pas fatiguée ! Je me suis couchée vers deux heures du matin, mais j’avais du mal à m’endormir, ne pensant sans cesse à l’adversaire que j’allais avoir le lendemain. Toi ? La petite Lou ? Je ne pensais qu’à vous deux, comme si les autres candidats n’existaient pas. Tu m’étonnes que j’étais stressée bordel ! Quoi qu’il en soit, le lendemain à 15h, et après une nuit agitée, la troisième épreuve était sur le point de débuter. Une tension palpable s’installa entre les duellistes alors que l’on entra tous ensemble dans l’arène, acclamés par la « foule » délirante de la base de Pandaria Hearts (oui, je pue l’ironie à plein nez). Takeru, Sjneider, les scientifiques… tout le monde était présent pour assister aux combats. Après que la foule se soit calmée, Takeru s’avança près de la balustrade et annonça les règles de l’ultime épreuve :

- Bonjour à tous et bienvenue sur le lieu de la dernière épreuve de ces examens. Zélos, Bastian, Krystal, Shura, Lou, Storm… vous allez vous affronter en duel, et les trois vainqueurs pourront effectuer une véritable mission pour accéder au grade de Commando. Les combats seront tirés au sort. Vous aurez le droit d’utiliser les armes que vous souhaitez, et vous pourrez donc blesser vos adversaires. La mise à mort sera tolérée si un coup fatal est porté lors d’un échange violent, mais il sera interdit d’achever un ennemi immobilisé. Les matchs se termineront lorsque l’un des deux adversaires sera incapable de se battre ou si l’un d’eux sort de la limite de la zone de combat. Avez-vous des questions ?

Aucun d’entre nous ne se donna la peine de répondre, signifiant une approbation des règles par tous les candidats.

- Très bien. Je vais vous demander de reculer en dehors des limites de l’arène, je vais annoncer le premier combat.

Le public frémit à cette annonce et certains candidats ne purent s’empêcher d’y laisser un petit commentaire sympathique à l’égard des autres candidats.

- Je vous souhaite bonne chance. Bonne chance de ne pas tomber contre moi, fit Zélos en ricanant sournoisement derrière sa main.
- Tsss, arrête de la péter connard ! Ça m’énerve les gens comme toi sérieux !
- Krystal, toujours des réactions à fleur de peau hein ? C’est pour ça que tu es faible et que tu as réussi la dernière épreuve sur le fil.
- HOULALALALA !, bouillonnais-je.

Sérieux ce type m’énerva ! Plus rien à foutre de Shura ! Je voulais buter Zélos maintenant !

- Calme-toi Krystal, sérieux ce faire avoir aussi facilement par la provocation… Essaye de te contrôler un peu…
- C’est vrai que tu crains un peu, renchérit Shura.
- Vous êtes tous contre moi ou quoi !!??
- Bien, le tirage va avoir lieu sur les écrans, reprit Takeru.

En effet, deux escarméras projetaient des points d’interrogation sur un fond noir sur le plafond. Après quelques secondes d’attente, des photos de nous six défilèrent très rapidement jusqu’à ce que deux images se figent. Le premier combat allait enfin débuter…

- Le sort en est jeté. Le premier match opposera Zélos Wilder à Storm Baltros. Que les deux concurrents s’avancent dans l’arène !

Le public acclama les deux duellistes et je suis sûre que certains pariaient sur l’un des deux. Moi, j’étais tout simplement dégoûtée. Je voulais tomber sur Zélos bordel ! Ce dernier affichait toujours un sourire narcissique exaspérant et faisait face à son adversaire avec insolence. Le visage fin, les yeux bleus, une longue chevelure flamboyante qui ne retombait pas sur ses yeux grâce à un bandana blanc, Zélos avait tendance à faire tourner les têtes. D’un naturel dragueur, il profitait de son physique pour s’amuser à briser les espoirs des jeunes filles de la base. Bien sûr, ça ne marchait pas sur moi, alors il avait tendance à me mépriser pour ça. Il se battait avec un katana. Son adversaire, plus costaud, avait les cheveux bleus en pic soutenu par un bandana rouge qui en faisait le tour. Il portait une veste en cuir verte qu’il laissait généralement ouverte, laissant entrevoir son débardeur blanc. Autour de son cou pendait une énorme chaîne en or qui descendait sur son torse. Son pantalon, similaire à sa veste et un peu bouffant, plongeait dans des bottes moto noire. Il était plutôt grand et dépassait de deux têtes la taille de Zélos. Je ne connaissais pas grand-chose sur ce Storm, il était plutôt discret, mais je savais qu’il combattait avec deux tonfas. Le combat allait enfin commencer, et Takeru donna le signal ! Sous le brouhaha du public, Zélos s’élança le premier en tournoyant sur lui-même. Storm restait sur la défensive, imperturbable. Il attendit patiemment que Zélos porte son coup. Ce dernier ne cessait de tourner sur lui-même tout en se déplaçant sur le côté dans le but de passer derrière son adversaire. Sa vitesse de rotation était assez impressionnante et grâce à sa force centrifuge, le coup qu’il porta était redoutable.

- Andalucia !

Storm réussit à contrer le coup, mais malgré sa force physique, il recula de quelques mètres. Le public féminin scanda le nom de Zélos et celui-ci s’en amusa !

- Vas-y Storm ! Éclate-moi cet enfoiré !, hurlai-je.

Ce dernier profita de ce moment de répit pour attaquer à son tour en faisant tourner sur eux-mêmes ses deux tonfas. Arrivé à hauteur de son adversaire, il cessa de les faire tourner et attaqua sans retenu Zélos qui esquiva et contra avec une facilité plutôt déconcertante, ce qui ne manqua pas ne faire exulter ses fans, et de m’énerver par la même occasion :

- Trop lent ! Trop lent ! Tu es trop lent mon cher Storm !, s’amusa de répéter l’homme à la chevelure flamboyante.

Dans un mouvement de grâce dont lui seul avait le secret, il fit une balayette à son vis-à-vis pour le faire trébucher, puis donna un deuxième coup de pied dans sa figure afin de le faire tomber sur le dos. Zélos avait clairement le dessus au début de ce combat. Selon moi, la meilleure façon pour Storm de le battre était de le faire sortir de l’arène.

- Abandonne. Il se pourrait que tu meures sinon. Il serait dommage d’en arriver là, n’est-ce pas ?
- Tu l’ouvres bien trop souvent, Zélos, lui répondit calmement Storm encore à terre. Sous-estimer ton adversaire te mènera à ta perte.

Zélos gloussa, avant d’ajouter :

- Tu es drôle et pathétique ! Tu n’es pas dans des circonstances favorables pour me faire la morale ! Nan, mais regarde-toi étalé là à terre ! Je pourrais même t’immobiliser maintenant si je le voulais !

