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 Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !

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Ayane

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MessageSujet: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Lun 19 Jan - 19:55

Après ce périple sur Misery Island, je suis pas malheureuse d'enfin arriver sur Comity Island. Une île propre où la mort et le désespoir ne planent pas partout ! Je remercie poliment Aelathen de m'avoir déposée et nous nous disons au revoir rapidement, évoquant la possibilité d'une rencontre future sur les mers. Je le laisse dire mais en réalité je n'y crois pas trop. Je suis un assassin. Si je fais bien mon travail, d'ici peu de temps, on commencera à parler de la présence de Murasaki Chô. Si je reste dans la quintessence de mon art, personne ne pourra mettre mon visage sur un avis de recherche.

Je regarde autour de moi et clairement, Comity Island est plus accueillante. L'île sent la richesse mais pas comme sur Sakoutpasishèr, ce n'est pas malsain, personne ne cherche à l'étaler. Tout simplement parce que c'est un milieu naturel ici. Seuls les riches et les touristes sont admis. Ou la Marine. Comme une ombre bienveillante, l'imposante bâtisse trône entre des bâtiments de plaisance dans un style militaire, sobre et élégant pour ne pas jurer avec l'ambiance luxueuse de cette île de repos. Je sais qu'ici, je n'aurais pas d'ennui. Population aisée, pas de criminalité ou très peu grâce à la présence de la Marine. De toute façon, je ne suis pas ici pour apposer mon sceau mais pour glaner des informations sur mon père.

J'avais établi, il y a de cela un an et demi, une liste de toutes les identités  de Genra ainsi que toutes les îles où il m'avait affirmé avoir des pieds à terre. Son nom le plus utilisé est Kusari Gama. L'humour de mon père me fait sourire. Transformer l'appellation d'une arme ancienne en un nom, c'est bien Genra tout cracher.

Mon visage est figé, austère, je le sens, parce que je ne suis pas à l'aise. C'est une île élitiste qui ressemble à la mienne. La crème de la crème y est admise et je redoute un rejet viral comme dans mon village natal. Je porte machinalement mes doigts au bord de mon œil droit et ferme les paupières. Ses pupilles sanglantes vont sans doute encore me porter préjudice. Je fais peur. Je l'assume.

Je relève la tête et ouvre les yeux, rassurée par ma propre volonté. Il est temps de commencer à interroger les gens. Si j'ai bien appris quelque chose de toutes ses gardes inutiles sur Kurain ou encore les rares fois où un prisonnier nous échappait, c'est qu'il ne fallait sous-estimer aucune source d'information. Commerçants, simples passants, agréments, tout le monde est susceptible de posséder une information. Mais il faut commencer d'abord par des endroits tactiques. L'office du tourisme, la mairie, éviter la Marine, et les endroits les plus fréquentés. Si mon père a un pied à terre ici, c'est qu'il a réussi à se faire une vie tranquille et loin de tout danger ici. Kusari Gama est donc un homme serviable, souriant, avenant mais discret. Hmmm … Je sais que personne ne me dira qu'il est là ou le lieu où il réside quand il vient ici mais au moins savoir s'il avait été aperçu ici ces derniers temps seraient une source d'information exceptionnelle. Misery Island s'était avérée être vide de tout renseignement.

Je commence mon long travail en allant à l'office du tourisme donc, regardant curieusement toujours autour de moi. Je suis assez déçue pour le moment de mes voyages, j'ai trouvé beaucoup de similitudes avec mon île, alors que nos anciens textes se vantent du caractère unique de notre société. Sakoutpasishèr était une île dominée par la puissance d'une organisation où la richesse faisait loi, comme à Tenjinmon. Pourtant, il y avait aussi une réelle différence par la mode, la population et cette ouverture sur le monde. Formidable concept mais Ô combien dangereux qu'est le tourisme. Misery Island est de loin celle qui me déplait le plus à ce jour. Je pense même que leurs anomalies dépassent celle de mon peuple. Nous ne sommes pas fous à ce point. Nous partageons en revanche le même sens de l'accueil. Mortel. Se retrouver de l'autre côté de la barrière et, je dois le reconnaître, bien moins drôle.

Face à la jolie maison dotée du symbole « tourisme », j'arrête mes pensées fugaces et mes pas assurés. Peut-être une première source d'information. J'entre et mon cœur se gonfle de désarroi en voyant le monde qu'il y a. Beaucoup de queue et d'attente en perspective. Je décide néanmoins de le mettre à profit. Je fixe la personne devant moi, mémorisant rapidement ses traits et sa physionomie puis vais voir la seconde personne de la queue, au moins six personnes devant moi.

Ni une, ni deux, j'engage la conversation.

— Bonjour, excusez moi de vous déranger mais je recherche mon père, Kusari Gama, il passe une partie de son temps ici à Comity Island mais il a récemment disparu, vous ne l'auriez pas vu ou ne connaitriez pas quelqu'un qui pourrait me renseigner ? Il est grand, les cheveux blancs, la peau mâte, les traits tirés de fatigue, il collectionne les masques et porte toujours un semblable à celui-ci à sa ceinture.


Genra, papa de Ayane:
 

Au moment où les mots franchissent ma bouche, je les regrette. On porte ou dévoile nos masques pendant les assassinats. Genra porte effectivement le sien à la ceinture mais il est imprudent de montrer que j'en possède un aussi. Le meurtre de Nobuo Uematsu n'est pas si lointain que cela. Je révèle néanmoins l'objet en bois noir renforcé et laqué mais le jeune homme nie d'un signe de tête avant d'être appelé au comptoir.

Pas découragée, je questionne très exactement de la même façon la personne suivante de la file d'attente. Les réponses sont toutes identiques mais les regards varient. On me dévisage, observe ma tenue et semble finalement m'approuver quand j'obtiens un sourire poli, le rejet est aussitôt visible, comme me l'a prouvé l'air désapprobateur d'une femme environ quinze ans plus vieille que moi. Je suis assez contente de m'être changée sur le voilier de Aelathen, ma tenue est propre, élégante, « sexy » d'après le prêtre, mais cadre bien néanmoins avec l'île.

Oui, Ayane est mon mannequin :
 

Le temps que j'interroge tout le monde, c'est à mon tour de faire face à l'employée de l'accueil. Je lui souris le plus aimablement possible et formule ma requête.

— Nous n'avons pas vu Mr Gama depuis au moins deux ans et demi
, me dit-elle, me renfrognant un peu.
—Est-il possible qu'il soit venu mais que l'office du tourisme ne l'ait pas remarqué ? Si oui, à qui dois-je m'adresser pour espérer des informations ?
— La Mairie se sert de nos informations et de celle de la Marine mais les employés font trop de tri dans ce flux d'informations. Je vous conseille d'aller voir directement la Marine pour obtenir quoique ce soit. Après tout, si votre père a disparu, c'est auprès d'eux qu'il faut le signaler.
— On aime régler nos problèmes en famille, dis-je un peu sèchement face à la recommandation. Mais merci, passez une bonne fin de journée.

Je me détourne rapidement et soupire. Obtenir des informations via la Marine. Ce n'était pas prudent ou stratégique mais soit. Je passe devant des théâtres et autres opéras avec un air sceptique. Pourquoi mimer la mort quand on peut l'infliger si facilement et en s'amusant ? Cela me rappelle le petit révolutionnaire de Sakoutpasishèr … vraiment un gâchis.

Comme un réflexe naturel, je reste à distance du bâtiment représentant l'autorité. Je ne suis pas une tueuse très célèbre et je n'ai laissé aucune trace mais le risque est là. D'autant plus que, jamais le gouvernement ne couvrirait nos traces. Ils ont le CP9 pour ça. Et nous en ont déjà menacés.

Pauvres fous, nous sommes tellement meilleurs.

Je regarde le bâtiment fixement depuis un certain quand je vois une civile s'approcher de moi. Grande, elle me domine d'au moins 10 cm alors qu'on doit avoir sensiblement le même âge, brune, tout aussi pulpeuse que moi, musclée par une pratique impossible à déduire, je décide aussitôt qu'elle me plait.

— Vous avez besoin d'aide ? J'ai l'impression que vous regardez la base depuis un moment.
— Je recherche quelqu'un et je me demandais si c'était l'endroit adéquate pour cela.

La jeune brune n'a pas le temps de me répondre qu'un homme sinistre, qui pourrait être effrayant si je ne venais pas d'une île pratiquant l'assassinat, et très suspect lui coupe la parole pour débiter de bien sibyllines paroles :

— Si vous cherchez quelqu'un … ELLE a la solution … la personne qui tiens les cartes se trouve sur l'autre versant … Cette personne attend quelque chose …


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Tifa D. Lockhart

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Mer 21 Jan - 3:51

Précisions:
 

C’est pas mon truc.. Je le sens d’entrée. Cette île pue la richesse et la noblesse. Je viens de faire une rime là, et je n’en rigole même pas, ça en dit long. D’ordinaire je me serais amusée de mon vocabulaire si riche et de mes fécondes pensées, mais pas là…
J’ai posé un pied hors du bateau, et déjà je l’ai ressenti. Ce frisson de dégout qui m’envahit dans ce genre de lieux. Je ne sais pas si tout ça est du à mon enfance sur Mariejoie, mais à cette détestable sensation de supériorité des simples passants, je frissonne déjà d’aversion pour cet endroit.
Le pire, c’est que je ne sais pas ce que je fais ici. Je n’étais pas bien sur Golden Mine ? A jouer les danseuses de cabaret avec Boa ? C’est vrai, au début notre entente n’était pas des plus cordiales, mais peu à peu je pense avoir tissé un lien avec elle. Un lien qui je pense pourra encore grandir avec le temps... Bon j’avoue, en fait je l’apprécie… Je pense toutefois que c’est réciproque, alors ça va je le vis bien.
Mais alors pourquoi diable suis-je venue m’exiler sur South Blue. D’où m’est venue cette sordide pensée… On m’as laissé quelques jours de repos, après cette longue mission sur la mer de l’ouest. Je me demande vraiment ce qui m’as prit de venir sur South. Franchement y’a des fois ou je me trouve très conne.

J’avance dans le petit port, qui sent la bourgeoisie à plein nez. Des grosses dames rigolent de probables bagatelles, du haut de leurs jolis talons, et de leur manteau de fourrure. Des hommes discutent, avec de belles vestes de costume, portant à leur main des cannes de bois sculpté, dont il ne se servent même pas pour avancer… Le tout pour jouer un rôle, se définir un genre prétentieux que je déteste. En fait c’est la supériorité qu’ils croient avoir qui me met hors de moi, dans le fond nous sommes tous humains, tous égaux… De très nombreuses théories sur l’humanité démontrent que…
Non Tifa… Arrête toi là… Si tu commences à philosopher comme ça, tu ne vas plus t’arrêter, et… Oh ! Alors celui là dépasse toute mes espérances ! La démarche hautaine, le regard plein de dédain, habillé comme ses compères de l’île, mais lui il s’offre le luxe de porter une moustache soigneusement brossée en pointe, et surtout un monocle ! Les bras m’en tombent… Je lève la main pour l’interpeller, et me moquer.  Je lui aurait bien balancer une saloperie du genre « Hey monsieur, vous finirez par vaincre James Bond, perdez pas espoir ! ». Ouais, je suis une vraie salope quand je m’y met. Pourtant je suis totalement respectueuse envers l’humain en général, je déteste juste ce sentiment supérieur que certains ont…
Finalement je m’avise à garder le silence. Je meurs d’envie de leur crier ô combien ils me semblent stupides, mais je préfère rester fière de mes valeurs et me contenter d’un silence poli qu’ils ne méritent pas.

