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 Les origines du Mal

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Chess

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MessageSujet: Les origines du Mal   Sam 10 Jan - 0:00

Afin de comprendre tous les éléments qui ont amené la construction de Chess, il est essentiel de connaitre l’histoire de trois époques totalement différentes les unes des autres. Les trois époques se déroulent plusieurs centaines d’années avant les événements actuels. La précision des époques sera identifiée en fonction des chapitres. Il est aussi essentiel de comprendre qu’à ces époques le gouvernement mondial n’existait pas, et que certaines îles bien que présentes étaient inhabités et ne possédaient pas de noms. Les plus anciens royaumes (tels que Culteos, Sylvarant, Zero, Gregothard, ou encore Red Carnage), sont en revanche bien présents.



Chapitre 1.
La naissance du mal.



Partie I
Ile de Zero, Grand Line. Environ 2400 ans plus tôt.


Le ciel était mauvais. La nuit était hostile, rien, dans la pénombre ne laissait envisager de bons présages. Dans un village au pied du plus haut sommet de Zero, se tenait un événement très perturbant. La totalité des habitants retenaient leurs souffle en lâchant quelques messes basses aux oreilles de leurs plus fidèles amis. Il y avait un problème. Une légende aussi vieille que le monde, parlait d’une nuit unique dans l’histoire de l’humanité: Une nuit de lune rouge. Les habitants de l’île de Zero, très respectueux des anciennes légendes, se montraient soucieux. Tous acculés devant une seule et même porte. Une porte close, derrière laquelle une femme poussait les plus effroyables cris qu’un être humain avait la capacité de produire. Des cris d’une violence extrême, ceux qui venait clôturer neuf mois d’une longue et pénible grossesse. Deux médecins se tenaient près de la souffrante. Elle démontrait toute sa volonté de clôturer ses abominables efforts et de découvrir la satisfaction absolue qu’une femme obtenait lorsque les sages-femmes disaient : « Félicitations, vous êtes maman. ».
Son mari lui tenait fermement la main, la serrant et la collant contre ses lèvres, comme pour compatir à cette épreuve.
Puis ce fut le moment tant attendu. Un garçon. Un beau garçon aux cheveux blancs déjà bien garnis sur le crâne. Le nourrisson poussait ses premiers cris, tandis que la mère ne put s’empêcher de sourire en versant ses premières larmes de maman. Le père, fier de son fils s’agenouilla au sol riant de joie, laissant les médecins face à cette bien jolie scène. Un repos bien mérité, pour cette femme qui tomba dans le sommeil, littéralement épuisée après une longue nuit d’efforts.
Le père sorti de la maison, son fils dans ses bras, entourés d’une couverture de laine tressée main par les anciennes du village. Mais la reconnaissance ne fut pas au rendez-vous. Les gens, dans un silence glacial dévisagèrent le père et l’enfant. Une crainte fondée sur un des plus vieux textes de l’histoire de l’humanité. Le paternel serrant son fils dans ses bras hurlait à la foutaise et la crainte infondée de ses voisins qui n'en furent pas moins rassurés. Puis voyant les gens rentrer peu à peu chez eux, et décryptant quelques profanations de malheurs concernant l’enfant, le nouveau papa fit de même retournant au chevet de son épouse.
Ironiquement le plus dur était à venir. Quel père irait crier la monstruosité de sa progéniture, lorsque seuls les mots d’une tablette de pierre, en témoignaient ? Les deux parents savaient ce que représentait cet enfant, mais ne purent se résoudre à accepter la possible sentence du vénérable du village.

Ce n’est qu’après les quelques jours de convalescence de la mère, que les trois protagonistes furent appelles dans la vielle maison de pierre de vénérable. Tôt ou tard, la confrontation devait avoir lieu. Pourquoi avait-il fallu qu’il naisse cette nuit-là ? Pourquoi avait-il fallu que cette nuit-là, soit la nuit de la légende ?
C’est assis dans son fauteuil de bois, que l’ancien reçu les jeunes parents, prêts à défendre leur sang.

- Vous savez ce qu’est cet enfant… Vous savez quel est son destin. Dit le vieil homme d’une voix très grave.

Il se leva lentement et approcha la table de bois, sur laquelle se trouvait une bougie allumée qui éclairait un peu cette froide demeure. Il prit un papier qui était posé sur la table et se mit à lire.

- Il s’agit là de la prophétie la plus vieille au monde. Ces écrits ont été considérés comme les plus anciens jamais retrouvés.

« Une nuit de pleine lune,
Écarlate, dans un ciel ténébreux.
Unique, sans que jamais,
Une pareille pénombre,
Un jour ne se reproduise…
Naîtra celui qui portera sur ses épaules
Le fardeau absolu de l’humanité.
Incarnation il sera,
Le mal ou le bien il représentera.
A l’aube des plus grands changements
Cet enfant orientera le monde
Vers la divine lumière,
Ou vers la noire apocalypse.
L’enfant porteur de la destinée,
Clé des grands changements,
Vers l’affreux futur peut mener
Ou le soleil du lendemain peut porter. »


- Ce sont les écrits de l’ange Albadriel. Il aurait gravés ses mots sur la tablette au cœur de la grotte de notre île.

- Je m’excuse grand vénérable. Xehanort n’est pas le seul enfant à être né cette nuit-là ! Il se peut que…  

- Il n’en reste pas moins le seul et unique enfant de l’île né cette nuit-là. Et c’est sur cette île que repose la prophétie depuis des millénaires. Vous ne pouvez pas le nier. Vous savez que cet enfant apportera le chagrin éternel ou la bienfaisance absolue pour le futur de l’humanité...

Il s’agissait en effet d’un fardeau très lourd. Le destin était en marche, il s’agissait des prémices de l’incroyable odyssée d’un futur héros. Il s’agissait pourtant bien de ce petit être enveloppé dans son drap de laine. Le réel problème était que la prophétie n’affirmait pas l’orientation du changement. L’enfant pourrait apporter le chaos comme un futur radieux. Seulement les extrêmes du village, avaient gagnés du terrain. Leur ordre d’idée était un concept simple : La vie n’était pas facile, mais elle n’était pas affreuse pour autant. Mieux valait se débarrasser du nourrisson et ne pas prendre de risque concernant le futur. Une solution qui commençait à avoir une idée favorable au reste des habitants de l’île, qui regardaient cet enfant qui n’avait rien demandé à personne, d’un mauvais œil. Il s’agissait de la plus vieille histoire du monde : la peur incontrôlable de l’inconnu. Les parents protestèrent autant que possible. Mais le temps n’était déjà plus aux pourparlers. La confrérie des sept allait tenir lieu d’une réunion exceptionnelle, au cours de laquelle un vote tiendrait lieu. Un vote qui témoignerait de la vie ou de la mort de l’enfant. La mère s’effondra en sanglots. Les règles étaient claires, aucune décision ne pouvait être discutée lorsque celle-ci serait votée par le grand conseil.
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Mer 14 Jan - 21:07

La journée passa et la réunion tant attendue arriva. Ce n’est qu’après une bonne heure de pourparlers entre les villageois et les vénérables, que le vote commença. Toutes les idées venaient d’être entendues. Sept votes, une décision irrévocable serait prise au terme du dépouillement. Après que les sept hommes encapuchonnés eurent voté, on désigna quelqu’un pour effectuer le dépouillement.
Un petit garçon, dont le visage ne trahissait aucune mauvaise intention. Il sortit des papiers de l’urne les uns après les autres en lisant à haute voix chacun des bulletins.

