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 Pour l'intérêt du Savoir

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Sand S.

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MessageSujet: Pour l'intérêt du Savoir   Sam 16 Mar - 22:46

Le soleil commençait à se lever, illuminant peu à peu l'océan. Et comme chaque fois qu'elle voyait ce spectacle, Sand s'autorisa à sourire. Elle avait passé toute la nuit à lire l'histoire de l'île sur laquelle elle allait bientôt débarquer, le Royaume de Luvneel. Elle n'aurait pas pu rêver mieux comme destination : un lieu empli de chercheurs qui voulaient toujours en apprendre plus sur le monde. Elle savait qu'étant uniquement sur North Blue, ils ne possédaient qu'une connaissance partielle du monde, mais c'était toujours mieux que rien. Elle rangea le livre posé à côté d'elle dans sa besace, au milieu de ses carnets recouverts de mots d'encre et des feuilles sur lesquelles étaient posés les traits de personnes croisées lors du voyage. Elle descendit de la hune à l'aide d'une corde pour ensuite s'en aller tranquillement à l'avant du navire contempler la mer.

- On jette l'ancre ! Tout le monde sur le pont avant de se rendre en ville !

Elle tourna la tête vers le capitaine qui donnait ses ordres depuis le haut de la voile qu'il était en train de remonter à l'aide de plusieurs marins. D'après ce qu'il disait, elle ne devrait pas tarder à pouvoir rejoindre la terre ferme. A peine un quart d'heure plus tard, elle descendit du bateau pour s'en aller dans la ville qu'elle avait hâte de découvrir. Elle ne prit pas la peine de réserver une chambre dans une auberge, sachant déjà où elle passerait la nuit. Elle avait vu une tour immense en arrivant, juste à côté du port. Elle n'y avait aperçu aucun être vivant et en avait conclu qu'elle était soit abandonnée, soit un monument historique auquel il était sans doute interdit d'accéder. Cependant, les règles étaient plus ou moins faites pour être transgressées, ce qu'elle prendrait plaisir à prouver. Elle acheta une carte de la ville et se posa sur un banc pour l'inspecter. L'île semblait relativement grande, sans l'être excessivement. Une partie du royaume était en amont et majoritairement réservée aux chercheurs. L'autre paraissait plus active commercialement parlant, et plus vivante aussi. A en croire ce qu'elle observait autour d'elle en tout cas. Elle rangea la carte dans sa besace et décida d'explorer la première partie de Luvneel aujourd'hui, elle se consacrerait à la seconde plus tard.

*Mais peut-on seulement y accéder à la seconde...*

Après tout, elle n'en savait rien. Ceci dit, même si cela se révélait être le cas, elle savait d'avance que ce ne serait rien d'autre que des mots inintéressants à ses yeux. Rien que des mots, seulement des mots qui ne l'empêcheraient pas de se rendre là-bas. Elle était trop curieuse de ce qui se passait dans ce coin de l'île pour se résoudre à ne pas y aller. Peut-être leur organisation était-elle similaire à celle des traqueurs de son monde ? Elle passa la journée à se promener à droite et à gauche, perchée dans les arbres pour dessiner le monde à certains moments, découvrant les étalages des marchés à d'autres. Quand le ciel commença à s'assombrir, annonçant le début de la nuit, elle acheta une dizaine de pommes et revint au port pour se rendre dans la tour inoccupée. En tournant autour, elle s'aperçut qu'il était certes un monument historique, mais nullement interdit d'accès. Des scènes s'étant déroulées dans le passé étaient gravées sur les pierres. Elles relataient différentes victoires du gouvernement mondial, ce qui n'était guère surprenant. Il n'avait aucun intérêt à conserver un lieu qui narrerait ses défaites et qui donnerait de lui une image plus fragile par conséquent.