Sur ces mots, il s’élança en sautant vers sa proie, mais Storm roula rapidement sur le côté avant que l’impact du katana ne tranche le sol.

- Oui c’est ça, montre-moi ce que tu vaux !

L’esprit combatif de cet homme était aiguisé, on ne le devinerait pas de premier abord. En revanche, Storm ne semblait ne pas aimer se battre. Était-ce là la différence qu’il y avait entre les deux combattants ?

- Je vois que je n’ai pas le choix, fit le type aux tonfas.

Il croisa ses deux tonfas et les fit tournoyer juste devant lui à une vitesse ahurissante ! Cela avait eu pour effet de créer du vent qui déstabilisa toutes les personnes présentes dans le gymnase !

- Bordel qu’est-ce qu’il fout ? te demandas-tu.
- Je vais te prouver pourquoi on m’appelle Storm, Zélos !

Au fur et à mesure qu’il fit tournoyer ses tonfas, le vent devint de plus en plus fort :

- Le chemin des Açores !

À ces mots, une violente bourrasque émana des tonfas de Storm. Je ne comprenais rien à ce qu’il se passait, et je n’ai pas vu grand-chose à vraie dire, mais lorsque le calme revint, Zélos était au sol, à la limite de l’arène. Et autre chose notable à savoir, les tonfas de Storm étaient constamment entourés d’une sorte de couche de vent qui tournoyait sans cesse.

- Je t’attends, Zélos, fit-il d’une voix calme.

Ce dernier, allongé sur le ventre, se leva et se retourna pour contempler son adversaire, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il semblait contrarié cet enfoiré ! Il se releva doucement, sans doute encore secoué par la tempête qu’avait déclenchée son ennemi.

- J’arrive.

Il s’élança de plus belle sur Storm, mais le courant d’air qui circulait autour des tonfas le désavantageait clairement. En effet au moindre contact avec l’un des tonfas, le katana de Zélos déviait sauvagement, déstabilisant son maître. Bien sûr, il y avait bien trop s’ouverture offerte dans la garde de la touffe flamboyante pour que Storm n’en profite pas ! Il donna un énorme coup à revers dans le torse de son ennemi pour le déstabiliser davantage et donna un second coup dans la main qui tenait le katana. Sous l’effet du coup couplé au vent, l’arme de Zélos s’envola dans les airs, rendant inoffensif le garçon efféminé ! Storm en profita pour asséner le coup fatal : un puissant coup de tonfas dans le « beau » visage de la touffe flamboyante :

- Zonda Strike !

Il atterrit en dehors des limites du stage, toujours conscient, mais vaincu !

- Ring Out ! Victoire de Storm Baltros !

Ce dernier leva ses tonfas sous l’applaudissement du public (en majorité masculine) pour célébrer sa victoire. Il s’avança vers son ancien adversaire pour le relever et le féliciter pour ce beau combat, mais Zélos détourna la tête, se leva, ramassa son katana et sortit du gymnase. Quoi qu’il en soit, les escaméras faisaient défiler les visages des candidats restants, jusqu’à ce qu’ils révèlent les opposants du prochain match…


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MessageSujet: Re: Pour l'amour et pour le sang: la naissance de Bloody Viper. [Solo]   Mer 3 Juin - 20:25

- Le second match opposera Bastian Foxx à Shura Kuroshi !

Cela devait arriver. Après le match entre Zélos et Storm, mathématiquement, deux membres de notre trio allaient forcément s'affronter, et c'est tombé sur toi et Shura. À cette annonce, je me tournai vers vous deux. Tu semblais imperturbable, comme toujours, mais ce ne fut pas le cas de Shura. En se mettant à sa place, on pouvait s'imaginer que tu devais être le seul concurrent qu'elle ne voulait pas affronter. En effet, elle ne connaissait pas Zélos, Storm et Lou, et j'étais sa plus grande rivale. En revanche, elle t'aimait beaucoup et se battre contre quelqu'un que l'on apprécie ne doit pas être facile. Je voyais énormément de déception dans ses yeux, mais également beaucoup de stresse qui s'accentua après les paroles que tu lui prononça :

- Je te préviens tout de suite, Shura. Amis ou pas amis, je serai sans pitié.

Elle devint fragile mentalement. Était-ce une pression psychologique de ta part ? Ou bien une tentative ratée de la motiver ? Quoiqu'il en soit, vous vous avançâtes au milieu de la zone de combat, armés d'un sabre de ton côté, et de deux épées du côté de Shura. Sous l'acclamation du public qui t'avait clairement désigné comme son champion, Takeru donna le signal du début de combat. Tu t'élanças alors à vive allure sur la brune en lui donnant quelques coups de sabre qu'elle peinait visiblement à contenir. Elle se retrouva rapidement à la limite de l'arène et un seul mouvement offensif suffisait à la faire sortir. Étrangement, cette situation périlleuse dans laquelle elle s'était retrouvée la fit revenir consciencieusement à elle-même. Alors que tu lui portas un coup horizontal, elle sauta en l'air, prenant appui sur tes épaules pour se retrouver derrière toi ! À ce moment là c'est toi qui était en position de faiblesse, et cette réaction fulgurante de Shura lui trouva de nouveaux fans qui ne manquaient pas de l'applaudir.

- Elle est balèze en fait ! Continues comme ça Shura !

Et moi ça m'énervait :

- Mais putain Bastian tu ne vas pas perdre contre elle quand même ????

Non, bien sûr que non, tu étais bien trop talentueux et bien trop en confiance pour te faire avoir de la sorte. Shura amorça sa première offensive que tu bloquas instantanément avec une grande facilité. Ton sabre n'avait pas bougé d'un centimètre alors qu'une immense ouverture s'offrait à toi ! Ne pouvant utiliser ton arme qui bloquait les deux épées de Shura, tu pris appui sur ta jambe gauche afin de donner un coup de genou en sautant avec ta jambe droite. Shura fut déstabilisée et tu en profitas pour la malmener de coups de sabre et de pied. Shura parvint à tous les bloquer, elle était clairement sur la défensive, et réussit même à te contrer en repoussant ta dernière attaque avec ses deux sabres. Tu fis un salto arrière pour te réceptionner sans mal. Ce nouveau style de combat te convenait à merveille ! Délaissant l'épée classique, tu optas pour le sabre, ayant une portée plus courte mais étant bien plus léger et t'offrant une liberté de mouvement accrue. Ceci te permettait de développer un joli jeu de jambe que tu utilisais aussi bien pour attaquer que pour esquiver habilement. Cependant, tu étais toujours en mouvement, t'épuisant davantage. Et ça, Shura l'avait compris. Alors que tu soufflais un peu après l'assaut que tu avais mené, Shura en profita pour tenter une approche. Elle courrait vers toi afin de t'asséner deux coups d'épées, mais elle fut à peine arrivée à ta hauteur que tu lui asséna un coup extrêmement violent ! Je ne suis même pas sûre d'avoir tout à fait compris ce que tu avais fait tellement c'était spectaculaire ! Tu fis un mouvement rotatif en faisant passer ta lame au dessus de ta tête avant de l'abattre froidement vers le bas. Elle se retrouva à genoux sous l'impacte de l'attaque qui fit retentir un bruit incroyablement strident. C'est limite si elle ne s'enfonçait pas dans le sol !

