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 Essayer de vendre des berry...

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Deishu Kaiki

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MessageSujet: Essayer de vendre des berry...   Dim 8 Nov - 5:06

Cela faisait quelques temps déjà que j’étais sur cette île et il s’agissait sans doute d’une grave erreur… Pas grand-chose, vraiment, seulement un gros, énorme problème qui se nommait le retard, car oui, même une personne pointilleuse comme moi peut parfois arriver en retard, cette fois-ci, j’étais en retard pour prendre le bateau, le même que celui qui m’avait fait arriver et je n’avais aucun bateau pour repartir…

J’étais donc arrivé il y a quelques semaines de cela, sans véritable raison hormis les possibilités d’évolution de l’île, ou plutôt, pour utiliser les mots appropriés, de croissance économique, un service donné pour un service rendu, le billet pour arriver ici avait été payé par Schneider, c’est-à-dire, une flotte de mercenaire payé spécialement pour venir sur cette île, une flotte entière, payée pour une personne… J’en souriais légèrement.

J’avais au départ prévu de rester une semaine ou deux sur cette île, mais mon séjour prévu pour être plutôt court ne fit que s’allonger… J’avais emporté énormément de ressources, de matériel divers et d’argent grâce aux mercenaires, malheureusement, ce dernier ne semblait pas avoir de réelle valeur dans la zone… Tous les habitant possédaient quelques berrys, mais il s’agissait plutôt d’une question de confort qu’autre chose pour des raisons qui me paraissaient évidente, mais que je vais tout de même expliquer.
Le berry possède une valeur finie selon la quantité de berry qui circule dans la zone. La monnaie signifie que la communauté vous doit autant que ce que vous possédez, ainsi, plutôt que de devoir forcément recourir au troc, le berry servait simplement à s’assurer que vos voisins ne vous volent pas.

Pour ainsi dire, l’argent que je possédais était une quantité bien trop grande et utiliser cette monnaie reviendrait à me ruiner dans les conditions de l’île, car comme expliqué précédemment, le berry a de la valeur car une quantité finie circule dans une région. L’offre et la demande. Si il y a beaucoup d’une ressource, la valeur de celle-ci baissera, même si cette ressource se trouve être l’argent.

J’avais donc un genre de plan, plutôt simple, sans véritable risque pour moi-même, le meilleur genre de plan possible. Et la première personne que j’ai donc rencontrer sur cette île était bien entendue la personne la plus fortunée. Un vieil homme bien trop stéréotypé pour décevoir le jugement dont je me faisais de lui. Pour faire simple, il s’agissait d’un homme dans la quarantaine, probablement célibataire, car personne ne pourrait vouloir de lui comme mari. Cependant, il s’agit du type d’homme qui se plonge volontiers dans les pêchers humains, l’alcool, les femmes et je ne sais quoi d’autre qu’il pourrait trouver sur cette île et dont il est probablement l’un des seuls consommateurs. Du moins c’était là ma première impression. Une personne plutôt exécrable dont la richesse devait dépasser le tiers de l’île entière, fût les informations supplémentaire que je gagnais en le rencontrant et en communiquant, si ce mot peut-être utiliser pour ce genre de vermine.


Spoiler:
 


Je suis du genre plutôt passif, mais je ne pouvais m’empêcher de penser cela…


-Bonjour monsieur, je me nomme Kaneki, cela s’écrit tel un arbre faisant pousser de l’argent, enchanté.

-Bonjour Kaneki, je me nomme Hakushaku.

-Enchanté de faire votre connaissance.

-Hm. Répondit-il en hochant simplement la tête…

Ce simple échange me sidéra… Ce type manquait visiblement d’éducation, peut-être était-il inconscient, j’avais fait tous ce chemin depuis d’autres mers afin de le rencontrer, lui, un pauvre paysan plus riche que d’autres et il ne savait même pas montrer de politesse… Incroyable. Mais on m’avait… Je m’étais appris à rester calme en de bien nombreuses situations, pour moi, les choses pouvant m’exclamer serait la nécessiter de rétorquer à une remarque comique.

-Je souhaite avoir de quoi me loger pour les semaines à venir, que pouvez-vous me proposer ?

Demandais-je espérant qu’il me propose de rester dans sa demeure qui semblait être… Légèrement au-dessus de la moyenne mondiale niveau confort. Je veux dire, le bateau dans lequel j’étais arrivé était plus confortable que ça, la seule chose remarquable était la taille de cette dernière.

-Je peux te proposer la maison d’un serf qui est mort il y a un moment, ses enfants avaient choper une maladie, on a donc cramer la maison avec la famille dedans pour éviter qu’elle se répande, puis je l’ai reconstruite car d’autres serf ont des gosses, du coup ils pourront aller dedans une fois adulte, mais pour le moment, c’est pas le moment.

Sérieusement… Je n’y croyais juste pas, cet homme n’avait donc aucune limite… Ou alors les difficultés de l’endroit étaient telles que ce genre de chose était normale… J’avais l’impression d’être revenu au moyen âge… Mais faire le trajet chaque jour depuis le bateau jusqu’ici m’épuiserai avant même d’avoir pu faire quoique ce soit… J’acceptais donc.

-Et qu’est-ce que tu me donnerais en échange ? Du blé?

Je soupirais… Désespéré par son manque absolu de manière…

-Je vais te fournir quelque chose qui vaudra bien plus que tous ce que tu pourras me payer dans ta vie et ce pour ce que t’as à m’offrir actuellement. Disais-je d’un ton on ne peut plus sérieux.

Le pire fût qu’il me prit directement au sérieux… Un riche quelconque m’aurait dans un premier temps rit à la gueule pour ensuite me demander de quoi il s’agissait, j’aurais alors pu avoir la gloire de lui clouer le bec…


-Combien de berrys possédez-vous ?

Il me répondit ainsi une somme très précise… Qui était relativement peu, mais suffisante pour rentrer dans mes frais, même en soustrayant ce dont il avait besoin. J’allais donc m’en contenter et utiliser la crédulité de cet homme, sans pour autant mentir véritablement.

J’allais donc lui faire créer un monopole, confirmant d’abord le prix des denrées de l’île avec lui. L’homme était un imbécile, probablement né de parents ayant eu de la chance, suffisamment pour être né de parent riche… Il possédait une grande partie des terres et même des serfs, vraiment, chanceux, mais mon autre nom serait probablement le karma.

Il allait donc acheter dans la semaine qui suivait autant que possible de nourriture, cela serait chose aisée et l’hiver allait bientôt arriver… Dans ces conditions, le prix d’achat était extrêmement bas, mais la quantité de nourriture allait donc globalement baisser et sa nécessité va donc augmenter. Ainsi, il pourra revendre le nourriture a un prix impossible autrement, récoltant ainsi tous les berrys présent sur l’île. Il ne s’agissait donc pas d’acheter de la nourriture dans ces conditions, mais de vendre les berrys, puis les racheter lorsqu’ils perdront de la valeur.

Ce plan était complètement stupide dans certaines conditions et celle-ci étaient présente, mais je m’en fichais royalement, j’avais juste besoin de lui montrer que le prix de la nourriture allait augmenter, ce en quelques semaines, lui faire me payer et repartir. Ce qu’il se passerait après mon départ de l’île ne serait pas mes affaires.