*Heureusement que la piraterie existe... C'est au moins une chose qu'ils ne contrôlent pas*

Elle entra dans la tour par le seul accès disponible, un simple trou dans le mur, et monta les marches une à une, lentement, prenant le temps de contempler les illustrations qui ornaient les parois. Elles étaient toutes très belles, et elles avaient sans aucun doute été réalisées avec le sens du détail. Etait-il possible qu'elles aient été le point de départ des chercheurs, ce qui les aurait ensuite amenés à s'installer ici ? Elle poursuivit son ascension, éclairée par les torches accrochées à la pierre. Quand elle parvint en haut du monument, elle ne vit qu'une pièce vide, seulement éclairée par la lumière bleutée de la lune qui venait d'une unique fenêtre tournée vers la mer. Elle enleva sa besace de son épaule et la posa sur le rebord, absorbée par le spectacle de l'eau qui s'étendait à perte de vue. Elle adorait l'admirer. Combien de fois avait-elle rêvé de prendre le large seule et d'explorer le monde sans avoir à se soucier d'autre chose que de sa propre loi ? Elle ferma les yeux et respira l'odeur de l'océan en se souvenant de la petite fille aux cheveux bleus qu'elle avait été, qui s'émerveillait quand l'eau recouvrait ses pieds et qui tentait d'attraper les reflets du soleil sur elle. Elle s'interrompit dans ses pensées quand elle entendit un bruit derrière elle. Un chaton blanc était en train de tituber entre les dalles. Il vint se poster devant elle et miaula faiblement. Elle s'accroupit et le fixa quelques secondes avant de dire avec toute la compassion du monde :

- Laisse tomber la pitié, j'aime pas les chats.

Elle pencha la tête sur le côté pour l'observer et il fit de même. Soudain, elle remarqua qu'il grelottait. Il devait être malade, il ne faisait pas assez froid pour qu'il puisse trembler. Quoique, vu sa corpulence, il était aussi possible qu'il n'ait pas assez de réserves pour vivre correctement, ce qui expliquerait sa faiblesse apparente. Elle irait lui acheter du poisson demain. A cette heure de la nuit, les marchands étaient partis depuis longtemps. Elle tendit une main vers laquelle il s'avança avec prudence avant d'y frotter sa tête. Puis elle lui montra ses deux paumes pour qu'il monte et quand ce fut fait, elle s'assit sous la fenêtre et plaça ses bras en arc de cercle sur son ventre. Le chaton se glissa dans le creux qu'ils formaient et s'y nicha avant de fermer les yeux. Elle le regarda avec amusement. Il était si petit, et si fragile. Elle le serra contre elle pour le maintenir au chaud. Elle le garderait le temps qu'il se rétablisse. Ensuite, elle le confierait à celui qui le voudrait.

- Si je retrouve tes griffes dans mon manteau au réveil, je t'abandonne, rétablis ou pas.

Il miaula, à moitié endormi, comme pour signifier qu'il avait compris. Elle esquissa un sourire et ses paupières se baissèrent pour l'amener jusqu'à ses rêves. Il lui sembla entendre des ronronnements en s'endormant.

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Kannon-Shadow

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Dim 17 Mar - 2:53

Profondément endormi dans la cale, du ferry, Kannon, ouvrit difficilement les yeux. Le voyage n’avait pas été si long… Il avait prit la navette de son île jusqu’à une des îles composantes de l’archipel de Lagays Greem, sachant pertinemment que la première étape de son voyage qui promettait d’être long, était le royaume de Lunveel. Bien que le jeune homme aux cheveux bleus était de nature plutôt confiante, et aventurière, il avait tout de même prévu son premier point de chute. Quoi que premier n’était pas la quantification exacte, ce qui ne devait être à la base qu’une excursion sur l’île des baies s’était transformée en véritable péripétie.
Après mure réflexion c’est sans doute pour cela, que ce garçon s’endormit facilement dans la cale de ce rafiot qui n’avait fait que grincer depuis son départ. Mais cela faisait parti du jeu… Lunveel, C’était la destination obligatoire que Kannon s’était fixé pour son but. Le royaume de la recherche et de la connaissance. C’était sans le moindre doute ici que Kannon aurait le plus de chance d’en apprendre sur son art du Hyakushiki.