- Mort. Mort. Vie. Mort Vie. Vie.

Comme si la tension pour les pauvres parents n’était pas assez insoutenable, il fallait en plus que le dépouillement soit long et imprévisible. D’un côté certains priaient pour voir disparaitre cette hypothétique menace, de l’autre, des gens suppliaient les dieux de laisser la vie à ce pauvre enfant innocent. La tension avait de quoi rendre les gens fous, les parents quant à eux étaient au bord de la rupture d’anévrisme. Quand soudain…

- Mort.

Le silence absolu se dressa subitement lors de l’annonce du bulletin final. Celui qui condamnait l’enfant à disparaître. La mère hurla de rage refusant de donner son enfant. Même si une partie du peuple était en désaccord avec cette décision finale, les règles de l’île étaient claires. Une opposition aussi futile était-elle, à un verdict par vote des vénérables, était passible de la peine de mort. La mère s’en moquait et s’arracha des garde pour fuir dans la forêt, aussi vite qu’elle le pu. Le père fut emprisonné aussitôt, et condamné à mort après une décision rapide des vénérables les plus extrémistes. La foule scandalisée, ne pouvait se soulever contre cette loi ancestrale de leur peuple. La mère quant à elle continuait de fuir à travers les arbres. Griffée par les ronces, écorchée par les épines, Elle arriva sur la plage, où le gigantisme de la mer lui faisait face. Il s’agissait d’une mer calme, prête à accueillir les vogues d’un bateau. Ce qui ne tarda pas, un extraordinaire hasard, voulu qu’une grosse planche de bois ait échouée sur le rivage. Une planche qui n’avait tout de même pas la place d’accueillir deux passagers à son bord. Entendant les soldats du village la rattraper elle saisit la planche, plaça délicatement son enfant dessus et stabilisa l’embarcation de fortune. Elle avança dans la mer, poussant le radeau sur le calme plat de l’eau. Tandis qu’elle nageait aussi vite que possible pour prendre de l’avance sur ses assaillants elle parvint à fuir son île natale, brassant l’eau grâce à ses jambes. Elle prit une avance suffisante pour échapper à ses poursuivants et continua à avancer.

Après plusieurs heures de nage, la mère épuisée, continuait à nager, dans l’espoir de trouver une île pour pouvoir recommencer une vie. Elle pleurait le sort de son mari, qu’elle imaginait déjà mort, à juste titre. Tout en poursuivant ses efforts pour trouver un amas de terre sur cette étendue d’eau. Le bébé, loin d’être prêt pour un voyage comme celui-ci pleurait jusqu’à l’épuisement, s’endormant sur la planche de bois, toujours surveillé par son ange gardien maternel. Elle se débrouillait au mieux pour poser sa poitrine sur la planche, et nourrir son enfant lorsque celui-ci le demandait. Elle redoublait alors d’efforts sur ses jambes pour ne pas prendre appui sur la planche et faire chavirer l’embarcation de fortune.
La mère démontra toute la force de l’instinct maternel en tenant trois jours et trois nuits complètes, sans boire, manger, ni même dormir, pour essayer de trouver une île. Mais le matin du quatrième jour, les jambes de la pauvre femme n’avançaient plus, Aucune île n’était à l’horizon, et la pauvre mère sentait qu’elle ne tiendrait plus. A bout de force et de souffle, elle laissa couler une larme de désespoir le long de sa joue, comme pour hurler son chagrin. Une prophétie qui aura détruit sa vie. Jusqu’à lui voler son dernier souffle de vie.
Avant cela elle supplia les dieux de donner à cet enfant une chance de vivre sa propre vie. Elle supplia pour que son enfant survive à cette improbable Odyssée. Puis elle poussa une dernière fois sur ses jambes pour donner une dernière impulsion à la planche de bois sur laquelle le bébé était allongé. Elle lâcha ses mains de la planche et coula dans les abysses profonds de Grand Line.

Le bébé se retrouva seul face à une épreuve pour laquelle il n’était absolument pas prêt. Mais les dernières suppliques de sa mère furent entendues. Alors que midi approchait et que le jeune Xehanort pleurait de faim, un bateau s’approcha à plusieurs centaines de mètres. Un incroyable coup de chance ! Le bateau se rapprocha et les pleurs du nourrisson avertirent un des matelots du bateau, qui demanda l’approche vers la planche de bois.
Une fois à proximité, les marins remontèrent le bébé, complètement abasourdis par la découverte. Le capitaine du bateau, un homme costaud arborant une belle moustache brune, pris le bébé avec lui, et ordonna le retour au bercail.

Après quelques jours de voyages, et des difficultés logiques pour nourrir le tout petit, le bateau accosta dans un port étrange, sur une île qui l’était tout autant. Le ciel était vert, avec quelques teintes violètes clair. On entendait crier les dockers  de toute part. La capitaine descendit de son bâtiment le bébé au bras.

- Je vous laisse vous occuper de tout les gars, je vais mener ce gamin là où doit être sa place !

Le capitaine remonta la rue principale qui donnait sur le port. Pas du tout impressionné par les incroyables teintes de couleurs de l’atmosphère qui laissait penser à un autre monde. Sans doute était-il originaire de l’île. Il passa devant un bon nombre de magasin d’apothicaires avant de prendre un petit chemin de terre qui menait vers les extérieurs de la petite ville. Il arriva quelques minutes plus tard, devant une grande bâtisse, Une très grande maison, avec un grand portail en fer forgé en haut duquel on pouvait lire « Orphelinat ». Il sonna à la porte et fut accueilli par celle qui devait être la directrice en personne. Elle salua l’homme en s’adressant à lui de manière extrêmement amicale. Il s’agissait d’une femme très aimable, relativement grande avec des cheveux blancs. La cinquantaine, bien habillée, se tenant droite et usant d’un vocabulaire soigné. Le marin lui donna le bébé lui expliquant le peu qu’il savait de la situation. Autant dire pas grand-chose.
La femme regarda le cou du bébé et y trouva un petit médaillon en bronze avec un vieux lacet qui tenait l’ensemble.

- Xehanort Asylium ?

- J’imagine que cela doit être son nom... Ajouta le capitaine. «  Le plus curieux, c’est d’où provient le métal. Un expert en ferronnerie fait partie de mon équipage. Du bronze anthracite cuivré. Un alliage très rare que l’on ne trouve pas partout… Selon lui, l’île la plus proche d’où nous étions quand nous l’avons trouvé, qui pourrait extraire un tel minerai, est celle de Zero. Mais nous étions à plusieurs dizaines de lieues de cette île lorsque nous l’avons trouvé…

- Voilà qui est fort curieux. Un orphelin de plus donc.