J’avais donc finit mes explications et le plan allait débuter le lendemain… Je partais donc dépiter en direction de la dite maison… Et j’avais vu des ruines en meilleur état que celle-ci !


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Deishu Kaiki

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Sam 14 Nov - 4:51

Je me rendais intentionnellement en retard à mon rendez-vous du matin. Les récoltes étaient toutes terminées, cela se voyait sur les champs vidées par tous. L’hiver arrivait et pour certaines personnes cet hiver allait être bien plus difficile que les précédents. Mais les suivants allaient probablement être meilleurs…

Je voulais voir si cet homme pouvait faire preuve de sérieux ou si je pouvais me permettre de m’occuper tranquillement de cette affaire.

J’arrivais donc à la demeure d’Hakushaku et son servant me fit me rendre directement dans sa chambre… J’espérais vraiment une chose… Ou plutôt, j’espérais qu’une certaine chose n’arrive pas, mais visiblement… Je n’avais pas de chance… L’homme était encore couché… Avec un petit bonnet et un pyjama enfantin…


-Tch…

Si j’en avais la possibilité, j’hypnotiserai cet homme, mais peut-être que son cerveau n’était pas assez développer pour comprendre des ordres simples… Mais surtout je n’allais pas en avoir besoin. Je le réveillais donc simplement en parlant.

-Hakushaku, tu n’es pas un enfant n’est-ce pas ? Tu devrais te réveiller comme un grand alors.

Il était réveillé, je le voyais à son souffle et ses gestes. Aussi, il se leva, assis sur son lit. J’allais traiter cet homme comme un enfant, et il m’écoutera probablement.

-Bien, je vais donc commencer par t’expliquer ce qu’on va faire, d’abord, nous allons vers les villages pour acheter de quoi faire un buffet pour mes hommes.

Ainsi, nous partîmes pour les villages et visiblement, ma cabane était la norme dans cet endroit. Je restais en retrait après avoir donné mes ordres à l’homme qui acheta d’énormes quantités de nourriture à un prix très compétitif. Comme prévu, la valeur de la nourriture comparée au berry était très basse.

Nous répétâmes le processus, achetant de quoi faire un buffet total à chaque fois, sur plusieurs villages qui ne devaient probablement pas communiquer entre eux, ou lentement. Stockant ensuite la nourriture. La méthode était extrêmement simple dans ce genre d’endroit reculé ou la monnaie avait une quelconque utilité.

Je répétais le processus le lendemain, le surlendemain et je rentrais le soir en n’ayant fait aucun effort le cinquième jour depuis mon arrivée. Je lendemain, je pris ma journée vis-à-vis d’Hakushaku, il savait ce qu’il devait faire, il allait pouvoir le faire seul. Je me changeais, une tenue qui ne révélais pas mon apparence, portant une large jarre dans mon dos. De cette tenue, on ne pouvait voir que mes yeux. Il s’agissait simplement de tissus, de basse qualité placé spécifiquement pour cela. J’allais alors dans un village et y acheter de la nourriture.


-Bonjour, vous pouvez remplir à moitié ma jarre de farine ?

-Bien sûr bien sûr, tu viens d’où m’sieur le voyageur ?

-Moi ? Je viens d’un village voisin. Merci pour la farine, tenez. Disais-je en donnant mes berrys à la vieille dame, ma paume vers le bas, je lui posais l’argent dans la main sans qu’elle ne voit le montant…

-Ah m’sieur, vous vous êtes trompé, c’est trop ! Dit-elle après avoir vu le problème et me rendant le monnaie.

-Sérieux ? Je suis chanceux alors ! De par chez moi c’est le prix normal ! La quantité qu’il reste chez nous est vraiment bidonne, merci bien ! Disais-je en partant.

Son regard était interrogateur. Je rentrais, stockait la farine et répétais le processus dans un autre village, et encore et encore et encore…

Répétant ce processus le lendemain et quelques jours après, l’inquiétude se sentait dans les yeux des paysans et autres qui voyait le prix de la nourriture monter. Il n'y avait pas besoin que la pénurie soit déjà présente, mais l'inquiétude suffirait à faire monter les prix. J'allais voir Hakushaku, disant alors d’aller vendre une petite partie de la nourriture achetée, lui soufflant un certain texte.


-Il nous reste cette quantité de pain et de légumes après les buffets organisés, vous en voulez ?

-Oui oui ! S’écria le marchand. Voici mon prix ! Tenez !

L’homme fût surpris en recevant la moitié de ce qu’il avait dépensé pour acheter des quantités dix fois plus grandes… En deux semaines, le prix avait été multiplié par 5. Il me regardait comme un enfant ayant compris ce que je voulais lui faire comprendre.

-Alors, si nous discutions du paiement ? De mon paiement ?

-HAHAHAHA, Kaneki ! Prends tout les berrys qu'il me reste ! Avec le stock de nourriture que j’ai maintenant j’ai juste à tout vendre d’ici quelques jours et je serais riche !

Mais je le regardais avec un regard sérieux.

-Tu va gagner cinq fois ce que tu as dépensé, si ce n’est plus, et tu vas me passer le petit tiers de ta somme de départ ? Tu vas gagner deux fois cinq fois cette somme ! Tu peux bien me passer un peu plus !

Je ne lui avais pas dit, mais il gagnerait probablement bien moins. J’avais acheté de mon côté une grande partie des ressources sans qu’il ne soit au courant. Un homme seul pouvait-il acheter autant de nourriture ? Bien sûr que non, mais j’avais utilisé ses servants avec son accord, mais les servants ne savaient pas que la nourriture achetée à ce moment-là était acheté avec mes berrys, des berrys ajoutés à ce marché clos, baissant la valeur des berrys.

-J-Je vais vendre un quart de mon stock et te donner les berrys immédiatement.

-Bien, ça me fait plaisir de t’avoir aidé, gagner chacun un peu de son côté, c’est le mieux pour nous deux. Après tout, une relation ou les deux personnes gagne est probablement la deuxième relation la plus forte qui peux lier deux êtres. Disais-je en lui tendant la main pour serrer la sienne et valider notre accord oral.

Il acquiesça probablement sans comprendre ce que j’avais dit avant d’attraper ma main avec ses deux mains. Je me sentais enfin gagnant, mais cela était d’une puérilité impossible… Après avoir quitté l’homme, je repris mon costume, une charrette et un cheval de trait, pour vendre une partie de ce que j’avais acheté moi-même… Pouvant vendre 2 charrettes avant la tombée de la nuit. Il allait me rester quelques charrettes à vendre et le bateau n’allait pas tarder à partir. Je devais me presser. Si j’avais bien calculé, après mon passage, il allait rester un environ un tiers des berrys qu’il y avait sur l’île à l’origine… Mais l’homme sait s’adapter, ils passeront au troc ou quelque chose du genre.

Je rentrais alors ce soir, dans le noir, habillé de plusieurs couches de tissus qui m’abritaient du froid… Je marchais dans les ruelles d’un village pour couper et arriver plus rapidement à ma baraque, lorsque je trouvais au sol un sac. Une analyse légère révélais que quelque chose respirait à l’intérieur de celui-ci… Peut-être un chien ou quelque chose du genre qui sait… Mais je détestais honnêtement ce genre de chose.

