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 Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés

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Boa Hancock

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MessageSujet: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Sam 13 Déc - 0:09

Le voyage s'était bien passé, étrangement. Je m'attendais à recevoir encore quelques moqueries pour mon manque de discernement et ma cuisante défaite. Mais je me fourvoyais. Personne ne vint m'importuner et c'était bienvenu car je n'étais absolument pas en état de faire face à ma propre défaite. Ainsi, nous pûmes, Tanma et moi, rester tranquillement dans notre cabine. Il n'avait gardé aucune séquelle de l'explosion mais il était encore un peu fatigué. Je le laissai donc se reposer tandis que je repensais à mon aventure sur Autumn Forever.

Après quelques jours de navigation, j'entendis le reste de l'équipage s'activer, nous arrivions certainement sur les côtes de Dustone Road. Tanma toujours en taille réduite sur mes épaules, je sortis et partis m'accouder sur la rambarde pour observer l'île sur laquelle j'allais accoster. Mais je fus surprise par ce que je vis ou plutôt ce que je ne vis pas. Les imposants bâtiments de la Marine ne trônaient pas fièrement sur les hauteurs de l'île. À leur place se dressaient des échafaudages de bois sur lesquels un système d'ascension mécanique avait été mis en place. Une fois au port, je pus également constater qu'il était désert. Le monde et le brouhaha habituel n'était pas de mise aujourd'hui. Je n'avais jamais vu une base Marine aussi étrange. Je me posais quelques questions mais je n'osais pas en faire part à ceux qui étaient autour de moi. Je n'étais pas encore prête à subir des moqueries.

Je mis pied à terre. Pour l'heure, je laissai mes questions dans un coin de ma tête, il me fallait trouver le colonel Freecs. Apparemment, il avait une mission à me confier. Ce n'est qu'en m'enfonçant dans les terres de cette petite île que je compris. Elle avait subi quelques dommages et étaient en reconstruction. Je me demandais ce qu'il avait bien pu se passer. À vrai dire, j'aurais pu le savoir, mais à part Opertale, je n'étais que très peu renseignée sur le monde et très peu intéressée aussi. J'avançai vers ce qui avait été, semble-t-il, le bâtiment principal. je passais sous une échelle tandis qu'un ouvrier m'interpellait pour me dire que ce n'était pas prudent et surtout que ça portait malheur. J'aurais pu lui servir une réplique cinglante de mon cru mais je ne m'en sentais toujours pas capable pour le moment. Et sachant ce qu'il allait m'arriver ensuite, j'aurais peut-être mieux fait d'écouter son conseil.

Une fois à l'intérieur, je demandais à voir le colonel. On m'indiqua son bureau et me pria d'attendre qu'il me fasse chercher. Alors je m'assis et attendit, observant autour de moi. La base avait l'air d'avoir subi de gros dommages. Bien sûr les travaux avait tout de même bien avancés mais les traces noires de-ci de-là témoignaient des dégâts infligés. Je me demandais qui avait bien pu mettre une base Marine à ce point sens dessus dessous. Et tandis que je me posais ces questions, je vis passer trois brancards. Je les observai passer, les trois personnes que j'y vis étaient bien amochées, elles avaient dues être rapatriées d'urgence ici. Que leur était-il donc arrivé... Je suivis les brancards jusqu'à l'infirmerie où je pus observer de plus prêt les trois personnes qui ressemblaient plus à des cadavres. La première était une jeune fille tout ce qu'il y a de plus normal, je la trouvais vraiment jeune, mais peut-être faisait-elle moins que son âge. À côté d'elle se trouvait un jeune homme qui semblait encore plus jeune. Je commençais à douter des critères de recrutement de la Marine mais le plus étonnant n'était pas réellement son âge mais bien les multiples cornes qui sortaient directement de son crâne et qui l'empêchaient de poser correctement la tête sur son oreiller. Enfin la troisième semblait être la plus âgée mais aussi la plus mal en point. Étrangement, cette dernière aussi possédait une corne et beaucoup de fourrure. Bien que ce ne soient que des vêtements, cet accoutrement lui donnait tout de même un certain air bestial. Je ne pus m'appesantir plus encore sur leurs différentes blessures car je fus convoquée par le colonel Freecs.


Note à mes partenaires:
 

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Dim 14 Déc - 0:33

Je me réveillais plus que vaseux et surtout avec une douleur atroce. Je grognais et tentais tout de même de me relever. Une machine fit un bruit de tous les diables en réponse à cela, bipant comme une folle et cela amena un jeune homme tout inquiet.

— Sergent Noakuma, restez calme, vous êtes dans un état assez handicapant, je vais vous mettre des anesthésiants. Vous avez de nombreux os cassés : les côtes, l'os supra orbital et le fémur fêlé. Je ne vous parle pas de votre cou griffé, de votre cuisse droite qui a eu une douzaine de points de suture ou les drôles de trou que vous avez dans les jambes. Quoique ce soit qui ait fait cela, vous en avez donc eu le fémur fêlé. Sans comptez les multiples contusions sur l'ensemble du torse et votre dos. Encore que, vous êtes dans une forme olympienne par rapport à votre collègue à cheveux blanc.

Trop bavard. Il n'a toujours pas appuyé sur le piston de la seringue avec les anesthésiants pendant tout son blabla. Je relevais la tête et constatais qu'on m'avait dépouillé de mes vêtements épargnant ma pudeur par un short médical d'une couleur étrange. Pour le reste, je ressemblais à une momie tant mon corps était recouvert de bandages. Seuls mes bras avaient été épargnés. Ma veste … où était-elle ? Pourquoi on me l'avait enlevé ?

Je cherchais frénétiquement du regard mon bien et voulus même sortir du lit mais mes jambes refusaient de bouger. Tiens … les anesthésiants faisaient effet. Je remarquais aussi que j'étais seul dans la chambre. Pour une raison inexplicable, je voulais voir ces deux femmes casse-pieds et m'assurer de mes propres yeux qu'on avait tous les trois survécus à l'horreur de Kokoyashi.

Je me redressai péniblement, grognant des petites pointes de douleur qui ressortaient à chaque mouvement. Le pauvre homme, infirmier ou médecin, je ne savais pas, paniquait à me voir m'agiter ainsi.

— Veste. Minamitsu. Kyulin. Maintenant, exigeais-je intransigeant.
— Elles doivent encore dormir on vous a mis sous sédatif pendant tout le voyage pour pas que vous souffriez. Votre organisme l'assimile plus rapidement d'où votre réveil.

Je plissais les yeux, pas habitué à ce qu'on ne m'écoute pas les rares fois où je réclamais quelque chose. Je pris appui sur les bords du lit pour me soulever, grimaçant à la douleur qui s'éveilla légèrement, et essayais de sortir à la force de mes bras même si mes jambes n'allaient pas me porter. La manœuvre fit pâlir l'homme en blanc qui céda.

—D'accord, d'accord, je vais déplacer votre lit là-bas ! Mais par pitié, arrêtez de bouger, vous allez aggraver votre cas !

Peuh. Rien à faire. Je guéris trois fois plus vite qu'un humain, je pouvais encore tirer un peu sur la corde maintenant que j'étais en territoire ami, sûr et certain qu'aucun homme poisson allait essayer de me faire éclater la tête.

— Ah ! Et votre veste est sous l'oreiller avec votre bracelet.


Je me retournais précipitamment, occultant la douleur pour récupérer les deux choses les plus précieuses que j'avais sur cette terre. Je remis aussitôt Angry à sa place, mon poignet droit, mais un regard courroucé de cet homme médecin me fit comprendre que j'avais même pas intérêt à essayer d'enfiler ma veste. Je la laissais donc sur moi, caressant les cornes dont elle était pourvue. Là je me sentais complet.

J'observais par ennui les alentours alors que mon lit se faisait déplacer dans la base pour rejoindre le service des cas « graves ». Il est vrai que la Marine me pensant immortel mon cas n'était pas spécialement alarmant bien que j'étais persuadé de mourir là bas. Soudainement bien las, je m'installais confortablement dans les oreillers, regardant des ouvriers retaper le bâtiment ça et là, des Marines s'agitant dans tous les sens. Certains s'arrêtaient pour m'observer avec curiosité et enfin j'arrivais dans l'infirmerie principale où je vis mes collègues.