- Whoaw la classe !, s'exclama un garçon dans le public.
- C'est le meilleur ! Il va gagner sans problème !
- Bastian ! Bastian ! Bastian ! Bastian ! Bastian !

Je crois que Shura avait rapidement perdu ses fans ! Mais elle ne se laissa pas abattre pour autant et tenta de te trancher en décroisant ses épées en se relevant. Tu sautillas deux-trois fois en arrière afin de garder une distance raisonnable avec Shura avant que cette dernière ne repasse à l'attaque. Son attitude avait changé, elle semblait en colère, voire vexée de se faire humilier de la sorte. Elle courrait de nouveau vers toi mais au lieu d'abattre ses lames verticalement, elle donna plutôt un coup d'épée horizontal avec sa lame droite. Toi, toujours campé sur tes positions, tu réagis au quart de tour à ce changement de stratégie. En effet, tu allas à contre-sens du coup de Shura. Étant plus fort physiquement tu pris l'ascendant sur elle puis tu baissas ta lame tout en l'accompagnant. Ceci avait eu pour effet d'amener l'épée vers le bas, déséquilibrant sa maîtresse par la même occasion. Pendant une fraction de seconde tu te retrouvas accroupi, le torse tourné sur le côté et ta tête regardait pratiquement dans ma direction. Tu te relevas rapidement en armant un gros coup de poing que tu logeas sur la poitrine de Shura. Étouffée, elle recula de quelques mètres et comprit tardivement que le combat était terminé. Ta lame appuyait sur son cou, on pouvait même distinguer un filer de sang couler le long de ton sabre. Shura resta immobilisée, le souffle coupé, tout était arrivé si vite, aussi bien pour elle que pour le public. Takeru attendit quelques secondes et devant l'inactivité de la jeune fille déclara :

- Duelliste immobilisée. Victoire de Bastian Foxx !

Sous les applaudissements des spectateurs, tu retiras vivement ta lame avec classe alors que Shura se laissa tomber au sol en lâchant ses épées. Elle pleurait, sans doute. Tu la laissas avec ses émotions une minute ou deux avant de tendre ta main vers elle :

- Je suis vraiment navré, Shura. Ce fut un très beau combat.

Elle leva finalement sa tête, te regardant avec ses yeux larmoyant, et accepta finalement ton aide pour la relever. Vous reveniez tous deux vers moi et la petite Lou... mon adversaire. La tension monta vivement de mon côté. Après t'avoir encouragée à tue-tête, j'en avais oublié mon propre combat. Je me tournai alors vers mon futur adversaire qui me souriait du haut de ses dix centimètres.

- Fais attention à toi, Krystal, murmuras-tu à mon oreille.
- Je sais de quoi elle est capable., fis-je pour te rassurer.

Oui, j'allais combattre une gamine de 10 ans, mais je savais d'avance que ça ne serait pas si simple. On nous invita à rejoindre le centre de la zone de combat. Je fis face à la petite Lou qui me regardait toujours en souriant :

- Bonne chance, Krystal !, fit-elle presque joyeusement.

Je ne répondit pas. Préférant me concentrer sur le combat à venir. Elle tenait un poignard dans sa main gauche, c'était donc l'arme qu'elle avait choisi. Mais je savais qu'elle avait un autre atout en poche : son fruit du démon de la luminosité. Qui sait ce qu'elle était capable de faire avec un pouvoir pareil ?

- Que le combat commence !, annonça notre examinateur.

Pas le temps de réfléchir à la question, la petite Lou s'avança hâtivement vers moi. Le début du combat était un simple échange de politesse, je n'étais pas à fond et visiblement elle non plus. C'était plus un échauffement. On s'échangea une vingtaine de coups avant que l'on recule chacun de notre côté. L'observation était de mise dans ce duel. Lou était de petite taille, nul doute que sa vivacité allait me mettre des bâtons dans les roues. Son poignard ne permettait pas de trancher quoique se soit, mais plutôt d'infliger des coupures. Elle voulait sûrement m'avoir à l'usure et le meilleur moyen de gagner pour moi était donc de mettre fin rapidement à ce duel avant qu'elle ne prenne le dessus sur moi. C'est sur ce constat que je décidai de m'élancer vers elle, faisant danser mes épées plus rapidement et plus violemment que précédemment. Cette gamine se débrouillait bien, trop bien même, puisqu'elle esquiva mon offensive sans aucune difficulté. Je continuai alors de l'attaquer, m'énervant de ne pas pouvoir la toucher et de ne pas pouvoir effacer ce stupide sourire. Elle disparut alors soudainement de mon champs de vision ! Ça y'est, elle aussi passait à la vitesse supérieure. Elle m'avait fait le même coup lors de notre première rencontre en disparaissant comme ça subitement. Je me rappelait qu'elle était réapparue derrière moi, alors :

- Tu ne m'auras pas comme ça !, criai-je en me retournant.

Je contrai son attaque furtive mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle disparaisse de nouveau. D'instinct je me retournai une nouvelle fois mais ce fut une grossière erreur de ma part. Elle m'avait fait tourner en bourrique cette saloperie. En fait, elle n'avait pas bougé d'un poil et j'avais tourné le dos à mon adversaire en plein duel... Je vis apparaître la pointe de la petite lame traversée mon flanc gauche, provoquant une vive douleur. Inutile de dire que j'avais très mal vécue cette erreur de débutant ! Lou retira sa lame rapidement alors que je me retournai pour la énième fois afin de la trancher. Alors que mon regard la transperça, elle annonça :

- Le voilà, ce fameux regard qui me fait froid dans le dos. Je suis désolée, mais je vais devoir écourter le combat. Flashi Flashi no Mi, activated !

Ses deux yeux émirent une lumière semblable à des lampes torches. Voilà donc un autre attribut de son pouvoir démoniaque.

- Ceguera Diurna !

Un flash extrêmement puissant sortit de ses yeux et aveugla tout le monde dans le gymnase. J'avais mal eux yeux et je ne voyais plus rien. En fait, j'étais complètement étourdie et je ne savais même plus où j'étais ! Cependant, je sentis des entailles se dessiner sur ma peau. Cette salope, elle en profitait pour m'user physiquement quand je ne pouvais pas attaquer ! Je n'avais rien d'autre à faire que de trancher l'air autour de moi dans tous les sens pour essayer de la toucher, ou du moins la  faire fuir. Ma vue revint peu à peu, et quand je réalisai ce qu'il se passait autour de moi, mon regard se porta sur la petite Lou. Sans que j'ai eu le temps de dire « ouf », elle recommença sa technique de merde.