Au final, je prend une direction que j’ai choisi au hasard, et m’enfonce un peu plus dans le village. Je regarde à droite et à gauche, des restaurants luxueux, des hôtels étoilés, et des rues propres. C’est tout à leur honneur, ne soyons pas de mauvaise foi… D’ailleurs je m’offrirais bien un bon repas. Je sais que les cuisiniers du bateau ont fait de leur mieux, mais sincèrement, y’a des fois c’était limite… Très limite… Je m’avance vers un établissement que j’ai sélectionné un peu au hasard. Je me penche vers la carte extérieure et je salive rien qu’à lire les noms de ce qu’ils proposent dans l’assiette. Puis je pleure quand je vois les prix qu’ils demandent…
Je ne perd pas espoir, je m’avance vers un autre restaurant, mais hélas les prix ne sont guères moins cher… Je crois qu’il va falloir que je fasse mal à mon porte monnaie, si je veux manger. Mais c’est que je roule pas sur l’or, les quartiers maîtres, ça gagne pas des fortunes ! Je pense que les proprios de ces restaurants s’en contrent fiche… Savoir qu’une jeune fille marine vient manger chez eux où pas, ça doit leur faire une belle jambe ! Allez, j’essaye un troisième restaurant. Lui dépasse de très loin les autres, de l’eau minérale en bouteille à cinquante Berrys, l’entrée la plus économe se négocie à sept cent Berrys, une pièce de bœuf, qui me donne une irrésistible envie, dépasse les deux milles Berrys. Mais ils sont fous ?! Qu’Est-ce que ces gens ont bien pu faire de leur vie pour tenir le coup financièrement, sur une île pareille ? Je veux bien que ça pue la richesse mais quand même…

Tant pis, je me contenterais de faire la guerre à mon estomac, mais c’est une dramatique bataille, perdue d’avance. Je sais qu’il aura tôt ou tard raison de ma volonté.
Je quitte enfin les rues étroites de la bourgade, et me retrouve en plein cœur du village. Pourtant c’est une zone plus spacieuse, des arbres viennent oxygéner l’atmosphère, on croirait une placette. Les gens c’est toujours pas ça, mais je fais de mon mieux pour ne pas les regarder. Les entendre rire d’une voix exagérée me répugne, je vais finir par en bouffer un. Tiens, là voilà la solution à ma faim… Le cannibalisme c’est moche mais quand on à pas un rond…
Je me met à dire n’importe quoi… Vraiment cet endroit n’est pas fait pour moi, et je n’ai aucune raison d’y rester. Je vais me renseigner pour trouver la première navette à venir. Je vois l’office de tourisme à une trentaine de mètres, droit devant moi. Le hasard m’aura au moins un peu épargné. Je m’avance d’un pas décidé à quitter ce lieu au plus vite, quand je vois une fille qui doit avoir à peu près mon âge. Elle n’est pas d’ici, c’est sur. Vu sa tenue j’imagine même pas ce que ces « cucul la praline » d’habitants, pourraient penser d’elle.
C’est vrai c’est un peu provocateur, mais c’est sexy. Cette fille doit pleinement s’assumer, et d’entrée je la respecte pour ça. Elle m’a l’air un peu perdue, elle fixe le petit bâtiment de la marine sur ma droite. Quand j’y réfléchis c’est la première personne qui ne me fout pas les boules sur cette île… Allez, je vais faire ma BA de la journée et lui filer un coup de main, si tant est que j’en suis capable… Je fais la maline, mais je suis autant paumée qu’elle…

— Vous avez besoin d'aide ? J'ai l'impression que vous regardez la base depuis un moment.

— Je recherche quelqu'un et je me demandais si c'était l'endroit adéquat pour cela.

Elle est polie, et parle naturellement, sans se donner de grands airs. Bon sang, je ne la connais pas et j’ai envie de lui sauter au cou juste pour ça. Calme toi Tifa, calme toi. Tu vas passer pour je sais pas qui si tu fais ça…
Je m’apprête à lui en demander un peu plus. Elle est sympathique mais elle m’as donné le strict minimum d’informations. Si je veux avoir un mince espoir de l’aider, il va falloir que j’en sache un peu plus que ça.
J’ouvre la bouche, inspirant pour poser ma question et je me sens soudainement agressée par un homme qui me devance en me coupant la parole. Je déteste ça. Cet homme est arrivé de nulle part et me coupe l’herbe sous le pied, je tourne ma tête, je sens qu’il va s’en prendre une. Ça joue les dandy, et ça respecte pas les coutumes élémentaires de politesse ?! Attend un peu… Je vais lui montrer…

Ok j’avoue. Sur le coup j’ai que de la gueule. Je suis un petit peu énervée, cette île me donne la nausée. Mais lui me fait carrément flipper. Le visage sombre, des yeux renfoncés, un regard de psychopathe. Il est tellement sinistre que je me demande s’il ne porte pas un masque. Déjà, il a une capuche, et porter une capuche en plein jour, ça inspire pas vraiment la confiance… D’ailleurs ce détail me laisse à penser qu’il ne vient pas d’ici. Puis laissant tomber son épouvantable physique, je me re-concentre sur ce qu’il vient de dire.

— Si vous cherchez quelqu'un … ELLE a la solution … la personne qui tiens les cartes se trouve sur l'autre versant … Cette personne attend quelque chose …

Je cherche pas vraiment quelqu’un, en fait je cherche personne, je veux juste me barrer d’ici. Ce type me fous les jetons, et tout les autres habitants m’insupportent. Mais la fille aux cheveux violets clair, elle pourrait être intéressée par cette soudaine déclaration. En temps général je m’en serait foutu, je l’aurais ignoré, mais j’ai un gros défaut… Je suis curieuse, je résiste, je trépigne, et non, finalement je succombe à l’envie de savoir.

- Cette personne attend quelque chose ? De qui parlez vous ?

Rien qu’à poser cette question je me fais pitié. Pourquoi je m’intéresse aux paroles insensées d’un saltimbanque mal rasé ?
Finalement il nous indique la base Marine, et nous dit que ce que cette mystérieuse femme attend , se trouve là bas. Il fait trois pas en arrière et s’en va, nous tournant le dos.
En terme de courtoisie on fait pas mieux, chapeau !

La fille à mes cotés le regarde partir, et prend sa décision, elle se dirige vers le bâtiment du gouvernent mondial. Je la regarde faire, me mordant la lèvre de ne pas en savoir plus. La curiosité est un vilain défaut, c’est Liz qui me disait souvent ça… Et c’est vrai que ça me bouffe.
D’un coup je remarque que la situation est assez amusante. Enfin pas vraiment pour moi mais bon… Il n’y a pas deux minutes j’étais prit de compassion pour cette fille qui semblait perdue, et qui regardait le bâtiment sans bouger. Maintenant c’est moi qui suis seule au milieu de la place, à observer cette fille partir. En trente seconde les rôles se sont inversés… Je me décide finalement à la suivre, me dirigeant donc vers la base. Faut que j’en sache plus, ce mec m’as intrigué.

… Ouais franchement, je me fais vraiment pitié…


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Ayane

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Sam 24 Jan - 17:39

Je ne me fais pas d'illusion. Cet homme est plus que suspect et il est fort probable que ses informations ne soient que du vent. Mais ai-je vraiment le choix ? L'office du tourisme m'avait conseillé de venir ici et l'homme mystérieux, mais néanmoins louche, me confirmait qu'une personne à l'intérieur pouvait l'aider. La jeune femme, qui était venue m'aider, ne peut s'empêcher de poser une question, sa curiosité piquée au vif visiblement. Mais l'homme se détourne et j'en fais tout autant pour aller sans hésiter un seul instant vers la base de la Marine. Elle est assez petite finalement vu de près et c'est aussi le cas à l'intérieur. Aussitôt je me rends compte que j'ai oublié un détail qui a son importance : demander à quoi ressemblait la personne avec qui je devais entrer en contact.

L'air désespérée, je regarde les personnes dans la base qui marche un peu partout à leur rythme dans le bâtiment. Sur un banc, des gens attendent et me lancent un regard désapprobateur. J'ai l'habitude et ne leur en tiens pas rigueur. J'observe toutes les femmes et essaye de déterminer laquelle d'entre elle peut me renseigner comme l'avait si bien dit l'homme louche. Je suis très vite rejointe par la jeune femme qui m'avait aidée. Celle-ci fait alors quelque chose qui me surprend : une annonce.

— Excusez moi, braves gens, je recherche une femme qui, selon un homme assez étrange, nous attend … euh … et bien … on ne nous a pas dit pourquoi.

Je sens mes lèvres frémir et ébaucher un sourire. À quoi s'attend-elle au juste ? Tout le monde va trouver cela suspect. Personnellement, je m'en moque, je me sais capable de défaire quiconque me provoquerait. Toujours est-il que les civiles attendant ici l'observent avec méfiance.

— Ah oui, j'oubliais, rassurez vous, j'appartiens moi-même à la Marine. Quartier Maître Tifa Lockhart.

A ces mots, je reste impassible. Ainsi donc, elle est membre des forces de l'ordre. Peut-être est-ce même la raison pour laquelle elle m'a aidée en premier lieu. Qui sait. Toujours est-il qu'à ma grande surprise quelqu'un se lève et fais signe à la donc dénommée Tifa. Cette dernière me prend par le poignet et m'amène devant l'homme qui s'est levée. Habituellement, j'aurais frappé quiconque pose la main sur moi mais là, elle le fait de manière si spontanée et innocente, presque naïve, que je me laisse faire.

Elle explique notre situation et le jeune homme nous désigne une boite bleue de grosse taille.

— Je suis envoyé par l'ami à la capuche qui vous a renseignées. Voyez vous, une femme riche, aux connaissances très étendues sur l'île, vit au nord de celle-ci. Elle ne peut se déplacer et aimerait donc que quelqu'un livre cette boite chez elle. Cependant, vous devrez surtout, surtout, SURTOUT, ne jamais l'ouvrir. Elle est scellée et Mme Fa, votre employeur si vous acceptez, le saura immédiatement. Et … non … mieux vaut ne pas savoir le sort qu'elle réserve à ceux qui échouent … c'est assez … dramatique.

Je regarde la boite, sceptique. Elle fait au moins tout mon buste et est pourvue de hanse pour qu'on puisse la porter comme un sac à dos. J'ai déjà le mieux sur le dos, cela ne va pas être pratique du tout. A côté de moi, Tifa trépigne littéralement, dévorée de curiosité, elle observe la boite sous tous les angles.

— J'accepte, dis-je. Où dois-je livrer cette boite ?
— Tenez, voici l'adresse.

Je regarde le papier, espérant des indications mais rien n'est dessus hormis l'adresse. Bon, je sais au moins que c'est au nord. Je remercie l'homme qui précise que j'ai cinq jours maximum pour livrer la boite, deux étant le minimum nécessaire pour le voyage mais qu'un bonus était prévu au cas où je me perdais. Je hoche la tête et enroule ma main autour des sangles pour porter la boite et sortir de la base.

Je n'ai pas fait dix mètres que j'entends des bruits de pas et on m'interpelle.

— Attends !

Je reconnais la voix de Tifa et me tourne :

— Je t'accompagne ! Je m'appelle Tifa ! Fait-elle en me tendant sa main droite munie de gants.

Je la dévisage un instant elle, son grand sourire, sa main tendue et la serre finalement, signe que j'acceptais.

— Enchantée, Murasaki Chô pour ma part. Tu peux m'appeler juste Chô.

Je lui décerne un petit sourire poli.

Je ne suis pas connue, un travail avec elle ne comportait aucun risque, et puis, avec un peu de chance, elle est de l'île et connait donc peut-être l'adresse. Je la lui montre mais elle nie de la tête.

— Je suis seulement de passage sur cette île, je suis aussi paumée que toi.

Sans même me demander mon avis, elle prend la boite et la met sur son dos. Côte à côte, commençant à faire connaissance, nous avançons en direction du nord. Qui aurait cru que je puisse être embauchée pour autre chose qu'assassiner …


****

Une ombre les regarde partir et sourit. Le plan était en route.
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Tifa D. Lockhart

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Dim 25 Jan - 0:48

— Je suis envoyé par l'ami à la capuche qui vous a renseignées. Voyez vous, une femme riche, aux connaissances très étendues sur l'île, vit au nord de celle-ci. Elle ne peut se déplacer et aimerait donc que quelqu'un livre cette boite chez elle. Cependant, vous devrez surtout, surtout, SURTOUT, ne jamais l'ouvrir. Elle est scellée et Mme Fa, votre employeur si vous acceptez, le saura immédiatement. Et … non … mieux vaut ne pas savoir le sort qu'elle réserve à ceux qui échouent … c'est assez … dramatique.