- Je te le confie.  Ce p’tit loup n’a déjà pas eu une vie facile apparemment !

Il remercia son amie directrice et reparti de là où il était venu. La femme elle regarda le bébé, cherchant déjà une place pour l’accueillir dans son orphelinat.
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Dim 18 Jan - 2:21

Partie II
Royaume de Culteos, Grand Line. Environ 2400 ans plus tôt.

Déjà cinq années avaient passé depuis l’arrivée de Xehanort à l’orphelinat. Il avait déjà bien grandit mais avait conservé ses attributs de naissance tels que la blancheur de ses cheveux, ou encore ses yeux perçants. L’enfant s’était parfaitement adapté au charme du royaume de Culteos et à la vie en communauté qu’offrait l’orphelinat. Il n’avait toutefois aucun ami. Ce n’est pas que les autres refusaient de lui ouvrir les portes d’une franche camaraderie, mais bien lui-même qui refusait toutes formes d’approche avec les enfants de son âge.
L’explication était très simple, le jeune enfant était un surdoué. Il possédait des capacités mentales hors du commun. Si bien qu’à cinq ans à peine, il trouvait les activités, de ce qui aurait dû être ses camarades, totalement puériles et dénuées de sens. Il se tenait loin des espiègleries et des bêtises que la plupart des enfants commettaient à leur âge. Mais lui restait très droit, sans jamais avoir à supporter la moindre critique. Un comportement exemplaire qui lui valait les salutations des gens lorsqu’il déambulait seul dans les rues. Il accumulait les notes parfaites dans ses devoirs d’école, déjà clairement prêt à étudier des choses qui auraient dû dépasser de très loin son niveau.
Il avait appris à lire et à écrire en autodidacte peu de temps avant son troisième anniversaire, Il parlait déjà très correctement à cet âge-là, cumulant un vocabulaire exact, et une prononciation correcte. Il avait appris à compter seulement quelques temps après ses premières démonstrations d’intelligence. Et tandis que tous les enfants de son âge, travaillaient la construction des phrases simples, lui lisait de la philosophie ancienne et résolvait des équations mathématiques. Sa soif d’apprendre n’avait aucune limite, il étudiait les algorithmes, les fondements politiques de certaines cités très éloignées et la cartographie des atlas.
Une fois les cours terminés, il passait son temps libre à trois activités seulement : Faire ses devoirs, se balader dans l’île de Culteos, qui avait pour attribut d’être relativement étendue, et  étudier les domaines qui titillait sa curiosité. Il n’était pas rare du tout de le voir dans la bibliothèque de l’orphelinat jusqu’aux extrêmes limites des heures que les surveillants toléraient.

Ses facilités lui avait permis d’avoir accès aux étages supérieurs de la bibliothèque généralement réservé aux étudiants de l’université de Médecine et Botanique de Culteos. Par simple soif de curiosité, ce garçon essayait déjà d’apprendre diverses complexités nécessitant d’ordinaire plusieurs années d’études supérieures. Il enchaînait les cours et les études personnelles donnant chaque jour un peu plus d’ampleur à ses connaissances et sa culture.
Ses extraordinaires facultés mentales lui permirent de gravir très rapidement les échelons. Il sauta de nombreuses classes et arriva au collège à l’âge de huit ans. Il survola très clairement les deux années seulement qu’il y passa et en ressorti diplômé de très loin majeur de sa promotion. Il intégra le lycée à onze ans et suivi le même parcours que précédemment. Il ne sauta aucune classe mais enchaina les résultats exceptionnels et fini trois ans plus tard, son diplôme en poche avec les félicitations du rectorat. Sans changer ses habitudes il continuait à étudier les thèmes qui lui plaisait, en autodidacte, c’est ainsi qu’il débuta des études sur les sciences mythologiques disparues. Jamais la directrice ne lui avait caché son identité, ni ses racines. Il ignorait tout de ce qu’il s’était passé peu après sa naissance, mais se savait originaire de Zero. Il commença donc à étudier toutes sortes de légendes et de mythologies. Il intégra sans la moindre difficulté l’université de médecine biologique et botanique de Culteos. Il n’aspirait pas à devenir Médecin, chimiste ou scientifique, mais il s’agissait tout de même de la meilleure source d’information théoriques de l’île voire de tout Grand Line.

Il commença ses études, sans difficultés tant son avance en terme de connaissances était grande. A cela s’ajoutait le fait d’intégrer cette faculté à la veille de ses quinze ans, ce qui lui procurait une avance, à la fois intellectuelle et génétique. Il débuta de nouvelles recherches vers de nouveaux secteurs, il continuait à accroître ses connaissances géographiques sur le monde, et commençait à développer diverses connaissances sur les légendes qui régissaient le monde de l’époque. Un hasard tout à fait fortuit le poussa même un jour à prendre connaissance de la légende de la Lune rouge, sans penser un seul instant à quel point cette légende avait et allait façonner l’intégralité de sa vie. Il entendit aussi parler pour la toute première fois des fruits du démon. Il traitait d’ordinaire très peu de ce genre de balivernes. « Un fruit offrant des pouvoirs extraordinaires à celui qui le mange ? Foutaises… » se disait-il. Mais la récurrence des fruits du démon dans divers livres de toutes sortes, commençait à lui faire se poser des questions. S’il ne s’agissait que de simples fables, pourquoi les retrouvait-on dans divers livres d’histoire, dans diverses légendes ou encore dans certains manuels étudiant les créations naturelles biologiques. D’où venaient-ils ? Il ne put répondre à cette question malgré ses capacités cérébrales hors du commun, mais commença à s’intéresser au plus haut point à ces éléments qu’il jugeait troublants.

Quelques années plus tard, toujours autant passionné par les fruits du démon et toujours autant assoiffé par la connaissance, il tomba sur un très vieil ouvrage qui parlait de diverses armes, amenées un jour à être communément appelées "armes antiques", selon une vieille légende. Il commença à effectuer des recherches à ce sujet. Il s’agissait de cinq créations naturelles ou humaines amenant à une surpuissance absolue.
Les informations sur ce sujet étaient très rares, Neptune, Pluton, Poséidon, Jupiter et Saturne étaient les noms de ces armes, et cela correspondait à la quasi-totalité des informations qu’il put trouver à propos de ces armes. Il ignorait leurs pouvoirs, leurs localisations.
Le monde regorgeait d’innombrables branches vers lesquelles des milliards de possibilités s’immisçaient. Des armes antiques, des fruits du démon…
Pour la première fois Xehanort fut attiré par cette soif de l’inconnu, et du pouvoir qu’elle recelait. Il continua ses études avec autant de volonté et de rigueur pendant près de douze ans. Il sortit diplômé par le meilleur résultat jamais enregistré. Il avait clôturé ses études de biologiste et comptait les mettre à profit pour atteindre un but auquel il avait déjà réfléchi dès lors qu’il eut entendu parler des fruits du démon. Il avait donc débuté ses travaux sur la fusion des cellules végétales. Des recherches qui lui demandèrent une patience et une assiduité absolue. Il continua ses recherches durant quelques années, se déplaçant de royaumes en royaumes et d’îles en île.