- Ceguera Diurna !

Une nouvelle je me retrouvai aveuglée. Et une nouvelle fois on me taillada  le corps, les bras et les jambes. Je n'osais pas me regarder à cet instant tellement je devais avoir de sang qui coulait de partout. Ces petites blessures n'étaient pas si graves que ça, mais leur grand nombre faisait que je perdais peu à peu de ma force. Il fallait absolument que je sache où elle était afin de stopper l'hémorragie. J'empoignai Nirvana mais avant que je puisse l'utiliser, Lou griffa ma main droite avec son poignard. Surprise par cette douleur soudaine, je lâchai mon épée que j'entendis tomber au sol. Ouvrant mes yeux pour savoir ce qu'il s'était passé, je vis la petite Lou donner un coup de pied dans ma chère fille afin de la faire sortir des limites de l'arène. Une fois que j'avais réalisée cela, je m'élançai sauvagement sur ma proie avec ma deuxième lame !

- Ne touche pas à ma fille bâtarde !

Me taillader le corps avec un poignard, cela pouvait passer. Toucher à mes deux épées, là, ça ne passait plus. Malheureusement, malgré mes nombreuses tentatives, je ne parvenais pas à toucher mon opposante, bien trop véloce, bien plus fraîche physiquement et bien plus stable mentalement.

- Je crois que tu n'apprécies pas mon attaque spéciale. Dans ce cas...
- Ah non hein !

Et bah si, elle recommença une troisième fois son flash à la con. J'avais fermé les yeux cette fois-ci, je ne me suis pas fait avoir. Je bloquais sans problème l'attaque furtive de la petite Lou. Le son de l'acier qui s'entrechoquait était le signal pour que j'ouvre les yeux et que je puisse attaquer. La frénésie qui s'emparait de moi poussa Lou à contrer mes attaques plutôt qu'à les esquiver. L'échange dura quelques minutes, si bien qu'on était toutes les deux fatiguées après cette passe d'arme virulente. Chacune soufflait de son côté, je n'avais pas peur de la regarder dans les yeux malgré son pouvoir emmerdant. Ce combat était le plus long des trois, et aussi le plus exténuant. Je sentis pendant que je soufflais que mon corps se réchauffait. En effet, un rayon de Soleil pénétra les nuages et m'illumina à travers le velux du plafond. Une idée me vint soudainement à l'esprit alors que Lou prépara une nouvelle fois son attaque. Je fermai une nouvelle fois les yeux et priai pour que mon idée fonctionne. Après que Lou ait balancé le nom de son attaque, je positionnai Killer-Baby de telle façon que ma lame reflète les rayons du Soleil dans les yeux de Lou. Si je me souvenais bien, elle m'avait expliqué qu'elle pouvait régler la luminosité de ses yeux. En balançant de telles flashes, la luminosité de ses yeux devaient être à leur maximum. Que se passerait-il si on y ajoutait davantage de lumière ?

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Ses rétines brûleraient. Voilà qui faisait bien mon affaire ! Je ne pris pas le risque d'ouvrir mes yeux, accourant vers ma victime au son de sa voix. Contrairement à elle, je n'allais pas m'amuser à la taillader tout doucement, oh que non... Je préférais simplement lui ouvrir le ventre avec une entaille profonde. J'entendis sa peau se déchirer, et le bruit significatif du sang couler sur le sol. J'ouvris mes yeux à ce moment là alors que certaines personnes du public semblaient choquer par ce qu'il venait de se passer. La petite Lou me regarda avec un air de supplice. Je n'étais pas vraiment réceptive face à la pitié, et, d'ailleurs, Killer-Baby, mon impétueuse épée, non plus. Mon regard se plongeant dans celui de ma proie, je lançai :

- Tu avais raison. La mort planait effectivement au dessus de toi.

TO BE CONTINUED


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MessageSujet: Re: Pour l'amour et pour le sang: la naissance de Bloody Viper. [Solo]   Mer 10 Juin - 16:20

- Krystal non !
*Trop tard*

La chaire tranchée... Des gerbes de sangs... et la petite bouille de Lou qui se détacha du reste de son corps. J'étais dans une sorte de transe. Tout autour de moi était inaudible, sauf le bruissement de ma lame tranchant la tête de mon adversaire. Lorsque cette dernière retomba lourdement sur le sol, j'entendis les gens autour de moi paniquer. Je sentis surtout une présence arriver à une vitesse effrénée vers moi et je me retournai dans sa direction. J'eus à peine le temps de me rendre compte qu'il s'agissait de Toby qu'il me donna une droite monumentale qui m'envoya percuter le mur à l'autre bout de la salle. Ça faisait un mal de chien, mais cela me fit sortir de cet état second ! Je regardai alors Sjneider. Son œil gauche devint rouge et il me regarda avec un regard de démon. Soudainement une bête noire tout droit sortie des enfers me fit face. Possédant des cornes gigantesques, des griffes acérées et un corps difforme, le monstre rugit férocement et s'avança vers moi, prête à me dévorer. Je ne pouvais absolument rien faire, et face à cette chose qui allait me dévorer, je ne pus que crier au désespoir. Et lorsque le monstre me happa, Toby fut de nouveau en face de moi. Le souffle haletant, le cœur battant à toute vitesse, j'étais pétrifiée de peur, mais incapable de bouger. Je continuai à regarder Toby, comme si je ne pouvais plus le quitter des yeux, comme si le moindre écart me conduirait à la mort.

- Emmenez cette garce, cette pestiférée faisant honte à l'Armée Révolutionnaire, cette meurtrière dans la salle noire.

