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 De nouveaux ennuis en perspective

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Fa Mulan

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MessageSujet: De nouveaux ennuis en perspective   Sam 9 Sep - 18:01

Après un voyage tumultueux pour accomplir La mission de l'assureur, Song a enfin pris pied sur Lagays Greem. A présent, il ne lui reste plus qu'à conduire les filles jusqu'à leur oncle... Plus qu'à...


A perte de vue s’étendait une prairie immense, verdoyante, soulignée au loin par quelques arbres qui tentaient vaillamment de former une forêt. Il flottait dans l’air un parfum de fleurs et de beau temps. Totalement différent de ce que nous avions affronté quelques jours plus tôt. Je me retournai, jetant un regard vers la caravelle fichée dans les rochers. Le fier navire n’était désormais guère plus qu’une épave et ne prendrait plus jamais la mer. Mais il avait accompli sa tâche jusqu’au bout, nous permettant d’atteindre Lagays Greem. Je me retournai de nouveau, observant la prairie. Je ne distinguai aucune habitation, pas le moindre signe de vie. J'avais pourtant cru comprendre devoir mener les filles sur l'un des plus gros marchés de North Blue et je me retrouvais... en pleine campagne. Pas que cela me déplaise, j'aurais pu me sentir bien ici, sans la présence de ces trois chipies qui se lamentaient sur l'état de leurs robes. J'avais hâte d'atteindre notre destination, histoire de retrouver ma bienheureuse solitude. Je plantai mes mains sur mes hanches, observant les alentours en quête du moindre signe de présence humaine. En vain. Je finis par jeter un coup d’œil vers les matelots regroupés autour de leur capitaine et réussis à accrocher le regard de Roano. Le médecin hésita, vérifia que personne ne le retenait puis me rejoignit en trottinant.

- Je croyais que Lagays Greem était une île plus... citadine., attaquai-je tout de go.
- En fait, il s'agit d'un archipel composé de sept îles., me détrompa l'homme. J'imagine que vous cherchez à rejoindre la préfecture, qui est la plus grande d'entre elles. Nous devons être sur l'une des autres. Ah, mais ne vous inquiétez pas !, rajouta-t-il rapidement. Des ferrys font la liaison entre les différentes îles !
- Bien. J'espère que ce ne sera pas trop cher..., commentai-je pour moi-même.
- Je ne saurai vous dire..., répondit néanmoins Roano avant de poursuivre avec grande hésitation. Et... Heu... River ? Je connais un peu le coin, alors je vous aurais bien accompagnées mais...

Il jeta un regard par-dessus son épaule et je lui offris un sourire compréhensif.

- Les malades. Les blessés. Le capitaine.
- Les malades et les blessés., répéta-t-il maladroitement.

Il hésita encore un instant, finit par me donner une tape sur le bras et partit rejoindre son groupe. Je me retournai vers les demoiselles Lindar, qui me dévisageaient avec grand sérieux.

- En route., me contentai-je d'annoncer avant de me mettre en marche.
- Vous savez où vous allez au moins ?, m'interrogea Tishie.
- Non, mais nous trouverons., répondis-je avec assurance. Nous allons partir vers l'est en nous assurant de garder la côte en vue, afin de ne pas manquer le ferry. Une fois là-bas, nous n'aurons qu'à demander d'aller sur l'île principale, puis à trouver votre oncle. Rien de bien compliqué, n'est-ce pas ?
- Nous allons marcher ?, geignit Mai.

Je me forçai à sourire. Quelque chose me disait qu'encore une fois, ce voyage n'allait pas être de tout repos. Je me mis cependant en marche, et après quelques secondes, les filles me suivirent, non sans râler, d'autant plus qu'elles devaient porter elles-mêmes ce qu'elles avaient pu sauver de leurs bagages. J'essayai de les ignorer tout en continuant d'observer les environs. Après quelques minutes seulement, j'avisai un peu plus loin une clôture de bois qui nous barrait le chemin. Je continuai d'approcher, me demandant si nous étions déjà dans un pré ou si nous allions y pénétrer. Quoi qu'il en soit, la présence d'une telle structure indiquait une propriété, donc des locaux devaient vivre non loin. Les poteaux de bois soutenaient deux larges planches, l'une au niveau de ma taille et l'autre à mi-hauteur, laissant de beaux passages au-dessous, entre ou au-dessus des planches. Mais comme un seul homme, ou une seule demoiselle, les sœurs s'immobilisèrent devant cet obstacle insurmontable. Je roulai des yeux, ne pouvant m'empêcher de penser qu'elles se payaient ma tête. Alors comme ça elles étaient capables de monter au mât d'un navire et de se balancer sur une corde au-dessus du pont mais ne pouvaient pas enjamber une clôture ? Qu'elles se débrouillent ! Sans un mot, je plaçai une main sur l'un des poteaux et sautai au-dessus de l'obstacle, avant de poursuivre ma route comme si de rien n'était. Je les entendis appeler, maugréer, faire leur petit caprice, puis finalement elles me rattrapèrent, la mine boudeuse.