Autant j'étais dans un état assez misérable mais je passais pour un amateur à côté de celui de Kyulin. Je m'étais contenté de me casser des choses non platrables mais elle … Plâtres, attelles, bandages, sondes et multiples choses inconnues recouvraient son corps. Clairement, cela tenait du miracle qu'elle soit en vie. Minamitsu était comme moi plus chanceuse et se contentait de bandages ou, grande limite, attelles.

Une drôle de sensation naquit au creux de mon torse et me fit tout chaud, tout bizarre en moi. Je ne pus m'interroger là dessus que ce bavard de médecin revint.

— Le Colonel Freecs reçoit quelqu'un en ce moment mais il viendra vous voir dès que cela sera fini pour un compte rendu plus détaillé et personnel de votre mission. Vous allez sans doute être alité pour des mois de toute façon.

Je soupirais et haussais les épaules. Grand bien lui fasse, je n'étais pas le gradé en charge dans cette mission. Avec un patience d'or, mes doigts effleurant chaque centimètre de ma veste pour retourner régulièrement sur ses cornes, j'attendis qu'une de mes camarades se réveille ou que le fameux colonel vienne me voir. J'avais rien de mieux à faire après tout.


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Minamitsu murasa

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Dim 14 Déc - 18:57

-Mmm...

Je n'avais pas envie de me lever ou même d'ouvrir les yeux. De la fatigue ou de la flemmardise? Non, j'avais la bouche pâteuse et le corps lourd comme après une dizaine de bouteille d'Itelzbulger Stein. Mon voulais rester encore un peu dans le lit...Mais quelques souvenirs de bataille remontaient.

J'ouvrais les yeux brusquement.

-Pourquoi c'est tout blanc!

*Faut pas exagérer je n'étais pas sur le point de mourir, si?*

Mais non! Je me souviens mettre laissé aller juste après que nous soyons secourus...

-Ah, vous êtes réveillé? C'était une voix d'homme. Elle se voulait chaleureuse et douce.

Je réalisais avec un petit décalage que quelqu'un avait parlé, et me redressais en sursaut.Je constatais rapidement que je me trouvais dans un centre de soins. J'entendais en toile de fond l'infirmier, ou je ne sais quel type de personnel de santé, déblatérer des choses. Je contentais d'écouter religieusement l'homme en blouse blanche.

-[...]Vous ferez donc attention à ne pas vous agiter, d'accord?

Pendant qu'il parlait je me demandais "Shizu et Linlin où sont-ils?"

-Bien, monsieur, euh?

-Hermès Caducée!

-Il y avait avec moi deux autres personnes, des cornes des cheveux blancs,assez semblables sauf que  l'une sympa et l'autre est muette comme une tombe. Avec mes mains je lui décrivais la forme et la localisation des cornes.

-Vous parlez du sergent Noakuma? Il s'est levé malgré[...]Il a réclamé à vous voir.

Je rigolais bruyamment en me tenant les côtes. Il me regardait médusé.

-Bonne blague! Vraiment! Shizu aurait du mal à nous réclamer sauf sur son lit de mort, et avant vous me dites qu'il est en pleine forme? Le rire avait laissé place à un silence. Un silence que l'homme à la blouse se pressa que briser.

-Mais...Je n'ai pas dit qu'il était en pleine forme?! Son visage exprimait une totale incompréhension!

-Alors ils ne sont pas rétablis! Emmenez-moi au chevet de mes camarades fissa! Il commençait à m’inquiéter avec ses discours inintéressants...

Je me levais en enlevant un ou deux sparadraps coller sur mon visage. Je maintenais mon bras en attèle contre mon corps.

-Allez, je vous suis!

Je le poussais avec mon bras valide ne lui laissant pas le temps de s'exprimer. Jusqu'à ce qu'il soit dos à la porte...

Hermès ce mit devant moi le bras tendu sur le côté gauche de la pièce.

-SHIZU!

Je lui adressais un sourire, et lui demandais s'il allait bien. Je n'attendais pas de réponse du marine le moins bavard que j'ai vu, voir qu'il allait bien me suffisait. J'espérais voir Kuylin, même si son état semblait plus grave.

-Et Linlin! où est-elle!

Je regardais Hermès qui cette fois tendit le bras sur la droite en mettant son doigt sur sa bouche, geste explicite: "silence".

-Euh...hum...hum...désolé de mettre emporté... dis-je doucement pour ne pas réveiller Kyulin.

J'allais de nouveau sur mon lit. Je m'asseyais. Puis je me retournais vers Shizu, puis vers la fenêtre à côté du lit de Kyulin.

-Shizu, tu sais quand elle se réveillera?

Je regardais Shizu dans les yeux, son regard, contrarié, pointait du doigt, Monsieur Hermès Caducée. Je planta mon regard dans le siens.

-Non d'un capitaine corsaire! Têtu comme des mules, vous êtes censé être au repos et non vous préoccupée de sa santé, je vous rassure elle est entre de bonne main et doit elle aussi se reposer.

Bon j'avais un peu sur réagit, et j'aurais mieux fait de regarder autour de moi plutôt que de foncer comme il m'arrive parfois de le faire. Et j'aurais facilement réalisé que mes camarades étaient à côté de moi. Mais bon...

Il se plaignait du comportement de ses malades?! S'il avait discours clair et si Kyulin est là l'affaire est réglée mais il aura préféré nous rendre chèvre avec son repos, mince j'ai eu bien assez de repos pour venir jusqu'ici! Même si je savais pas sur quel île je me trouvais mais ce n'était pas important pour le moment.

Je fis la sourde oreille, faisant mine de n'avoir rien entendu et je lui rétorquais.
-Si ce sont de si bonnes mains, raison de plus pour qu'on est des info sur l'état de Linlin! Shizu hocha là tête, il était lui aussi de cet avis.

Le couloir fit silence lorsque je vis  à travers d'une vitre donnant directement sur le dit couloir,un homme et une femme avec une sorte d’écharpe serpent. Il semblait marcher vers notre chambre. Surement les gradés en charge de la base.

-Ah, colonel! Les nouveaux arrivants sont réveillés et ce plus tôt que prévu. Hermès se tournait vers l'homme comme si ça simple présence allait tout régler.

-Pas tous puisque Linlin n'est pas éveillée. dis-je d'un ton calme. En effet s'il s'agissait du chef de la base, c’était un peu tôt pour me faire remarquer...



Dernière édition par Minamitsu murasa le Dim 22 Fév - 0:09, édité 1 fois
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Shiranui Kyulin

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Dim 14 Déc - 22:46

Les yeux fermés, nous venions finalement de reprendre conscience grâce à un mal de tête cinglant. Divers sons nous entouraient : vibrations, gouttes tombant et divers sifflement et bips. Notre respiration se faisait difficilement, non pas par douleur, mais par engourdissement… Etions-nous sous anesthésie ? Nos paupières sentaient une certaine sensation de fraicheur. N’étant pas certaine de notre état physique, nous commençâmes par essayer d’ouvrir nos yeux. Nous vîmes un gris plutôt clair… Mais il s’agissait visiblement d’un tissu humide placé sur nos paupières.

Malgré nos maux, nous nous souvenions de la plupart de nos blessures graves. Ainsi, mouvant nos doigts de la main droite, nous vérifiâmes notre capacité à bouger ce membre avant de l’utiliser pour enlever le tissu. Nous vîmes dans un premier temps un plafond blanc… Puis regardant autour de nous utilisant seulement nos yeux, nous nous rendîmes rapidement compte que notre vue était très floue.


- Vous avez repris conscience ?

Cette voix étant familière nous voulûmes répondre, cependant, aucun son ne sortit. Nous voulûmes par la suite nous asseoir en essayant de lui demander où étions-nous, sans succès.

- Ah ne vous forcez pas ! Dit-elle en maintenant notre dos tout en nous poussant doucement dos contre le matelas, ressentant au passage des doigts étrangement placés... Laissez-moi faire.