Je déglutis, et sens une sueur froide qui coule le long de mon échine. Dans les histoires que je lisais, des livres que m’offrait Magam, je me souviens qu‘il était souvent très mauvais signe lorsqu‘un héros devait apporter quelque chose qu‘il n'avait pas le droit de voir... D’ailleurs j’aimerais bien le revoir ce vieux moustachu ! Il toujours été tellement gentil avec moi !
Bref, je regarde l’officier en face de moi, et acquiesce d’un geste de la tête. Sauf que ma compère aux cheveux violets prend les devants. Elle accepte la mission, et prend les dernières informations avant de s’en aller par la porte. Je la regarde, puis je regarde l’officier. Je re-regarde la fille partir et encore à nouveau celui qui nous as confié cette mission. Je sais pas me décider, c’est rageant ! Une vraie gamine ! Puis je remarque, après avoir bougonné contre mes gamineries, que j’ai dit « nous ». « Il nous a confié ». Je cherche des réponses à des questions dont je connais déjà visiblement les solutions. Je me vois livrer cette drôle de boite autant que cette fille qui à prit les devants.
Sincèrement je me sens idiote, on croirait une enfant qui ne sait pas quoi faire, incapable de prendre la moindre initiative… Je salue le monsieur d’en face et me précipite vers l’extérieur.

Une chance qu’elle ne semble pas pressée, je la vois avancer de l’autre coté de la placette, prenant la direction de la sortie du village. Je la rattrape d’un bon pas, je n’ai pas envie de tergiverser encore une fois.

- Attends !

Ainsi elle stoppe son avancée, et je la rattrape plus vite. Je me place à coté et fait connaissance avec elle. Elle s’appelle Chô quelque chose. Je n’ai jamais été très douée pour retenir les prénoms qui sonnent asiatiques. Chô c’est court, c’est simple, c’est bien. Je lui propose de l’accompagner et… Non en fait je lui propose rien du tout, j’impose mon style, mais ça ne semble pas la déranger. Quand j’y réfléchis je n’avais pas de but et je voulais repartir. Ce n’est pas plus mal de se donner un petit challenge. Mais je sais que me connaissant je vais avoir un mal fou à ne pas ouvrir la boite, ma curiosité prend souvent le dessus…
J’essaye de me convaincre qu’il s’agit d’une mission officielle. Et que c’est les hautes instances du gouvernement qui ont voulu que j’apporte ce paquet. C’est grotesque, mais au moins je réduirais mes chances de céder à la tentation.

On sort du village, je me sens bien mieux. On en profite alors pour faire de plus en plus connaissance. Elle est sympa, on se raconte toutes sortes choses qui n’ont parfois pas grand intérêt. Et fatalement, ce qui devait arriver arriva. Notre discussion s’oriente vers le contenu de cette fameuse boite. On imagine toutes sortes de choses, en essayant de tirer un maximum de conclusions du paquet. Ça bouge un peu quand on secoue, c’est pas très lourd, mais pas tout léger non plus. Ça ne fait pas de bruit, et ça semble être assez compact… La description que l’on en fait me parait tellement improbable, que ma curiosité se met en marche. J’ai de plus en plus envie d’ouvrir le paquet mais il ne faut pas que je me rate. En plus Chô semble garder un œil sur moi, avec un petit regard en coin furtif. Je fais comme si de rien était, mais je la vois, prête à intervenir à la moindre connerie…
En plus, plus je la regarde, plus je trouve qu’elle à l’air costaud. Elle n’est pas ronde, mais tout de même assez musclée, mais semble être habile. Je ne sais pas vraiment l’expliquer, comme si quelque chose se dégageait  d’elle. Quelque chose que je ressent et qui me laisse clairement comprendre qu’au moindre faux pas, elle interviendra.
J’ai pas spécialement peur d’elle, je sais me défendre, et ai confiance en mes capacités, mais tout me laisse à penser qu’elle sait aussi se défendre… Et pas qu’un peu. Au moins ça me donne une raison encore supplémentaire de ne pas succomber à la tentation, voyons les choses du bon coté.

Cela fait trois bonnes heures qu’on marche, et j’apprécie bien plus l’environnement extérieur. Ces bouffons de bourgeois ont la chance d’avoir un joli pays. Les reliefs sont propres, l’herbe est fraîche et brille d’un vert explosif. J’aime la verdure et la campagne. Le seul problème c’est que je ne vois rien à l’horizon. Selon notre missionnaire ont doit atteindre l’autre bout de l’île en deux jours si on ne se trompe pas. A compter d’une marche normale et régulière, l’homme doit être capable de faire entre quinze et vingt kilomètres en une journée. Donc l’île doit faire une quarantaine de kilomètres environ. Maintenant que j’y pense on traversera peut être deux ou trois villages sur notre route, c’est loin d’être improbable. Mais pour le moment je ne vois qu’une grande étendue d’arbres devant nous. Un joli panneau en bois gravé, indique la direction.

- Chemin de la foret. Direction du village de Mazamul. Neuf kilomètres.

Il faut traverser la foret, ce n’est pas un soucis pour moi, et ma compère ne semble pas avoir d’objections non plus. On s’y aventure, et on sent directement une baisse de température. L’ombre et l’humidité nous font frissonner toutes les deux. En plus, on aperçoit le soleil qui se couche entre les feuillages de deux arbres un peu espacés. Il va falloir passer la nuit dans cette forêt. Curieux, l’homme nous parlait de deux jours de marche... Je veux bien qu’on ai pas marché toute la journée, mais j’ai déjà la sensation que ce type a clairement exagéré. Peut être que je me fais des idées.
Cette fois le soleil à disparu, laissant le ciel s’assombrir peu à peu d’un bleu marine. Une chance que le climat soit bon ! Comity est une île automnale mais il fait plutôt bon. Avec un simple petit feu, on devrait pas avoir froid. On rassemble le bois nécessaire, et c’est Chô qui prend une fois de plus les devants pour allumer le feu. Je pars seule en forêt, lui confiant la boite, pour ramasser quelques fruits que je pourrais trouver.
Mon entreprise est récompensée, et je ramène toutes sortes de belles victuailles. Ma camarde est assise contre un tronc profitant pleinement de la chaleur du feu, reposant ses jambes de cette marche qui ne faisait que commencer.
Je pose mes trouvailles, et m’assois à coté d’elle. On ne parle pas, on préfère profiter du silence de la foret pour un peu se reposer.
Ce n’est pas gagné...

Je l’ai senti aussitôt que je suis revenu, et à en voir l’attitude de Chô, je crois qu’elle l’as compris aussi. Elle reste calme, les yeux fermés, mais je vois qu’elle est sur le qui vive, prête à se défendre. Cette attitude chez elle, me montre bien qu’elle n’est pas n’importe qui, et ce n’est pas plus mal.
Je crois que les livres de Magam disaient vrai… les colis mystérieux qu’on ne doit pas ouvrir, c’est une cause de problèmes.
On a été suivies, et on nous observe. Ils ne sont pas loin. Je ne sais pas combien ils sont, mais il sont prudents. Je ne les ai pas localisés, mais je sais qu’ils sont là. Je la joue malgré tout naturelle, je vais pas m’affoler pour si peu, je reste à mon repos mérité en attendant qu’ils perdent patience et commettent l’imprudence de nous révéler leur position.  


***


Loin de là... Dans la pénombre, esquissant un sourire, une personne jubilait au rythme d'un grincement régulier. Attendant patiemment...


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Ayane

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Mer 28 Jan - 0:00

J'aime marcher en forêt. C'est un endroit calme, apaisant. Cela faisait partie des endroits où je préférais patrouiller sur Kurain. Il y a cette odeur boisée si singulière, les bruits grouillants de la vie animale, le souffle du vent qui fait bruire les feuilles, ce couvert rafraichissant. C'est une atmosphère particulière et sereine que j'aime. À mes côtés, Tifa semble aussi être à l'aise. Nous avons un peu parlé sur le chemin, de tout et de rien. C'est rare que je me laisse aller à la discussion comme cela. Mais elle me rappelle Kasumi. La même spontanéité, la même facilité de parler. Sauf que Tifa n'est pas une noble mais une simple Marine et en cela, je peux lui parler d'égale à égale sans crainte qu'on nous surprenne. Et c'est le plus agréable.

Je fronce les sourcils quand la nuit tombe dans le bois. Soit nous avons marché plus que je ne le pensais pendant que nous parlions, soit le commanditaire a clairement raccourci le temps de voyage. Je chasse ce léger souci de timing des mes pensées en collectant du bois pour un feu. Le climat de l'île a beau être agréable, les nuits sont fraiches et nous aurions besoin d'une source de lumière. Je fouille dans mon sac, y laissant mes sabres soigneusement rangés, et sort un briquet, rendant aisé d'allumer le petit bois sec. Je reste un moment en position et écoute attentivement les bruits autour de moi, mes yeux se posent tour à tour sur un arbre, un buisson, mais non, il n'y a rien. Pourtant, je sens une présence, je l'entends même mais je ne parviens pas à la localiser précisément.

Tifa revient mais je ne lui fais pas part de mes doutes. En tant que Marine, elle doit savoir se défendre et à sans doute remarqué comme moi que nous ne sommes plus seules. Je me pose contre un arbre, les yeux fermés, et me masse les jambes. J'adore les massages, c'est comme quand je polis mes sabres : mon corps est une arme que j'entretiens. J'ai fermé les yeux pour me concentrer sur les bruits. Il y en a très peu. Qui que ce soit, ils sont prudents et silencieux. Sans que je ne sache pourquoi, il me vient la folle hypothèse que ce soit des ninjas. Je sais que mon village n'est pas le seul à en former, ils ont d'ailleurs toujours refusé les demandes d'alliance de Konoha et Kiri, les villages cachés du pays du Feu et du pays de la Brume. Mais je ne vois pas pourquoi des ninjas nous attaqueraient. C'est absurde.

J'ai l'exaltation du combat qui commence à monter en moi. J'adore combattre et tester mes limites, j'en viens même à souhaiter que nos suiveurs, peu importe leur nombre, nous attaquent. Pourtant, je reste calmement contre mon tronc, les yeux clos. On pourrait croire que je dors. Ma main se dirige spontanément vers une pochette de mon sac et j'en sors un étui large mais petit que je fixe au creux de mes reins. Je ne vais pas me servir de mes sabres car tuer devant une Marine ne me semble pas une bonne idée mais j'aurais besoin de kunai au cas où.

Je compte depuis que nous sommes assises en silence près du feu. 366 secondes. Très exactement 6 min et 6 secondes qu'on attend ici à ne rien faire mais toujours pas d'attaque. Je compte encore. 368, 369, 370, crac, 372, crac, crac. J'ouvre les yeux et me saisis d'un de mes kunais à fleur pour l'envoyer directement en direction du bruit. Je n'ai eu qu'une fraction de seconde pour ajuster mon tir et cela n'a pas été suffisant. La lame ne fait que ralentir l'assaillant, se plantant dans sa manche avant de se ficher contre une branche.

J'en profite pour me relever alors qu'à mes côtés, Tifa est déjà en position de combat. Je suis contente d'avoir l'occasion de la voir combattre aussi rapidement, elle a l'air d'une bonne combattante et cela m'intriguait depuis notre départ. Derrière l'homme que j'ai immobilisé une fraction de seconde en sorte trois autres. Cela nous en fait deux chacun. Honorable.

— Deux jolies poupées, seules dans une forêt, de nuit. Si c'est pas un appel aux ennuis ça, siffle le premier.

J'échange un regard blasé avec Tifa. Ils nous ont suivies et attendues si longtemps pour simplement cela. Trivial et pathétique.