Je le suivais du regard alors qu'il sortit du gymnase. Pendant ce temps Takeru me releva de force, m'enleva mon épée et la jeta au sol avant de m'emmener dans la fameuse salle noire. C'était un lieu réservée à toutes les personnes ayant enfreins les lois de la base, et ce fut la première fois que j'y allais. Autant dire que j'avais commis un acte irréparable. Takeru ouvrit la porte située au fin fond d'un couloir et me poussa à l'intérieur de la salle obscure. Il referma la porte à clé et s'éloigna. Je me retrouvais alors seule dans cette pièce qui possédait seulement une toute petite fenêtre, bien trop étroite pour que je puisse l'utiliser pour m'échapper, comme source de lumière. Encore sous le choc, je restais debout, là, au milieu de la salle, à regarder cette fichue fenêtre. Cette bête monstrueuse apparut plus tôt était une apparition fantasque orchestrée par Sjneider et son œil gauche. J'ai toujours été une personne téméraire dans l'âme, mais ce truc me hantait à cet instant précis. Il me fallut au moins une heure pour m'en remettre. Je m'assis contre un mur, dos à la fenêtre afin de profiter de la lumière qui éclairait la pièce. Ma vue s'était habituée aux ténèbres et je voyais l'ensemble de la salle dorénavant. De toute façon il n'y avait rien du tout ici, à part un carrelage blanc et une porte en bois. La seule chose que je pouvais faire c'était de réfléchir aux actes que j'avais commis. Qu'est-ce que je pouvais faire de plus de toute façon ? Elle était morte, point. Pourquoi l'avais-je tuée ? Parce que j'en avais envie, point. Devais-je avoir des remords ? Nullement. De toute façon à partir du moment où je suis devenue Commando de l'Armée Révolutionnaire, je suis devenue l'ennemie du monde entier ou presque, une cible à abattre pour le Gouvernement Mondial et la Marine. Tuer, ou être tuée, c'est ainsi que j'ai compris comment ce monde fonctionnait. Je n'éprouve plus aucune sympathie envers les gens depuis ce jours-là. J'ai pris goût à la mort et au sang. C'est quelque chose d'inexplicable, ou bien j'imagine chacune de mes victimes comme étant des Dragons Célestes ? Je me projette dans le futur en train de les découper en morceau ? Peu importe en fait, tant que je ne dérive pas du but que je me suis fixée, cet état second et cette envie de tuer ne me dérangent pas. Voilà à quoi je pensais dans cette salle obscure, nulle doute que cela ne convenait pas à Sjneider... Ce dernier entra d'ailleurs dans la salle après avoir déverrouillé la porte. Il alluma la lumière et m'observa. Moi-même je le fixai dans les yeux, ce qui lui déplu :

- Baisse tes yeux. Je peux encore supporter le regard insolent de Krystal, mais qu'une meurtrière me défie ainsi du regard, je ne le supporte pas.

En temps normal je n'aurais pas écouté, je déteste que l'on me donne des ordres. Mais quand c'est Toby Sjneider qui te le demande, tu t'exécutes sans broncher. Je baissai donc les yeux et regardai mes genoux. Sjneider quant à lui posa une chaise au milieu de la pièce, ferma la porte et s'assit sur ladite chaise. Il m'observa silencieusement pendant quelques secondes, puis me demanda :

- Pourquoi as-tu fait ça ? Tu n'avais aucunement besoin d'achever la petite Lou, le combat était déjà terminé. Qu'est-ce qu'il t'es passée par la tête ?

Je mis quelques secondes avant de répondre :

- Rien.
- Rien ?
- Rien. Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais j'avais simplement envie de la tuer. Une meurtrière, fis-je en souriant, c'est sans doute ce que je suis devenue.

Son œil redevint rouge suite à ma déclaration, il me plongea de nouveau dans une tourmente indescriptible.

- Je ne te laisserai pas sortir d'ici tant que tu ne te seras pas raisonnée. Je ne te reconnais plus du tout, Krystal. Tu n'es plus la jeune fille fragile et émotive du début, tu es simplement devenue un monstre insensible.

Malgré mon état très secondaire dû au pouvoir de Sjneider, je pouvais sentir un brin de tristesse dans la voix de Toby. Il partit en claquant la porte et la verrouilla. J'avais déçu mon mentor, et ça, je l'avoue, ça me faisait un peu mal. J'avais l'impression d'avoir perdu sa confiance et qu'il ne m'estimait plus du tout. Dans un sens, cela pouvait se comprendre, j'avais tué quelqu'un de la base. Je restai alors là, assise comme une conne, dans cette putain de salle à ne rien pouvoir faire. Quelques traumas dus au pouvoir de Sjneider me firent sursauter de temps à autre, mais dans l'ensemble je me faisais chier. Je ne savais pas encore combien de temps j'allais rester enfermer là-dedans, mais je reçus quelques visites de temps en temps. La première fut celle de Geppetto. Il était vraiment triste, et blessé par ce que j'avais fait. C'était un moment pénible à passer, car je ne pouvais tout simplement pas me justifier face à lui. C'était ma figure paternelle depuis que je suis entrée dans l'Armée Révolutionnaire, et le décevoir était pire que tout. Il s'en alla en me laissant dans une situation qui me préoccupait. Sortir de cette salle et faire face à son regard allait être un moment difficile à passer. Après une heure ou deux, je reçu une autre visite, un peu plus détendue celle-ci :

- Quelle connerie as-tu encore fait, hein Krystal ?, demandas-tu derrière la porte.
- C'est pour me dire ça que tu es venu me voire ?
- Non, bien sûr que non. Je veux savoir comment tu vas.
- Ça pourrait allait mieux. Comment vont mes épées ?
- Je les ai récupéré, et j'en ai profité pour les nettoyer. Je m'en occupe, ne t'en fais pas !
- J'aimerais tellement les avoir avec moi... Elles seules peuvent me comprendre.

Tu ne répondis pas immédiatement. En même temps j'avais insinué que mes épées me manquaient plus que toi ! Je disais des choses qui faisaient mal sans m'en rendre compte des fois.

- Krystal, fis-tu en t'asseyant contre le mur, par quoi es-tu passée pour devenir comme ça ? Je ne m'intéresse pas vraiment à ton passé en général, mais là j'ai besoin de savoir. On ne tue pas quelqu'un sans raison.

Je m'approchai alors de la porte, et m'assis également contre le mur. Je ne savais pas trop quoi dire en vérité, mon passé est un sujet très tabou.

- J'ai vécu des choses horribles, je ne peux pas t'en dire plus. Seulement, depuis ce temps là, la vie humaine n'a plus aucun sens, et plus aucune valeur. C'est ce que je ressens. Ce n'est peut-être pas la réponse à laquelle tu t'attendais, mais je n'éprouve aucun remord à avoir tuer cette gamine, j'y ai même pris du plaisir.

À mon explication, tu répondis sobrement par un :

- Je vois.
- Tu m'en veux toi aussi ?
- Disons que j'essaye de comprendre ta réaction avant de faire des jugements hâtifs. Bon, fis-tu en te relevant, je vais devoir y aller, je n'ai normalement pas le droit de rester ici.
- Je comprend. Merci d'être venu, Bastian.
- Je t'aime, ne l'oubli pas.