Nous sentîmes plusieurs à-coups, sentant visiblement le lit se mouvoir. Notre dos se trouvait désormais soulevé par ce lit. Ainsi, nous comprenions que la personne à nos côté était notre nièce éloignée, Shiranui Two-Earl, comprenant cela en soupirant difficilement. Cette fille était une des membres du corps médical Shiranui, spécialisé dans notre physionomie, mais tout de même capable de s’occuper des humains, elle était spécifiquement douée, ce même sans avoir d’ "œil".

Tournant la tête de droite à gauche, nous vîmes d’autres silhouettes, une debout et 2 autres assises sur des lits. Nous reconnaissions ce qui semblait être Noakuma, cheveux blancs avec sa veste qu'il ne portait apparemment pas, la seconde alité était probablement Murasa, mais nous ne connaissions la 3e personne. Murasa se leva en nous voyant finalement consciente et fût arrêté par Two-Earl lorsque celle-ci voulait nous enlacer, nous eûmes en même temps confirmation qu’il s’agissait effectivement de Murasa, voyant plus précisément de près.


- Retourne sur ton lit, tu risques plus de la blesser qu’autre chose ! Se tournant vers nous. Je vais prendre votre pouls ma tante et faire diverses vérifications.

Ainsi Murasa retourna sur son lit tandis que Two-Earl, nota sur un carnet diverses choses en palpant diverses parties de notre corps, elle nous expliquait notre état :

- Vous avez de la chance ma tante, je serais morte à votre place haha…


- Ma tante ? Mais tu n’as pas de cornes ?


Elle l’ignora visiblement.

- Remercions le fait que votre métabolisme soit différent de la normale, même si vous guérissez plus vite, vous mourrez plus lentement… On peut dire que c’est un mal pour un bien !

Ses dires naïfs et son comportement envers Murasa dessinèrent un léger sourire sur notre visage. Elle ne montrait décidément toujours aucun respect aux personnes plus jeunes qu’elle… 440 lunes environ ? 35 ans, pour une apparence d’environ 19 ans… Elle a bien grandit.

-Tu n'as pas eu la chance d'avoir une aussi bonne éducation que ta tante...

Elle appela une infirmière pour lui signaler qu’elle était gênée par la présence de notre nièce. L’infirmière s’excusa en expliquant qu’elle était aussi médecin et qu'elle nous avait été spécialement assignée. Une fois celle-ci parti, Two-Earl répliqua :

- Héhé, bien fait pour toi petite~ Se tournant encore une fois vers nous. Vous avez beaucoup de blessures, mais plus notamment votre bras et poumon gauche, vous devriez pouvoir marcher bientôt en utilisant une béquille, mais pour le moment vous devrez vous contenter de votre lit, puis d’une chaise roulante~

Ainsi, elle continuait ses examens. Nous voulions absolument ne pas douter d’elle, mais ses mains se plaçaient à des endroits bien étranges, qu’elle palpait bien plus longtemps que nécessaire…

Nous lui fîmes des signes pour qu’elle nous donne un carnet et un stylo, sachant qu’elle ne connaissait qu’une base du langage des signes.

Nous écrivîmes simplement à la sensation sur un carnet, le carnet sur nos cuisses, écrivant assez gros pour qu’elles puissent y lire, nous posâmes le stylo pour leurs montrer le carnet :

« Allons, ne vous battez pas et faites la paix d’accord ? »

Voyant par la suite que Two-Earl tendis sa main vers Murasa nous fit sourire. Espérant qu’elles s’entendront bien par la suite.

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Boa Hancock

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Mar 30 Déc - 0:02

Je me rendis donc dans le cabinet du chef de cette base. Cette pièce était exactement comme je me l’imaginais, grand avec une énorme fenêtre au fond de la pièce devant laquelle se trouvait le bureau de mon supérieur.  Sur deux des murs, d’innombrables livres prenaient place sur des étagères soigneusement rangées. Et sur l'un des deux murs, entre les livres, un panneau de surveillance avec plusieurs écran brillait.
Le colonel Freecs m’attendait, debout derrière sa table de travail. Malgré la distance, il me dominait de toute sa taille. Sa stature et sa prestance me faisait me sentir minuscule face à lui. J’étais tellement intimidée que je n’osais pas bouger. Il m’invita pourtant à m’asseoir pour que nous puissions commencer notre entretien. J’avançais donc lentement, gardant un œil sur cet homme inquiétant. Arrivée à hauteur de son bureau, j’attendis près de la chaise qui m’étais destinée. Il s’assit et, d’un geste de la main, m’invita une nouvelle fois à faire de même. Je m’exécutai alors sans broncher et attendit qu’il prenne la parole.


-Voici donc le fameux quartier-maître Boa Hancock, dit-il en esquissant un sourire qui me fit frissonner. Vous avez fait parler de vous durant votre dernière mission ma chère.

Je baissai les yeux, consciente de mes fautes et prête à les entendre une nouvelle fois. Mais il n’en fit rien. Il me rappela les termes du rapport que j’avais soumis au chef de la base d’Autumn Forever tout en me demandant quelques précisions sur certains points et notamment sur la carte stellaire que nous avions trouvé. Je ne savais pas si c’était la Marine ou lui en particulier qui s’intéressait aux Poneglyphes mais manifestement, j’étais devenue une source d’information indispensable étant donné que la caverne souterraine avait été condamnée. Cette partie de l’entretien me donna du baume au cœur. Je sentais que peu à peu, je commençais à reprendre confiance en mes capacités, mais elle devait être réduite en morceau par la suite de la conversation.

-Bien, maintenant, passons aux sujets qui fâchent. Vous avez été dupée quartier-maître. Vous avez été dupée comme une débutante par un Révolutionnaire qui plus est !
-J’en suis consciente
, murmurai-je en laissant tomber mon regard sur mes mains qui se tordaient entre elles.
-Encore heureux ! Le pire dans tout ceci, jeune femme, c’est que ce révolutionnaire était primé ! Oui demoiselle, ce jeune homme qui s’est si facilement approché de vous n’était autre que l’un des deux Révolutionnaires qui ont fait tous les dégâts que vous pouvez voir ici.
-Je… Je ne sais que dire…


Ce fut un choc. Il se trouvait ici, quelques temps auparavant. Il avait détruit la base. Et alors que je me répétais les paroles du colonel, quelque chose me frappa *…un des responsables de la catastrophe de Dustone Road.* Comment avais-je pu passer à côté de cette information ! Il me l’avait dit pourtant ! Qu’est-ce qu’il m’avait pris à ce moment ? Peut-être étais-je trop bouleversée pour la prendre en compte. J’étais sûrement restée bloquée sur la révélation de son identité. Toujours était-il que ça m’était complètement sorti de la tête et à ce moment précis, je me sentais vraiment idiote !

-Mais vous ne pouvez rien dire justement ! Vous avez été dupée par Itachi Uchiwa, un Révolutionnaire qui nous a déjà donné du fil à retorde et qui nous en donnera certainement encore. Vous avez décidé de le provoquer en duel, prétextant que vous vouliez réparer vos erreurs mais vous avez perdu ! Que dis-je, perdu ! Rien ne nous prouve que vous vous soyez réellement battue. Et si vous aviez passé un accord avec ce vil personnage pour sauver votre peau ? Vos blessures ne sont que superficielles. Vous nous dites que vous avez mis une semaine à vous en remettre mais je n’y crois que peu.
-Je…
commençai-je, choquée par ses propos.
-Je n’ai pas fini jeune femme ! Le Colonel Kimiaki s’est peut-être laissé avoir par votre jeu mais ce n’est pas mon cas. Je sais par le Sergent-Chef Meynard que vous estimiez que la Marine n’avait jamais reconnu votre valeur, et bien c’était le moment ! J’ai moi-même affronté ces Révolutionnaires, une jeune rouquine, Bloody Viper, un élément prometteur mais bien trop fougueuse.