Ses recherches qui étaient loin d’avoir abouties duraient déjà depuis plus de vingt ans. Xehanort venait tout juste de fêter son cinquantième anniversaire. Il se trouvait alors sur l’île qui abritait le royaume d’Alberobrogo. Poursuivant ses recherches et passant son temps libre à se renseigner au mieux sur les deux choses qui le fascinait : les armes antiques et les fruits du démon.
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Sam 24 Jan - 22:29

Chapitre II
Le Maître des Prophéties

Royaume d’Alberobrogo, Grand Line. Environ 2350 ans plus tôt.

Il vécut dans sa maison d’Alberobrogo, durant les plusieurs années qui suivirent. A cette époque il continuait sans relâche ses efforts pour obtenir des résultats probants. Seulement voilà, les fruits du démon étaient des sujets d’études très difficiles à obtenir. Il n’était pas possible d’obtenir des fruits du démon dans le premier marché venu. Il arrivait parfois que différents voyageurs ou autres aventuriers, possédaient des pouvoirs offerts par la magie de ces fruits. Il avait déjà croisé un pirate très amical qui manipulait la cire, un guerrier maîtrisant le magnétisme. Mais jamais il n’avait pu étudier véritablement les fabuleux dons qu’offraient ses fruits.
Plus le temps passait, plus une autre question le titillait. Ses origines. Pourquoi s’était-il retrouvé aussi loin de chez lui alors qu’il n’avait que quelques jours ? Qu’étaient devenus ses parents biologiques ? Ce n’est pas vraiment qu’il désirait les rencontrer, mais il s’agissait là d’une question qu’il se posait depuis sa plus tendre jeunesse. Vint un jour où il comprit que ces recherches sur les Fruits du démon n’aboutiraient jamais à moins de voyager. Il décida donc de partir, malgré ses cinquante années passées. Il choisit l’île de Zero, pour avant tout en savoir plus sur son histoire. Comme disait le proverbe : «  Celui qui ne se connait pas soi-même, ne peut connaitre ce qui l’entoure. » Il n’y avait rien de plus vrai. Avant de poursuivre ses recherches, il devait savoir d’où il venait et qui il était.

Il prit un bateau de transport et après quelques jours de voyages, il arriva enfin sur les lieux de son passé. Il débarqua, sans attendre que le bateau ne s’arrête, car en effet l’embarcation n’était pas faite pour aller sur la fameuse île. Il se retrouva donc seul, et pénétra dans l’épaisse forêt que sa défunte mère, traversa affolée par le désespoir des années plus tôt. Puis il arriva dans le village dont il était originaire. Sans être connu, ni reconnu, tous les habitant du village le regardaient d’un mauvais œil. Sa tenue, était clairement significative. Cet homme venait d’ailleurs, et les étrangers n’étaient pas les bienvenus. Il chercha quelqu’un susceptible de le renseigner, et aborda plusieurs passants sans le moindre succès. Puis un homme un peu plus ouvert que les autres lui indiqua la maison du vénérable. « Lui t’aidera !» Disait-il en expliquant avec des gestes la localisation de la maison. Il avança vers la dite maison et toqua poliment. Dès lors que le vieillard lui ouvra la porte, il reconnut l’enfant d’il y a cinquante ans. Il fut estomaqué devant les yeux flamboyant de l’homme qui se trouvait devant sa porte, il avait donc survécu. Il l’invita à entrer sans prononcer le moindre mot. Une fois à l’intérieur il ferma la porte à clé, pour ne pas être dérangé. Lui aussi avait de nombreuses question à lui poser, mais il se souvint de l’incident d’il y avait cinquante ans. L’homme en face de lui, qui était le principal protagoniste ne pouvait en aucun cas se souvenir de toute cette histoire, mais une chose était sure : l’histoire était en marche.

- Tu es Xehanort. Dit-il en s’adressant à son invité pour la première fois.

- Comment le savez-vous ? Je ne me suis pas présenté.

- Tu n’imagines absolument pas qui tu es, ni le rôle que tu auras dans ce monde…

Il invita Xehanort à s’assoir et lui raconta toute l’histoire depuis le début. Au terme du récit, l’orphelin fut estomaqué de ce qu’il venait entendre. Ce village avait voulu l’éliminer. Il ignorait encore qui il était mais il comprenait déjà mieux pourquoi il n’avait pas grandi sur son île natale.

- Je suis l’enfant de la légende ? Mais en quoi suis-je un danger ? Je n’ai rien demandé à personne… Demandait-il.

- Il est dit que tu apporteras la lumière ou le chaos. Les gens ont peur de l’inconnu, Tu seras un jour amené à découvrir l’étendue de ton pouvoir, et ce jour-là tu seras amené à orienter ton destin. Tu choisiras entre le bien et le mal, et portera le monde à sa destruction ou à sa grâce.

- Mais comment ? Je ne suis personne.

- L’ancien texte est formel, tu es l’homme qui changera le cours de l’histoire. Quant à tes pouvoirs, ils sont enfouis en toi. Tu ne les as pas encore découverts, mais tôt ou tard ils apparaîtront.

- Vous le savez, n’est-ce pas ? Vous savez quel est mon pouvoir… Devina Xehanort.

- Je ne sais pas quel est ton pouvoir, mais je sais en revanche ce que tu es…

- Ce que je suis ?

- Tu es l’une des cinq armes antiques de ce monde. L’être qui est capable de détruire ou de protéger ce monde.

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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Dim 25 Jan - 19:00

Il s’agissait là du paroxysme de l’étonnement. Lui qui enquêtait sur les armes antiques, en était une lui-même. Il ne s’agissait pas que d’objets matériels, non. Lui était un humain, un humain à qui les dieux avaient offert un incroyable pouvoir. Cependant il ignorait totalement de quel type de pouvoir il s’agissait. Tout ce qu’il savait des armes antiques, c’est qu’elles avaient le pouvoir de détruire le monde. La belle affaire, voilà qu’il apprenait être doté d’une puissance capable de tout détruire sur son passage.
Il ne savait plus quoi dire et le vénérable avait déjà tout expliqué.
Sans un mot, il sorti de la maison, et se dirigea vers le sommet de la colline ou reposait les stèles anciennes. Là où les légendes perduraient. Il s’assit devant les tablettes de pierre et fit le vide l’espace d’un instant. Il s’était toujours senti différent, animé de projets fous… Il pensait que cela était dû à son intelligence supérieure… En fait il ne s’agissait pas seulement de ça. Il avait cherché à se connaitre lui-même pour connaitre le monde par la suite. Il ne s’attendait pas à une telle révélation.