Je décidais alors de passer  calmement m’éloignant le plus possible du sac vivant. Mais une petite ruelle ne pouvait pas me permettre de mettre une grande distance… J’entendais le sac bouger légèrement alors que je passais, j’avais un peu peur, mais le sac semblait fermé avec un nœud qui ne laisserait pas sortir une tête capable de me mordre. J’étais donc plus ou moins passé, le sac était juste à quelques centimètres de moi et je sentis quelque chose glisser et tomber… je me tournais pour voir un des tissus que je portais pour me cacher au sol, tenue par une petite main…

Je me baissais pour attraper le morceau de tissu et tirer légèrement dessus… Cette main ne voulait visiblement pas le lâcher… Bien sûr, je pouvais tirer un coup sec et jamais une enfant ne pourrait tenir.


-Que me veux-tu ? Demandais-je simplement.

La main répondit en serrant encore plus fort le morceau de tissu entre ses doigts. Je tirais faiblement pour voir la force qu’elle pouvait mettre dans sa poigne. Au bout de très peu d’effort, elle était alors sur le point de lâcher le morceau de tissu bleu foncé. J’arrêtais de tirer, sortais un petit couteau, coupa un petit carrer de tissus autour de la main. Je prenais alors mon morceau et le remettais sur les autres. Observant la petite main de haut…

Cette petite main, d’un simple mouvement, relâcha un peu le morceau de tissu avant de se figer… S’était-elle rendu compte que le poids avait changé ? Elle lâcha alors le morceau de tissu, tendant ses doigts entièrement et sa main aussi, appelant visiblement à l’aide… J’ouvrais alors le nœud sans grosse difficulté, pour ouvrir le sac…


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Deishu Kaiki

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Mer 18 Nov - 23:09

A vrai dire, je ne voyais pas grand-chose de ce qui sortit du sac… Dans ce genre d’endroit, la tombée de la nuit était la fin de toute vie, et la lumière extérieure se limitait à la lune et aux étoiles. Mais visiblement, il s’agissait d’une jeune fille, de par sa taille, elle avait probablement environ 14 ans, les cheveux noirs et ne portant aucun vêtements.

Visiblement suffisamment faible pour ne pas se lever alors qu’elle était face au sol, telle une marionnette dont les fils avaient été coupés, elle n’avait aucune chance de sortir du sac d’elle-même. Que s’était-il passé ? A première vue, il s’agissait peut-être d’un acte criminel, mais cela était peu probable, jamais un criminel n’aurait laissé un témoin en vie…

Je me baissais, posant un genou au sol afin d’examiner la petite fille. Visiblement… Cela faisait quelques jours qu’elle souffrait du froid de la saison, nue dans un sac, elle avait été battue et était clairement affamée… Je regardais un instant mes gants… Prenant le sac pour le poser au sol avant de retourner la fille sur le dos, sur le sac.

De nombreux bleus étaient visibles sur son corps, mais elle n’avait visiblement pas été victime de vices sexuels. Alors que s’était-il passé ? Je me rappelais alors diverses informations et en supposait quelque chose de plutôt simple. Elle avait été abandonnée, un membre de sa famille ne pouvait probablement pas se résoudre à la tuer, mais il fallait aussi qu’il n’y ait aucune trace de ses origines. Il y avait probablement de nombreuses petites filles aux cheveux noirs, alors pour la distinguer, la prochaine étape aurait été les vêtements qu’elle aurait pu porter. La raison de l’abandon ? Soit elle ne pouvait plus travailler et était donc devenue un poids mort, peut-être même pouvait-elle encore travailler, mais la récolte aurait pu être mauvaise et ainsi l’abandonner était l’un des seul choix qu’il restait. Elle s’était probablement débattue pour ne pas être abandonnée… Respirant encore, je lui posais cette question :


-Je vais me répéter, que veux-tu ?

Elle respirait difficilement… Et probablement personne ne viendrait l’aider, ni même ne l’entendrait durant les jours à venir, surtout dans ce genre de ruelle sombre. L’idée d’abréger ses souffrances passa dans ma tête… Même si il y avait un orphelinat sur cette île… Ils ne l’accepteraient probablement pas durant cette période de l’année, où la nourriture se faisait rare, surtout après ce que j’avais fait. Je plaçais alors mes mains autour de son cou.

-Si tu es inconsciente, ceci est probablement le mieux pour toi… Chuchotais-je probablement pour me pardonner…

A ce moment-là elle semblait essayer de dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa bouche.

Je commençais à avoir des remords, moi ? ... Après tout j’étais un homme, un être humain. Je voulais éviter ce genre de chose pour des raisons évidentes, mais une partie de moi semblait souhaiter que cette petite vive… Elle était plutôt chanceuse d’être légère et que je portais suffisamment de couches de tissus pour en partager. Je l’emportais alors dans cette maisonnette. Lui fournissant une couverture et une place près de la cuisinière.

Je soupirais suite à mon action… Qu’allais-je faire d’elle ? Maintenant que je l’avais prise avec moi, il n’était pas question de la laisser mourir, mais après ça qu’allais-je faire ? Je commençais alors à cuisiner une soupe de riz, jetant de temps en temps des coups d’œil, vérifiant que son état ne se dégradait pas. Elle reprenait lentement des couleurs lorsqu’elle se mit à gémir de douleur. Je me retournais alors pour voir qu’elle essayait de détourner le regard du feu de la cuisinière. Cela n’était pas normal, avait-elle peur du feu ? Avait-elle un traumatisme ? Elle n’avait cependant pas assez de force pour se retourner d’elle-même… La température de la salle était correcte, aussi j’éteignais directement le feu pour la calmer. Cela fonctionna.

Après avoir soupiré un coup, je la relevais pour la placer assise. Je lui avais fait porter une de mes chemises et commençais à lui servir de la soupe.


-Fais attention, c’est chaud.

Après avoir mangé quelques cuillères, j’ajoutais quelques médicaments sous forme de poudre à la soupe, il s’agissait principalement de la permettre de récupérer rapidement. Si tout se passait bien, elle serait à nouveau capable de se mouvoir le lendemain.





Durant la nuit… Je me posais une simple question… Comment allais-je m’atteler à mes affaires alors que cette petite, dans un piteux état, était dans ce qui me servait de lit ? Allais-je la laisser seule au risque de la retrouver morte ? … J’allais devoir payer un mercenaire pour qu’il s’occupe d’elle…

Le soleil se leva alors… Et la petite fille semblait souffrir énormément… Ce n’était pas le feu, mais la lumière qui lui faisait cet effet ? Avait-elle peur de la lumière ? Ou bien… Souffrait-elle vraiment ? Je m’empressais de tirer les volets, pour voir la petite se calmer… Je n’aimais pas ça, quelque chose d’étrange se passait ici et je ne pouvais pas vérifier de quoi cela s’agissait… Si elle était traumatisée, la forcer à ouvrir les yeux ne ferait qu’empirer son état et s’il s’agissait d’autre chose, il était mieux d’attendre un peu que son état s’améliore avant de vérifier.

Après avoir payé un mercenaire pour nourrir et surveiller la fille, je retournais vendre et vendre plus. Je n’avais pas beaucoup de temps et le prix de la nourriture avait encore légèrement monté depuis la veille. Je passais donc la journée à vendre ce que j’avais acheté ainsi que le quart que m’avais offert Hakushaku. Bien entendu, je ne pouvais pas terminer cela en une seule journée, mais au moins, je m’étais assuré ne pas faire de perte une fois la dernière vente de la journée effectuée.