Une rouquine ? Alors c’était une femme qui avait accompagné le ninja… J’avais déjà eu pas mal de désillusions à son propos mais j’avais l’impression que plus j’allais découvrir de choses sur lui, plus j’allais déchanter. Il m’avait dit qu’il ne s’était jamais fait d’ami, qu’avec moi il avait découvert quelque chose de spécial… Mais alors que le colonel s’exprimait, je ne me sentais plus du tout spéciale. Malgré les révélations et ce combat pour le moins horrible, j’avais osé espérer que tout ce qu’il m’avait dit auparavant n’était que pure vérité. Mais avec cette Bloody Viper qui entrait en jeu, je n’étais plus sûre de rien… Est-ce qu'il avait, sans le savoir un genre de femme ? Cette Révolutionnaire portait un nom de serpent tout comme moi. Qui était-elle d’ailleurs ? Est-ce qu’elle aimait les serpents autant que moi ? J’en doutais réellement mais après tout, peut-être… Dans tous les cas, elle m’intriguait, il faudrait que j’en apprenne plus sur cette femme.

-Et cet Uchiwa… J’ai vu ce que pouvait provoquer ses yeux. Une de mes meilleures subordonnées en est morte. Alors vous comprendrez que j’ai du mal à croire que vous en soyez sortie presque indemne… J’ai observé votre parcours, mademoiselle, et j’ai remarqué que vous n’étiez jamais resté avec les mêmes personnes durant vos missions, si ce n’est Meynard bien sûr avec qui vous ne semblez pas vous entendre non plus. J’en ai donc déduis que vos capacités relationnelles sont extrêmement réduites. Voilà donc ce que je vous propose pour me prouver votre bonne foi. Nous avons de nouveaux blessés qui viennent d’arriver. Ils ont effectué une mission périlleuse sur l’archipel de Konomi et l’une d’entre eux est gravement blessée. Je veux que vous soyez leur infirmière.
-Pardon ?!
m’exclamai-je plus que surprise par cette nouvelle.
-Si vous vous faites des relations au sein de la Marine peut-être arrêterez-vous de tomber dans les pièges aussi grotesques qu’un certain Révolutionnaire aura mis sur votre route. Alors, vous acceptez ?
-Ai-je le choix
, répondis-je de mauvaise grâce.
-Vous avez raison, il est temps de me suivre, Quartier-Maître.

Si son but lorsqu’il avait fait sa tirade était de me rendre ma mauvaise humeur, il l’avait atteint avec brio. J’étais énervée, révoltée même ! Comment osait-il, qu’est-ce qu’il lui faisait croire que s’il m’imposait des gens j’allais automatiquement m’en faire des amis ? Et de quel droit osait-il prétendre que ce que je ressentais, ou plutôt ce que j’avais ressenti pour lui n’était fondé que sur un mensonge ! Certes, tous les éléments jouaient en sa défaveur et moi-même, j’avais de plus en plus de doute mais je savais au fond de moi qu’il y avait de la sincérité dans ce que nous avions vécu.
Je le suivais dans la base jusqu’à l’infirmerie en ruminant toutes les paroles désobligeantes que j’aurais aimé lui dire. Il entra dans une chambre et de là un infirmier se jeta presque sur lui pour lui dire :


-Ah, colonel! Les nouveaux arrivants sont réveillés et ce plus tôt que prévu.
-Pas tous puisque Linlin n'est pas éveillée
, répondit une espèce de tête de mule sur son lit d’hôpital.

C’est alors que je la reconnus, cette jeune fille que j’avais aperçu dans un brancard quelques instants plus tôt. Je balayai le tour de la chambre du regard et vis que les deux autres étaient également présents. Si je comprenais bien, j’allais devoir supporter ces trois Marines et les soigner du mieux que je le pouvais avec mes piètres connaissance en médecine… Merci du cadeau colonel…

-Caducée, laissez-nous je vous prie, ordonna alors ce dernier.

L’infirmier s’exécuta et alors, Freecs me présenta :


-Voici le Quartier-Maître Boa Hancock. Elle sera votre infirmière attitrée pendant votre séjour à Dustone Road. Je vous laisse faire connaissance. À bientôt.

Et il se retira sans rien ajouter. Je les regardais un à un, enfin, surtout là jeune fille et son compagnon puisque celle qui semblait la plus âgée était encore dans le coma apparemment. Je ne dis rien, je ne savais pas quoi ajouter face à cette présentation et puis, pour être franche, je n’avais pas du tout envie de leur parler. Mais la jeune fille s’en chargea à ma place :

-Tu n’as pas l’air d’une infirmière…
-Et toi tu n’as pas l’air d’une Marine, gamine.
-Je m’appelle Minamitsu Murasa, Sergent
, dit-elle à la fois avec fierté et défi.
-Pardon !!!

Comment ça sergent ! Comment cette gamine pouvait être sergent ??? Pourquoi JE n’étais pas sergent !!! Je le sentais déjà mal cette histoire d’infirmière mais alors là ! Je voulais aller me plaindre directement au colonel mais je me souvins de notre entretien, au vu de tout ce qu’il m’avait dit, je n’étais sûrement pas la bienvenue dans son bureau et encore moins si c’était pour me plaindre. Je fis alors les cent pas pour calmer mes nerfs et me tournai ensuite vers l’autre hurluberlu.

-Et toi, qui es-tu ? Demandai-je en faisant un gros effort sur moi-même.

Il ne prit même pas la peine de me répondre. J’allais m’arracher les cheveux quand Tanma intervint. Il leva sa tête en taille réduit et me caressa doucement la joue. Il avait raison, il fallait que je me calme. Mais j’avais énormément de mal entre la gamine sergent et le gamin cornu. Finalement, j’allais m’adosser contre un mur de la chambre bien loin des deux acolytes et attendre que le temps passe. Comment pouvais-je espérer que je pourrais ne serait-ce que m’entendre avec ces deux-là, j’espérais que la prochaine serait plus posée sinon le colonel risquait de me virer, je le sentais.

Elle se réveilla quelques heures plus tard, mais elle semblait encore bien mal en point. Une jeune fille était venue à son chevet pour l’examiner. Après quelques paroles, nous apprîmes qu’il s’agissait de la nièce de la patiente. Murasa fit tout un plat par rapport au fait qu’elle n’avait pas de corne et elle la remit en place de façon magistrale. De toute évidence, j’allais apprécier cette petite, mais je sentais qu’elle devrait partir bientôt et que j’allais certainement me retrouver avec les deux phénomènes et la jeune femme encore mal en point. Alors que les deux jeunes femmes se serraient la main sous la demande de l'allitée, je me mis également à son chevet et me présentai.

-Bonjour, je m’appelle Boa Hancock, je suis censée m’occuper de toi durant ton séjour ici.

C’est alors que Two-Earl, la nièce, me remarqua. Alors qu’elle était posée et professionnelle jusque-là, son regard changea du tout au tout. Ses yeux bleus se posèrent sur moi avec insistance détaillant mon corps de haut en bas. Je connaissais ce regard, beaucoup d’hommes l’avaient posé sur moi mais jamais avec autant d’envie. Je pris peur et basculai de ma chaise alors que Two-Earl se jetait sur moi.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Jeu 15 Jan - 17:00

Mon attente ne fut pas bien longue. Les événements s'enchainèrent à vrai dire très vite. J'écoutais distraitement ce que racontait le Colonel. Il ne semblait s'adresser à moi particulièrement ou même me donner d'ordres alors ce n'était pas intéressant. Le Colonel partit d'ailleurs très rapidement et je retournais dans la contemplation de ma veste.

D'où venait-elle ? Pourquoi sa matière semblait-elle résister à tous les chocs ? Pourquoi y avait-elle d'autres cornes dessus ? A qui appartenaient-elles ? Pourquoi je ne supportais pas de ne plus l'avoir avec moi ? Je caressais distraitement mon bracelet qui symbolisait Angry. Un jour, je trouverai les réponses à ses questions.

- Et toi, qui es-tu ?