Comment en savoir plus sur le pouvoir qui l’habitait ? Voilà une question bien délicate. Les armes antiques étaient protégées par un secret absolu, il allait être bien difficile de découvrir la force qui sommeillait en lui.
Après quelques heures de réflexion, il se résolu à quitter son île natale qui ne lui apporterait rien de plus et prit la mer pour l’empire de Tesseh’Alla où, racontait-on, se trouvait un tout petit village bien au fait des légendes d’outre-tombe.
Il prit un bateau quelques jours plus tard, c’est-à-dire que rares étaient les bateaux qui s’arrêtait sur l’île de Zero. Puis après plusieurs jours de voyage, où Xehanort avait longuement réfléchi sur sa situation, le bateau accosta sur le port de la ville de Sybak, la cité des sciences de l’empire. Il y avait fort à parier, que si le jeune orphelin qu’il avait été, avait eu la chance d’étudier dans cette ville, aurait probablement pu devenir un très célèbre ingénieur, inventeur, ou encore chimiste. Quoi que l’Université de Culteos était très renommée. Il posa le pied à terre se dirigeant vers le village de la forêt : Ozette.


Partie II.
Grand Line, Empire de Tesseh’Alla. Environ 2450 ans plus tôt.



Il y eut environ deux bonnes semaines de voyage en solitaire au cœur des montagnes, des plaines et des forêts de Tesseh’Alla, avant que Xehanort n’atteigne le petit village. Ce n’était pas des blagues, le village était absolument minuscule. A peine de quoi faire tenir cent… Non. Quatre-vingt habitants, tout au plus. Au pied d’un immense arbre, dans l’ombre la plus totale, la bourgade était éclairée par des petits lampadaires de faible intensité. A croire que cette lumière provenait de pauvres lucioles qu’on avait enfermées là, pour éclairer.
Il entra dans ce qui paraissait être une petite boutique, et demanda son renseignement. Il expliqua qu’il avait entendu parler d’un sage vivant dans ce village. Un sage du nom de Xanar Herman, ayant passé sa vie à étudier les grands mystères de ce monde.

- Maitre Xanar ? Bien entendu, il s’agit du plus noble vénérable qui existe. Sa maison se trouve de l’autre côté du grand arbre, un tout petit peu à l’extérieur du village.

Sans même prendre la peine de remercier le magasinier, Xehanort sorti de l’échoppe suivant la direction que lui avait donné le vendeur. Il suivi un petit chemin de terre toujours éclairé par ces faibles lanternes, et se dirigea vers une assez grande maison qui semblait être celle qu’il recherchait. Il s’avança devant la grande porte de bois gravée, et toqua délicatement à l’aide du heurtoir.
Une jeune femme, ouvrit la porte. Elle avait une allure certaine, mais paraissait relativement froide, comme une jeune sorcière, pleine de beauté certes, mais qui émanait une aura démoniaque.
Xehanort n’y prêta guère attention et demanda à rencontrer Xanar Herman, l’homme susceptible de lui en dire davantage.

- Je suis Merena Sandstorm, la petite fille de Maître Xanar. Qui êtes-vous ?

Xehanort se présenta et prétexta avoir de simple question à poser au sujets des armes antiques. Il n’ajouta rien concernant sa découverte sur Zero, après tout il ne voulait pas parler à cette gardienne de fortune.
Elle ouvrit un peu plus la porte pour laisser passer le cinquantenaire, et le guida à l’étage jusqu’à une porte close. Son grand père était à l’intérieur, elle toqua avec précaution, et tourna la poignée en poussant légèrement la porte.
Un très vieil homme aux cheveux assez longs blancs était assis dans un fauteuil au repos. Il respirait fort, et imposait de sa présence. Sa descendance lui expliqua la situation et ce que voulait le voyageur. Après cela, le patriarche demanda à sa petite fille de laisser les deux hommes seuls, ce qu’elle fit en se retirant discrètement.

- Je me nomme Xehanort, j’ai traversé une grande partie du monde pour venir vous trouver…

- Je sais qui tu es. Tes yeux aux couleurs des flammes ne laissent aucun doute…

Il se leva de sa chaise, et malgré son grand âge avança sans la moindre difficulté jusqu’à son invité. Il tira une chaise et le força à s’assoir. Xehanort accepta sans poser de question.

- Je sais pourquoi tu es ici. Toute ma vie j’ai étudié les légendes et les prophéties. Les fausses et les vraies, les stupides et les essentielles. Mais jamais aucune ne m’as parue plus importante que celle qui t’amène ici.

- Vous savez ce que…

- Ne dis rien. S’exclama-t-il en coupant la parole. Tu es celui qui changera le monde. Ce lui de qui naitra le feu ou la paix. Je sais tout de qui tu es et de ce qui t’habites. Tu vivras ici pendant les prochaines semaines, jusqu’à temps que je juge que tu es bien apte à porter le monde vers le salut et non pas à la destruction.
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Mer 28 Jan - 20:43

Incroyable. Comment pouvait-on viser plus juste ? Lui qui cherchait des réponses, avait trouvé la personne qui paraissait être la plus appropriée pour lui répondre. Mais la confiance était une chose qui s’obtenait avec le temps, et ce vieillard semblait l’avoir pleinement compris.
Ce vieillard, s’était auto attribué un rôle que personne ne lui avait demandé. D’un autre coté Xehanort était venu ici pour rencontrer ce grand homme. Il ne pouvait pas faire mieux.
Il prit ses affaires et suivit Merena qui lui indiqua sa chambre. Au second étage, sous les toits en pentes de la vieille bâtisse.  Sommaire soit, mais suffisant, jugeait-il. Après tout il était là pour apprendre, ce lieu était un simple dortoir. Un matelas et une couverture lui aurait suffi. Il avait à la place de cela, un joli lit en fer forgé, dans une pièce certes petite, mais suffisante, avec un bureau au fond, sur lequel on pouvait trouver du papier, et des crayons. De quoi se mettre dans l’ambiance.
Il posa ses affaires sur son lit, sans même prendre la peine de les ranger, et s’installa subitement au bureau, Il trempa la plus belle plume qu’il y avait dans l’encrier, et commença à écrire sur le papier. « Mémoires ». Probablement pour ne jamais oublier qui il était, et d’où il venait. Le chemin qu’il avait parcouru pour arriver jusqu’ici, et apprendre, ce que personne au monde ne pouvait savoir. L’homme au destin fantastique, celui qui changera le monde… Il n’avait jamais demandé un tel fardeau, mais s’en accommodait. Sa soif de connaissance et sa curiosité, étaient plus fortes, et son destin lui permettrait de l’étancher.