Je rentrais alors le soir pour voir la petite fille assise, les yeux fermés.


-Kai…Kaneki, elle s’est réveillé, mais est restée les yeux fermé et ne réponds pas quand je lui parle…

-D’accord, tu peux retourner au bateau, je te rappellerais peut-être demain.

Elle restait les yeux fermés et ne régissait absolument pas au son. Il s’en alla et je me retrouvais à nouveau seul avec une petite fille habillée d’une simple chemise… Je me demandais sérieusement ce que j’allais en faire…

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Chess

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Jeu 19 Nov - 14:10

J' avais pas mal étudié le contexte de Sleeping Earth avant de venir, et je suis forcé d'admettre qu'à l'instant même ou je pose le pied à terre, je me rend compte que les livres n’exagèrent en rien la situation.
J'ai vogué les deux dernières semaines sur une eau sans le moindre courant, avec pour seule compagnie le soleil et ses rayons bienfaisants. Malgré cela, force est d’admettre que ce fut un de mes voyages les plus ennuyeux... Je ne vogue pas en radeau, mon bâtiment, aussi modeste soit-il, respecte des propriétés de vie privée. Un pont étroit mais stable, un proue discrète ainsi qu'un mât dont j'ai rangé les voiles. Il avance grâce à un système d'air pulsé que j'ai moi même mis au point voilà des années. Seulement... Ce système propulsant mon embarcation, n'est pas assez puissant. Ce voyage devait à l'origine durer trois jours. Quatre dans le pire des cas, et me voilà arrivé à bon port au bout de deux semaines interminables. Il y a aussi une petite chambre, avec un lit modeste, et une petite bibliothèque, où je range la plupart de mes ouvrages d'anatomie et de chimie.
En fait je n'ai jamais cessé d'étudier. Lorsque l'on comprend que le monde est infini, et qu'il impossible de tout savoir, le mieux à faire et encore de s'approprier un savoir des plus complets. Je suis un scientifique, et en tant que tel je sais que je dois analyser les mécanismes des plus infimes microcosmes de notre univers. Il s'agira là de découvertes uniques, révolutionnant le monde d'aujourd'hui et de demain. Du moins... Je l'espère...

C'est ainsi que j'arrive enfin sur une île, située comme prévu au milieu de nulle part. L'horloge de mon bateau indique que nous ne sommes pas loin de la mi-journée. Si j'ai choisi cette île, c'est pour son calme et sa sérénité. Je ne serais jamais dérangé ici, je compte m'y installer durant une bonne période. Je n'ai rien défini, mais cela pourrait durer des années. Tout ce que je recherche, c'est la tranquillité pour mes expériences. Mon embarcation est la seule sur cette plage où le sable semble terne. Il n'y a rien. Ni à droite, ni à gauche et ce sur des kilomètres de plage. Devant moi, une vaste plaine, avec un tout petit bois dont je perçois les limites. Je ne suis pas ébéniste, mais j'ai quelques notions de menuiseries. Je m'en servirai peut-être pour construire mon habitation. Mon bateau est chargé de matériaux en tout genre, et de divers instruments scientifiques. Je pose ma faux au sol, il est déjà temps de me mettre au travail...


***


Voila trois semaines que je suis ici et j'atteins enfin mon premier objectif. Construire une maison. Je ne parle pas d'une villa avec un jardin luxueux et quatre cent mètres carrés habitables. J'ai une petite chambre où je me repose, et une cuisine, avec un four à bois en métal que j'avais emporté depuis mon dernier voyage. Il paraît que selon les époques la température descend en dessous de zéro ici... Je ne serais pas mécontent de pouvoir m'assoupir près du feu ! Enfin, et c'était la tout le but, j'ai une salle réservé à mes expériences. Un bureau où je prend mes notes, et tous mes ustensiles rangés comme je le souhaitais. Mon travail à porté ses fruits, je ne vivrai pas dans un palace, mais cela me convient entièrement ! Si je voulais vivre dans l’opulence, je me serais contenté de rester dans mon chez moi d'origine... Le bois que j'ai trouvé dans cette forêt est d'une épouvantable qualité, mais en renforçant les structures avec des pierres que j'avais encore ramené de mes précédents voyages, j'ai pu me construire une jolie petite habitation. Mes « stages » de survie sur les îles les plus sauvages de Grandline et du Shinsekai, ont porté leur fruit ! Sans cela je n'aurais jamais su me construire une telle maison... Encore moins en trois semaines !
Il ne me manque plus qu'à m'acheter le minimum syndical de mobilier, et vu les renseignements que j'ai sur les prix de cette île, je ne devrais pas en avoir pour trop d'argent, bien qu mes réserves me permettent clairement de tenir durant plusieurs années.

Je ferme le verrou de bois que j'ai mis au point, accroche ma faux dans mon dos, et enveloppé dans ma cape, je file droit, dans l'espoir de trouver une ville rapidement.
Mes prières entendues, je ne met que quatre heure à atteindre un chemin donnant sur une bourgade sans nom, ou du moins sans panneau dénominatif. Les ruelles sont vides, pas de tavernes ni de commerces, un tout petit étalage chez un épicier local, qui propose quelques pauvres oignons et pommes de terres se battant dans un cageot miteux. Vu l'absence de ressources, les prix devraient être élevés, mais dans plusieurs textes que j'ai lu à propos de cette île, les prix sont d'une bassesse à toute épreuve.  Cela s'explique par les ressources tellement rares sur l'île et par le commerce quasi inexistant. Les gens n'ont pratiquement rien, emmètre des prix élevés reviendrait à ne faire aucune vente. Suivant ainsi une ligne commune, les maires des villages se sont entendus pour proposer des prix très bas, offrant ainsi à la population, la possibilité de survivre.

Je retourne l'étiquette des pommes de terre et je suis aussitôt très surpris. Quatre vingt dix berrys le kilo. Un kilo de pomme de terre, qui n'est déjà pas un féculent très cher, coute sur des îles « normales » environ trente cinq berrys, sur une île de ce type je m'attendais  voir des prix avoisinant les vingt berrys, c'est presque cinq fois le prix ! Je rentre alors dans le magasin et remarque que la quasi totalité des étagères sont vides. Je salue le vendeur, qui me sourit en m’accueillant. Je continue mon marché, et vais de surprises en surprise... De la farine, à soixante quinze berry le paquet ! Des  pommes à cent dix berrys le kilo, des noisettes à quatre vingt quinze berrys le kilo... Des tomates de qualité presque médiocre, encore vertes et gorgées d'eau à cent soixante berrys le kilo ! C'est du délire, l'inflation est anormale... La viande, car oui ma surprise n'est pas complète, de la viande bovine, des tranches fines et courtes, dont on ne mange même pas sur un repas simple, à quatre cent cinquante berrys ! Ce n'est pas possible... Avec de tels prix la population est vouée à mourir. Ce sont des prix hallucinants, même sur des îles riches ou l'argent coule à flots ses prix seraient considérés comme chers !

Il y a quelque chose qui ne vas pas ici... Je sors de la boutique et m'avance vers une autre épicerie tout aussi pauvre. Les prix sont quasi identiques... Je ne comprends pas, je dois en avoir le cœur net.
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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Sam 21 Nov - 17:04

Je réfléchissais en permanence, cette réflexion était la chose qui m’avait mené à réussir à survivre dans ce monde impitoyable. Je n’étais pas physiquement faible, j’étais normal, j’entretenais mon corps normalement. Mais quelqu’un qui n’étais que normal se devait d’utiliser son cerveau pour survivre face aux plus forts.