Il y eut un silence dans la pièce et je compris donc que c'était à moi qu'on parlait. Je relevais la tête et fixais la nouvelle arrivante. Une grande brune avec une poitrine encore plus grosse que celle de Kyulin. Allait-elle se déshabiller et se coller à moi elle aussi ? Je regardais mes collègues et soupirais. Pourquoi mes supérieurs mettaient qu'avec des femmes ? Plus ça allait, plus elles étaient vieilles.

J'allais retourner à mes préoccupations en ignorant la nouvelle arrivante jusqu'à ce qu'un sifflement se fasse entendre. Et je vis son serpent. Ma main se resserra sur mon bracelet. Etait-ce un familier équivalent à Angry ? Etait-elle en proie à une émotion qui l'avait fait se matérialiser ? Elle n'avait pas de cornes mais peut-être possédait-elle un bracelet de la même conception que le mien … Je devrai surveiller ça. Quand son serpent va disparaître, vérifier ses poignets.

Quelqu'un d'autre arriva encore. Une jeune femme aux cheveux aussi blancs que les miens,  très bavarde et qui n'arrêtait pas de parler à Kyulin spécifiquement. « Ma tante » qu'elle disait. Pourtant à vue d'oeil, elles semblaient à voir plus ou moins le même âge. Enfin, j'ai 15 ans depuis maintenant 20 ans minimum, le physique n'était donc pas un repère auquel je pouvais me fier. Et puis, elle n'avait pas de corne cette jeune femme alors aucun intérêt pour mes recherches.


Je ressentais une chose étrange au niveau de ma poitrine à voir Kyulin. Je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Mais c'était … plaisant. Boa. Boa Hancock. C'était le nom de cette femme et elle devait s'occuper de nous. Plus particulièrement de Kyulin. Quand elle s'approcha d'elle, cela sembla éveiller l'intérêt de la nièce de ma collègue qui s'approcha bizarrement de Boa.

Celle-ci recula. Je ne comprenais pas ce qui se passait mais Boa, visiblement, oui. Elle n'eut pas le temps de faire quoique ce soit que l'infirmière lui bondit dessus et mit ses deux mains sur ses seins. Je ne savais pas ce qui était le plus étrange. L'expression de stupéfaction, je crois que c'était ça du moins, ou celle totalement béate de la Shiranui qui me faisait penser à l'extase qu'affichait certains criminels après leurs crimes.

L'infirmière les soupesa et la femme au serpent se mit dans une colère noire. Ah ! Là, je devais regarder attentivement. Je cherchai de l'oeil son serpent alors que Boa exprimait verbalement sa colère mais il ne semblait y avoir aucune trace de lui. Et pas de bracelet non plus. Plus qu'étrange tout ça.

Avec difficulté, je sortis du lit, me laissant tomber, non sans geindre, dans un fauteuil roulant au pied de mon lit. Je devais examiner ça moi même. Le statut de Marine de la grande brune m'empêchait de pratiquer quelques expériences sur elle mais rien ne me l'interdisait si elle était d'accord. Ou si je restais sage sans verser le sang.

La jeune femme au serpent frappa sans une seule hésitation l'infirmière d'un puissant coup de pied dans son abdomen, la projetant sans ménagement contre le mur.

— Ne me touche pas !

—Pas de violence entre nous voyons ! Rétorqua Minamitsu.

Kyulin écrivit rapidement sur son ardoise : « Désolée, notre nièce est très tactile ». Ladite nièce poussa un cri de douleur à l'impact et se releva avec difficulté.

— Je voulais juste les toucher et en ressentir leur moelleux ! Ma tante me laisse toujours faire !

La justification fit exploser de rire Minamitsu qui gémit de douleur en se tenant les côtes, alternant entre les deux sons, tandis que notre nouvelle baby-sitter allait répondre mais elle cria de surprise. Et pour cause, pendant tout ce temps, je m'étais approché avec mon fauteuil pour soulever les pans de sa grande robe fendue et voir si le serpent s'était caché en dessous. Il ne pouvait qu'être là et j'avais besoin de le voir pour savoir si j'allais enfin posséder de nouvelles informations.

— Shizu ! Ce sont pas des choses qu'on fait à une dame ! Dit Minamitsu encore plus morte de rire.

Dans les yeux de ma collègue dont j'avais bel et bien vu son serpent, parmi d'autre chose, sous la robe, je pouvais clairement lire une promesse : j'allais souffrir. Cela allait même se faire dans l'instant jusqu'à ce que la nièce coupe le chemin à Boa et pose ses mains sur les bouts de mes cornes.

— Oh … Des cornes. Mais je ne te reconnais pas toi. Qui es-tu ?

— Sergent Noakuma Shizukanaru, dis-je en la laissant me tripoter comme il lui plaisait, le regard fixé sur Boa. Ton serpent. Tu as cela ? Demandais-je à la jeune femme en désignant mon bracelet.

— C'est la première fois qu'il fait une phrase ! Je suis fière de toi Shizu !
S'extasia Minamitsu. Allons, Hancock, pardonne le, il a quelques difficultés relationnelles mais est très sympa.

Attendant une réponse de la part de Boa, je ne dis plus un mot, écoutant Minamitsu qui semblait vouloir expliquer tout à la grande brune, tandis que l'autre infirmière, comme tous les scientifiques que j'avais rencontré jusque là, m'observait avec intérêt.
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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Sam 24 Jan - 12:04

-Ah…Tu sembles être...

-tu du du! tu du du! tu du du!

Two-earl occupé à examiner Shizu fut interrompu par son den-den bipper.

-Je dois y aller mais avant, ma chère tante vos médicaments.

Elle posait sur un meuble proche du lit de Kuylin une petite bouteille de sorte qu'il lui soit accessible.

-Attention ce n'est pas à prendre à la légère il fait pousser les cheveux et les grif...les ongles.

Elle tourna les talons pour se diriger vers la porte. J'avais déjà vu sur Shell des gens avec des comportements bizarres mais Two-Earl faisait monter en moi un élan de prudence, avais-je peur qu'elle tente de me sauter dessus.

-Ah! J'allais aussi oublier!

Elle retournait vers Shizu.

-Mais...Maaaaiiiissss! Ça va pas la tête!

-Principe de l'échange équivalent.

Elle avait attrapé la main de Shizu et l'avait collé sur sa poitrine, le forçant à la tripoter. Échange équivalent mon œil! Cette fille est juste une perverse!

*Désolé mais Shizu n'est pas ce type d'homme*

Je ne savais pas ce qu'elle avait en tête, mais j'avais une drôle d'impression. Elle avait tripoté Linlin, L'infirmière Hancock, et même Shizu! Et j'avais cette impression, d'avoir...perdu. J'étais tenté de regarder ma poitrine mais je refusais de lui accorder ça!

-A bientôt!

On sentait que la pièce s'était apaisée dès la départ de l'excentrique jeune femme.

-Dites Hanckok vous qui travaillez sur la base, n'y a-t-il rien d’intéressant à faire sur cette île? Bien que nous soyons encore convalescents je refuse de rester enfermer plus longtemps.

-Je ne connais pas bien les lieux et je ne suis pas censée vous laisser sortir.

-Tu ne connais pas les lieux, c'est à dire? répondis-je étonné.

-Pourquoi je répondrais à cette question ?

-Freecs voulait que l'on fasse connaissance. Et puis nous allons passer du temps ensemble, autant apprendre à se connaître, non?

Boa semblait soit perturbé soit en perdu dans une grande réflexion.

-Bien, tu connais déjà nos prénoms à tous. Mais la forme,Mina, et voici Linlin et Shinzu mes camarades et amis.

Je ne connaissais Shizu et Linlin que depuis peu de temps. Pourtant à mes yeux ils étaient le genre de personnes que l'on aimait avoir avec soit, en forêt pour une nuit à la belle étoile, au combat pour être épaulé, à l’hôpital pour...se soigner, bref des amis. Cette pensée me rappelait ce qui nous avait emmené ici.

-Nous revenons de mission et  nous avons eu un peu de fil à retordre.

Elle ne semblait pas particulièrement intéressée par mon histoire.

-Sans rentré dans les détails nous avons arrêté quelques pirates hommes poissons.