— Vous êtes les seuls à chercher les ennuis ici. Partez maintenant et on ne vous fera pas de mal.

Les quatre hommes me rient au nez et se déploient en arc de cercle face à nous. J'ai l'habitude de travailler en équipe mais je ne sais pas si c'est le cas de ma camarade. Elle m'en informe bien vite, ce qui m'arrache un sourire satisfait.

— Tu prends à droite, je prends à gauche ?


— Parfait.

Nous nous élançons toutes les deux aux extrémités afin de ne pas se retrouver coincée au centre à se gêner ou encore éviter que les deux hommes du milieu s'en prennent à l'une plutôt que l'autre. Les réjouissances commencent et j'en suis toute extatique. Je sais que j'arbore un sourire carnassier. Mais ici, personne de ma caste n'est là pour me juger, je peux exprimer ce que je veux. Les mains ouvertes et raidies, je fléchis les genoux pour donner une première série de coups. Genou, ventre, plexus solaire, trachée et menton. Pour ce dernier, je me redresse, donnant une impulsion dans mes jambes pour frapper avec force.

Cependant, j'ai l'agréable surprise de voir tous mes coups bloqués. Parfait, le combat n'en sera que plus plaisant. Un coup d'oeil rapide vers ma coéquipière m'indique qu'elle se débrouille. Ses gestes sont techniques, professionnels, elle sait ce qu'elle fait. Ce même coup d'oeil me permet de voir mon second adversaire tenter un coup.

Je ne cherche pas à contrer ou me défendre, j'attaque aussitôt, un coup de pied latéral dans son poignet qui tient une dague. Je profite de mon élan pour tourner sur moi même et faucher ses jambes. Le premier bonhomme enchaine à ce moment, essayant de m'envoyer voler d'une balayette. Je ne prends pas le temps de réfléchir et roule en arrière, me redressant souplement d'une roulade et de l'appui de mes bras. Clairement, ma tenue n'est pas prévue pour le combat, pourtant, elle ne me gêne absolument pas. L'avantage qu'elle soit minimaliste j'imagine. Mon opposant doit tout voir mais la pudeur n'est pas ma préoccupation.

Quelque chose me chiffonne dans la manière qu'ils combattent ces deux rigolos. Ils sont doués, nul doute là dessus mais n'attaquent pas sérieusement. Autrement, ils auraient attaqués ensemble et non pas simultanément. Pourquoi ? C'est beaucoup plus efficace pour m'immobiliser si c'est après mon corps qu'ils en ont. C'est la même chose du côté de Tifa. Ils n'attaquent pas à deux.

Mes réflexions font que je ne vois pas un coup venir, du moins pas assez pour l'éviter complètement, et son poing rencontre mon ventre. Je grogne et attrape son poing pour y prendre appui et frapper son visage de mon pied. Ça, il ne l'a pas venu venir et recule. Le second homme s'approche de nouveau. Agacée, je sors un autre kunai et lui vise son pied. La lame se fiche dedans, son cri de douleur me le confirme.

Ni une, ni deux, je fonce à la rencontre de mon adversaire non handicapé. Il pense me percuter de plein fouet mais je bondis au dessus de lui et saisis son vêtement au niveau des épaules, profitant de ma vitesse et mon élan pour le projeter à son tour au dessus de moi. Alors qu'il s'écrase au sol, je saute de nouveau et me laisse tomber, assise, de tout mon poids sur lui. Je l'entends très clairement expirer violemment et assène un coup sec du tranchant de ma main sur sa glotte. Son corps se relâche sous le mien et je sais qu'il est inconscient.

L'homme au pied blessé hésite. Tifa finit aussi son premier adversaire, enfonçant son coude dans son plexus solaire, coupant le souffle de l'attaquant, et l'envoie s'encastrer dans un arbre d'un puissant coup de pied. J'aime son style.

L'une à côté de l'autre, nous faisons face aux deux hommes restant.

— De deux choses unes, soit vous récupérez vos copains …

— Soit on continue et vous repartez aussi amoché qu'eux, achevé-je.

Les deux hommes semblent hésiter. L'un a un méchant coquard à l'oeil, l'autre tient mon kunai à la main et du sang coule de son pied. Ils se regardent et observent leur cible. Ils hésitent vraiment mais finalement viennent à nous. Tifa doit deviner le genre de coup que je m'apprête à faire car elle prend la même position que moi ou presque. Je prends simplement un peu d'élan pour me projeter et asséner un premier coup de pied à la tête. Je vrille mes hanches et mon second pied lui fracasse la joue opposée. J'achève mon coup, en me servant de son corps, pour rabattre de nouveau mon pied droit sur lui. Sa tête vient heurter celle de son comparse que Tifa a rabattu à escient vers moi.

Une artiste martiale douée à n'en pas douter puisqu'elle a anticipé mon coup pour qu'on soit synchrone. Je m'essuie les mains et redescends ma jupe qui a remonté avec tout cela.

— Partez avant qu'on ne soit moins magnanime.


Les deux hommes mettent quelques minutes à reprendre leurs esprits qu'on a malmené et s'enfuient lentement, handicapés par les poids morts de leurs compères.

— Jolie technique, complimenté-je ma camarade. Et ta tenue ! Féminine mais pratique pour le combat, où as-tu trouvé cela ?

Mon âme de fétichiste des vêtements reprend le dessus et je me rends bien compte que je passe à côté de l'essentiel.

— Hmmm, pardon, je voulais dire autre chose d'abord. Tu as vu comme moi, n'est ce pas ? Ils disaient que c'était nous qu'ils voulaient mais quand on les a menacés, c'était très clairement la boite qu'ils observaient.
— Oui, ça m'a interpellée aussi. On ne l'a que depuis quelques heures mais on nous a déjà tendu un traquenard sous un faux prétexte.
— Je monte la garde cette nuit pendant que tu dors.

Mon ton est sans appel et Tifa ne s'en offusque pas. J'ai l'habitude des nuits blanches mais il faudrait impérativement que je dorme le lendemain. Au cas où on nous attaquerait de nouveau sur le chemin.
Installée en hauteur dans un arbre pendant que Tifa s'apprête à dormir, je fixe la boîte songeuse. Qu'y a-t-il dedans ?

***

L'ombre rit, l'ombre savoure, l'ombre retourne faire sa cour. Le maître du jeu a la main.

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Mer 28 Jan - 20:33

Elle est vive. D’un seul geste elle a balancé une arme de trait que je n’ai pas vraiment pu apercevoir. Moi aussi j’avais enfin pu localiser notre poursuivant, mais je n’aurais pas pu le viser, ni même intervenir comme elle l’a fait. C’est vrai que je ne maîtrise pas forcement les armes de lancer, mais tout de même. Entre maîtriser ce genre de projectiles, et réagir aussi instinctivement, il y à un sacré fossé.
Enfin bon, ces aptitudes nous ont permis de pouvoir mettre un visage sur cette bande de petit voyeurs. A l’instant où j’ai vu le projectile partir, je me suis dressée et ai abordé une position prête à accueillir toute offensive adverse. Faut dire que je ne peux pas m’en laisser mettre plein la vue sans rien faire !
C’est marrant, je dis ça, mais dans le fond je me suis juste relevée. Quel exploit, elle vise en un éclair, oblige ces hommes à sortir de leur trou, d’un projectile admirablement tiré et moi pour égaler tout ça je fais quoi ? Je me dresse sur mes deux jambes…
Woaw !
C’est pathétique franchement.

Bref, les quatre types sortent et nous observent. Ils nous regardent délicieusement comme des beaux morceaux de viande qu’on aurait déposé sur une table. Ils semblent jeter un tout petit coup d’œil à la boite posée aux pieds de ma camarade, mais redressent leurs regards rapidement vers nous et… Vers nos formes…

— Deux jolies poupées, seules dans une forêt, de nuit. Si c'est pas un appel aux ennuis ça…

Il est sur de lui mais pas très futé. Deux jeunes filles qui se baladent en pleine foret et en pleine nuit c’est aussi un peu trop beau pour être vrai… Visiblement ils y pensent pas, ce n’est pas plus mal. Je ne sais pas ce qu’ils valent mais je n’ai pas peur, je sais me défendre, et depuis le réflexe intersidéral de Chô, je me dit qu’elle aussi, elle taquine l’art du combat…
Elle est quand même gentille. Elle se permet une sommation, pour leur laisser une ultime chance de s’en aller. Elle a pas tort dans le fond. Je n’ai pas peur, mais si je peux éviter de me battre je ne dis pas non. De toute façon, je vois qu’il n’y aura pas d’arrangements… Les conseils avisés de ma partenaire les font rires, ils se placent en cercle autour de nous, et se rapprochent petit à petit comme de véritables pervers. Je propose une alternative de combat à ma partenaire, qui semble lui convenir. Ce sera du deux contre un, c’est pas le top, mais on peut gérer chacun de notre coté c’est sur.
Je m’écarte un peu d’elle, si on se gène ça va pas le faire…
Et fatalement j’entame mon affrontement.

Je bondis et lance mon pied gauche en plein visage de l’un des types qui sont là. Il me pare sans m’empêcher de bouger. J’en profite pour poursuivre par un enchainement que je débute en vrillant sur moi-même. La force centrifuge me permet d’envoyer un violent coup de pied droit dans son arcade. Il ne l’avait pas vu venir, et je sens à l’impact qu’il ne lui a pas fait du bien.
Il s’agenouille, et se tient l’œil de douleur. Moi je me repose sur mes pieds, une main au sol pour reprendre un bon équilibre. Je vois que le second type m’a contourné, il aurait pu m’attaquer, mais il a pris son temps, ce n’est pas plus mal, le temps que le premier se remette de son coup, je vais pouvoir m’occuper du second.
Je cours vers lui, m’élance et me laisse glisser au sol sur le ventre, jusqu’à ses chevilles. De là, je me propulse avec toute la force de mes jambes, et lui envoi un uppercut la paume ouverte. Ses dents ont claquées, il à du avoir mal la aussi. Je ne m’arrête pas pour autant, le coup l’as un peu assommé alors j’en profite ! Je fais faire une rotation à ma cheville d’appui, et pose mon autre semelle sur son torse et d’un seul coup je donne tout ce que j’ai. Je l’éjecte violement à trois bons mètres.
Le pauvre garçon retombe mal sur le coccyx… Il gémit, il a du vraiment s’être fait mal.

Un rapide coup d’œil à Chô me rassure. Comme je le pensais elle s’en sort très bien, elle domine sans même forcer j’ai l’impression. On se regarde, nos enchainements nous ont ramenés dans nos positions initiales. Le premier type qui à un œil bleui se relève se massant la tempe et s’approche de moi avec prudence. Il semble avoir enfin compris que nous ne sommes pas des filles inconscientes, et que nous savons nous défendre. Dans notre divine bonté, ma partenaire et moi leur proposons une alternative qui se résume à la fuite. Et ces crétins ne veulent rien entendre, ils ne sont pas sereins, mais décident quand même de tenter une ultime attaque. Ce n‘est pas très malin…
Soudain une idée me traverse l’esprit, et à repenser à la manière dont le combat s’est déroulé, je pense que mon idée est plus que probable.
Je m’aligne sur les mouvements de Chô, je la copie et m’applique à discerner ses ambitions pour la fin de cet affrontement. Elle se lance et fait à peu de choses près ce que j’ai fait juste avant pour étaler le mec qui vient de se relever.
Je bondis moi aussi, pare le coup qu’il s’apprête à me donner, et frappe paume ouverte comme toujours, en plein estomac. Je lui ai coupé le souffle, et donc un peu entravé ses mouvements. Je bascule de coté en m’aidant de mes avants bras et me positionne pour ce qui sera le coup final. Je dresse ma jambe, pivote, et envoi un violent coup de talon en plein dans ces cotes. Ca lui fait bien mal je pense, mais ce n’est pas tant le but. Je laisse mon pied posé sur ses côtes et en posant une main par terre, je prend plus d’appui et repousse violement son corps vers celui de son compère que Chô à maltraité avec autant de violence que moi.
Il se percutent violement, tête contre tête. Le bruit du choc me fait mal rien qu’à l’entendre, alors j’imagine même pas ce que eux doivent ressentir…

Ma camarade leur ordonne de partir, et cette fois je pense qu’ils ne s’amuseront pas à faire les malins. Dès lors qu’ils reprennent leurs esprits, ils se relèvent titubant, et aident leurs camarade à quitter la scène.