Durant les jours qui suivirent, Xehanort étudia tout ce qu’il y avait à savoir sur le monde. Le vieux sage Xanar lui transmit ses connaissances et son savoir. Partageant son temps entre l’histoire du pays et les études biologiques de la faune et la flore. Les connaissances d’un sage… Toute la complexité des études de l’être en tant que matière mais aussi en tant qu’esprit. Il lisait les livres à toutes vitesses, se souvenant de chacune des écritures avec une exactitude remarquable. Il essayait de lier certaines études entres elles, afin de déduire de nouveaux progrès. Il réfléchit, expérimenta, et conclut. Certaines étaient des erreurs, d’autres étaient beaucoup plus fructueuses, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités, et de nouveaux horizons à diverses perspectives.
Peu à peu, l’apprenti s’intéressa aux études de transmission de pouvoir. Les organismes capable de transmettre leurs capacités à d’autre. Un progrès génétique hors du commun, qui pour la première fois donnait un mal fou à Xehanort. Lui qui avait toujours était le premier dans tous les domaines, lui qui n’avait jamais ressenti la moindre difficulté à comprendre les choses, trouvait enfin un objet d’étude de son niveau.
«  Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » se disait-il. C’était vrai, il lui fallait du temps pour que ses recherches aboutissent. Il y travaillait tous les jours, après avoir fini les devoirs que lui confiait son maître. Sans même tenir compte de la fatigue, l’élu étudiait et expérimentait parfois jusqu’à vingt heures par jour, et ne s’accordant qu’une petite pause pour se restaurer et se reposer.
Des jours passèrent, puis des semaines, ainsi que des mois. Avant que pour la première fois, Xanar n’offre à son apprenti, une journée de repos. Il expliquait que l’aération de l’esprit était aussi une méthode pour mieux apprendre. Fidèle et obéissant, Xehanort, décida de sortir de la maison qu’il avait intégrée, six mois plus tôt. Il partit se balader dans les contrées sombres de la forêt d’Ozette. Il en profita pour observer la majesté des arbres gigantesque, devant lequel le plus formidable des humains, semblaient être une vermine insignifiante.

C’est en arrivant au cœur de la forêt qu’il aperçut un arbre différent. Gros certes, mais bien plus petit que ceux qui l’entouraient. Travailler le cerveau était une chose, mais il ne fallait pas laisser son corps se tasser. Il escalada l’arbre et s’assit dans les branches touffues et brunâtres de ce qui devait être un cèdre.
Curieusement, son visage fut attiré vers une branche, sur laquelle était posé un fruit d’une étrange couleur. De par ses nombreuses connaissances, Xehanort comprit qu’il s’agissait d’un fruit du démon.
Incroyable ! Lui qui étudiait toutes les diableries de ce monde, allait obtenir un sujet d’étude véritable. Il saisit le fruit, et l’observa sous tous les angles. Formes, couleur, odeur, il ne laissa rien au hasard, notant sur le petit calepin qu’il avait toujours sur lui, chaque détails de ce trésor.

Mais malgré son génie, l’apprenti n’en restait pas moins un humain. L’envie, la curiosité, la recherche d’un pouvoir unique, tout dans ce fruit l’appelait à croquer, et à se délecter de sa saveur. Après avoir longuement lutté, dans un face à face infernal, Xehanort succomba à la tentation, et approcha le fruit de ses lèvres. Il en mangea d’abord un petit morceau. Trop petit pour sentir un quelconque gout. Il se décida, et plongea la boule dans sa bouche, en croquant une bonne part.
Infect. Le jugement était sans appel. Mais fort de sa conviction, il se força à avaler et à finir l’immangeable. Il patienta un instant, espérant constater un changement. Il le savait, le pouvoir qu’il gagnerait, n’était pas sans contrepartie. Jamais plus, il ne nagerait dans la mer, jamais plus, sa peau n’entrerait en contact avec l’iode contenue dans les océans. On ne pouvait pas tout avoir.
Il espérait en revanche pouvoir constater un changement, mais du se résoudre à rentrer sans le moindre indice. Il n’y avait pourtant pas de doutes, il s’agissait bien d’un fruit du démon. Qu’importe, tôt ou tard les effets se manifesteraient...
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Dim 1 Fév - 0:02

La journée se finissait tout juste. Un repos à la fois mérité mais aussi prolifique. Bien que les effets du fruit du démon ne s'étaient pas encore manifestés, il s'agissait tout de même d'une sacrée trouvaille. Il remonta dans sa chambre, et ne mit guère de temps à s'endormir.
Il reprit dès le lendemain, ses habitudes. Le travail de l'esprit. A l'étude le jour, aux expérimentations le soir. Ce programme restait le même, jours après jours, semaines après semaines. Il ne sortait pas et ne voyait personne. Il s'était toutefois lié d'une profonde amitié avec Merena, qui avait pourtant facilement vingt-cinq voire trente année de moins que lui. La jeune femme le trouvait fascinant, et lui, la trouvait intéressante. Un don rare chez les gens selon Xehanort. Ce n'était pas la de la misanthropie, mais simplement un avis peu banal. Les gens n'étaient pas dignes d’intérêt. Idiots, et puérils. Arrogants et vaniteux. Naïfs et aveugles. Ils ne voyaient jamais bien loin, toujours à la recherche de ce qu'ils appelaient le pouvoir, sans savoir exactement ce qu'était LE véritable pouvoir. Certains acquerraient la force physique, d'autres dont la nature avait était moins clémente avec leurs corps ingrats, acquerraient la force des connaissances. Sans jamais tenir compte des immenses autres sources de pouvoir que la nature offrait aux hommes... la force mentale, la force psychique, la force des mots et bien d'autres encore.
C'était en cela qu'il était étonnant de voir Merena si attaché à Xehanort. Elle n'avait rien d'exceptionnel, une intelligence commune, dans la moyenne. Une force physique non négligeable, mais très loin des grands guerriers de ce monde. En revanche elle possédait une qualité que l’apprenti adorait. La capacité à comprendre la miséricorde de la race humaine. Elle savait à quel point les hommes étaient sans intérêts, et se désespérait seule de faire partie de ces créatures. Une forme de sagesse.
C'est ce qu'avait lu l'apprenti dans un de ses ouvrages "Qu'il est grand de se savoir misérable, et tellement misérable de se savoir grand." Celui-là même qui avait écrit ses mots, était l'un des rares à se placer au rang du dessus.
Tant leur complicité devenait forte, les deux amis devinrent finalement des amants. Et malgré ces années d'écart, un amour sincère commença à se développer. Lorsque Xehanort finissait ses travaux, il passait du temps avec elle, Des ballades récréatives en forêt, à parler de la psychologie humaine, et à développer divers thèmes de philosophie. Les conclusions pathétiques sur les hommes et leur volonté qui témoignait de leurs inféconds esprits. Pas de doute, le monde serait bien meilleur sans la majorité de ces êtres obsolètes manquant de pourrir l'humanité toute entière. Les rois jouissants de leurs pouvoirs, cachés derrière leurs solides murs de pierre, ceux-là même qui trembleraient comme des enfants une épée à la main. Pourquoi le monde était-il fait ainsi ? Merena le comprenait mieux que personne, et souvent ils s'amusaient à imaginer ce que serait le monde de la perfection. Une idéologie à la fois injuste et malsaine, l'intervention du divin, expliquant le bien et le mal. Mais une idéologie meilleure, proscrite de crimes et d'animosité.