-Des Hommes-Poissons... dit-elle discrètement. Un peu comme si cette question intérieure s'était échappée. Je poursuivais donc sans lui faire remarquer.

Après de brèves explications sur les hommes poissons, je laissais Boa nous en dire plus.

-Tu reviens de missions ou est-ce autre chose qui t'amène ici avec nous? lui dis-je avec beaucoup de curiosité et un sourire amical.

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Lun 26 Jan - 23:00

La joie et la bonne humeur. C’était pour nous ce qu’il y avait dans cette salle actuellement. Il s’agissait bien évidement d’une situation quelque peu ridicule, mais tout de même rafraichissante, surtout après ce qu’il s’est passé sur Konomi… Nous ne savions si nous pouvions nous permettre d’oublier ces hommes poissons que nous avons abattus, si nous pouvions nous pardonner cet acte. Bien entendu, nous étions en tort de penser de manière aussi idéaliste et nous le savions très certainement.

Mais si nous avons retenu une leçon durant ce dernier siècle, c’est de ne pas rester bloquer sur une idée, quoiqu’il arrive, nous devons avancer… Nous nous sommes morfondue bien assez longtemps comme ça.

Ainsi, voyant le tapage ambiant, nous ressentîmes le besoin de nous excuser en place de Two-Earl, écrivant aussi vite que notre état nous le permettait : « Désolée, notre nièce est très tactile. », puis devant les dires de Two-Earl, nous fûmes obligés de nous sentir un peu gênée, ce avant que celle-ci ne décide d’inspecter Noakuma, qui ne pouvait être de notre clan par son nombre de corne… Mais en voyant flou, nous eûmes l’impression qu’il y en avait moins sur sa tête… Mais que s’était-il passer ?

Ainsi, nous sentant incapable de comprendre d’avantage dans notre état, nous fermâmes les yeux afin de les reposer le plus possible. Ecoutant simplement les dialogues de nos compères, cette cécité était étrangement calmante. Tombant ainsi dans un léger sommeil, nous ne nous réveillâmes que pour nous rappeler d’une chose : Nous ne nous étions toujours pas présentée.

Ainsi, alors que Two-Earl pris congé, nous prîmes donc le médicament qu’elle avait posé sur la table de chevet. Il s’agissait d’une mixture amère, mais nous en avions l’habitude, y buvant d’une traite sans que cela ne nous gêne.

Ainsi, nous reprîmes en écrivant doucement, nous sentant quelque peu… Dispersée… « Nous nous nommons Shiranui Kyulin, ravie de faire votre connaissance. » Alors qu’ils étaient visiblement en train de discuter entre eux. Notre tête tournait et nous avions chaud, continuant d’essayer de leur montrer le carnet durant leur conversation. Tentant de rester calme malgré cette sensation… Que nous commençâmes à comprendre… Il y avait de l’alcool dans ce médicament. Nous sourions sans rien pouvoir y faire écoutant leur conversation…

Ils ne devaient pas avoir l’habitude de prêter attention aux personnes silencieuse, car la conversation continuait sans que personne ne fasse attention à ce que nous avions écrit… Et nous n’avions pas d’idée pour attirer leurs attentions dessus. Mais ce n’était pas grave, même si nous fûmes exclue de la conversation, le médicament nous faisait nous sentir… Moins mal, bien qu’un peu fiévreuse. Posant le stylo et le carnet, nous fermâmes encore une fois les yeux pour nous reposer…. Avant de ressentir la nécessité de nous gratter la tête, ce que nous fîmes en utilisant notre main droite… la sensation que nous ressentîmes en le faisant était des plus étranges.

Ouvrant les yeux afin de mettre notre main devant pour voir ce qu’il se passait, nous vîmes un amas blanc et rouge couvrant ce qui semblait être nos ongles…

Nous écrivîmes aussi rapidement que nous pûmes en laissant tomber le stylo au sol :

« Nous nous nommons Shiranui Kyulin, ravi de faire votre connaissance. »
« A urie z-vo us l’amab ilité d e nous a ider ? »

Nous n’avons pas clairement vu, mais nous pûmes le sentir : nos ongles avaient poussées… En grattant l’arrière de notre tête sans le savoir, nous avons gratté jusqu’à sang… Et ne pouvant écrire avec le stylo que nous avions fait tomber, nous utilisâmes ce même sang sur le papier…

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Dim 15 Fév - 22:44

Alors, que nous résumions le tout. J’avais été tripotée par une folle et un jeune homme avec des cornes avait soulevé ma robe en l’espace de quoi ? Trois minutes ? Comment ça avait pu se produire ? Il était vrai que j’appréciais particulièrement être le sujet de toutes les conversations, que l’intérêt de toutes les personnes présentes se porte sur moi. Mais je trouvais tout de même que cette attention allait un peu loin. Two-Earl nous avait appris que sa tante, notre convalescente apparemment, la laissait faire régulièrement ce genre de choses… Je me posais vraiment des questions sur ces personnes. Pourquoi la Marine avait-elle engagé des personnes aussi jeunes ? Ou des personnes aussi perverses ? Et après ça, Freecs souhaitait que je m’en fasse des amis ? Amusant. L’encorné, lui, semblait être très intéressé par quelque chose, quoi ? Je n’en savais rien mais il me posa tout de même une question, un exploit selon Murasa qui avait un don particulier pour ne pas laisser les personnes discuter entre elles. Avait-elle, elle aussi, un besoin constant d’être le centre de l’attention ? Je ne pris pas le temps de réfléchir à la question. Je comptais répondre au sergent Noakuma… Sergent ? Cet enfant, un sergent ? Mais comment se faisait-il que cet enfant soit lui aussi un sergent ? J’avais l’impression que j’allais défaillir. Je m’assis sur le lit de la convalescente, dos à elle, tandis que sa nièce lui prodiguait ses derniers conseils avant de partir. Elle prit tout de même le soin de se faire peloter la poitrine par l’encorné. Sous prétexte d’un soi-disant échange équivalent.
Une fois la folle partie, le calme revint sur la pièce. Murasa, sûrement toujours par soucis d’attention cassa le silence qui tombait sur nous.


-Dites Hankock, vous qui travaillez sur la base, n'y a-t-il rien d’intéressant à faire sur cette île ? Bien que nous soyons encore convalescents je refuse de rester enfermer plus longtemps.

Elle pouvait bien refuser quoi que ce soit, c'était le cadet de mes soucis. Aussi lui répondis-je en conséquence tout en essayant de rester la plus vague possible.

-Je ne connais pas bien les lieux et je ne suis pas censée vous laisser sortir.
-Tu ne connais pas les lieux, c'est-à-dire ?
-Pourquoi je répondrais à cette question ?
dis-je sur la défensive, il était hors de question qu'ils sachent pourquoi je suis ici. Cela ne les regardait en rien. J'avais déjà assez du colonel pour juger de ma mauvaise conduite.
-Freecs voulait que l'on fasse connaissance. Et puis nous allons passer du temps ensemble, autant apprendre à se connaître, non?

Elle marquait un point, mais je ne me déridai toujours pas.

-Bien, tu connais déjà nos prénoms à tous. Mais la forme, Mina, et voici Linlin et Shinzu mes camarades et amis, présenta-t-elle en les désignant chacun du doigt. Nous revenons de mission et nous avons eu un peu de fil à retordre. Sans rentrer dans les détails, nous avons arrêté quelques pirates Hommes-Poissons.
-Des Hommes-Poissons...


Jusque là, je ne m'intéressais pas plus que ça à ce qu'elle pouvait raconter. Leur mission me passait par-dessus la tête, après tout, j'avais déjà assez à faire à essayer de me reconstruire après Autumn Forever... Plus j'y réfléchissais plus je me rendais compte qu'un nouvel objectif se dessinait clairement sous mes yeux. Seulement, lorsqu'elle fit mention des Hommes-Poissons, je ne pus m'empêcher d'être ne serait-ce qu'intriguée. Quelle était cette race ? J'en avais déjà entendu parler mais je n'en avais jamais vu de mes propres yeux et pourtant cela faisait sept ans que j'évoluais dans la Marine. J’espérais qu'elle m'en dise plus mais elle enchaîna directement avec une question bien plus déplaisante :

-Tu reviens de mission ou est-ce autre chose qui t'amène ici avec nous ?