Bien entendu, je faisais bien souvent des choix qui n’étaient pas les meilleurs dans mes calculs, mais je les faisais quand même… Comme prendre cette petite fille avec moi, aider Kanbaru avec Rouka, Senjougahara avec Sengoku et bien d’autres. Tout le monde fait des erreurs et je n’étais pas une exception, cependant, je ne considérais pas ces choix comme des erreurs.

J’étais retourné m’occuper de mes affaires avec Hakushaku et je devais lui soutirer quelques informations.

Une pièce tomba.

Je comptais manuellement les berrys pour perdre du temps et créer un moment pour cette conversation. Le manque de banque dans ce genre d’endroit était un véritable problème… Des billets en tout genre, des pièces en tout genre… Là où mes habitudes d’affaires se faisaient en valise contenant de nombreux billets, j’avais devant moi un large sac, contenant de toute taille de monnaie…

Je me demandais même comment Hakushaku avait pu vendre quand la nécessité d’obtention de monnaie se faisait de main en main, voir en notant des dettes, des ardoises comme certains appellent ça… Il devait avoir des hommes plutôt compétents.

Je ramassais un berry…


-Il y a eu un peu d’agitation il y a quelques jours dans le village d’a côté, que se passait-il ?

-Oh rien d’inhabituel, on a dû brûler une maison et ses habitants à cause de la maladie.

-La maladie ?Disais-je feignant l'ignorance.

-Ouais, des gens perdent des yeux, perdent des oreilles, le pire c’est que ça se passe.

… La vue, l’ouïe et c’est contagieux ? J’avais l’impression de connaitre ça, mais j’avais besoin de plus d’information et si possible d’un échantillon.

-Il me semble pas qu’il y ait eu un feu durant ce problème…

-Ah, c’est normal, on a cramé la maison il y a un moment, mais ils sont pas tous mort, il manquait une petite fille, du coup on la cherche, on ne voudrait pas perdre tous ce qu’on a…

-C’est que ça fait peur ton histoire… Disais-je en continuant de compter.

-Ouais, mais bon, je suis à l’abri vu que je sors pas souvent, puis vu qu’on a pas de remède, on se débarrasse pour que la maladie se propage pas.

-Mais il y a tout de même des cas qui apparaissent non ?

-Ouais parce que de temps en temps y en a qui fuient un petit moment avant qu’on ne puisse les brûler, alors ils en affectent d’autres.

Cet homme était véritablement un imbécile. Pas qu’il puisse faire grand-chose, mais peut-être auraient-ils dû chercher une solution.

-Je pense que ma rencontre avec vous n’est pas uniquement due à la chance… Je me levais après avoir compté assez longtemps. Sortons un coup, je veux vérifier quelque chose à la dernière maison que vous avez brûlée…



Des cendres bien entendu. Tous ce qui était volatile s’était envolé, pour laisser derrière les cendres les plus lourdes. Durant le trajet, j’avais demandé si Hakushaku était au courant des divers symptômes de la maladie, n’espérant honnêtement rien de lui. Comme convenu, il n’était pas au courant : les premiers à avoir été victimes de cette maladie vivaient quelques générations auparavant et aucune trace écrite des symptômes n’avait été gardé. Hakushaku n’était pas un génie, mais cela était plutôt à cause de l’éducation fournie à l’aristocrate et ses parents qui avaient probablement reçu la même. Cela excusait-il pour autant ses actions et son ignorance ? D’après moi, il ne méritait pas la mort, mais presque. Il traitait les pauvres comme des moins que rien, ses serfs comme il disait.

Je confirmais alors mes connaissances dans les cendres : des restes d’origines plutôt étranges avaient brûlé, comme des vers géants et des bigorneaux. Cela n’était pas des restes d’origine animale, mais des êtres d’origines plus étranges, des types de singularités…

Je n’avais plus beaucoup de temps sur cette île. Les mercenaires engagés par Schneider allaient bientôt partir. La vie ici était bien trop pauvre et rester aussi longtemps devait peser sur leur moral… J’avais un puzzle bien trop large pour que je puisse m’en occuper seul, mais en plus, le temps m’était compté.


-C’est bien ce que je pensais… Ce n'est p mais une genre de phénomène surnaturel et je m'y connais. Disais-je en souriant à Hakushaku, pas que je ne m'y connaisse pas en véritable maladie... Ces insectes sont la cause de cette "maladie". Il y en a deux : un ver qui se reproduit dans la pénombre et un escargot qui se nourrit de sons…

-Des insectes ?

-On appelle ça des insectes, mais en réalités, ils n’ont rien à voir avec les insectes normaux. Ce sont comme des genres d’esprit qui existent entre la vie et la mort.

-Comme des fantômes ? Allons Kaneki, gardez ces histoires pour effrayer les enfants !

-Contrairement aux fantômes, ces êtres ne sont pas des restes d’êtres morts, mais des entités à part entières, simplement invisible une majeur partie du temps et fluorescent de temps en temps. Il reste bien un corps quand ils meurent.

-Bah tuons les tous alors !

-Ce ne sera pas aussi facile, disais-je en ramassant les restes d’un des insectes, ces choses ne craignent pas grand-chose. Le feu fonctionne, car c’est depuis toujours un élément sacré… Pour l’escargot, le sel fonctionne aussi, dans certaines croyances, le sel peut servir pour divers remède : il s’agit là de croyances ayant un fond de vérité, car le sel a effectivement des effets bénéfiques et fonctionne assez souvent contre les esprits, bon et mauvais.

-Mais le sel est une denrée sur notre île ! On peut bien soigner les plus riches, mais pour les pauvres…

Je soupirais… J’avais teeeeellement envie d’abandonner cette ile avec les berrys maintenant que j’avais finis ce que j’avais à faire, mais je devais soigner la petite fille avant de m’en aller…

-Je peux faire un remède pour soigner les gens affecté par le ver depuis moins d’une semaine, mais je ne pense pas que quelqu’un d’ici puisse se le payer… Surtout après avoir pris la majeure partie des berrys à dispositions sur l’île… Pour soigner les personnes qui perdent l’ouïe, il suffit de verser de l’eau salée, l’eau de mer ne fonctionne pas, il faut de l’eau potable légèrement salée dans l’oreille de la personne, une petite quantité fonctionne et vous serez rapidement débarrassé de ce problème.

-Et pour le ver ?

-Je n’y peux pas grand-chose, mais le ver à une longévité assez faible, longévité qui baisse à la lumière, c’est pour ça que les personnes affectée s’enferme généralement dans le noir. Malheureusement, il faut que le ver reste longtemps à la lumière pour mourir et si il a pondu un œuf d’un autre ver, celui-ci dévorera directement l’œil de la personne, ce sans qu’elle ne ressente la moindre douleur. Heureusement, ce ver se contente d’un seul œil avant de déménager et la longévité du ver fait que celui-ci meurt généralement après avoir pondu un œuf. Il y a donc pratiquement jamais plus d’un ver. Celui au sol devant moi est le cadavre d’un ver qui était déjà mort avant de brûler. Je ne resterais probablement pas beaucoup plus longtemps, aussi, vous devrez vous occuper de ça sans mon aide.

