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 Entretien privé d'une fille amorale

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Queen Akira

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MessageSujet: Entretien privé d'une fille amorale    Mar 15 Juil - 0:55

Petite mise au point:
 

Fiche d'identité:
 


—Alors ton surnom c'est The Doll ?

A travers les membranes rougeâtres et sombres des carreaux rouges d'une petite meurtrière, deux silhouettes se couchaient sur un lit, poisseux de sueur tous les deux. La question était restée en suspens, sous le silence de l'autre personne dans le lit, tandis qu'on entendait plusieurs cris dans l'habitacle rougi et humide : une maison close. Dans l'aube naissante, le Lanternier, maison close dans son état allait bientôt s'endormir, grisée par la nuit luxuriante tout juste passée. Les splendides créatures dédiées au plaisir des pirates allaient retourner dans leur chambre pour se reposer enfin après une dure soirée de travail.

L'une de ces créatures pourtant, venait de finir son étreinte avec son client, un petit homme banal, peu intéressant : l'autre l'était sans doute plus.

Une jeune fille grande et maigre à la longue chevelure rouge s'arrêtant au niveau des reins encadrant deux yeux -énormes, mangeant littéralement le visage- bleus las et ourlés par trop de maquillage pour paraître naturels. Un petit nez retroussé piqueté de taches de rousseur se plissait sous la question. La jeune fille tira une cigarette d'un étui en argent pour la poser entre ses lèvres petites et charnues de ses ongles longs et d'un rouge aussi passionnel que sa chevelure.

Oui, je suis The Doll, Baby Doll. Je ressemble à une poupée, allez savoir pourquoi

Le timbre de la voix était fluet, mais pourtant haché par la cigarette. Il était évident qu'elle n'avait pas l'air de vouloir continuer la conversation. L'affaire était conclue et l'envie de regagner son lit, rendait la jeune rousse très sèche. Si elle avait effectivement un air très poupin, elle ne semblait pas commode, glacée.

—Tu es bien jeune, et bien maigre.
Dix-neuf ans. Cinquante et un kilos pour un mètre soixante douze, tu veux mes autres mensurations aussi ? A part l'absence de poitrine évidente, tu veux autre chose ? Ma période de menstruation  aussi ?
—Doucement chérie, je ne t'agresse pas ! Je veux apprendre à te connaître ! Tu es très jolie, mais bien froide.

Deux yeux bleus se plantèrent sèchement vers l'homme qui détourna le regard. Elle semblait très brusquement, farouchement lui indiquer de prendre ses affaires et décamper dans le petit matin pour ne pas avoir affaire à lui plus longtemps. Pourtant, ce petit homme (quoi que fut son nom) se sentit animé par beaucoup de courage pour insister auprès de cette fillette glaciale, maigre comme un clou qui n'avait pas bougé d'un cil durant toute leur étreinte, se laissant commander, le regard désespérément vide. Ce petit homme (quoi que fut son nom) éprouvait le besoin de savoir qui était The Doll. Elle le fascinait.

Toute son apparence, sa longue chevelure rousse, son long cou, son visage rond de poupée de porcelaine à la peau qui fut un jour hâlée, mais désormais pâlie et tracée par la fatigue et la nicotine. Les talons échoués au sol, sur lesquels la fille de joie se réhaussait, brillaient au sol, avec une tenue légère mauve et rouge que le petit homme l'avait vu porter comme une seconde peau à chaque fois qu'il venait au Lanternier. Après avoir obtenu une prime, il avait pu enfin acheter pour quelques doux instants l'étrange Doll.

L’œil du petit homme dériva vers la cuisse, à la montée de celle-ci, se trouvait un tatouage noir, affreux, griffé qui en faisait tout le tour. Quand la Doll se rendit compte de son regard, elle rabattit la couverture sur sa peau nue.

—Qu'est-ce que c'était ?
Ma marque.
—Ta marque ?
Ma marque d'esclave, je suis marquée comme du bétail, je suis une prostituée, voilà ma marque. J'ai la même dans le dos. Tu ne l'as jamais vue chez les autres ?
—Si... Je veux voir celle de ton dos !