*Filles 1 - Hommes 0* triomphais-je dans ma tête avant de me dépoussiérer.

Ma collègue me complimente, mais on vois bien qu’elle ne s’est pas vu faire ! Elle sait se battre c’est un fait, elle à de bon réflexes, elle à de la technique, et une forme d’intelligence dans l’affrontement. Squall me répétait souvent que se battre avec sa tête était souvent un atout de poids. Cette fille l’as bien compris ! Mais ses compliments font toujours du bien à l’égo. Toute façon je m’en contente et n’ai pas le temps de répliquer. Elle enchaine avec quelque chose que j’avais remarqué durant le combat, mais elle me double, une fois n’est pas coutume.

— Hmmm, pardon, je voulais dire autre chose d'abord. Tu as vu comme moi, n'est ce pas ? Ils disaient que c'était nous qu'ils voulaient mais quand on les a menacés, c'était très clairement la boite qu'ils observaient.

Non seulement elle l’as remarqué, mais en plus elle a remarqué que je l’avais remarqué. Je l’ai apprécié au début, mais en fait elle m’agace. Elle semble douée dans tout les domaines, le genre de fille qu’on peut admirer facilement.
Bon… Ceci dit je vais pas faire un complexe d’infériorité. Je suis forte moi aussi, et je ne pense pas être stupide. Et puis bon sang… Qu’Est-ce que je suis canon ! Bref, arrêtons de s’auto-congratuler, bien que je le mérite, et pensons à répondre à Chô.

— Oui, ça m'a interpellée aussi. On ne l'a que depuis quelques heures mais on nous a déjà tendu un traquenard sous un faux prétexte.

Je lui répond en proposant une hypothèse qui semble déjà se confirmer. Elle m’affirme qu’elle ne fermera pas l’œil de la nuit, et que je peux dormir sur mes deux oreilles. Ca me va, demain on fera l’inverse. C’est normal après tout !

On s’installe près du feu, Chô garde la boite près d’elle tandis que je ferme les yeux et trouve le sommeil assez rapidement.
Lorsque je rouvre les yeux, le soleil filtre les feuillages de cette forêt. J’observe le feu qui crépite encore comme il faut. Chô à probablement du le tenir allumer. Je la regarde, elle a les yeux ouvert, mais est vraisemblablement fatiguée. Je la comprends ce n’est jamais simple de rester éveiller toute une nuit sans rien faire.
Elle me gratifie d’un « bonjour » très amical avec un sourire. Je le lui rend, et je sens que je suis de mauvais poil. C’est pas que j’ai mal dormi, au contraire, je me suis surpris à faire ma nuit d’une traite, alors que je me suis contenté d’un matelas de verdure. C’est juste que je déteste qu’on me voie au réveil. Je ne ressemble à rien, les cheveux dans tout les sens, des petits yeux, et le pire du pire… Je pue de la gueule…
Je vois un tout petit cours d’eau à une quinzaine de mètres. Je vais me débarbouiller demandant juste à Chô de me donner cinq minutes. Je me rince le visage pour sortir plus vite de ma léthargie, j’essaye de me coiffer avec mes doigts et de donner un minimum de présentation à ma tête. Je me gargarise, mais ça ne fait pas de miracle. J’ai ma brosse à dents dans mon sac, mais sans dentifrice je ne vais pas aller loin…
Puis soudain je vois que mes prières ont été entendues. Je vois de la menthe sauvage au pied d’un arbre. J’arrache une poignée de feuilles que je mâche avec violence. Je garde cette bouillie dans ma bouche et me gargarise à nouveau.
Oui ! Cette fois je pourrais parler à Chô sans prendre le risque de la tuer. Je replace mes cheveux derrière l’oreille, et retourne au près de ma camarade. On se remet en route, d’un bon pas, en restant sur nos gardes. Ni elle, ni moi avons oublié les événements de la veille.

Après une petite heure de marche, on sort enfin de la foret, et je vois une vaste plaine, jalonnée de collines. Sur l’une d’elles, un village semble avoir été construit. Nous nous y rendons. La plaine offre une excellente visibilité, et à vue d’œil, le village doit se trouver à deux ou trois kilomètres maximum. On avance et finissons enfin par atteindre les portes de la bourgade. Nous allons pouvoir faire une halte avec un vrai repas, car je n‘ai toujours pas manger depuis que je suis arrivée sur cette île, je ne tiens plus debout…
J’espère juste que les prix seront un peu plus abordables…


***


Silencieuse, réjouie, amusée… L’ombre se sait maître de la situation. La toile correctement tissée, les proies approchant… Son sourire grandit, le piège se ferme peu à peu…


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Ayane

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Jeu 5 Fév - 15:51

Je suis pas mécontente d'arriver enfin à un village. Tout d'abord parce qu'on va pouvoir manger et en plus on aura la possibilité de se renseigner sur notre itinéraire ou ne serait ce que vérifier si on prend la bonne direction.

Nous franchissons à peine les portes de la ville que j'entends mon estomac protester. Je me fige et pose instinctivement une main dessus comme si ça allait le faire taire. Tifa rit à côté jusqu'à ce que son ventre fasse un bruit encore plus monstrueux que le mien. Je ris légèrement à mon tour alors qu'elle s'empourpre doucement.

— Je crois qu'il est l'heure de manger.

— Si on trouve un endroit aux prix raisonnables, grogne-t-elle
— Tu as peur que cela soit cher ? M'étonné-je en lui suivant alors qu'elle se dirigeait vers un restaurant.
— Tu débarques vraiment toi. T'as pas remarqué que tout est horriblement cher ici ? Tout ça parce qu'on est sur une île de vieux friqués.
— Je t'avoue que je me suis seulement focalisée sur ce que je cherchais. Je n'ai pas regardé le reste.
— Ah ! Ici, c'est abordable !

Je relève la tête et vois une enseigne qui m'a l'air bien sous tout rapport, « La joyeuse pomme ». Nous entrons dedans après que Tifa m'y ait invité d'un signe de main. Je hoche la tête poliment en réponse et découvre le restaurant. L'ambiance me plait aussitôt. C'est simple mais à la fois élégant. Les tables sont rondes, surmontées d'une nappe blanche avec un vase joliment décoré de fleurs fraiches. Les murs sont tapissés d'un rouge sombre mais agrémentés d'un motif doré qui vivifie le tout. Un lion mangeant une pomme. Curieux. La salle est raisonnablement remplie pour un restaurant de petite ville. Sans doute du fait de son prix. Pendant que j'analyse les lieux, je ne me rends pas compte que Tifa part déjà demander une table. Une porte au fond. Elle doit mener dans la cuisine. De là, il doit y avoir une autre issue utilisée par les employés pour vider les ordures. Les fenêtres sont larges et donnent aussi des sorties de secours tout à fait exploitables en cas d'attaque. Une main s'agite devant mes yeux, rompant mes pensées tactiques.

— Ouhou ! Tu viens ? On a une table là bas. Ça t'arrive souvent de te figer comme ça ? Tu faisais pareil quand je t'ai trouvé.
— Pardon. J'étais dans mes pensées.

Je la rejoins alors qu'elle a déjà le nez plongé dans la carte. Elle semble hésiter sur plusieurs plats, se délectant d'avance de son repas. Je mets la carte devant mon visage pour la lire et laisse le désespoir m'envahir. C'est quoi tout ces plats ?! On mange donc si différemment sur Kurain ?! De la potée de topinambour avec du gigot … à quoi corresponde ces mots mystérieux …

— Vous avez décidé ?

Je baisse mon menu en affichant un visage serein et assuré. C'est comme un défi que me pose la serveuse, une épreuve … savoir si je vais bien répondre. Misère pourvu que le plat soit à mon goût sinon ce sera la honte.

— Je vais prendre des tagliatelles à la carbonara, s'il vous plait. Une énorme assiette.
— Et moi … un petit salé aux lentilles, je vous prie, dis-je, mes yeux accrochant sur le mot « lentilles » que je connaissais.

Le petit salé reste un mystère complet en revanche.

— Ah oui ! C'est bon ça ! Mais rien ne vaut un plat avec de la crème, s'extasie-t-elle.
— J'aime ce qui est salé, dis-je avec un petit sourire.
— Alors, Chô, dis moi, tu fais quoi ici ?

Tifa croise les bras et se mets à l'aise. Cette fille fait un bien fou. Je peux me détendre et lâcher le protocole avec elle. Comme avec Aelathen. Les surnoms douteux en moins.

— Je suis à la recherche de mon père. Il a disparu il y a deux ans de cela. Un chasseur de prime, Kusari Gama. Pour des raisons professionnelles, je n'ai pas pu aller le chercher avant et les pistes sont vraiment maigres, voire, inexistantes.
— Oh … Je vois. C'est pour ça que tu te tournais vers la Marine.
— Oui. Il avait l'habitude de s'établir à Comity Island. Au vue de son métier, il allait forcément régulièrement à la base. Mais ils ne l'ont pas vu depuis deux ans et demi. Et toi ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
— J'avais une permission après une mission pas évidente et en face de moi y avait un bateau pour Comity Island alors je me suis dit … pourquoi pas.
— Pourtant tu as l'air de ne pas supporter cette île et ses habitants, relevé-je en fronçant les sourcils.
— Je savais pas avant de mettre le pied à terre que les habitants étaient aussi … voilà quoi tu m'as comprise.

Pas vraiment. Mais pourtant, je hoche la tête et la conversation s'interrompt par l'arrivée de la serveuse qui nous donne nos plats. Je suis assez soulagée de constater qu'il y a majoritairement des lentilles dans mon plat, accompagné d'une viande rose et d'une saucisse. Si mon plat donne pas forcément envie par son aspect brunâtre, le sien est plus plaisant d'aspect. Des pâtes larges avec une sauce blanche et des lardons. Nous nous souhaitons bon appétit et mangeons dans un silence appréciateur.  

Je suis contente de mon choix, bien qu'aléatoire, j'apprécie le plat, beaucoup plus que celui sur Sakoutpasishèr, en plus, il est consistant, on en aura pour notre argent cela est certain. La serveuse vient nous proposer un dessert et je ne peux résister à ma gourmandise en voyant des pâtisseries. Plus particulièrement un mille feuille à la fraise. Je remarque que ma camarade bave presque devant la carte. Visiblement, elle aussi a un petit faible.

— Un fondant caramel ! Dit-elle sans une once d'hésitation
— Un mille feuille à la fraise, s'il vous plait.

Nous parlons de nouveau de tout et de rien jusqu'à ce que nos desserts arrivent. Je vois ses yeux pétiller devant son gâteau et je pense que je dois pas valoir mieux face au mien. A peine je mets la première cuillère dans ma bouche  que je sens mes papilles faire les folles et mes joues se teinter d'un rose gourmand. Tifa est dans le même état que moi, elle savoure chaque bouchée de son dessert.

— Ce dessert est …
—Divin, achevé-je.
— C'est la première fois que je te vois sourire aussi franchement depuis notre départ.
— Je suis peu expressive, répondis-je avec un petit sourire.
— Sauf quand il s'agit de pâtisserie visiblement, dit-elle avec humour.
— Et de massages. Je me laisse totalement aller dans ces cas là.
— Ouuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaah, s'exclame-t-elle me surprenant franchement, non seulement tu as un style que tu assumes mais en plus tu aimes les massages ! J'adore aussi !

Nous repartons dans une discussion animée sur ce plaisir que nous partageons, nous extasiant l'une et l'autre sur des techniques que l'on préfère jusqu'à ce que Tifa se lève.

— Bon, c'est pas tout mais on a un paquet à livrer et le temps nous est compté. On continuera cette charmante discussion en cours de route.