Il devait probablement essayer de comprendre ce que j’avais dit avec le petit morceau de cerveau qu’il possédait… Je terminais alors notre conversation :

-Je ne peux que te conseiller une chose : essaie d’établir un système d’éducation sur cette île. Le ver nait de rien, il nait parfois dans l’œil de personne incapable de voir l’avenir et cible principalement des personnes semblables. L’escargot lui, nait de mauvaises conditions, les problèmes hygiéniques, les attitudes négatives et bien d’autres choses. Ils existent rarement aux endroit ou l’éduction existe, car les personnes recherchent un avenir meilleur et même quand il existent, les remèdes apparaissent rapidement pour les exterminer. Pour finir, j'aimerais que tu me donne un peu de sel, au cas ou...



Le soir même, je versais alors de l’eau salée dans l’oreille de la petite fille. Elle se mit à gémir légèrement, cela n’était clairement pas agréable, mais elle devait faire avec.

J’avais devant moi la fille qui avait probablement le ver dans son œil, mais j’avais volontairement caché ce fait à Hakushaku pour qu’il s’inquiète du problème du ver.

Après avoir légèrement toussé à cause de son oreille interne, un liquide gélatineux jaune fluorescent sortit de l’oreille de la jeune fille, tomba au sol en perdant petit à petit de sa couleur, une fois celle-ci disparue, cet être deviendrait de l'eau, de l'eau pure. L’escargot. Sa forme n’était d’ailleurs pas une coïncidence, car comme vous le savez, nous possédons dans nos oreilles une partie ressemblant à un escargot.


-Tu m’entends petite ?

Elle se tourna vers moi, l’air surprise, mais les yeux toujours fermés.

-Je… J’entends à nouveau ! S’exclama-t-elle d’une voix angélique… J’étais surpris de la douceur de sa voix.

-Je vais être bref. Je m’appelle Deishu Kaneki, appelle-moi comme tu le souhaites. Je suis celui qui a soigné ton ouïe et je compte bien soigner ta vue, mais avant ça je veux que tu me conte ton histoire.

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Deishu Kaiki

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Dim 17 Jan - 16:12

-Soigner ma vue ? …

Il y avait quelque chose d’étranges dans les paroles de la jeune fille… Quelque chose de différent des autres. Quelqu’un d’ignorant aurait été différent… J’ai l’habitude de faire face à ces personnes, mais cette fille… Quelque chose me dérangeait.

-Vous pouvez faire cela ?

Pour ainsi dire, une malade qui se fait véritablement soigner par un médecin réagit de manière plutôt positive, mais un ignorant se met généralement à admirer son bienfaiteur, voir parfois le vénérer, surtout dans ce genre de milieu... Et comparé aux autres personnes, ses manières étaient plutôt étranges… Bien trop polie comparée aux paysans qui vivent ici et elle ne possédait pas d’accent… Que se passait-il ? Je me le demandais bien. Je décidais donc de changer de discours, après tout je n’étais pas doué pour jouer le gentil. Bien entendu, cette dernière partie est un mensonge, il était plus rapide de faire comprendre à une personne qui doute que ce que vous faites n'est pas gratuit ou exceptionnel, elle sera moins méfiante en comprenant que vous y gagner aussi quelque chose.

-Avant de poser autant de question, tu pourrais peut-être te présenter.

-Ah… Désolée, je… Non rien, je me nomme Aura…

-Tu n’as pas de nom de famille ?

-Non… Je…

-Laisse-moi reformuler ma question, tu n’as pas de famille ? Disais-je en pressant mes paroles, me montrant plus agressif envers la fille.

-Si… Répondit-elle à voix basse, visiblement intimidée.

-Comment ? Je ne t’ai pas bien entendu ! Demandais-je avec mauvaise foi.

-Je, j’ai un grand frère.

-Comment ?

-J’ai un grand frère nommé Fohl ! S’écria-t-elle finalement.

-Bien, tu n’as pas besoin d’être timide, je sais que si j’avais été quelqu’un de foncièrement mauvais, je ne t’aurai pas aidé sans vouloir en tirer quelque chose et que tu peux douter de moi pour ça, mais je tire suffisamment de berrys de cette affaire pour m'occuper de cette maladie. Que je sois bien clair, je ne suis pas un bon samaritain, je fais souvent des choses inacceptables aux yeux de la société, aussi ne va pas croire que je continuerais longtemps à t’aider, gratuitement du moins, compris ?

-Euh… Oui ?


Pourquoi une question ? C’était ce que je voulais lui demander, mais je m’y abstenais. Mon instinct me disait que parler plus avec cette fille serait exténuant. Il y avait quelque chose de mauvais, non pas pour une personne normale, mais pour quelqu’un comme moi et cela s’entendait dans sa voix…

Je me dirigeais vers ma valise, y attrapant une lampe à huile que j’allumais.

Immédiatement, l’expression d’Aura se crispa, mais quelque chose me gênait dans cette expression… Elle, ne fermait pas spécialement plus les yeux… En temps normal, lorsque la cause de la douleur est la lumière, le premier réflexe est de fermer plus fortement les yeux pour "augmenter" l’épaisseur des paupières afin de réduire la lumière qui passe au travers lorsque nos yeux sont fermés…


-Tu risque d’avoir légèrement mal aux yeux, mais essaie de faire avec. Je plaçais alors une main devant son œil droit pour voir son expression se calmer, je fis de même avec l’œil gauche pour être sûr qu’un cas encore plus étrange que ce que je pensais ne soit présent, mais il n’y avait à priori qu’un œuf dans l’œil droit.

-Essaie d’ouvrir les yeux. Disais-je en me préparant mentalement à l’image que j’avais vu une seule fois dans ma vie…

N’importe qui aurait compris à cette vue que quelque chose était anormal. Un œil, ou plutôt… L’orbite, vide, qui donnait vu sur l’intérieur vide… A la place de l’œil, attaché au nerf, se trouvait une petite sphère blanche, semblable à un œil miniature sans pupille, œil qu’il fallait retirer : l’œuf du ver.

Elle ouvrit lentement les yeux en ayant clairement mal, de la sueur coulait sur son visage… Mais ce qui me dérangeait le plus à ce moment-là fût la vision que j’eu… Je commençais sincèrement à regretter manquer d’expérience sur certaines singularités…

Devant moi, deux grandes pupilles rouges… L’espace d’un instant je me rappelais mon passé en me disant que ces pupilles étaient magnifiques… Un passé lointain, mais pas seulement, je me rappelais mes connaissances théoriques sur le ver et le deuxième état dans lequel l’œil pouvait être retrouvé : Imaginez une pomme rongée par des vers… Je me disais plutôt heureux d’avoir vu le moment où l’œil avait déjà été dévoré… Mais pourquoi ses deux yeux, bien que rongés depuis quelques jours au minimum étaient encore en parfait état ? Que se passait-il ?

Après une seconde de silence, la voix mélodieuse d’Aura se fit entendre.


-Je… N’ai plus mal ? Monsieur Deishu ? Vous m’entendez ?

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Deishu Kaiki

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Dim 26 Juin - 20:30

Un objet tomba et du verre se brisa...



J’omettrais mon rêve car je préfère éviter parler de mes rêves quand ceux-ci sont sérieux. Je pourrais dire sans problème déjà avoir rêvé nager dans une piscine de berrys et que la sensation physique n’était pas super, mais que la sensation psychologique était fabuleuse, mais blagues mis à part je me réveillais donc.