Le trajet devait durer une bonne trentaine d’heures, le hasard voulu que la cale ou Kannon s’était assoupi, soit orné d’une vielle horloge en bois massif, dont le premier mauvais bougre venu, aurait sans le moindre doute voulu s’en emparer. Il y avait fort à parier que le prix de vente d’un tel mastodonte, pouvait avoisiner deux ou trois bons milliers de Berrys. Toujours est-il que l’horloge indiquait dix huit heures.
Le jeune artiste martial, avait dormi plus de vingt heures. Il avait pris le bateau la veille, au matin. Prenant toutefois la peine de prendre un petit déjeuner digne de ce nom, au restaurant du bateau. Puis il admira la mer durant une bonne heure, avant de s’apercevoir qu’il n’avait pas rendu le livre qu’il avait emprunté à la bibliothèque de Lagays Greem, deux jours plus tôt. A ce moment, le jeune homme n’avait pas fermé l’œil depuis près de quarante huit heures, et la fatigue se fit sentir. Mais la curiosité de feuilleter un ouvrage qui avait le luxe d’hypothétiquement avoir pour thème l’art du Hyakushiki Kannon, était trop grande. Il s’assit, dos à une cloison, sur le pont du bateau, et scruta le vieux livre dont la vielle couverture en lin, le rendait semblable à un vieux grimoire d’alchimie ou de sorcellerie. Lutant contre le sommeil, il entama sa lecture, qui le captiva, à tel point de lui faire oublier la fatigue. Jusqu’à ce que l’astre solaire atteignit l’extrême horizon des flots. Seul le crépuscule, fit sortir Kannon de son état de transe avec son livre. Bien qu’il n’eut pour l’instant le luxe d’entendre parler de son art, le livre qui parlait d’autres arts ancestraux aiguisa la curiosité du garçon, qui passa alors, la journée à lire. Seul ce spectacle extraordinaire, attira le regard du jeune homme, qui comprit que son livre eut un véritable effet hypnotique sur son esprit. Il réalisa alors qu’il n’avait pas prit de chambre pour la nuit. Il trouva la cale du bateau ou il s’allongea derrière des caisse en bois et laissa la fatigue le guider vers les bras de Morphée. Il trouva dans un ultime élan de courage, cette horloge à l’autre bout de la cale qui affichait dix neuf heures trente. Lorsqu’il rouvrit les yeux, elle en affichait dix huit. Effectivement son sommeil dura plus de vingt heures. Et encore seul le bruit de l’interphone prévenant de l’arrivée au port de Lunveel réveilla Kannon. Il se releva, se frotta les mains sur le visage, en se donnant de petites claques pour accélérer son réveil laborieux. Il monta les escaliers jusqu’à atteindre le pont de ce gigantesque voilier, et descendit par la planche de bois installé par les marins du bateau.

Ce fut ses premiers pas dans le Royaume de Lunveel, et il ne perdit pas de temps. L’île n’était pas gigantesque mais tout de même plus que son île natale ou que celle de Lagays Greem sur laquelle il avait été contraint de légèrement allonger son séjour. Les gens arpentaient les rues, et le brouhaha collectif témoignait de la bonne humeur générale des habitants. Il apprit rapidement que le royaume était composée de deux parties. Commerciale et scientifique. Cette dernière se trouvant plus loin en amont. C’était là bas. Là bas que Kannon, projeta de se rendre, pour la bibliothèque qu’il imaginait.
C’était sans doute là le défaut que ses amis d’enfance Manarill et Nova lui trouvait le plus souvent. Une imagination un peu trop débordante. A tel point qu’il lui arrivait parfois de tirer de nombreuses conclusions hâtives, s’avérant fausses, le plaçant dans l’embarras.
Après tout, qui lui avait dit qu’une bibliothèque publique se trouvait là bas ? Bien que les chercheurs de l’île devaient très probablement archiver leurs écrits, rien ne signifiait que cet endroit béni, soit libre d’accès au premier venu.
Ce que Kannon n’envisagea pas une seule seconde. De nature extrêmement optimiste, jamais il ne lui vînt à l’esprit que ses plans pouvaient être entravés par des lois, ou simplement par le fait que le monde n’était pas forcement fait comme il se l’imaginait. Qu’importe ? Poussé par l’aventure, le garçon à la chevelure bleutée , couru en direction de la zone de recherche. Dans une forme olympique, après sa longue nuit de sommeil, Kannon arriva devant l’enceinte universitaire de l’île, là ou les jeunes chercheurs étudiaient toutes sortes de choses. Les panneaux indiquaient les bâtiments d’études qui étaient tous plus variés les uns que les autres : Amphithéâtre de la Faune et Flore, Palais des archives de l’alchimie, laboratoire de l’étude de l‘apothicaire, Bureau de l’histoire mondiale etc… Les bâtiments tous différents les uns des autres émerveillaient le jeune touriste, qui eut des étoiles dans les yeux lorsqu’il tomba face au panneau qu’il convoitait :
Bibliothèque Principale.