Je ne voulais pas répondre à cette question. La douleur causée par ce supposé ami était encore trop forte... D'autant que je ne voulais pas révélé mon échec cuisant contre ce Révolutionnaire à des inconnus, fussent-ils des Marines. j'éludai donc le temps de trouver une réponse satisfaisante.

-Pour commencer, Noakuma, dis-je en me détournant complètement de la jeune fille, je n'ai pas ça. Par contre, j'ai ça.

J'avais volontairement imité sa façon de parler, je ne savais pas s'il était capable de comprendre une phrase bien construite avec de jolis mots. J'avais également accompagné la parole par le geste en désignant tour à tour son bracelet puis mes boucles d'oreille. Il sembla de nouveau très intéressé. Il s'approcha de nouveau de moi, collant presque son visage au mien, oubliant bien évidemment de respecter mon espace vitale. J'avais l'impression de voir un enfant de trois ans évoluer dans un monde tout nouveau. Je n'eus alors aucun geste de recul, assimilant se comportement à ses réactions habituelles. Comme l'avait souligné Murasa, nous allions devoir passer un temps considérable ensemble, il fallait donc que je m'habitue à leur caractère au plus vite. Je le laissai observer mes boucle d'oreilles avec intérêt, il s'apprêtait à les toucher lorsqu'il jeta un coup d'œil à Tanma qui avait repris sa place autour de mon cou. Il le fixa quelques instants puis il secoua la tête et retourna sur son fauteuil. La jeune fille et moi-même le regardions faire avec le même air d'incompréhension sur le visage. Apparemment, elle non plus ne comprenait pas le manège de l'encorné. Je n'essayai pas plus de comprendre, après tout, je n'avais pas spécialement envie de les connaître étant donné qu'ils m'avaient été imposés par le colonel. Si je voulais me faire des amis, je me les ferais seule. Je retournai ensuite de nouveau vers Murasa, j'avais enfin trouvé une réponse, disons... passable.

-Je suis venue ici pour m'entraîner. Je me suis rendue compte récemment que mon niveau est encore trop peu élevé et que je dois encore progresser. Malheureusement, je n'avais pas prévu que la base serait en si mauvais état... J'ai l'impression qu'au lieu de m'entraîner je vais surtout retaper la base, finis-je en soupirant et croisant mes jambes dans un geste las.

La jeune femme me regarda, l'air suspicieux. Elle ne semblait pas croire une seule seconde à mes paroles, pourtant, la plupart de mes dires étaient, finalement, véridiques. Elle s'apprêta à me répondre quand ses yeux s'écarquillèrent.


-LINLIN ! s'écria-t-elle en se jetant presque sur le lit.

Je me tournai à mon tour pour voir ce qu'il se passait. Sa coéquipière tenait un carnet sur lequel étaient écrites diverses choses dont l'une en lettre de sang. Mais ce n'était pas ça le pire. Elle avait, comme qui dirait, mutée en une espèce de boule de poils aux griffes acérées. Je me levais alors que Noakuma s'approchait à son tour. J'allais prendre l'escargophone mural pour appeler une équipe de soins intensifs. Je leur demandais de préparer une chambre spéciale pour la boule de poils. Voyant que Murasa s'afférait autour de la convalescente, je pensais qu'il était préférable de les séparer afin que "Linlin" puisse véritablement se reposer.
L'équipe de soins arriva assez vite et s'empara du lit de la muette pour l'emmener dans sa nouvelle chambre. La jeune sergent voulut accompagner son amie mais je m'interposai. Elle émit de violente protestation essayant même parfois de me bousculer pour pouvoir passer. Heureusement, j'avais la porte comme alliée. Je l'avais fermée et prenais appui sur elle lorsque mon dos s'y heurtait. Ainsi je pus facilement repousser Murasa qui n'y allait pas de main morte, il fallait bien le lui concéder.
À mon grand étonnement, le sergent Noakuma tenta également d'ouvrir la porte, mais je le repoussais également facilement. Une fois les deux à bonne distance, je me précipitai à l'extérieur de la chambre et les enfermait à clé. Clé que les infirmiers m'avaient confiée au cas où mes "patients" seraient trop turbulents. Je n'avais pas compris à quoi cette clé aurait pu me servir, mais désormais, j'étais réellement soulagée qu'ils l'aient fait. Je poussais un soupir de soulagement une fois qu'ils furent enfermés. Cette porte close devraient les retenir un moment surtout dans leur état. Je replaçai ensuite la clé dans mon décolleté et me dirigeai vers la nouvelle chambre de la boule de poil.
Une fois arrivée, je m'assis sur le lit, face à elle cette fois-ci. Étrangement, elle était la seule parmi ces trois zigotos qui attirait ma sympathie. Je pris alors son carnet et lu ce qu'elle avait écrit.


« Nous nous nommons Shiranui Kyulin, ravie de faire votre connaissance. »
« A urie z-vo us l’amab ilité d e nous a ider ? »

Je m'interrogeai, pourquoi "nous" ? Je pourrais toujours lui demander plus tard, elle s'appelait donc Kyulin. C'était une appellation déjà bien plus jolie que Linlin... Je lus la suite de son message, celui en rouge. Elle avait l'air simple et douce, le genre de personne qu'on avait envie de protéger. Elle me rappelait Hanami... Alors dans un élan de sympathie, je lui dis d'une voix douce :

-Bien sûr, je vais t'aider.

Je me lançais alors dans une séance de manucure dans le but de réduire au mieux ses griffes. L'entreprise avait peut-être l'air ridicule mais j'avançais petit à petit dans ma tâche prenant plaisir à raconter comment ma mère et moi faisions souvent ce genre de pratique. Je lui expliquais également j'avais réussi à semer ses deux camarades et la raison pour laquelle les infirmiers m'avaient donnée cette clé. Ils connaissaient désormais bien le type de phénomène qu'ils pouvaient y avoir dans la Marine. Ainsi, ils m'avaient confiée cette clé pour que je puisse maîtriser ce genre de phénomène. Et ils avaient été bien inspirés ! Je ne sais pas pourquoi, je me sentais sereine tandis que Kyulin se reposait tranquillement. Mais bien sûr cette tranquillité ne pouvait pas être éternelle. Après une demi-heure de calme, j'entendis un bruit sourd et des cliquetis métalliques contre la porte. Comme si quelque chose venait de brutalement s'y écraser. Je ne voulais pas savoir ce que c'était car j'en avais une vague idée et ça ne présageait rien de bon. Je détournai donc la tête de la porte, comme si ce simple geste pouvait occulter ce qu'il se passait derrière cette porte... Malheureusement, un deuxième bruit sourd et la porte s'ouvrit à la volée, laissant apparaître Noakuma et Murasa qui étaient tout deux tombés de chaises roulantes... Qu'avaient-ils bien pu faire pour entrer ici ? À vrai dire, je n'en avais réellement rien à faire. Il venait de briser cette sérénité si apaisante... Et franchement je m'exaspérai. Je me levais donc, vint me poster devant eux en les dominant de toute ma taille. Je leur adressai un regard plein de mépris et déclarai :

-J'espère que vous avez une excellente raison pour avoir mis un tel bazard dans cette chambre. Si Kyulin ne se rétablie pas aussi vite que prévu, ce sera entièrement de votre faute.

Je finis cette phrase en appuyant fortement sur le mot "votre". J'espérai sincèrement les avoir fait culpabiliser, ne serait-ce qu'un peu. Je croisai les bras en attendant leur réaction.

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Shizukanaru Noakuma

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MessageSujet: Re: Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés   Sam 21 Fév - 22:21

J'eus un bref intérêt pour ses boucles d'oreille. Je les observais intensément quelques instants, mon visage à quelques centimètres de la jeune femme au point que je la touchais presque. Le reptile apparut de nouveau et tout mon intérêt pour la femme serpent s'évanouit. Non seulement elle me parlait comme si j'étais stupide mais en plus, son serpent était là en même temps que les bijoux. C'était un vulgaire animal et non pas un item magique. Je commençais à avoir sacrément mal aux jambes à me surélever pour l'observer alors je me laissais retomber sur le fauteuil.