La Doll blêmit devant l'aplomb de son client, elle écrasa dans ses draps le mégot avant de se tourner et de pousser sa cascade de cheveux rouges pour montrer le signe. Une sorte de jolly roger au Smiley oppressant contusionnait toute la surface de la chute de rein aux clavicules. Le petit homme (quoi que fut son nom) se surprit à trembler en le voyant. Il se dégageait de ce tatouage noir,quelque chose de malsain, de dangereux. Il avait peur !

"Le patron" est content ? Dépose l'argent que tu me dois et va-t-en, ton travail ou ta famille t'attendent...

Pourquoi était-elle aussi froide, se demanda le petit homme, troublé. La rousse remit entre ses petites lèvres sa cigarette qu'elle alluma sur une des bougies à demi brûlée de la chambrette. En s'enroulant dans son drap, la jeune fille laissait voir ses os saillir montrant une anorexie prononcée.

—Comment es-tu devenue prostituée ?
Cela t'intéresse ? Tu es comme tous les hommes, tu vas m'écouter pour avoir une histoire à raconter, puis dès que tu quitteras ce lit, tu vas te rhabiller et m'oublier. Mes mots ne coûtent que cinq cents berrys, comme tout le reste de mon corps. Tu t'en moques.
—Non ! Je suis vraiment intéressé, je t'ai dit que tu m'intrigues !
Et tu vas tomber amoureux de moi ? Ne te moque pas de moi. On me l'a déjà faite. On m'a déjà fait miroiter pleins de choses, l'amour ce sont des sottises. La dernière personne qui m'a aimée est morte.

Le timbre de la Doll tremblait, derrière toute cette froideur et cette sécheresse, cette attitude désinvolte et lassive, le petit homme avait réussi à ébrécher la carapace. Il avait gratté le verni aussi rouge que celui sur les ongles de la poupée et peut-être allait-il tomber sur une petite chose de porcelaine.


—Raconte-moi si tu veux... Raconte-moi cette histoire. Qui t'a aimée et est mort ? Comment es-tu devenue putain ?
Le petit homme avait l'impression d'avoir en face de lui une Shérazade divine, qui allait peut-être lui conter une histoire durant plus de 1001 nuits. Il s'en fichait. S'il avait eu son corps pour cinq cents berrys, ses mots, les mots qu'elle allait lui dire n'avaient pas de prix.

Une paire d'yeux bleus cherchèrent à trouver en lui une étincelle de moquerie, de méchanceté, de médisance. C'était cela, se dit le petit homme. Elle était sèche et froide car elle n'avait pas confiance. Il s'intéressait réellement à elle, intrigué par cette carapace et il venait par cette phrase de donner un grand coup pour briser le mur glacé entre eux. Quelle drôle de fille.

Je suis née sur une île dans un archipel de South Blue, elle n'est pas très intéressante, ni très palpitante, on vivait plutôt bien.  A cette époque je m'appelais Queen. J'y ai bien vécu pendant des années, j'étais heureuse et bien. On me disait que j'étais jolie lorsque j'allais au marché vendre des poissons et des sucreries que j'avais préparé. J'avais une vie paisible qui me semble si lointaine à présent. Je me revois encore pécher avec mon oncle César sur sa minuscule barque. J'adorais mon oncle, comme un père. Il était aussi roux que moi, on nous confondait souvent. Un poudrier en argent sur son navire, pointait toujours vers Grand Line, je n'ai jamais comprit pourquoi un poudrier, ni pourquoi Grand Line... ce sont des choses qui ont marqué mon enfance par flashback sans que j'en comprenne la raison. Ce sont des flash backs qui ont rendu mon enfance délicieuse. Mon oncle habitait avec ma mère. Nous n'étions pas très, très riches il faut se l'avouer. Ma mère dilapidait tout l'argent pour s'acheter son alcool. Je n'ai jamais su non plus pourquoi elle buvait. Je crois que je ne m'y suis jamais intéressé. Cela ne me touchait pas. Je n'ai jamais connu mon père, mais il a sûrement aidé ma mère à sombrer.