J'approuve et nous nous levons toutes les deux. Tifa remet la boite sur son dos tandis que je porte mon sac à dos. Nous payons toutes les deux et nous apprêtons à sortir quand une femme saisit le bras de Tifa. La Marine se tourne vers elle, un sourire aimable, prête à aider.

— Excusez moi jeune fille
, commence la femme d'un âge que je n'arrive pas à déterminer. Est-ce que vous pourriez me vendre cette boîte bleue ?

Là, je dois l'avouer, les bras m'en tombent. Acheter notre boîte ? Mais pourquoi faire ? Tifa ne se départit pas de son air gentil et refuse avec fermeté.

— Désolée, mais elle n'est pas à vendre, nous devons la livrer à son légitime propriétaire. D'ailleurs, c'est bien sur cette route pour accéder à la demeure de Mme Fa, le village de Mazamul ?


Elle a tout juste prononcé le prénom de notre cliente que soudainement tout le restaurant se lève et nous prend en étau. Nous sommes pressées par les clients qui se bousculent pour faire des offres d'argent plus scandaleusement hautes les unes que les autres.

— Je vous en achète 600 000 berrys !
— Et moi je double n'importe quelle somme que vous jugez être la meilleure !
— Je dois acheter cette boîte bleue ! 1 000 000 de berrys !

Tifa et moi n'en revenons pas, c'est le cas de le dire. Les clients continuent de nous oppresser, certains tendent des laisses de billets dans notre direction et on ne sait pas trop comment réagir. Ce sont de simples civils, pas des combattants. On ne va pas foncer dans le tas et leur casser des membres pour sortir. Ce n'est pas intéressant, ils ont aucune formation …

— Laissez nous ! On ne va rien vendre du tout ! Laissez nous passer, fait-elle en jouant des coudes.

Je me mets dos à elle, couvrant la fameuse boite que tout le monde souhaite nous acheter, par précaution alors que Tifa avance en se frayant difficilement un chemin à coup de coudes, n'hésitant pas parfois à écarter franchement les plus virulents.

Etrangement, ils ne nous suivent pas dehors. La porte du restaurant est à peine fermée qu'un petit vieux nous aborde. S'il sort de l'argent, je lui fais manger par les narines.


Au lieu de cela, il plisse les yeux et nous regarde, les yeux exprimant très clairement de la pitié :

— Vous ne savez pas... Vous ne comprenez pas le travail que vous venez d'accepter... Vous ignorez tout de la personne à qui vous devez livrer ce paquet ...

Et il s'en va sans autre cérémonie.

***

Le maître du jeu rit. Son ombre lui raconte les péripéties. Elles sont cernées. Elles n'ont plus qu'à être ferrées.

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Jeu 12 Fév - 10:47

Je ne sais pas comment qualifier ce qu’il vient de se passer. Je viens de passer en revue tout les états d’âmes possibles. Du délice à l’incompréhension, de l’interrogation, à la peur. Je crois qu’un cardiaque n'aurait pas pu tenir la distance.
Nous étions tranquillement en train de manger avec Chô. Je traversais un véritable orgasme culinaire avec cette succulente gourmandise. Un fondant au caramel… Si je ne devait garder que trois plats dans ce monde, ce dessert en ferait partie. Un moelleux incomparable, un caramel coulant, encore chaud, sucré à souhait et travaillé dans les règle de l’art par un maître pâtissier qui connait son métier. Le tout sur un tapis de crème anglaise, légèrement chocolatée par un segment transversal venant pourvoir la beauté de l’assiette à son gout irréprochable. J’en bave encore…

Pourquoi m’a t’on détruit un moment si… si… il n’y a pas de mots. Je n’ai rien contre l’être humain en général, mais là… Je n’ai qu’une envie c’est de tous les tuer. Le repas était agréable à souhait. Je sympathisais de plus en plus avec ma partenaire que j’avais tirée à la loterie. Tout se passait bien, mon fondant me… Non stop. Faut pas que j’en reparle, ça me fout encore plus les boules.
Bref, après un repas absolument divin, on se lève et on s’apprête à s’éloigner des tables. Et ensuite… Aaaalala... Comment expliquer ce qu’il s’est passé. Une femme m’accoste pour me proposer un prix pour cette fameuse boite que nous transportons. Encore et toujours cette boite… Je refuse, expliquant la situation, et de là, les gens se sont transformés en animaux. Ils se sont tous jetés sur nous, lançant des enchères qui sont montés à des prix vertigineux. Il ne s’agissait que de simple civils, on ne pouvait tout de même pas les prendre pour cible. On a donc adopté une méthode plus pacifiste : la fuite. Pourtant, les prix qu’on nous en aurait donnés auraient bien fait mon affaire. La dernière offre que j’ai entendue montait jusqu’à deux millions de Berrys. Fort heureusement mon sens du devoir était le plus prompt à me raisonner. Et là… On croise un petit papi, tout gentil avec sa troisième patte en bois, qui l’aide à le tenir debout. Et comme si ça ne suffisait pas, il joue les ancêtres séniles mais tortueux. Plein de mystère, presque vénérable, mais plus agaçant qu’autre chose…

Bon, c’est vrai que la situation juste avant, nous a un peu tiré les nerfs à vifs. Ce vieillard ne nous voulait probablement pas de mal. Plus une manière de nous mettre en garde. Je crois, qu’on ne l’aura jamais aussi bien compris qu’aujourd’hui, et ce, même malgré les voyous de la foret, de la nuit dernière.
Sincèrement je me sens épuisée. Alors je n’imagine pas Chô qui à du s’afférer à une nuit blanche. La pauvre, elle ne doit plus tenir debout. Je regarde le clocher, il affiche quinze heures. Si je m’en tiens à ce que j’ai vu hier, le soleil se couche vers les dix huit heures ici. Si on sort de la ville, on va encore dormir dans la foret. Je n’y tiens pas trop, ça pourrait être dangereux, et Chô a vraiment besoin de souffler un peu. J’ai la sensation qu’elle ne l’admettra pas mais je sais qu’il est vraiment difficile de tenir toute une nuit sans fermer les yeux. On ne parle pas, on fait chacun notre point dans notre esprit je pense, tout en essayant de ne pas céder à la tentation de savoir ce qu’il y a dans cette foutue boite.
Bon je l’admet… En fait ce que je veux, c’est me persuader que je ne suis pas la seule à me torturer la cervelle pour savoir ce qu’il y a dans le paquet. Je n’ai pas l’intention de craquer, je le sais, mais j’admet espérer qu’elle commence vraiment à avoir envie de l’ouvrir. Parce que franchement, tout ces gens ont vraiment su pousser loin ma curiosité.

Tandis qu’on déambule toutes les deux dans la rue, refoulant notre rage et notre curiosité, je me décide à briser la glace et à imposer une solution pour la nuit. J’emboite le pas vers la réception d’un hôtel. Je m’apprête à rentrer dans le hall, et comme je m’y attendait, ma partenaire me demande ce que je fabrique. Je ne suis pas une grande fan pour ce qui est de donner des ordres. Mais cette fois, je ne lui laisse pas le choix.

- On va se prendre une chambre toute les deux. Tu pourras te reposer cette après midi comme ça. Et ce soir on devrait pouvoir dormir sur nos deux oreilles. Les chambres d’hôtels sont généralement munies de coffres de sécurité.

Elle ne semble pas vraiment d’avis à se lancer dans cette solution. Mais pas de chance pour elle, c’est moi qui ai la boite dans mon sac. J’y vais, et je sais qu’elle me suivra. Je rentre et m’approche de la réception. Elle me suit.
Eh eh, je le savais ! Elle n’as pas le choix comme c’est moi qui porte la boite. Elle me rattrape, bougonnant d’une grimace bien plus amicale qu’autre chose. Je lui tire la langue, et on s’adresse mutuellement un sourire. On sent qu’il y a une certaine complicité qui naît entre nous. Curieux dans un sens, car je ne la connait pas, mais on s’entend bien. Le feeling sans doute…
Je dirige mon regard vers l’homme de la réception. C’est une bonne chose. Les hommes sont plus facile à manipuler que les femmes. N’y voyez pas de pensées féministes, mais avec deux canons comme nous, ce petit gars ne nous refusera rien.

- Bonjour monsieur. J’affiche une bonne humeur plaisante et un coté pulpeux qui le met aussitôt dans le bain. Auriez vous une chambre s’il vous plait pour mon amie et moi ? Nous avons besoin de repos… s’il vous plait. Je prend bien le temps d’attendre avant cette dernière formule de politesse.

C’est-ce que l’on appelle, l’art de la demande. Liz me l’a appris lorsque que j’étais plus jeune. C’est quelque chose qui marche dans neuf cas sur dix. Et  effectivement ce gentilhomme se plie en quatre pour satisfaire ma volonté. Mais naturellement, l’idée est bel et bien de protéger notre colis. Plus encore que de se protéger nous même. A vrai dire, j’ai une idée derrière la tête, mais pour la réaliser, il faut que ce brave monsieur quitte la scène un instant. Je ne lui demande pas des heures d’absences, juste une poignée de secondes me serait suffisante.
Et comme s’il s’agissait d’une intervention divine, le réceptionniste s’absente en empruntant le couloir qu’il y a derrière son bureau. Je donne une coup d’œil rapide à la réception. Il n’y a personne d’autre dans la salle, c’est parfait.
Je m’appuie sur le comptoir, de mes deux mains, et bascule d’une roue parfaite de l’autre coté. Je saisi une clé un peu au hasard, s’avérant porter le numéro quatre cent un, et rebascule aussi vite de l’autre coté, pour retrouver ma position initiale. Chô me regarde d’un air plein d’incompréhension. Je pose mon index sur mes lèvres lui indiquant ainsi de ne rien dire. L’homme revient et me donne un jeu de clef. Le numéro trois cent sept. Il me demande de m’acquitter de la somme de sept cent trente Berrys pour la nuit. Je déglutis… Un prix pareil me semble être du vol mais je ne dis rien. Je me contente de régler la nuit pour nous deux et me dirige vers l’escalier. Je commence à monter, suivit de ma camarade toujours autant silencieuse.
Elle me demande des explications. Nous sommes aux deuxième étage, je la prie d’attendre d’être dans notre chambre pour répondre à toutes ses questions. Sauf que je ne m’arrête pas au troisième étage, et demande à Chô de continuer à me suivre. J’arrive au quatrième étage, et me poste devant la chambre dont j’ai volé les clés. J’ouvre la porte silencieusement, et rentre dans la chambre. Il y a deux lits d’une place, séparés, et une salle de bain. Je ne pouvais pas mieux viser je crois.

Sans rien dire, Chô me regarde d’un air un peu spécial que je n’arrive pas à bien comprendre. Remarque, c’est elle qui ne doit rien comprendre. Je rentre, la laisse rentrer, et ferme la porte dans un léger claquement.

- En fait c’est tout bête ! Le garçon en bas nous as donné une chambre. Mais j’ai bien l’impression que tant qu’on aura cette boite avec nous, on aura des ennuis. Je me suis donc servi d’une autre clé pour rentrer dans une autre chambre. Une chambre que nous sommes les seules à savoir que nous possédons. Personne d’autre ne sait que nous sommes ici. Tu vas donc pouvoir te reposer pendant que je monte la garde.

Je la gratifie d’un grand sourire amical. Question de dire que j’ai quand même pensé à elle dans tout mon plan. En plus je vois un petit coffre sur le bureau. J’essaye d’y mettre la fameuse boite, et comme par magie, on dirait que le coffre était là pour l’accueillir. La taille correspond idéalement. Il y a deux clés. J’en donne une à Chô et place l’autre dans mon soutien-gorge. Au moins celui qui voudra venir la chercher sera reçu comme il faut.
Voyant que je ne lui ai guère laissé le choix, Chô retire ses chaussures et s’allonge sur le matelas. La pauvre… Elle est déjà endormie, et elle s’est allongé il n’y a pas une minute. Elle devait être cuite… Remarque ça se comprend…
J’en profite pour faire un peu le tour du propriétaire. C’est une jolie chambre, agréablement décorée. C’est un peu vieillot si je devais trouver quelque chose à redire, mais à part ça, ça reste vraiment correct. Mieux encore : c’est luxueux. Les armoires de bois sont majestueuses, des miroirs grands comme moi, me permettent de m’admirer. Un chandelier sur la table, tout doré me laisse encore une fois entrevoir que je nous ai dégoté une chambre digne d’un prince ou d’un amiral.