Une douleur me lacéra l’œil droit. Je compris immédiatement dans quelle merde je me trouvais…
Me cachant l’œil droit de la main, j’ouvrais donc l’œil gauche. J’étais couché dans mon lit de fortune, ou de pauvreté vu qu’il n’était pas très confortable. J’analysais la situation et Aura entra dans la chambre.


-Monsieur Deishu, vous êtes réveillé ? Dit-elle en entrant dans la chambre.

Je n’aime pas croire aux coïncidences. Dans quel genre de fiction est-ce qu’une personne arrive pile quand vous vous réveillez après avoir perdu connaissances ? Mais je pouvais supposer qu’après avoir été aveugle, elle a probablement du développer un peu son ouïe et donc m’entendre m’asseoir. D’ailleurs m’avait-elle senti marcher à côté d’elle dans le sac ou avait-elle ressenti la chaleur ? Bah cela est sans importance.

Je voyais qu’elle avait les yeux ouverts. Elle ne comprenait donc pas ce qu’il se passait… Et visiblement j’analysais peut-être trop la situation.


-Aura, passe-moi ma valise s’il te plait. Demandais-je simplement. Il y avait urgence, mais je ne voulais pas la faire paniquer ou se sentir coupable et je ne voulais pas avoir à sacrifier inutilement quelque chose…

-D’accord ! Répondit-elle joyeusement avant de reprendre. Où est-elle ?

Devant tes yeux… Mais ses yeux étaient étranges. Elle ne me regardait pas en parlant, elle regardait certainement dans ma direction, mais elle semblait ne pas me voir…

-Toi… Tu ne vois toujours pas ?

Elle pencha la tête de côté, questionnant visiblement ma question.

-Euh… Mais je suis aveugle depuis ma naissance ?

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Mer 29 Juin - 12:27

Pourquoi me réponds-tu d’une question ? Cela mis à part de naissance ? C’était donc l’origine de cette étrange impression qu’elle me donnait… Je pensais pouvoir lui rendre sa vue en utilisant le ver, mais aveugle de naissance…

J’avais instinctivement compris que le vers n’était pas en état d’œuf et que cela était donc dangereux pour mon œil, aussi, j’ai immédiatement agis, abandonnant un bocal en verre que je tenais pour récupérer le contenu à l’intérieur de ses paupières, mais j’étais trop lent à cause de ses yeux… Et désormais le ver était probablement dans mon œil.


-Pourquoi gardes-tu les yeux ouverts ? Demandais-je tout de même.

Visiblement choquée par la question, elle ferma rapidement les yeux.


-Désolée ! S’excusa-t-elle de manière complètement excessive en fermant les yeux. Je… Mes yeux vous dégoutent c’est ça ? Mon frère me disait qu’ils étaient beaux, c’est pour ça que je les gardais ouvert, mais comme je le pensais…

-Non, c’est pas ce que je voulais dire. Je pensais juste que tu n’avais pas besoin de les garder ouvert vu que tu étais aveugle. Et effectivement ils sont magnifiques.

Elle ouvra à nouveau les yeux surprise en rougissant un peu.

-Merci…

Ah… C’est mauvais, elle va mal comprendre ce que je dis.

-Pour ma valise, elle est au sol en face de toi. Je ne peux utiliser qu’une main, alors il faut que tu m’aide.

Pendant qu’Aura essaie de ramasser ma valise pour me la ramener, je vais donner quelques explications. Les singularités ne sont ni des monstres, ni des fantômes. Il s’agit de phénomènes métaphysiques, d’irrégularités se formant sous certaines conditions. J’utilise le mot ver simplement car il n’y a pas de véritable mot pour décrire ces choses et donc les spécialistes, et les imposteurs, utilisent l’apparence de la chose pour la nommer.

Ils ont donc des effets physiques et autres. Pour le ver, l’effet est de faire perdre la vue. Le ver se nourri de la vue et sans faire exprès, il dévore l’œil, Aura étant aveugle, le ver a simplement élu domicile dans son œil et a attendu, faisant souffrir son hôte lorsqu’elle essayait d’ouvrir les yeux, tout ça pour survivre le plus longtemps possible.

Mais rien ne se perd, car si quelqu’un récupère le ver, il peut utiliser "l’essence" du ver et en extraire une essence de vue. Je vous laisse deviner l’effet de cette chose. Cela fonctionne avec la plupart des singularités, si une singularité a un effet et qu’après avoir "exorciser" la singularité, l’effet n’est pas parti, il est généralement possible de récupérer l’effet inverse d’une manière ou d’une autre… Cela peut expliquer tant de choses.



Bon, me voilà avec un pot en verre, contenant quelque chose d’assez horrible à regarder, surtout pour moi… Je suis étrangement heureux que la petite fille soit aveugle.

Je ne cachais donc plus mon œil avec ma main, mais avec un bandage improvisé… Quoi ? Que s’est-il passé ? Les explications étaient là pour détourner votre attention voyons. Ouvrir de force l’œil en présence de lumière force le ver à fuir dans un autre endroit sombre. J’ai donc ouvert mon œil après avoir mis un bocal au fond peint devant celui-ci. Si le ver était en train de dévorer mon œil, alors celui-ci foncerait dans le bocal. S’il était sous forme d’œuf, alors j’aurais extrait avec mes doigts l’œuf. J’ai donc en ma possession une pomme infesté d’un ver dans un bocal fermé. Une petite pomme blanche.

Dégoûté, je me contentais de ranger le bocal dans la valise. Je comptais bien récupérer ma vue plus tard avec.

-Merci Aura.

Remerciant la petite, l’expression de son visage semblait inquiète… Elle n’a pas vu ce qu’il se passait alors pourquoi ? Ah, elle a dû entendre…

-Je vais bien, j’ai juste soigné quelque chose, rien de bien grave. Repris-je pour éviter qu’elle ne me cause des problèmes.

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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Ven 22 Juil - 18:32

Ma vision allait m’attendre bien sagement, récupérer l’essence d’un ver et l’injecter dans quelque chose de semblable à un œil permet d’obtenir à nouveau un œil, c’est simple et efficace, mais tout le monde ne peux pas extraire l’essence, je peux, mais en attendant, il y avait bien plus urgent à gérer, comme aller voir Hakushaku ou quitter l’île ou quitter l’île ou… Combien de temps avais-je perdu.

Je regardais donc Aura dans les yeux, elle-même qui regardait… nulle part. Sans vision avait-elle la notion de jour ? Je ne pouvais probablement pas lui demander combien de temps s’était passé depuis que j’avais perdu conscience… Et plusieurs questions à propos de la petite fille me dérangeaient…


-Aura, si je me souviens bien avant que je ne m’occupe de toi tu ne connaissais pas cette cab… Cette maison, comment fais-tu pour t’y diriger ?

-Ah ? Euh... Monsieur Deishu…

-Appelle-moi Kaneki.

-Euh monsieur Kaneki…  J’ai eu le temps de m’habituer à cette maison ?

Encore une fois, pourquoi  une question ? Ah, elle n'a peut-être pas de notion du temps étant aveugle. Elle semble se diriger en connaissant les emplacements des portes et des murs, mais pas exactement tout, comme ma valise et semblait hésiter sur certaines zones… Mais cela n’était pas rassurant tout au contraire… Cela voulait dire que j’avais perdu du temps.