Elle écrasa sa cigarette à nouveau sur les draps et en ralluma une autre. Le petit homme avait posé sa tête contre les coussins pour sentir la chaleur émanant du corps de la poupée alors qu'elle racontait d'une voix mécanique son histoire.
Et puis comme dans toutes les mauvaises histoires... il y a une partie triste. Lorsque j'ai eu treize ans, quand mes formes sont apparues mon oncle et ma mère se sont disputés. Violemment. La raison m'est encore obscure. Elle avait encore bu plus que de raison et las, d'éponger ses dettes, César Ojii-san avait commencé à taper du poing, ma mère l'a jeté dehors, purement et simplement. Je l'ai vu choqué, prendre ses affaires, son poudrier et courir vers la mer. Il est parti, furieux, avec son minuscule bateau et son poudrier en argent pointant vers Grand Line, justement vers la Grand Line. Je me souviens avoir hurlé pour qu'il revienne alors qu'il se dirigeait vers un typhon, il ne m'a pas écoutée. Il a disparu. Ensuite, ma mère acculée de dette, m'a regardée comme si la réaction de mon oncle l'avait à jamais choquée, et m'a vendue un mois plus tard. Tu ne peux pas comprendre l'humiliation que c'est, l'horreur que c'est de comprendre que sa propre mère préfère sa bouteille à vous, quand tu es sur un étal avec d'autres fillettes comme un bovin. Je l'ai haïs, je me suis haïe sans comprendre ce que j'avais fait de mal. Rien sans doute. Je suis alors arrivée au Lanternier, et là, j'ai rencontré Tallas.  

Tallas, un nom de joli garçon, pensa le petit homme (quoi que fut son nom). Il avait l'esprit très confus, il était troublé parce qu'il venait d'entendre. Une mère vendre ses enfants ? A plus forte raison son enfant unique ? L'alcool faisait des ravages monstrueux, bien pire que la piraterie. Ce monde était pourri, se dit-il avant même d'avoir entendu la suite de l'histoire.

C'était le seul garçon au Lanternier, on en a pas beaucoup, rares sont les femmes venant ici ou les hommes appréciant ces cas. Tallas était blanc, pur comme un diamant. C'est lui qui m'a guidée dans ce monde, m'a appris tout ce que je devais apprendre pour combler les hommes. Je suis tombée amoureuse de lui simplement. Voilà ce que c'est l'amour, une maladie de l'esprit. Repenser à lui me fait un mal de chien. Pourquoi je t'en parle ? Aucune idée. Tallas refusait la vie qu'il menait ici, il était apprécié, trop apprécié et son joli corps se couvrait de traces de coups tandis que je me pliais docilement, très, trop docilement, la marque qu'on venait de me mettre dans le dos me faisait mal. Je voulais lui plaire,.J'ai accepté de l'aider à s'enfuir et partir avec lui de cet endroit. A ce moment là, il m'a dit qu'il m'aimait, j'étais aux anges. Nous pouvions construire une famille, une vie à deux loin de cet endroit sordide ! Simplement, tout ne se passa pas comme prévu... On le découvrit, moi aussi. Je me souviens parfaitement de la terreur que j'ai ressenti à ce moment, lorsque Blue, notre Mac a découvert le pot aux roses. Lorsque Tallas s'est rebellé et la lenteur avec laquelle il a sorti son arme pour tuer mon ami... sous mes yeux, pour avoir voulu connaître à nouveau la liberté. Après m'avoir passée à tabac,  on m'a fait promettre de servir fidèlement la maison et surtout le Chef, Joker. Notre master à tous. Es-tu satisfait ?
—Mais... pourquoi ne t'a-t-il pas tué, ce Blue ?
Il a trouvé quelque chose pour faire pression.

Le petit homme s'agita, frustré.
—Dis-le moi ! Je suis Marine, je suis sergent, je peux t'aider tu sais ? Vous n'étiez que des gosses, c'est du proxénétisme sur mineur, du meurtre, de l'emprisonnement et du chantage ! Je peux t'aider !
Tu peux m'aider ? Tu es marine ?

Les yeux bleus papillonnèrent.
On aurait dit une vraie poupée...

—Oui !
Alors je vais devoir te tuer. Tu vas parler.
Un couteau tiré d'entre les couvertures se figea dans la gorge du petit homme. Il écarquilla les yeux sous la douleur, quémandant de l'aide chez la poupée. Aide qui ne vint pas. Pourquoi ? Pourquoi après lui avoir tout raconté, le tuait-elle ? Le petit homme battait des bras et des jambes pour résister aux assauts langoureux de la mort. Son sang, écarlate comme les cheveux de la putain glissait sur les draps blancs comme une rivière dans son lit. Il se sentit désespéré, piégé. Il allait mourir pour avoir été marine, pour avoir voulu sauver une fillette.
Il toussa une ultime fois.