J'entendis tes pas s'éloigner dans le couloir. Tu me fis un bien fou, tu ne peux pas t'imaginer à quel point. Ce simple « je t'aime » me rassura, et c'est avec cette phrase en tête que je retournai à ma place initiale. La suite de la journée se passa beaucoup moins bien, puisqu'elle fut ponctuée par des apparitions de Toby. Il avait beau me poser les même questions, je répondis toujours de la même manière. Ses tentatives devinrent de plus en plus infructueuse et je commençais à sacrément m'en lasser. Je ne pouvais nier le vérité ; aucun remord = aucun remord bordel de merde. À quoi servirait de me faire un lavage de cerveau en me disant que c'était mal ect...?En fin de journée j'étais complètement lessivée par ces cauchemars incessant, et visiblement, Toby aussi. Il s'était appuyé contre le mur, près de la porte, ses doigts posés sur ses paupières.

- Tu ne changeras pas alors.

Il soupira, puis reprit :

- Ce n'est pas de cette manière que je te voyais servir l'Armée Révolutionnaire. Ton passé aurait pu servir de leitmotiv à toute l'organisation. Je voulais que tu deviennes un symbole de cette révolution, un des principaux acteurs qui changeraient le monde désastreux dans lequel on vit. À croire que je me suis lourdement trompé. Ça ne sert plus à rien que je m'acharne sur toi, j'ai l'impression de voir une Jinx 2.0 putain.

Il sortit de la salle, dépité. J'ignorais totalement qu'il me projetait ainsi dans le futur. L'ennui c'est que ce n'est pas à lui de décider de la voie que je suivrai. Et c'est qui cette Jinx bordel ? Je n'ai jamais aimé qu'on me compare à une fille que je ne connais pas ! Quoiqu'il en soit, j'eus beaucoup de mal à me remettre de cette dernière illusion, on avais l'impression que j'avais sniffé un rail de cock. Toby revint au bout d'une heure, j'étais désespérée :

- Je ne crois pas que je supporterai à nouveau ton truc à la con, fis-je à moitié KO.

Il alluma la lumière, et s'assit sur la chaise avant de dire :

- Je ne suis pas venu pour ça. Lis plutôt.

Il me balança une lettre à la figure. Enfin, j'étais censée la rattraper sans difficulté, mais là j'avais vraiment du mal. J'ouvris l'enveloppe tant bien que mal, puis dépliai la feuille qu'elle contenait avant de lire son contenu.

- Ce sont des ordres de mission ?, demandai-je choquée.
- En effet, fit-il en me regardant les sourcils froncés. J'espère que tu seras à la hauteur de ta nouvelle réputation. J'ai beaucoup hésité avant de te proposer celle-ci, mais elle me semble parfaite pour tester tes capacités. Si tu ne veux pas être le flambeau de la révolution, alors tu plongeras du côté sombre de l'Armée Révolutionnaire. Tu partiras demain à l'aube, tâche de bien te préparer.

Il sortit de la salle, en laissant la porte ouverte cette fois-ci. Voilà donc ma première tâche, qui allait décider de mon avenir dans l'Armée. Une mission d'assassinat, pour devenir Commando...


TO BE CONTINUED


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MessageSujet: Re: Pour l'amour et pour le sang: la naissance de Bloody Viper. [Solo]   Lun 22 Juin - 18:01

1 Semaine plus tard – Île de San Faldo – Grandline

À quelques encablures du littoral de San Faldo, le navire révolutionnaire sur lequel j'avais embarqué commençait à s'agiter pour préparer le débarquement. Les hommes de ce courrier agissaient comme de véritables marchands, ce qui leur permettait de faire du business et de remplir les caisses de l'organisation. Ce sont d'ailleurs eux qui approvisionnaient le base de Pandaria Hearts, et Sjneider en a profité pour que j'embarque avec eux. En huit ans, je n'avais que très rarement pris la mer, j'étais donc à la fois excitée et timorée de m'aventurer de nouveau au cœur d'une société humaine. Je me demandais aussi ce que tu faisais à cet instant. Lorsque je suis partie, tu n'avais pas encore reçu ta mission, j'ignorai donc totalement ce que tu étais devenu. Quoiqu'il en soit, le navire débarqua dans l'un des nombreux ports de l'île et je pus mettre pieds à terre. J'ignorai totalement les conditions de retour, on m'avait seulement informé que le navire resterait à quai durant 24h. J'en déduis donc que j'avais 24h pour remplir ma mission. Je devais retrouver un certain Benito Lükerman, mon enquête commençait maintenant. Je me dirigeai alors dans la l'avenue principal de cette ville particulière, particulière car on était sur l'île du carnaval. Et le moindre que l'on puisse dire c'était que le monde affluait déjà, alors qu'il était à peine 8h00 du matin. Des grandes banderoles pendaient au dessus de l'avenue avec diverses choses inscris dessus, tel que « Jour du Carnaval », ou encore « San Faldo ». Quelques marchands de primeurs installèrent leurs étalages sur les trottoirs, les terrasses à café étaient presque bondées et certaines personnes commençaient déjà à enfiler leurs costumes de carnaval. Très vite, je me sentis mal à l'aise au milieux de tous ces gens, je pensais que quitter l'isolement de Pandaria Hearts allait me redonner un certain goût à la vie, mais il fallait croire que désormais, l'être humain m'incommodait. Il n'y avait donc plus aucun espoir pour moi ? Il fallait pourtant que je me ressaisisse et que je questionne quelques habitants pour avoir des infos sur la personne que je recherchais, car dans tout ce bordel de couleurs et de gens, je n'allais jamais le retrouver. Je m'approchai alors d'un maraîcher qui s'attela à remplir ses étalages, et le questionnai :

- Euh... Excusez-moi monsieur...
- Bonjour jeune fille ! Quelque chose te tracasse ?

C'est dingue comment je pouvais me retrouver intimider par tout ce monde.

- Euh... oui... Je cherche Benito Lükerman, savez-vous où il se trouve ?
- Benito Lückerman ? Hmmm...

Il se frottait la barbe avec ses mains, puis me répondit :

- Je ne connais pas de Benito. En revanche, j'ai déjà entendu le nom  « Lükerman » quelque part. Tu devrais aller voire du côté de la Mairie. Pour y parvenir, remonte simplement l'avenue et tu tomberas en plein dessus !
- D'accord. Je vous remercie monsieur.
- De rien ! Bonne journée et amuses-toi bien jeune fille !

M'amuser ? Oui, sans doute. Mais pas au milieu de tout ce monde en tout cas. Je me remis en marche, en suivant les indications du sympathique barbu et je ne tardai pas à apercevoir la Mairie. Elle était entourée de grillages multicolores et un portail en empêchait l'accès. Je me rapprochai de ce dernier pour lire les inscriptions et je découvris qu'elle n'ouvrait qu'à partir de 09h00. Chouette. Il fallait que j'attende une heure. Vue mon impatience légendaire, une heure c'était trop long. Je repensai alors à ce que m'avais dit le barbu.

- « Du côté de la Mairie »... Est-ce qu'il voulait dire que je devais demander des informations là-bas ou que les Lükerman y habitent pas très loin ?