Je voyais bien que mon comportement intriguait les deux femmes mais je m'en expliquais pas, restant dans mon coin, baillant à m'en décrocher la mâchoire. Il n'y avait plus rien d'intéressant. Jusqu'à ce que Murasa panique et se jette sur Kyulin. Celle-ci s'était, par je ne sais quel procédé, mise du sang sur les doigts pour écrire un message avec des griffes au bout de ceux-ci et une quantité de poil peu banale.

Loin de m'inquiéter pour ma collègue, je m'avançais très intéressé par cette nouvelle mutation. Après la folle dingue nue, le cheval et la fille qui fait disparaître les blessures, la boule de poil qui s'auto-mutile ! Kyulin était décidément bien tout sauf humaine. Ou une genre de race mi-humaine mi-poney … Non, les poneys n'ont pas de griffe.

Alors que je voulais observer ce phénomène de plus près – après tout, elle serait pas assez bête pour se faire REELLEMENT du mal – mais Boa s'interposa pour appeler ces rabats-joie appelés « service médical » qui emmenèrent Kyulin quelque part. Minamitsu, qui elle pouvait marcher, se leva aussitôt pour les suivre. Voyant qu'elle désirait sortir, ce qui me ferait du repos, j'essayais d'intercepter la porte en mettant les roues dans le passage mais Boa me repoussa facilement d'un coup de pied, m'envoyant rouler loin dans la pièce. Et elle nous enferma tous les deux dans la chambre. Bon … hé bien, je me décidais à me recoucher. Y avait rien d'autre à faire de toute façon.

Minamitsu ne voyait pas les choses comme ça visiblement. Elle posa ses mains de part et d'autres de mon fauteuil, sur les accoudoirs, me regardant avec un air très sérieux.

— Il faut qu'on aille aux côtés de Linlin ! On a fait cette mission ensemble, on guérit ensemble.

J'aurai plutôt dit « on s'est fait laminer comme des enfants » mais tout est question de point de vue je suppose. Avant même de me laisser une chance de rétorquer quoique ce soit, Minamitsu prit de l'élan et se servit de l'arrière du fauteuil comme d'un bélier dans la porte.

Celle-ci ne bougea pas d'un poil. En revanche, tout mon moyen de transport s'agita et fit vibrer mes côtes qui en pouvaient plus. Je grognais de douleur et la fusillais du regard.

— Oups, j'y avais pas pensé,
me sortit-elle avec un sourire gêné.

J'en avais marre de cette femme. Maintenant que je savais que tout le monde était bien vivant, je voulais guérir en paix et repartir. Qu'on me laisse tranquille. Pour cela … je devais ouvrir la porte. Avant qu'elle ne me tue dans ses tentatives douteuses.

— Bouge pas, marmonnais-je.

Je regardais autour de nous. Minamitsu ne m'écoutait pas et s'agitait, cherchant comment sortir. Ou alors, elle ne m'a pas entendu. C'était une possibilité aussi. Elle saisit une lampe de chevet et commençait à frapper la poignée avec. C'était stupide mais j'avoue, je n'avais rien de mieux à proposer. Jusqu'à ce que je remarque qu'elle était en acier.

— Passe
, ordonnais-je à ma supérieure qui ne broncha pas.

D'un coup sur la poignée, je brise l'abat-jour et l'ampoule avec.

— Mais qu'est-ce que tu fabriques ?


Je ne lui répondis pas et continuais de donner des coups dessus pour affiner le bout. Je parvins à mon objectif, faisant rentrer tout juste un centimètre du pied de la lampe dans le trou de la serrure. La partie large et ronde était vers moi et Minamitsu comprit.

— Je vais trouver quelque chose pour faire batte de baseball !

Elle fit le tour de la pièce mais je la vis bien vite bredouille. Jusqu'à ce qu'elle regarde le meuble de chevet puis moi. Qu'est-ce que son cerveau peu équilibré allait encore sortir ?

— Remets toi sur le lit, Shizu, j'ai besoin de ton fauteuil.

Je me trainais tant bien que mal sur le lit, Minamitsu m'aidant à me hisser. Puis, elle mit la table de chevet sur le fauteuil et me prit pour me mettre à côté de la porte.

—Tiens bien le pied qu'il parte pas quand je vais le percuter avec ça.

Je mis aussitôt les choses au clair :

— Tu me casses les doigts, je fais de même avec les tiens.
— T'inquiète donc pas, me fit elle avec légèreté.

Qu'elle me brise quelque chose de plus m'importait peu en soi. Juste que le médecin allait encore s'affairer autour de moi et puis ça faisait quand même mal.

Minamitsu prit les poignets du fauteuil et s'élança aussi vite qu'elle le pouvait pour percuter avec force le pied de lampe que je tenais fermement. Je le sentis s'enfoncer et enlevais précipitamment ma main avant qu'elle ne se fasse broyer entre le meuble et la porte. La serrure comme la table de chevet émirent des bruits fracassants de protestation. Une étude plus approfondie m'apprends qu'ils sont en fait foutues l'un comme l'autre.

Ma supérieure débarrassa mon siège pour me hisser de nouveau dessus. Elle ouvrit la porte et, alors que je repartais déjà vers mon lit, prit de nouveau les poignets de mon fauteuil pour s'élancer joyeusement dans les couloirs.

La sergent en chef donnait des coups de pied vigoureux par terre pour que mon fauteuil roule longtemps et vite dans les couloirs.

— Shizu, accroche toi  !


Elle s'arrêta tout de fois en remarquant qu'elle ne savait pas où était la chambre. Cela ne la freina pas bien longtemps.

— Vous !
Fit elle à une infirmière, Où est passé ma collègue malade ?

Celle-ci indiqua une porte à quelques mètre et Minamitsu repartit à toute allure. Trop vive allure.

— Ralentis, grondais-je.

Une fois de plus, elle en fit qu'à sa tête. Notre fauteuil s'écrasa contre la porte, heureusement les poses pied l'ouvrirent pour moi. Malheureusement, toutefois, les roues se bloquèrent sur le pas de la porte me faisant faire un vol plané dans la chambre, Minamitsu passa aussi par dessus le fauteuil et s'écrasa à moitié dessus et l'autre moitié sur moi, me faisant crier de douleur. Mes pauvres côtes et jambes souffraient.

Boa, loin de s'y attendrir, ne regardait avec un regard noir.

—- J'espère que vous avez une excellente raison pour avoir mis un tel bazar dans cette chambre. Si Kyulin ne se rétablie pas aussi vite que prévu, ce sera entièrement de votre faute.

Je n'eus aucun scrupule à balancer ma supérieure.

— C'est elle, gémis-je, Folle.

Je donnais avec tout autant de flegme un coup à Minamitsu pour la forcer à s'écarter de moi.

— Du calme, Shizu, c'est bon je me pousse.

Elle me releva même pour me mettre de nouveau dans la chaise mais je la repoussais en la foudroyant du regard, un début de colère montant. Je le sentais, Angry chauffait.

—On veut rester avec elle alors essaye même pas de nous en empêcher.

— M'en moque moi, grognais-je en me tenant la tête, l'arcade sourcilière brisée me faisait mal.

Je me mettais dans un coin de la pièce, essayant de me calmer et ignorer la douleur que j'avais partout à cause des imbécilités de Minamitsu. Je l'entendais jacasser et débattre avec Boa. J'avais mal à la tête, aux côtes, aux jambes, j'étais fatigué. J'en pouvais plus.

— SILENCE ! Hurlais-je à bout de patience.

Mes deux collègues me regardèrent avec stupeur alors que Angry, tout petit et mignon, apparaissait. Loin de refléter mon état, il partit joyeusement se fourrer dans la robe de Boa pour jouer avec son serpent.

Cela eut le mérite de calmer les deux furies juste assez de temps pour que je m'endorme sur la chaise.
 

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Rencontres incongrues : une belle brochette de bras cassés
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