- Amusant, non ?, leur lançai-je en souriant.

Les deux aînées me fusillèrent du regard, alors que la benjamine hochait la tête avec ravissement, sa robe pleine de terre.

- Vous êtes une sociopathe !, me lança Tishie.
- Mais oui, mais oui. Gardez donc votre énergie pour la marche.
- A cause de vous nous avons perdu la plupart de nos possessions !, renchérit-elle. Je dirai à notre oncle de ne pas vous payer !
- A cause de moi ?, répétai-je, ahurie, avant d'éclater de rire. Très bien, si vous estimez ne plus avoir besoin de moi, je vous laisse !

J’accélérai aussitôt le pas, à l'aise dans mes bottes alors qu'elles galéraient dans leurs petits souliers.

- Attendez, je retire ce que j'ai dit ! Je lui dirai de vous payer, d'accord ?! Alors attendez-nous !

Je m'arrêtai et attendis qu'elles me rejoignent, à moitié paniquées, à moitié furieuses. Il n'y avait pourtant pas de quoi en faire tout un plat, je ne voyais pas ce qui les effrayait tant dans la campagne. Mais je repris un rythme plus lent pour ne pas trop les fatiguer.

- J'ai vu un truc bouger !, hurla soudain Sue.

Elle pointa du doigt quelque part sur le côté, désignant un bovidé qui paissait paisiblement. Surpris, l'animal releva la tête, nous dévisageant avec curiosité.

- Il me regarde avec ses yeux !, cria encore la plus petite.
- C'est ce à quoi servent les yeux en général..., soupirai-je. Allez, continuons.

Nous poursuivîmes, mais je gardai un œil prudent sur la vache. Je doutais que le calme animal nous prenne en chasse, mais avec les filles, je n'étais jamais trop sûre de ce qui pouvait se produire. Et à peine quelques mètres plus loin, Mai laissa échapper une exclamation de dégoût.

- Beurk ! J'ai marché dans une bouse !

Le trajet allait vraiment être long...

Nous marchâmes pendant trois bonnes heures, agrémentées de nombreuses pauses et franchissements de clôtures. Nous avions visiblement échoué sur une île exclusivement dédiée à l'élevage. Vaches, porcs, moutons, chèvres, quelques chevaux et ânes. Nous avions même dû contourner un enclos rempli de lapins. D'autres se baladaient en liberté dans les prés, fuyant à notre approche. Des volailles aussi apparaissaient parfois ici et là, picorant le sol sans nous prêter attention. Nous avions une fois aperçu une ferme et l'avions rejointe, mais après quelques minutes d'expectative et de martèlement de porte, elle s'était avérée déserte. Les propriétaires semblaient s'être absentés pour un moment, ou pour rejoindre la ville ou pour vérifier ailleurs l'un de leurs troupeaux. Il ne faisait pas énormément chaud, mais le soleil pesait tout de même, ce qui m'avait apporté le réconfort de voir les trois filles se taire, concentrant leur force pour mettre un pied devant l'autre. Puis le soir commença à tomber, et nous étions toujours sur cette île sans avoir repéré le moindre ferry.

- J'ai l'impression qu'on aura bientôt fait le tour., marmonna Tishie lorsque j'ordonnai une dernière pause. Pourquoi ne sommes-nous pas parties par l'autre côté ?

J'estimai qu'il s'agissait d'une question rhétorique et ne répondis pas. Au lieu de cela, je me contentai d'enlever mon manteau et de m'asseoir par terre, vérifiant qu'il n'y avait pas autour de moi trop de pierres qui gêneraient mon couchage.

- Qu'est-ce que vous faites ?, me demanda Sue avec curiosité.
- Je vais dormir.
- Mais nous n'avons pas mangé !
- A moins que vous ne souhaitiez chasser l'une de ces pauvres bêtes, en effet, nous ne mangerons pas., répondis-je doucement. Mais sauter un repas ne nous tuera pas. Reposez-vous, demain nous trouverons le ferry.
- On ne peut pas dormir par terre !, s'offusqua Tishie.
- Les vaches vont nous marcher dessus !, rajouta Mai.
- Nous sommes dans le pré de moutons, et ils sont trop timides pour nous approcher. Aucune crainte à avoir.

Je m'allongeai, rabattis mon manteau par-dessus moi comme une couverture et fermai les yeux. J'entendis les filles s'agiter un moment, pester alors qu'elles cherchaient une position confortable.

- Vous regretterez tout cela un jour, River., chuchota l'une d'elle. Je vous le promets.
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