De toute façon, attendre bêtement pendant une heure n'était pas envisageable. Pour passer le temps, je me promenai dans les rues alentours, questionnant ainsi quelques personnes sur Benito. Après trois touristes et quatre ignorants, je tombai enfin sur quelqu'un qui me renseigna comme il le fallait !

- Les Lükerman habitent à trois pâtés de maisons de la Mairie, dans la rue de la « Clôche d'Or », en face du café Menphis !
- Merci beaucoup ! Vous m'êtes d'une grande aide !, fis-je en faisant demi-tour.
- Par contre, m'interpella t-elle de nouveau, ils ne sont pas là en journée, attendez le soir si vous voulez les rencontrer !

Putain mais décidément ! Il  fallait que j'attende la journée entière maintenant ! Bon... Plutôt que de l'écouter, je décidai d'aller tout de même toquer à la porte des Lükerman. Sans surprise, il n'y avait personne. Je soupirai, me retournai et vis le fameux café Menphis. Je n'avais encore rien mangé, alors pour passer le temps, quoi de mieux que de se sustenter un peu ? C'était avec cette idée en tête que je pénétrai ce lieu qui me rappelait fortement un lieu décrit que j'avais lu dans un des livres dans la bibliothèque de la base. Comment ça s'appelait déjà ? West...arn ? Bref peu importe, je m'assis sur une table et lus la carte pour voire ce qu'ils proposaient. Il y avait toujours ces bêtes croissants et pains au chocolat. Ils proposaient également du café. J'étais curieux de savoir le goût que ça avait. Tous les adultes de ma base en buvaient, et même mes défunts parents. Mais est-ce que j'allais aimer ça ? Non non non... C'était trop risqué. Je mourrais de faim et on ne plaisante pas avec la bouffe. J'optai donc pour le classique mais délicieux chocolat chaud. Soudainement, mes yeux s'illuminèrent de mille feux. Quelque chose m'avait attiré l'attention, sans doute quelque chose d'improbable ! Mais un des serveurs vint à ma rencontre et me fit revenir à la réalité. Il me demanda ce que je voulais.

- Alors un chocolat chaud et.... disons... 20 chaussons aux fraises !

Il me fixa curieusement. C'était quoi son problème à la fin ??

- Quoi ? Tu veux ma photo enfoiré ?? Donnes-moi vite mes pantoufles aux fraises !

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ces « chaussons » aux fraises, mais je me doutais bien qu'ils n'allaient pas me donner, à proprement parler, des pantoufles avec des fraises dessus. M'enfin, vu le ton que j'avais employé, il était bien possible que le serveur me fasse un sale coup ! Il revint au bout de quelques minutes, en s'excusant de son comportement, et me laissa avec mes petites douceurs que j'allais allégrement dévorer ! Une simple patte feuilletée, ça ne casse pas trois pattes à un connard, mais rajoutes-y de la confiture de fraise à l'intérieur, et ça devient le met le plus raffiné de l'univers ! Bon j'avoue que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre, j'ai eu beaucoup de mal à terminer mes chaussons aux fraises, mais au moins mon estomac allait me foutre la paix pour un moment. Après avoir payé une somme astronomique que je trouvais justifier pour avoir mangé les fruits du paradis, je décidai de trouver plus d'informations sur ma cible. À part son nom, je ne savais rien sur lui, Sjneider ne m'avais pas informé plus que ça. Hors, je voulais savoir à qui j'avais à faire, et aussi savoir quel serait l'impacte de mon assassinat.

- Je ne sais pas qui est ce Benito, vraiment, me répondit le serveur. Je sais seulement que la femme qui habite ici, Rosanna Lükerman, travaille dans une couturière, et qu'elle est mariée à un Vice-Amiral de la Marine.
- Un Vice-Amiral ?, fis-je surprise.
- Oui ! Le Vice-Amiral Lükerman est très connu et idolâtré à San-Faldo ! Il possède des pouvoirs de télékinésie exceptionnels parait-il !

Oï Oï ! Sjneider m'avait envoyé descendre un Vice-Amiral ?? C'était pas possible, il devait y avoir une erreur. Je sais que je l'avais énormément déçu, mais quand même, il m'envoyait au suicide là ! Je remerciai le serveur pour ses précieuses informations et sortis du Café Menphis. Je voulais trouver un coin tranquille pour me poser et réfléchir à ma situation, et le toit d'un hôtel me semblait parfait pour cela. Situé pratiquement en face de la demeure des Lükerman, j'avais une vue imprenable sur la rue, me donnant la possibilité d'épier quiconque s'y aventurant. Il n'était que 09h00, j'avais donc encore le temps qu'il fallait pour réfléchir ! Je commençai à faire les cents pas sur le toit de l'hôtel, et pensai dans ma tête :

* Un Vice-Amiral, possédant des pouvoirs de télékinésie surpuissants. Mais que ferait un tel gradé à San Faldo ? Venir voir sa femme, bien évidemment, mais quelle serait la probabilité que cela arrive ? Un Vice-Amiral passe généralement son temps sur les mers ou à Marineford. Il ne devrait donc pas être sur cette île actuellement. À moins que Sjneider m'ait envoyé ici précisément parce que Lükerman serait en vacances ? Non, ça me paraît improbable, d'autant plus que le serveur m'a dit qu'il ne connaissait pas de Benito. Un mec aussi idolâtré qu'un gradé de la Marine devrait avoir son prénom connut de tous dans cette ville. Ce n'est donc pas le Vice-Amiral que je dois abattre. Me reste à savoir s'il a de la famille dans cette ville, un frère ou autre.*

C'est avec cette idée en tête que je redescendis dans la rue. Direction la Mairie qui était enfin ouverte. Après une queue interminable, je demandai à l'accueil si le Vice-Amiral avait de la famille dans cette ville. On m répondit que non. Je demandai alors qui était Benito, et, à ma grande stupéfaction, il n'était sur aucun registre de recensement. On m'avait coupé l'herbe sous le pied. À peine avais-je trouvé une piste qu'elle s'avérait fausse. Quelque chose ne tournait pas rond dans cette ville, et je retournai une nouvelle fois sur le toit de l'hôtel pour réfléchir à nouveau. Après une bonne heure, une idée me vint finalement en tête. Elle était risquée, mais je n'avais pas d'autres moyens pour vérifier mon hypothèse qui, au fil du temps, me paraissait de plus en plus vraisemblable. On m'avait informé des pouvoirs de télékinésie de notre ami le Vice-Amiral, mais personne ne m'avait parlé de fruit du démon. Tout au long de la journée, alors que je cherchais des preuves pour que mon hypothèse s'avère exacte, on m'avait dit qu'il avait hérédité de son paternel ses fameux pouvoirs. C'était cette question d'hérédité qui m'avais mi la puce à l'oreille. Pour vérifier mon hypothèse, je devais attendre la nuit tombé pour rencontrer sa femme Rosanna. J'avais élaboré dans ma tête tout un sketch pour que sa femme me fasse confiance. À 00h45, alors que la ville s'était endormie sous la pluie et l'orage grondant, la fenêtre des Lükerman étaient encore éclairée. Je décidai alors de passer à l'action. Arrivée au seuil d'entrée, je toquais trois fois dans la porte en bois et attendit patiemment que l'on m'ouvre. Une femme, possédant sans doute la trentaine, fit son apparition, et le moindre que l'on puisse dire, c'est que son regard trahissait un certain stresse.