Il suivi la direction jusqu’à arriver devant un bâtiment de la taille, d’un entrepôt hors du commun. Il poussa la porte en bois sculptée, et pénétra dans cet univers de connaissances, aussi formidable que gigantesque. L’odeur du vieux bois des étagères se mélangeait avec celle du papier de tout les livres correctement rangés. Des livres… Il y en avait à perte de vue, sur des rangées infinies et sur des auteurs que l’on ne pouvait atteindre du haut d’une immense échelle coulissante. Des étudiants assis à des tables rédigeant sans doute de nombreuses thèses, ou traversant les rangées de meubles et d’étagères où étaient entreposés les ouvrages, animaient la salle dans un silence des plus respectables. Kannon s’aperçu que la bibliothèque était divisée en départements, ou chaque thème étaient correctement établis, avec une rigueur implacable.
Le jeune homme s’avança lentement et aperçu certains de ces thèmes qui divisaient la bibliothèque en d’innombrables parcelles : Botanique, Mathématique, Alchimie, Sciences Physiques, Littérature mondiale. Mais aussi des thèmes beaucoup plus improbables tels que les Codes secrets et Décryptages, Traditions des contrées, ou encore Philosophie Ninja.

Le nombre d’ouvrages, était quasiment indénombrable, la taille du bâtiment en disait déjà très long sur la formidable étendue de connaissances que l’île possédait. Avant que Kannon eut l’occasion de rechercher le thème qu’il désirait, il vit deux hommes gigantesques, en costume noir s’approcher de lui, jusqu’à lui bloquer le passage.


- Excusez moi, messieurs.
Les deux gorilles ne s’écartèrent pas du chemin, regardant Kannon de haut, qui commença d’ailleurs à comprendre que ses recherches ne serait finalement pas si faciles…

- Montrez nous votre carte d’étudiant ou votre titre de chercheur agrégé de l’île.
- Je vous demande pardon ? Dit-il d’un ton semi ironique.
- L’accès à la bibliothèque est contrôlé, nous archivons plus de six millions cent quatre vingt milles ouvrages dans ce lieu. Ce qui fait de cet édifice la plus grande bibliothèque de North Blue.
*Plus de six millions de livres…* pensa Kannon tout en déglutissant.
- Sans l’une de ces deux autorisations légale, nous vous demanderont de bien vouloir quitter cette bibliothèque monsieur. Dit l’autre homme .
- Je n’ai aucun de ces documents, mais je vous assure que ma recherche n’a pas de but malsain, accompagnez moi si cela vous chante !
- Peu importe le type de vos recherches, Nous vous demandons de sortir ! S’exclamèrent-il en même temps.

Ne voulant pas faire d’histoires, dans l’espoir de conserver une chance d’accéder à la bibliothèque, Kannon poussa à nouveau la gigantesque porte, bien décidé à y retourner d’une manière ou d’une autre.

* Je n’ai pas l’intention de devenir étudiant, et je suis encore moins chercheur agrégé… Il va vraiment falloir que je trouve une astuce pour faire mes recherches sans me faire voir…*
Il soupira en croisant ses bars, bien décidé à trouver une solution. Il s’adossa au petit muret en pierre qui jalonnait le chemin de la bibliothèque, et qui dépassait à peine son coccyx. Il leva la tête vers le ciel et se mis à réfléchir en silence.