Je m’assois sur un fauteuil me contentant de fixer la porte et l’horloge. Je surveille des hypothétiques intrus, et le temps que Chô passe à se reposer.
Nous sommes arrivés à quinze heures, il est déjà vingt heures. Le soleil est tombé sur le village, mais il n’y a pas eu le moindre problème. Même si je n’ai pas pu dormir, ce calme et cette sérénité, m’a permis de bien récupérer. Je me dresse et ouvre le petit coffre de la table. Parfait notre colis est toujours là. Je ne vois pas comment il aurait pu bouger, je ne l’ai pas quitté des yeux. Mais avec tout ce qui nous arrive, je me dit qu’un coup de sorcellerie ne serait même plus étonnant.


*Toc toc toc*


C’était trop beau. Je me disais aussi qu’il fallait bien que quelque chose vienne interrompre la monotonie de ce cadre idéal. Le problème c’est que personne n’est sensé savoir que nous sommes là. Je ferme avant tout le coffre à clé et remet la clé dans ma cachette. La porte n’as pas d’œillets, ce n’est pas très pratique. Je ne sais pas trop quoi faire de se fait.


*Toc toc toc*


Il faut que j’agisse. Qui cela peut-il bien être… ? J'ai presque peur d'agir, personne ne sait que nous occupons cette chambre, pourtant il y a bien quelqu'un là ba derrière...


***

Elle se joue de la situation. Frottant ses doigts contre son menton fripé. Elle sourit se sachant déjà victorieuse. Ce ne sont pas ses premières victimes, et elles ne seront pas les dernières...

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Ayane

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Jeu 19 Fév - 22:03

J'ai beau être forte, robuste et avoir une bonne endurance, j'avoue, j'ai aussi mes limites. Si le mental suit bien, je sens que j'ai de plus en plus de mal à être réactive physiquement. Sinon j'aurai ressenti la présence de ce papy. Je me retiens de bailler mais quand Tifa me propose de dormir à l'hôtel, je suis tentée de refuser. Il faut qu'on avance, on a un délai à tenir, mais mes yeux qui se ferment tout seuls voient très bien qu'elle se dirige vers l'hôtel, se moquant éperdument de mon avis. Et elle a la boîte. Je soupire et la suis.

L'astuce de Tifa me fait sourire. Plutôt roublarde pour une Marine. Enfin, je suis mal placée pour en juger je suppose, étant donné que j'aurai sans doute emprunté une chambre en me faufilant par la fenêtre si j'avais été seule. Quand on va à la chambre qu'on est pas censées occuper, mon regard se pose directement sur le lit. J'ai envie de me jeter dessus mais ma fierté de guerrière m'impose le calme et j'observe la configuration de la pièce.

Un bureau repose contre le mur et un coffre fort, encastré dans celui-ci pour plus de sécurité, nous tend les bras pour y mettre la fameuse boîte qui provoque tant d'agitations étranges. Je pose mon sac au pied du lit et en sors un de mes wakizashis que je pose sur la table de chevet. Réflexe d'assassin ninja, je suppose, toujours dormir avec un de mes sabres à proximité. Tifa ne semble pas tiquer à ce geste. Je n'ose pas encore m'asseoir sur le lit. J'évalue les potentiels risques. Il y a une fenêtre, on pourra toujours s'enfuir facilement par là s'il y a du grabuge. Je suis contente de voir qu'il y a un fauteuil, Tifa pourra se poser si elle le souhaite.

Finalement, je rends les armes et je m'allonge. Le sommeil m'emporte aussitôt. Il est réparateur jusqu'à ce que mes mauvais souvenirs l'envahissent.

Soudainement, j'ai à nouveau quatorze ans. Je suis face au cauchemar, à l'imprononçable, et je n'ai pas peur du haut de mes quatorze années. Moi, dans mon lit, plus expérimentée, je crève de trouille. Je m'agite, je recule, le diable arrive.

Un rire. Froid, cruel.

Les souvenirs de ce jour défilent sous mes yeux clos.

Le pas lourd qui fait frictionner le sable.

L'horreur va frapper.

J'ai mal. Je suis impuissante.

L'homme sans nom frappe.

*Toc toc toc*

Je me réveille en sursaut, des sueurs froides dans le dos, et je me rends compte qu'instinctivement, je me suis levée et j'ai dégainé ma lame. Tifa, face à la porte, se retourne vers moi.

—Wow ! Tout va bien, pas besoin de s'exciter.

Je remets mon sabre dans son fourreau mais le garde quand même en main, demandant en grognant sans prendre la peine de me justifier.

— Cela fait longtemps qu'on frappe à la porte ?


— Seulement deux fois.

*Toc toc toc*

— Hé bien ? Qu'est-ce que tu attends ?

J'ai besoin de me changer les idées et je suis un peu brusque avec Tifa dans ma façon de parler. Elle s'en remettra. Je la dépasse, déverrouille la porte et mets ma main gauche sur la poignée de la porte, la droite prête à asséner un coup de fourreau au cas où. Non mais c'est vrai quoi, on va pas rester cent sept ans à se demander ce qu'il y a derrière cette porte. On a déjà assez avec la boîte. C'est donc avec rapidité que j'ouvre la porte pour affronter la terrifiante, menaçante et extrêmement dangereuse … femme de ménage.

Je soupire et m'écarte de la porte, dissimulant mon arme derrière moi pour pas l'effrayer. Je jette un coup d'oeil à Tifa qui doit sans doute penser comme moi : on est beaucoup plus à cran qu'on ne le pensait. Cela fait même pas 24h que nous voyageons avec cette boîte du diable et nous somme déjà tendues à la moindre chose qui sort de l'ordinaire. Certes, on a eu des situations peu communes mais là … la femme de ménage quoi.

Elle ne nous fait aucune remarque sur le fait qu'on soit ici. Remarque, une femme de ménage ne sait pas si les chambres sont vides ou pas, elle fait le ménage qu'il y ait du monde ou non. Celle-ci fait d'ailleurs les poussières.

— C'est rare de voir deux jeunes femmes voyager seules, commente-t-elle avec un sourire aimable.
— C'est pour le travail, précisé-je vaguement.

La dame continue son office, secouant cette fois-ci la couverture et les draps dans lesquels j'ai dormi.

— On part bientôt, vous pouvez changer les draps, hormis si tu veux dormir à ton tour, Tifa ?

— Non, non, c'est bon.

On regroupe nos affaires et la Marine sort de son décolleté la clé pour récupérer notre colis, ce qui fait rire l'agent de propreté.

— Ah moi aussi, dans ma prime jeunesse, quand j'avais quelque chose à cacher, je le mettais toujours ici. Rien n'est plus sûr au monde comme endroit qu'entre deux bons gros seins qu'on sait défendre si un malotru ose y mettre les mains. Mais maintenant, tout cela s'est affaissé, ça tient plus, nous sort-elle sans gêne en soupesant sa poitrine.

La bonne femme continue son laïus sur ses seins et passe sans gêne devant Tifa, lui bloquant l'accès au coffre, l'astiquant avant de mettre de l'ordre sur le bureau vide. Là, je commence à voir rouge. Quelque chose cloche.

Tifa écarte d'un geste la femme que je saisis et plaque contre le mur. Je lui donne pas le temps de protester, plaquant mon fourreau contre sa nuque, mon genou cueillant le creux du sien pour l'obliger à s'abaisser.

— Comment avez vous su qu'on était là ? Qui vous envoie ? Pourquoi cette boîte est-elle si importante ?

— Chô ! La boite a disparu ! C'est pas possible ! On était là tout le temps.

Je me retourne, estomaquée.

— Quoi ? Fouille ! Arrache le coffre du mur s'il le faut. Cette boîte a pas pu disparaître par magie.


Je commence à m'énerver, c'est pas bon. J'inspire profondément pour me calmer, jaugeant la bonne de tout mon mépris.

— Je devais juste vous occuper, divertir votre attention. Je ne sais rien de plus.

Je décide de la croire. De toute façon, ai-je le choix ? Je vais pas la torturer devant Tifa, représentante de la loi. Et puis, au vue de tout ce qui nous arrive depuis le début, cela ne m'étonne même pas.

— Disparaissez de notre vue avant que je ne change d'avis.

La fausse femme de ménage s'accorde même le luxe de reprendre son chariot et part en chantonnant. Je me tourne vers Tifa qui a trouvé comment on nous a subtilisé notre précieux colis.

— Il a un faux fond. Regarde, ça donne sur la chambre d'à côté.

Effectivement, après que Tifa ait donné une impulsion à droite du fond, le coté gauche s'avance vers elle et nous dévoile la chambre voisine. Je pars d'un pas décidé vers la chambre. Quand on me donne une mission, je l'exécute à la perfection. Dans tous les sens du terme. Et les têtes tombent si on se dresse sur mon chemin.

Là, je dois épargner ceux qui nous ont volées mais cela va se payer très chèrement. Tifa me suit et d'un coup de pied synchronisé, nous défonçons la porte. Sans surprise, la chambre est vide. Nous la fouillons tout de même de fond en comble mais rien. Une chose me titille tout de même et je vais donc vérifier le coffre. J'utilise la même astuce que ma collègue et un autre faux fond se dévoile.

Mais qu'est-ce que c'était que cet établissement ?!

— Il y a quoi dans cette boîte pour que tant de personnes s'acharnent à essayer de nous la prendre ? Soufflé-je impressionnée.
— De l'argent ? Non, sur cette île tout le monde est riche. Ça doit être quelque chose de plus précieux.
— Ou dangereux. Une arme de destruction massive, un artefact secret. Rappelle toi du vieil homme et sa phrase mystique : « vous ne comprenez pas le travail que vous venez d'accepter ». Peut-être que c'est une bombe. Cela expliquerait le délai à tenir. Quelqu'un essayerait de faire sauter cette Madame Fa …

Tifa me fait un signe négatif de la tête.

— Comment il l'allumerait ? Et puis, pourquoi on aurait des gens à nos trousses si c'était un attentat prémédité ?
— Bien vu … ou alors …

Je n'ai pas le temps de sortir une autre machinerie diabolique qu'un groupe d'hommes entre dans la chambre. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils font gangster. Ils portent tous des costumes, un cigare en bouche avec un borcalino en travers du crâne.

— Vous essayez de voler le boss, les poulettes ?
Nous sort un premier gaillard.
— Tout dépend de si le boss loue cette chambre, rétorqué-je.
— C'est la suite du boss Urbani.

Il le dit avec un accent chantant très cliché. Italien en fait. Un a rond et le i appuyé. Je pourrais rire si je ne voyais pas le fameux boss arriver avec NOTRE boîte dans les mains.

— C'est lui le voleur ! S'offusque Tifa.
— Tu vas faire quoi, poulette ? Que peuvent deux femmes contre la famiglia Urbani ?

Le boss s'avance et tire sur son épais cigare, soufflant la fumée dans le visage de son subordonné. Il fait un petit bruit de bouche caractéristique, signifiant son désaccord avec son homme de main.

— Ne les sous-estime pas. En Sicile, les femmes sont plus dangereuses que les coups de fusil.


— Tu veux faire le gangster, très bien, réglons ce différent dans le sang,
proclamé-je.

Tifa me fait signe que non et prends la parole.

— Non, faisons le à l'italienne, à la mafiosi, Boss Urbani.

Elle sourit avec conviction et amusement. Mais que prépare donc ma camarade avec autant d'assurance ?


***

L'ombre jubile. Les pions s'entrechoquent, le jeu se fait palpitant. Ses mains ridées et usées les déplacent avec aisance. Rien ne lui échappe, la partie est parfaite et amusante.