Aussi froide que le givre, elle ne montrait plus aucun sentiment alors qu'elle semblait proche des larmes.
Elle poussa un cri et aussitôt un homme déboula.
Blue ! Ce type était un marine... Je l'ai tué, comme tu m'a dit de le faire.
Le sang éclaboussait désormais tous les draps poisseux, coulant même sur les cuisses de la Doll, la fillette qui fut un jour Queen : elle sortit rapidement du matelas usé dégoûtée, encore tremblante de son acte horrible mais coutumier. Son petit poignard était toujours dans les draps, comme son revolver caché sous un coussin, ses deux seules armes.
Le petit homme quoi que fut son nom, était mort, et quoi que fut son nom, il n'avait plus d'importance désormais, il était le énième d'une trop longue liste de tués qu'elle faisait en plus de son travail de prostituée. Queen était une chasseuse de marine pour le compte de son maître. Ceux passant dans son lit, n'en ressortaient que rarement. Un marine mort, ne parle jamais.
Un marine mort, rend le maître heureux car il peut continuer toutes ses transactions sous le couvert de cette maison de plaisir.

Bien... Je suis fier de toi. Et tu sais qui est fier de toi aussi ? Joker sera content aussi ! On va sûrement te changer de maison d'ici peu, tu as fait du bon boulot
Blue lui montra avec un sourire pervers un vieux poudrier en argent coincé dans sa paume blanchâtre. Le proxénète lui flatta l'encolure comme on le ferait avec un animal docile.
Queen blêmit.

La carapace se reformait, peu importe les brèches que le petit homme y avait fait, la carapace de froideur et de lassitude trouvait et alignait bout à bout les morceaux nécessaires à son verni protecteur. Elle était une tueuse, cachée derrière un travail de "civil", elle faisait du mal, elle était cruelle elle ne recherchait ni gloire, ni One piece.
Elle voulait atteindre Joker, découvrir qui il était, pour sauver son oncle.

Et après, peut-être qu'elle aurait une famille pleine d'amour, comme avant.

Combat:
 


Dernière édition par Queen Akira le Mer 16 Juil - 15:24, édité 3 fois
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Rob Lucci

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MessageSujet: Re: Entretien privé d'une fille amorale    Mar 15 Juil - 17:43

Alors alors !

J'ai plutôt bien aimé la mise en scène, avec une Queen qui raconte elle-même son histoire au Marine. Par la même occasion, on apprend ce qu'elle est devenue, et cette introduction de Joker est vraiment pas mal ! En revanche, il manque juste une petite fiche d'identité, ainsi qu'une fiche technique (si tu souhaites que ton perso se batte ^^). Mais mis à part cela, j'accepte sans problème !
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Queen Akira

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MessageSujet: Re: Entretien privé d'une fille amorale    Mar 15 Juil - 19:41

Je n'étais pas sûre que Queen passerait, j'ai rajouté sa fiche d'identité et en bas sa fiche combat Wink
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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: Entretien privé d'une fille amorale    Mer 16 Juil - 12:17

Très sympa cette petite fiche !
La disposition m'a un peu surprit au début mais bon niveau vestimentaire tu décrit plutôt bien au cours du récit, donc aucune objection !

L'histoire est intéressante, et le fameux Joker laisse à réfléchir lorsqu'on connait One Piece... x)
Je serais vraiment curieux de voir comment Queen va évoluer dans le monde, vu son statut de prostituée, comment va t'elle se déplacer sans être accompagnée etc...

Enfin bref j'accepte sans aucun soucis ^^
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Queen Akira

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MessageSujet: Re: Entretien privé d'une fille amorale    Mer 16 Juil - 14:54

J'y ai pas mal réfléchi en fait ^-^ elle sera "transférée", rencontrera des gens, et tout et tout et peu à peu nous en apprendrons plus sur Queen ! Merci d'avoir validé !
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MessageSujet: Re: Entretien privé d'une fille amorale    

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