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Nalliavi

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Lun 18 Mar - 22:43

Nalliavi observait les allées et venues de la population du Royaume de Luvneel dans l'avenue principale. Il était assis sur le même banc depuis ce matin, neuf heures.Et il espérait voir une personne en particulier. Encore fallait-il qu'elle ne soit pas déjà passée par ici. Il était sûr qu'en arrivant sur cette île du savoir, elle allait vouloir l'explorer. Et dans ces cas-là, la grande rue était une étape incontournable. Seulement, au bout d'une, deux, puis trois heures, elle n'était toujours là. Avec un soupir, il se releva et ébouriffa ses cheveux.

*Soit elle est déjà venue, soit elle m'a repéré*

Non, la seconde possibilité était à écarter. Si elle l'avait repéré, elle l'aurait déjà prudemment abordé et ensuite amené dans un coin à l'abri des regards pour le tuer. Donc elle avait déjà visité cette partie de l'île. Ceci dit, ce n'était pas surprenant, on ne pouvait pas dire qu'il était arrivé aux aurores. Elle-même avait sans doute débarqué à l'aube, voir même pendant la nuit.

- L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, murmura-t-il en se rappelant ses paroles.

Elle adorait ce proverbe, pour la simple et bonne raison qu'elle le trouvait totalement véridique. Et elle avait bien raison selon lui. Alors qu'un marchand ambulant passait par là, il lui acheta une poire et s'en alla dans une rue totalement au hasard. Puisqu'il ne risquait plus de la croiser ici, il allait chercher le moyen de la localiser. Réfléchir à son lieu de sommeil serait sans doute plus judicieux, elle serait immobile à ce moment-là, et donc plus facile à attraper. L'espace d'un instant, il crut l'avoir croisée en apercevant un éclair bleu avant de se rendre que ce n'était qu'une erreur. Certes, la personne qui venait de passer à côté de lui avait les cheveux bleus, mais bleu clair. De plus, c'était un homme. De toute façon, elle avait teint les siens en blanc, il l'avait bien vu à Lagays Greem. Sans lui prêter plus d'attention, Nalliavi retourna à son problème actuel.


*Donc, sa localisation de ce soir...*

Il était peu probable, et même totalement impensable qu'elle passe la nuit sur le domaine des chercheurs. Elle ne s'y rendrait pas sans l'avoir observée un minimum alors qu'elle n'avait aucune idée de si elle était accessible ou non. Elle voudrait sans doute un lieu inhabité d'où elle pourrait observer le coucher du soleil, face à la mer de préférence.

*La maison abandonnée à côté du port peut-être...*

Non, c'était impossible. Bien qu'il soit inoccupé, cet endroit ne convenait pas. Toutes les fenêtres semblaient avoir été condamnées et la seule ouverture était une porte qui donnait sur l'auberge de l'autre côté de la rue. Dans ce cas-là, il ne restait plus que l'immense tour aux murs gravés d'histoire qu'il avait brièvement examinée ce matin depuis l'extérieur. Ayant trouvé une réponse à sa question, Nalliavi escalada le toit le plus proche pour localiser sa prochaine destination. Une fois que ce fut fait, il sauta de perchoir en perchoir, comme un chat exécutant ses acrobaties dans la lumière dorée de l'astre solaire qui céderait bientôt la place à la lune. Quand il arriva devant le monument, il descendit pour emprunter un chemin plus habituel. Il entra dans la tour pour ensuite monter les escaliers en colimaçon, seule chose occupant l'espace. Il s'arrêta aux trois quarts pour s'asseoir sur les marches. D'ici, il pourrait écouter ce qui se passait au premier et unique étage sans être vu.

- Laisse tomber la pitié, j'aime pas les chats.