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Tifa D. Lockhart

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MessageSujet: Re: Deux livreuses pour Comity Island : Le mystère de l'inexplicable boîte bleue !   Mar 24 Fév - 17:39

J'ai souvent beaucoup de "gueule". La plus part de mes amis, à savoir, Liz, Magam, Zeno et compagnie, m'ont souvent dit que j'étais ce qu'ils appelaient une "grande gueule". Il fut un temps où je ne savais pas ce que cela signifiait. A ma pré-adolescence, j'y voyais déjà un peu plus clair. Mais j'étais enncore loin de la vérité. Pour moi c'était une forme de témérité, comme un mélange d'audace et d'orgeuil, le tout guidé par une fougue intrépide. Puis j'ai compris que ce n'était finalement pas si élogieux que ça...
Alors certes, je n'étais pas de ceux qui parlaient beaucoup mais qui n'agissait pas derrière, j'assumais jusqu'au bout ! D'ailleurs ça m'a parfois couté quelques torgnoles... Si ce n'était pas quand je m'attaquais à des gens trop forts, c'était Squall qui me recadrait comme il le fallait. J'en ai pris des bonnes, j'en frissonne encore. Mais le pire, c'est que ce n'était pas volontaire, disons que c'est une partie de moi un peu innée, voire inconsciente qui à tendance à tout donner, et peut-être un peu trop parfois. Je n'ai jamais fait ce genre de choses par pure méchancetée, ni même pour me mettre en avant, ce n'est pas ça. Juste que quand il faut agir, j'agis, même si je ne réflechis pas forcement avant. Et très sincèrement... Là... je ne sais pas ce qu'il m'a pris...

— Non, faisons le à l'italienne, à la mafiosi, Boss Urbani.

Pourquoi ? Pourquoi ai-je dis un truc pareil ? En plus je ne sais même pas ce que c'est que d'agir à l'italienne ! En fait je ne suis pas bien certaine de savoir ce qu'est l'Italie. Une très lointaine contrée je crois, ou peut-être n'existe elle même pas ? Plus j'y réfléchis et plus je crois que c'est un lieu totalement inventé, qu'on trouve dans les livres d'enfants. Oui c'est ça ! Ce lieu où ils feraient de très bonnes pizzas et des pâtes hors du commun. Mieux que les chefs cuisiniers de Pucci ! C'est dire à quel point c'est absurde..
C'est ridicule... Pourquoi ai-je dis ça ? Mais pourquoi ai-je dis ça ?! Allez ! Il faut que j'assume maintenant, j'ai pas le droit de faire machine arrière ! Bordel, pourquoi j'ai pas suivi l'idée de Chô ? Régler tout ça à l'ancienne, avec de bonnes baffes bien rustiques ! C'était tellement plus simple ! Je regarde Chô justement, et lui lance un sourire plein d'assurance.

*Non mais sans déconner je suis schizo ou quoi ?! Je sais absolument pas ce que je fais et pourtant je fais genre de maîtriser ! *

Le chef mafieux "Urbani", reste de marbre en me regardant, et finalement il rigole toujours en me regardant. Il doit se moquer je pense... Je deteste qu'on se foute de moi, mais je le mérite. Je suis tellement pas maline...

- Et... C'est quoi, que tu appelles régler un conflit à l'italienne ? me demande t'il avec son accent étrange.

C'est la question que je redoutais. J'en sais fichtrement rien, j'ai dit ça comme ça ! Parce que je suis une gamine ! Parce que je me sens plus parfois ! Parce que... Parce que... Rolala ! Il me regarde et attend une réponse ! Je sais pas quoi répondre, mais tout le monde me regarde, même Chô ! Faut que je trouve quelque chose ! Bon sang réfléchit Tifa ! Réfléchit !

- Aha ! A l'italienne ! Ouais ! C'est comme ça qu'on fait chez moi ! Suivez moi, monsieur Urbani ! Dis-je en faisant comme si je maîtrisais la situation.

Tu parles d'une actrice ! Je maîtrise que dalle ! Cette dernière réplique est une pirouette pathétique destinée à me faire gagner du temps ! Je déglutis, et m'avance vers la porte. Sauf que je sens bien qu'il ne me suit pas. Je me tourne, vers toute cette petite assemblée, ils me regardent, je fais pareil. Il y a un grand silence, une incomprehension totale et un flou monstre. Normal, je sais pas ce que je fais ! Bon sang, pourquoi je suis aussi débile ?

- Aha ! criais-je en pointant le doigt vers l'homme au chapeau. Auriez-vous peur ? Moi je sais parfaitement ce que je fais ! Suivez moi si vous êtes un homme !

Non mais... Putain... Pourquoi mon corps et ma voix font L'INVERSE EXACT de ce que je pense ?! Non, je ne sais pas ce que je fais ! Non, je ne sais pas où je vais. Alors pourquoi diable je joue la comédie comme ça ? Je suis vraiment schizophrène c'est pas possible. Et ce doigt tendu vers lui, c'était quoi ça ? Je fais du théâtre moi maintenant ?!
Oh non... Il joue le jeu, il s'approche et me suit... Il fait signe à ses hommes de rester dans la chambre avec Chô, et me suit... J'ouvre la porte instinctivement... Je me lance dans de l'improvisation totale là... Il passe la porte, je la referme, laissant Chô avec ces gusses. Elle saura se défendre. Au moins je ne me fais pas de soucis pour ça ! Je continue dans le couloir, et trouve une chambre vide, la porte grande ouverte. Je reste vigilente parce qu'il a gardé son arme avec lui. Il la pointe sur moi, il faut que je sois très prudente, et que je me focalise sur la boîte. Normalement c'est Chô qui sera la plus prompte à la récuperer, elle se trouve dans la chambre si je ne raconte pas de bétises.

Je rentre là dedans, il me suit et ferme même la porte. Une chambre standard, une grand lit deux places, les rideaux tirés. Tout laisse à croire que j'emmène ce mec dans cette chambre pour coucher avec lui. Serieux, mais qu'est ce que je suis en train de faire ? Je m'agenouille lentement sur le lit, les cuisses un peu écartés, et enlève mon tee shirt. Je me retrouve en soutien-gorge devant lui. Je sais même pas pourquoi j'ai fait ça... En fait je crois que quand je ne sais pas ce que je fais, je me lance dans de la spontanéïté totale. Non mais attend une minute ?! Ça veut dire que je suis spontanément une allumeuse ? Mais  pourquoi je fais ça ? Je vais peut-être tirer profit de mes formes plutot belles, mais quand même c'est répugnant de songer à un truc pareil.

- Pour qui me prends-tu ? C'est la plus vieille astuce du monde. Rhabille-toi tout de suite.

- Je ne voudrais pas vous importuner Don Urbani, mais... Je ne savais pas comment me sortir de cette situation... Apprenez-moi les bonnes manières. déclarais-je en me mordant la lèvre.

Pouah... Je joue les soumises, c'est trop horrible ! Puis "apprenez-moi les bonnes manières", franchement, c'est la réplique type d'un porno ! Je me sens déjà bien assez mal à l'aise comme ça, par pitié laisse toi avoir, que je te mette la race, et que je me rhabille !

- Tu n'as pas encore compris ? Dépèche toi te te rhabiller !

Non mais sans déconner il est homosexuel ou quoi ? Pourquoi les autres filles qui font ça y arrivent et pas moi ? Je suis canon pourtant ! J'ai des seins à tuer un homme, une taille au top, des fesses magnifiques ! Ok j'avoue, la tenue y'à mieux, mais quand même ! Il espère pas que j'en enlève plus ? D'un autre coté c'est pas possible, soit il est gay, soit il en attend plus. Qu'est ce qu'il faut que je fasse ? J'ai jamais été intime avec personne, et là il faut limite que je me prostitue pour jouer les factrices du dimanche !
Il agite son pistolet, il en a marre je le sens. Qu'est ce que je fais ? Tant pis c'est tout ou rien, si il est pas gay, il résistera pas à ça !

* Burajaa no Hokku o Hazusu ! Le dégrafage du soutien-gorge !*

Je place mes doigts sur mon échine, me lance dans l'action la plus génante de toute ma vie, et sens que mon soutien-gorge n'est plus accroché. Je le laisse tomber sur le lit, ma poitrine est nue, face à ce mafieux qui doit déjà avoir toute les femmes qu'il veut. Je rougis, je suis une pivoine, une tomate... Je sais vraiment plus où me mettre. Il faut que j'arrète de me lançer dans ce genre d'improvisation. PLUS JAMAIS !
Il me regarde, je me sens tellement bête, à califourchon sur ce matelas. Mais ça semble marcher. Il remet son pistolet à sa ceinture et s'approche de moi. J'ai le coeur qui bat à deux cent à l'heure. Je dois le tuer, absolument. Personne d'autre ne doit savoir que je me suis carrément mise à nu devant lui pour m'en sortir ! Il arrive, lentement, je suis toujours aussi rouge. Je sais plus, je crois que je ne maîtrise plus rien. Il s'assoit à coté de moi et approche sa main de moi...

- Ecoute petite, tu...

- KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! NE ME TOUCHES PAS SALE PERVERS ! hurlais-je en disjonctant completement.

Je crois que j'ai littéralement explosé. Il ne m'avait pas encore touché que je lui ai envoyé mon pied droit en pleine machoire. J'en ai distribué des coups de pieds jusqu'ici, mais jamais avec autant de force. Sa machoire a craqué je l'ai sentie. Je la lui ai cassée, c'est sur. Il tombe à terre, il grogne quelque chose, mais doit avoir du mal à parler. J'attrape une lampe de chevet et la lui éclate sur le crâne. Cette fois il ne bouge plus, il saigne de la bouche et de la tête. Je souffle, je reprends mes esprits, et me rend compte que je suis encore à moitiée nue. Je me jette sur mon soutien gorge que je me dépèche d'enfiler. Je remet mon tee-shirt, et m'enguirlande moi même. J'en ai eu des sanctions pour faire la maline comme ça, mais jamais je n'ai senti une pareille humiliation. Et dire que c'est moi qui l'ai voulu... Faut que je travaille là dessus, impérativement, je ne veux plus jamais avoir à faire ça.

Je me décide à sortir de la pièce, et retourne à la chambre avec prudence. Il y a un grand silence, j'ai un peu peur de rentrer. Je ne me faisais pas de soucis pour Chô, mais ces gars étaient armés, peut-être l'ai je un peu surrestimée depuis la confrontation de la forêt. Je pousse la porte lentement en espérant tomber sur une bonne surprise. La porte est un peu bloquée à l'ouverture, je force et m'apperçois que c'est le corps inerte de l'un des hommes qui bloque la porte. Je rentre prudemment, sait-on jamais, et m'apperçois que Chô vient de sortir la boîte que nous avions perdue. Finalement tout est bien qui finit bien. Elle me regarde avec un sourire, tandis que je ferme les yeux et soupire pour relacher toute la pression que j'ai accumulée au cours de ces... Cinq dernières minutes...
Quelle pitiée franchement... J'ai honte.

- Alors c'était quoi ta grande technique à l'italienne ? me demande t'elle curieuse.

Je me sens juste ultra génée de devoir répondre à une question pareille. Je l'aime bien, je la connais depuis peu mais elle est plutôt sympathique. Mais je peux pas admettre un truc pareil... Ma fierté me l'interdit. Je fais mine de ramasser quelque chose au sol, pour avoir l'air un peu ailleurs. Finalement je me décide à une explication facile.

- Aha ! Secret ! Technique familiale secrète ancestrale ! lui dis-je avec un petit clin d'oeil complice.

Bah quoi ? J'ai jamais dit que j'en étais fière, mais je peux au moins prendre ce qu'il y a de jouissif dans cette comedie non ?



~~


Elle regarde à sa fenetre puis s'approche d'un échiquier et déplace la reine lentement de ses mains tremblantes. Si des pièces ont été éffacées, elle reste encore solidemement accrochée à son objectif.
Le guerre n'est pas finie...


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