-Les hommes qui étaient devant la c… Maison, tu peux les appeler ?

Sa tête se pencha légèrement sur le côté de manière interrogatrice…

-Ils sont partis depuis longtemps ? Ils disaient avoir fini ce pourquoi ils avaient été payé.

… Je déteste les gens qui ne travaillent que pour l’argent. Cela sonne étrange de ma bouche ? Mais je ne travaille pas pour l’argent, l’argent travaille pour moi, il est donc normal que je l’apprécie.

En attendant, j’observais Aura… Son apparence était bien meilleure que lorsque je l’ai trouvée, toujours légèrement maigre. Elle n’était pas propre, mais même ainsi, elle avait un certain charme. Elle portait cependant des vêtements improvisés plus proche de rideau que d’une robe… M’enfin, cela n’était pas mon problème.

Inconsciemment je soupirais… Il y avait de trop nombreux problèmes et je n’étais pas dans le meilleur état pour réfléchir. Il nous restait des provisions, mais j’avais un rendez-vous avec Hakushaku pour récupérer mes berrys et je devais trouver un moyen de quitter l’île et j’avais oublié d’autres choses à cause de l’incident… Mais j’avais un gros problème… Il y avait un ver, je veux dire, oui, il y en avait un, mais il y en avait un deuxième.


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MessageSujet: Re: Essayer de vendre des berry...   Lun 3 Oct - 16:05

Je ne l’avais pas dit ? Je l’ai senti lorsqu’Aura avait ouvert les yeux. Avec un autre bocal à fond peint, le ver aurait dû aller dans ce bocal n’est-ce pas ? A vrai dire, le ver est plutôt gros et si il était visible tel un fantôme, on le verrait dépasser de la tête lorsqu’il mange l’œil de la personne, il ne dévore que la vue, alors les matières sont intouchés. Pourquoi je peux le mettre dans des bocaux en verre ? Le verre a toujours eu des propriétés exceptionnelles, tout comme le sel et d’autres choses cités par les exorcistes et les religieux. C’est parce que ces choses ont des effets qu’elles sont utilisés, mais aussi parce que les gens croient qu’elles ont de l’effet qu’elles en ont, comme les singularités, c’est parce qu’elles existent qu’on sait, qu’on croit qu’elles existent et parce qu’on y croit qu’elles existent. Le monde est mystérieux n’est-ce pas ?

Dans un bocal, il n’y a donc de la place que pour un ver. Où va le second dans l’impossible coïncidence où il y en a un second ? Mon œil… Je n’avais pas prévu cela. Ce genre de ver est censé être plutôt rare, alors en trouver 2 au même endroit est pratiquement un miracle.

En bref il y a un second ver en train de grignoter l’œil d’un mercenaire… Bien fait pour eux. Pourquoi dis-je un mercenaire ? Hormis moi qui était inconscient, Aura qui est aveugle et les mercenaires qui passaient de temps en temps qui est-ce qui pourrait devenir victime ?

Dans le pire des cas, je n’ai probablement pas à m’inquiéter. Schneider m’en doit quelques-unes et il n’est pas du genre à rater des chances de faire effacer ses dettes… Il enverra probablement un AUTRE groupe de mercenaire, ou le même si il ne fait pas preuve de tact.

Ayant le temps de continuer mes réflexions un moment, un problème souhaitant rushé l’intrigue… Non, j’avais perdu bien assez de temps... Donc un problème souhaitant raccourcir mon temps de réflexion pour avancer l’intrigue arriva.

Entendant donc quelqu’un frapper à la porte, Aura m’aida à me lever.


-C’est terrible monsieur Kaneki ! L’œil de monsieur Hakushaku a !... Il est atteint de la maladie !

Etrangement, j’étais plutôt satisfait. Non seulement je connaissais donc la position du second ver, mais en plus la victime n’était pas quelqu’un d’innocent. Je ne suis pas du genre à être sympathique, mais on dira que je mâche mes mots, car jamais je ne souhaiterais du mal à un partenaire commerciale, non ça jamais… J’étais tout de même légèrement déçu que le ver n’était pas en train de grignoter les globes oculaires des mercenaires.



Je pouvais marcher tout seul, ainsi je finissais la journée avec un ver supplémentaire. Aucune conversation avec Hakushaku qui souffrait beaucoup trop pour une personne qui n’avait pas l’habitude de souffrir. Il perdit aisément connaissance lorsque le ver quitta son œil.

En attendant je retournais à la cabane, moi aussi encore un peu fatigué. Je devais attendre que Schneider envoie un groupe pour quitter l’île, mais je n’allais pas attendre les bras croisé J’avais quelques choses récupérer. Il restait probablement des berrys sur l’île, mais probablement pas assez pour que j’y gagne à les chercher. Mais j’allais chercher d’autres choses.

Pour le moment, j’étais retourné à la cabane et aura m’attendais sagement à la porte, m’offrant une révérence d’une politesse qui n’était clairement pas quelque chose qu’une petite fille d’une douzaine d’année devrais connaitre et surtout pas une fille qui semblait aussi pauvre…


-Heureuse de vous revoir maître.

Je voulais rétorquer qu’elle était aveugle et qu’elle ne pouvait pas me voir, alors me revoir était… Mais je suis une personne qui sait faire preuve de tact. Avant ça je me demandais comment elle pouvait savoir que c’était moi alors qu’elle ne voit pas. Semblant légèrement gênée, elle reprit :

-Monsieur Kaneki ? C’est bien vous ?

D’accord, elle semblait avoir tenté vu que peu de personnes fréquentent cette cabane.

-Haa… Soupirais-je. Puisque tu ne sembles pas fatigué, je vais te demander sérieusement ce que tu sais.

-Ce que je sais ? Répondit-elle l’air surprise.

-Tout ce qui t’es arrivé sur cette île si tu préfères.

Hum ? Les pupilles d’Aura se déplacèrent un instant… Etait-elle si troublée par ma demande ?

-E… JE ! S’exclama-t-elle nerveuse.

-Calme-toi, prends ton temps. Repris-je en me levant pour aller préparer un léger repas.

-… Je… Je suis arrivée sur cette île avec mon grand frère Fohl. Il a supplié une famille de l’île de nous laisser vivre avec eux, il disait qu’il allait travailler pour deux si nécessaire. On a vécu quelque temps, on ne mangeait pas à notre faim, mais au moins on était en vie. Il y a quelques temps, après qu’ouvrir les yeux me fasse mal, il m’a mis dans un sac et m’a dit de ne pas bouger et m’a emmené quelque part… J’ai attendu, le temps me paraissait très long et j’avais froid, au bout d’un moment je n’entendais plus rien, mais j’ai attendu comme il m’a dit… Puis lorsque je n’en pouvais plus, j’ai essayé d’attraper les vibrations que je sentais et vous m’avez trouvé.

C’est étrange, on dirait presque qu’elle ne sait rien et pourtant elle parle beaucoup trop bien… Trop aisément, presque comme un mensonge. Mais que gagnerait-elle à me mentir ? Pour le moment je suis son bienfaiteur…

Cette famille et son frère ont donc été brûlés avec la maison. D’après ce que j’ai compris, le nombre de corps ne correspondait pas et donc voilà la survivante.


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