- Bonsoir. Mme Lükerman ?, demandai-je poliment.
- Oui, c'est moi, que voulez-vous ?
- Excusez-moi de vous déranger à une heure si tardive, mais je viens expressément de la part de votre marie... Est-ce que Benito est ici ?
- Oui bien sûr mais... Je ne comprend pas, qui êtes-vous ?

Elle était très méfiante, cette sensation c'était renforcée alors que j'avais nommé son fils. Cependant je n'avais plus besoin de jouer la comédie, elle avait affirmée que Benito, que je soupçonnai être son fils, était à la maison. Je mis une droite à la jeune femme pour la sonner, ferma la porte discrètement, puis m'aventura dans la demeure. Seulement, la jeune femme était plus robuste que prévue et se releva en tentant de m'empêcher de faire ce que je voulais. Je l'a repoussai sans mal en lui cassant le nez. Elle tomba au sol, puis me demanda en pleurant :

- Qu'est-ce que vous lui voulez ? Je vous en supplie ne lui faites rien !

La pitié était décidément quelque chose qui me rendait malade. Je décidai de tout simplement ignorer les complaintes de la jeune femme alors que tout ce brouhaha réveilla une certaine personne à l'étage. C'était un bébé qui gémissait. Mon regard ce tourna alors vers les escaliers en bois qui craquèrent dès que je posais les pieds dessus. La jeune femme me hurla de ne pas monter, mais je n'avais rien à craindre d'elle. Tout portait à croire qu'elle cachait l'existence de son enfant depuis quelques temps, et qu'elle était donc livrée à elle-même. Au fur et à mesure que je grimpais les marches, les gémissements furent plus audibles. Une fois à l'étage, au détour du couloir, une porte était entrouverte. Avançant dans le couloir, seulement éclairé par les éclaires qui illuminaient le ciel, je m'avançai dans cette pièce où j'aperçus un berceau en bois. Benito était inscrit dessus. Je m'avançai à côté du berceau afin de voir plus en détail qui était dedans: un nourrisson de 3-4 mois maximum, qui pleurait de toutes les larmes de son corps.

- C'est donc toi Benito, lui dis-je avec un regard dépourvu de la moindre tendresse.

Sa mère arriva en trombe dans la pièce, tentant une nouvelle fois de m'empêcher de faire ce que j'avais à faire. Bien évidemment, sa tentative fut veine encore une fois. Armée d'un pistolet, elle eut à peine le temps d'appuyer sur la gâchette que ma Nirvana lui coupa la main. Elle hurla de douleur pendant que la pointe de mon épée faisait joujou avec sa gorge.

- Je comprend maintenant le but de cette mission, fis-je en souriant. En revanche, je ne comprend pas pourquoi vous n'appeliez pas à l'aide, hein Mme Lükerman ?
- Ferme-là ! Qui es-tu à la fin ??
- Moi ? Une simple mère, dis-je tout en sortant Killer-Baby de son fourreau, qui veut simplement que ses filles s'amusent un peu. Ça ne vous dérange pas Mme Lükerman ?

Le sourire plein de folie, je plantai délicatement la pointe de Killer-Baby dans le sternum du nourrisson. Ses pleures s’essoufflèrent peu à peu alors que sa mère hurlait à la mort en me fonçant dessus. Nirvana lui creva les deux yeux et elle s’effondra au sol en chialant à cause de sa totale impuissance.

- Je vous épargne de ce spectacle en vous crevant les yeux, vous devriez être contente non ? Mais ce petit jeu a assez duré.

Sans plus attendre, je tranchai la tête de Rosanna avant de reprendre Killer-Baby dans ma main. Le nourrisson était mort, ma mission était accomplie, mais pas totalement terminée.

- Mme Lükerman ! Que se passe t-il ? On vous entend hurler dans toute la rue !

Ça, ce n'était pas prévu. Je sautai alors par les fenêtres, les brisant par la même occasion, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention des habitants aux alentours.

- Défoncez la porte les gars !

Je ne savais pas ce qu'il s'était passé ensuite, je me contentai de me réceptionner sans mal sur le sol et de partir en direction du port. Quelques personnes attendaient dans la rue de la Cloche d'Or alors que je sortis de la petite ruelle. Il y avait quatre personnes en tout, que je devais absolument éliminer pour pas que l'on me reconnaisse. Je les tranchai un par un avant de continuer ma route. J'entendis des bruits de pas de courses derrière moi. Visiblement on me coursait. Je me faufilai alors dans une des rues adjacentes à l'avenue principale, grimpant rapidement sur des poubelles et des paravents afin de monter sur les toits des immeubles, semant mes poursuivants.

- Où est-elle passée ?, demanda l'un des hommes.
- Aucune idée, continuons de chercher par là !
- Okay !

J'attendis quelques minutes que la rue se calme avant de me remettre à bouger. L'ennui avec cette pluie c'était que les gouttes tombant abondamment sur le sol étouffaient les bruits environnants. Cela pouvait aussi jouer à mon avantage qu'à mon désavantage dans cette traque. Je me déplaçai donc prudemment sur le toit des immeubles avant de trouver un endroit sûr où je pouvais retourner au sol. Je me dirigeai alors vers le port à la recherche du navire révolutionnaire qui m'avait amené ici. Avec toujours autant de prudence et de discrétion que précédemment, j'observai s'il y avait des gens sur les quais. À première vue, la voie était libre. Me cachant dans les docks et progressant pas à pas, j'arrivai devant le bateau. La vigie me vit et un autre marin ma lança une corde pour que je puisse grimper sans me faire remarquer par mes éventuels traqueurs. Une fois sur le pont, le capitaine du navire m'éclaira avec une lampe torche, et me demanda :

- C'est bon ? Tu as fait ce que tu avais à faire ?
- Ouaip, on repart quand vous voulez.
- Bien, nous repartirons demain matin aux aurores. Bon boulot.

Hors de danger, je pouvais dès à présent me sécher avec une serviette et retourner dans ma cabine. Cette première mission était une totale réussite. Pour confirmer mon grade de Commando, il me fallait retourner à Pandaria Hearts, et faire mon rapport à Toby.

TO BE CONTINUED


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