Xehanort continua à étudier durant deux années complètes, au cours desquelles il vécut une véritable histoire d'amour avec Merena. Et arriva un jour, où le constat le frappa. Ses recherches et ses études avaient atteint un tel pic vertigineux, qu'il avait dépassé le maître Xanar. Animé par le respect de son ancien il continua à suivre ses conseils et à étudier ce que le vieillard lui consignait.
Jusqu'à ce qu'un jour, l'apprenti déserta la maison, sans donner de signe de vie. Xanar inquiet, somma Merena de le retrouver au plus vite. Le vieil homme pressentait quelque chose de mauvais. Après tout son disciple était l'élu. Il ne pouvait se permettre de lui laisser des fantaisies pareilles.
Fort heureusement, Merena le ramena, et la vie reprit son cours normal. Une fausse alerte sans conséquence. Cependant, ces excursions inopinées se réitérèrent de plus en plus souvent. Une fois dans le mois, puis dans la semaine, puis deux, puis trois, jusqu'à s'absenter dès que bon lui semblait. Comme un élève qui filait du mauvais coton.
Un jour, durant une nouvelle fugue de Xehanort, le vieux maître décida de parler de son véritable pouvoir. Xehanort était capable de déchaîner les créatures célestes, et de faire du ciel, son terrain de jeu. Un pouvoir dont il devait absolument lui parler avant qu'il ne soit trop tard. L'élu devait impérativement comprendre la destinée qu'il avait dans ce monde, et à quel point son rôle était déterminant. Mais hélas, lorsque Xehanort revint dans la maison, c'est animé d'un tout autre désir qu'il se présenta à son maître.
Ce dernier était allongé dans son lit, prêt à lui expliquer ce qu'il était encore censé ignorer.

- J'ai à te parler Xehanort. L'heure est venue.

L'apprenti ne bougea pas d'un seul pouce. Observant le maître de ses yeux flamboyants.

- Tu es celui qui...

- Je sais déjà tout cela. Coupa-t-il avec sûreté.

- Comment ? s'exclama le maître.

- Xanar, j'ai suivi à vos coté toutes les études que vous m'avez enseignées, j'ai respecté vos savoir, et appris ce qu'il y avait d'essentiel. Vous n'avez plus rien à m'apprendre.

- Voilà qui est bien présomptueux. La connaissance et le savoir sont des choses infinies.

- J'ai justement l'infinité du temps devant moi pour les étudier.

- Tu as beau être l'élu, ta vie arrivera un jour à sa fin ! D'ici là tu devras orienter le monde vers la lumière !

Il se tut, conservant le silence le plus profond en fermant les yeux. Il secoua la tête avant d'ajouter.

- S'il y a bien une chose que j'ai compris maître Xanar, c'est que le monde est fabuleux, mais que l'humain est la cause de son pourrissement.

- C'est pour cela que tu es venu au monde Xehanort, rétablir l'ordre, et guider les hommes vers un futur radieux.

- Rassurez-vous... C'est bien mon intention.
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Mer 4 Fév - 23:58

Il se mit à marcher autour de la chambre de son maître, sous les crépitements du feu, et se dirigeant vers la bibliothèque. Il fit demi-tour, levant la tête au ciel comme s'il réfléchissait, et ajouta enfin.

- J'ai bien l'intention d'appliquer la justice sur les hommes, de démontrer la stupidité et de la condamner.

- Que dis-tu ?!

- Le seul mal que l'homme ne pourra jamais guérir est la stupidité. Je créerais un monde où seuls les hommes dotés de sagesse et d'humanité seront admis.

- Qu'est-ce que cela signifie ?

- C'est un principe de la vie maître Xanar. Pour reconstruire il faut avant tout détruire. Considérons cette phase comme celle du renouveau.

- Tu dois guider les hommes vers un meilleur lendemain, pas faire en sorte qu'il n'y en ait pas !

- Ne vous inquiétez pas, tous les humains ne mourront pas. J'établirais les critères, définirais la justice. Un monde ou la perfection ne serait pas, mais ou tout être contribuerait à s'en approcher.

- Les crimes sont un mal je ne le nie pas, mais éradiquer le monde est le crime le plus affreux qui existe. Seuls les fous ont eu ce genre de desseins.

- Les fous dont vous parlez ne recherchaient que le pouvoir. Moi je me moque du pouvoir, je veux établir l'ordre absolu, l'agencement d'une unité harmonieuse, où tout être concevrait de vivre en paix.

- Une utopie fabuleuse.

- Bientôt une réalité.

- Cela suffit Xehanort !

- Vous n'avez plus rien à m'apprendre maître, mais votre savoir et vos connaissances seront un pilier du monde que je vais mettre sur pied.

- Reviens à la raison Xehanort, ce n'est pas en tuant que tu apporteras la paix.

- Je ne considère pas cela comme un meurtre, mais comme un don pour un monde meilleur.

- J'ai visiblement failli à ma mission. Je vais devoir t’arrêter, je regrette que les ténèbres de ton cœur aient eut raison de toi...

Il se leva de son fauteuil, prenant appui sur ses bras, et empoignant sa canne. Il avait été dans le passé un formidable guerrier armé de son bâton. Un véritable manieur aux grandes capacités. Mais cette fois, à l'instant même où il se dressa sur ses deux jambes, il sentit son corps lourd, et retomba aussitôt dans son siège de confort. Ses jambes ne le supportaient soudainement plus.

- C'est là votre plus grande erreur, maître. J'ai non seulement appris vos études, mais j'ai aussi appris à vous connaitre. Je savais que vous rallier à mes projets étaient une cause perdue...

- Que m'as tu fais ?

- Votre erreur a été de croire que mes projets n'étaient pas partagés...

Dans un silence de glace, et une effroyable surprise, Merena franchit le seuil de la porte, regardant son grand père avec désolation.

- Pourrir ici à vos coté n'as jamais fait partie de mes projets. déclara la jeune femme.

- Merena, j'ai pris soin de toi à la mort de tes parents, est-ce là ta manière de me remercier ?

- Allons allons n'est-ce pas le rôle d'un grand père de prendre soin de ses petits enfants ?

- C'est avec une femme qui empoisonnerait son propre grand père que tu comptes rebâtir le monde ?

- Du Créotolane de Cyamonium. Ce n'est pas un poison mais bien un anesthésiant. Considérez qu'elle a fait ce qu'elle a pu pour soulager votre colère. Votre cœur n'est plus tout jeune après tout...

- Où as-tu appris l’existence de ce produit ?

- Il y a déjà bien longtemps que j'ai découvert votre réserve au sous-sol. La trappe sous le tapis n'est pas l'idée la plus originale. Je me suis permit de vous emprunter quelques-uns de vos ouvrages cachés avec vos produits. Vos découvertes sont extrêmement intéressantes !

- Ne te crois pas capable d'expérimenter mes découvertes, il m’a fallu toute une vie pour y aboutir.

- Comprenez bien cher maître. Je vous ai surpassé. J'ai toutefois un cœur et vous supprimer ne fait pas partie de mes plans. Aidez-moi à construire ce monde dont nous rêvons tous au fond de nous.

- Si tu crois que l'ordre de l'humanité naîtra de la mort de chaque individu, c'est que toutes ces années d'études ne t'ont servis à rien !

- Je regrette vraiment d'en arriver là...
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Sam 7 Fév - 13:26

Il saisit une petite bouteille, à l’intérieur de sa veste noire, il déversa le liquide un peu partout dans la chambre. Une fois la bouteille vide, il saisit une braise dans la cheminée, à l'aide d'une pince de métal, et la jeta sur le liquide. Le tout s’enflamma aussitôt, laissant la chambre devenir un brasier très rapide.
Merena sortit de la chambre, laissant les deux hommes seuls une dernière fois. Xehanort suivit le pas d'un air presque désolé, en regardant son maître.

- Je vous donne ma parole, que je mènerai un jour le monde vers la lumière.

- Tu ne t'y prends pas de la bonne manière Xehanort.

Il se dirigea vers la sortie, laissant son maître dans un brasier ardent, mais fut intercepté par les ultimes paroles déterminantes de cet homme qui lui avait tout appris.

- Xehanort !

Il se retourna une dernière fois vers cet homme qui semblait plein de détermination et qui n'avait visiblement pas peur de la mort atroce qui l'attendait.

- "De la claire journée, aux horizons du firmament
Le trépas de tes noirs desseins,
Sera la fin de ton chaos menaçant.
Lorsque du ciel viendra,
Les trois constellations salvatrices
Amenant la paix, et ton glas,
Couvrant le monde de ces cicatrices."

Devant ses mots, le génie de Xehanort fut pris de stupeur. On ne surnommait pas cet homme le maître des prophéties pour rien. Ignorant momentanément ses dernières paroles il rejoignit sa bien aimée aux extérieurs, observant le brasier infini au cœur de la sombre forêt. Une fois le spectacle terminé, ils prirent ensemble la route vers un monde meilleur.
Toutefois, c'est l'esprit tourmenté que l'élu entama son chemin vers la lumière.

- Que ce passe-t-il ? demanda Merena.

- "De la claire journée, aux horizons du firmament le trépas de tes noirs desseins, sera la fin de ton chaos menaçant.
Lorsque du ciel viendra, les trois constellations salvatrices, amenant la paix, et ton glas, couvrant le monde de ces cicatrices." Il s'agit de la malédiction que m'as lancé ton grand père avant de mourir.


Elle fut alors prise de stupeur à son tour. Elle savait mieux que quiconque, que les prophéties de son défunt ancêtre étaient sure à cent pour cent.

- Du calme. La question essentielle n'est pas de savoir ce qu'il adviendra de moi, ni même quand.

- Qu'elle est-elle selon toi ?

- Ton ancêtre tirait ce pouvoir d'un fruit du démon. Qu'advient-il d'une prophétie sure, lancée par un homme mort ?

- Le fruit du démon de la prophétie et désormais apparu quelque part dans le monde.

- Exactement. De ce fait, la prophétie qu'il a lancée avant de mourir doit-elle être considérée comme valable ?

- J'admets ne pas m'être posé la question...

- Ne t'inquiètes pas pour ça, je vais décortiquer sa prophétie et me tenir prêt à agir en conséquence.

Sur ces ultimes paroles, Xehanort et Merena partirent vers l’accomplissement d'une tâche impossible, qui définirait les traits du monde pour le restant de l'histoire de l'humanité.
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MessageSujet: Re: Les origines du Mal   Jeu 12 Fév - 10:10

A lire avant de lire le chapitre:
 


Chapitre 3


Les précédents chapitres ayant donné lieu à la mise en place du scénario, ne sont que des préludes de la véritable histoire. En d’autres termes, les chapitres précédents n’étaient là que pour poser le cadre, et présenter Xehanort, le personnage principal de l’histoire de Chess.
Ici commence l’aboutissement de la légende du monde de SSD, et les explications réelles sur la création de cette organisation.
Ceci explique aussi, le bond en avant de près de 1200 ans.
Voici, lecteurs et lectrices, l’histoire en marche de l’idéologie de cette organisation.


Partie I
Autumn Forever, West Blue, environ 1200 ans plus tôt.



- Bon sang ! Je suis méga en retard ça craint !

Bondissant de branches en branches, le jeune homme à la chevelure argentée, accentuait le pas un peu plus à chaque foulée. C’était un jour important, et bien sûr, il était en retard. Le seul jour où il ne pouvait se le permettre… Il ne lui restait que peu de temps avant d’être au point de rendez-vous, mais malgré cela, la distance lui garantissait un retard de quelques minutes.

***

- Évidemment le seul jour où il doit se pointer à l’heure sans faute, il est à la bourre ! Rouspéta Cassiopée.

- Une chance que le maître ne soit pas encore là… assura Orion.

- Tout de même… On le connait il est toujours à la bourre mais sincèrement il aurait pu faire un effort aujourd’hui. Admit Atria.

D’un petit chemin de terre dont on apercevait un château au loin, apparut un homme assez vieux. Vêtu entièrement de blanc, comme un kimono de maître martial. Il approcha le pas lent, les mains dans le dos, et le buste légèrement penché vers l’avant. Enfin il arriva sur place, observant les trois jeunes âmes qui se trouvaient là.

- Orion, Cassiopée, Atria, vous voilà. Et… il s’arrêta un instant, observant les alentours. Où est Phénix ?

Soudain, jaillissant de la masse touffue et verdâtre de la forêt, une ombre s’écrasa au sol avec un grand manteau noir. Glissant sur quelques mètres, laissant un nuage de poussière, sur sa tracée.
Tout le monde regarda cette masse improbable gésir au sol, la tête dans la poussière. Atria s’avança et tira le bras du garçon, pour l’aider à se relever.

- T’es grave quand même… Juste aujourd’hui, t’aurais pas pu au moins arriver à l’heure ?

- Désolé Tria… j’ai fait comme j’ai pu, mais pas moyen…

- Arrête d’écorcher mon nom comme ça !

- Dis Orion, maladroit comme il est tu crois qu’il s’en sortira durant son Odyssée ?

- Il vaut mieux… Je ne suis pas convaincu mais bon… lui répondit le jeune homme en regardant sa camarade la bouche de travers.

- Si vous le voulez bien, je pense qu’il est temps de commencer… déclara le vieil homme.

C’était un grand jour, et les quatre jeunes le savaient. Rassemblés devant la forêt rouge de la route du nord de Port Vignerouge, la maître QI Gon les avait rassemblés ici pour un départ très attendu.

- Atria, Cassiopée, Phénix, Orion. Depuis le jour où vous avez su vous tenir sur deux jambes, je n’ai eu de cesse de vous entraîner et de vous inculquer mon savoir. J’étudie les sciences depuis plus de soixante ans, et je suis dans la recherche historique depuis ma plus tendre enfance. Chacun d’entre vous sait, ce que vous représentez pour ce monde. Certains ne connaissent pas les paroles de la légende, mais pourtant vous êtes bien ceux dont la prophétie fait mention. Toutefois comme vous le savez, la prophétie fait mention de trois sauveurs, et non de quatre. L’un d’entre vous ne fait pas parti du trio légendaire dont la légende fait mention, mais son rôle n’en reste pas moins important, accompagner vos amis dans la quête de sauvegarde du monde.

Il y eut un long silence. Depuis leur plus tendre jeunesse, le maître avait été un père pour eux. Il les avait nourri, logé, et leur avait inculqué l’éducation adéquate, tout en les entraînant au combat pour ce jour si particulier. Eux qui avaient été abandonnés à la naissance, retrouvés seuls, de pauvres nourrissons avec une plaquette d’acier autour du cou, avec leurs noms et prénoms gravés comme seul indicatif.

Maître QI Gon:
 
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