Il sourit. C'était bien elle. Elle était la seule à montrer si peu de compassion. Il entendit miauler quelques secondes, puis le bruit de tissu froissé par les mouvements lui parvint. Il patienta encore une demie-heure, en se demandant comment elle réagirait quand elle le verrait. Sans doute très mal, elle avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. Mais est-ce qu'elle l'écouterait ? Est-ce qu'elle lui pardonnerait ? Il passa une main dans ses cheveux en fronçant les sourcils. Pourquoi se posait-il cette question ? Elle n'était qu'un pion sur l'échiquier du monde sur lequel il voulait asseoir sa puissance, qu'elle lui pardonne ou non n'était pas important. Il se releva et cette fois, il monta jusqu'en haut des escaliers. Il la vit, assise sous les fenêtres et les paupières closes, un chaton blanc serré contre elle. Il s'adossa contre le mur face à elle et s'appliqua à la détailler. Bien sûr qu'il l'avait aperçue, mais il n'avait pas eu l'occasion de l'observer comme il l'aurait voulu. Elle n'avait pas changé que son apparence, même son expression était différente. Son visage était totalement fermé, inexpressif. Il ne comportait aucune trace d'un rêve ou d'un cauchemar, on n'y lisait ni douleur ni joie, rien que de la neutralité. Son attention fut attirée par une petite tête blanche qui apparut derrière une des manches de son manteau bleu marine. La bestiole s'était réveillée. Et maintenant qu''elle l'avait vu, elle se mettait à cracher.

- Connerie de chat !

Sand venait brusquement de se réveiller. L'animal lui avait probablement planté ses griffes dans la chair en feulant. Alors qu'elle allait le saisir par la peau du cou, elle interrompit son geste. Elle s'était rendue compte qu'elle n'était pas la seule humaine dans la pièce. Il lui sourit avec un air moqueur.

- Ravi de te revoir.

Il eut à peine le temps de finir sa phrase qu'elle plongea sa main dans sa veste. Voyant ceci, il porta la sienne à sa taille pour s'emparer de son arme. Elle braqua sur lui un pistolet alors qu'il pointait le poignard dans sa direction. Il remarqua en jetant un regard amusé au chaton :

- Mon remplaçant n'a pas l'air de m'aimer.

- Ton remplaçant ?
siffla-t-elle.

- J'ai bien été ton garde du corps à une époque, non ?

Il jouait avec elle en lui remémorant cette période. Elle sourit ironiquement. Il croyait que ses mots étaient plus ou moins sans conséquences. Jusqu'à ce qu'elle fasse cliqueter le cran de sécurité.

- A défaut de savoir comment il le garde, tu pourrais apprendre comment moi, je le défends.

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Sand S.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Dim 24 Mar - 16:43

Elle dormait d'un sommeil paisible, sans rien laisser transparaître sur son visage de ce qu'il s'y passait. Elle avait appris à se contrôler dans ses rêves avec le temps, et à y raisonner. La première chose qu'elle faisait en y arrivant, c'était de se forcer à se demander si tout était normal. Et quand elle comprenait que non, elle remodelait le songe à sa manière. C'était un combat dans l'irréel en quelque sorte, mais elle considérait ceci comme un entraînement pour son mental. En l'occurrence, elle s'appliquait à se persuader que le désert dans lequel elle se trouvait n'était que de l'imaginaire. Jusqu'à ce qu'elle ressente une douleur à son avant-bras qui elle, appartenait sans aucun doute à la réalité. Elle ouvrit brusquement les yeux et vit une patte blanche à l'endroit où elle avait mal.

- Connerie de chat !

C'était bien la peine de recueillir des animaux s'ils vous estropiaient par la suite ! Elle allait le saisir par la peau du coup pour lui faire passer l'envie de la griffer quand quelque chose l'arrêta net. Sous la bordure de son chapeau, elle voyait deux chaussures noires. Ce qui impliquait qu'elle n'était pas seule. Elle releva lentement la tête, sachant déjà qui était avec elle. Quand elle put distinguer son visage dans la lumière de la lune, il lui sourit ironiquement en disant :

- Ravi de te revoir.

On ne pouvait pas dire que ce soit son cas à elle. Sur la défensive, elle sortit vivement Liberty de son manteau et pointa le canon dans sa direction. Au même moment, il prit sa lame à sa ceinture. Elle savait qu'il était redoutable avec un couteau. Cependant, face aux balles, il ne pourrait pas faire grand-chose à part prendre la fuite. Ceci dit, elle était persuadée qu'il n'était pas venu pour repartir aussitôt. S'il avait simplement voulu l'observer, il serait resté à l'écart et l'aurait fait à distance. Il s'était montré parce qu'il voulait parler. Sur les genoux de Sand, le chaton se mit à cracher et tenta de sortir du cercle que formaient ses bras pour s'en aller vers l'homme en noir. Surprise, elle le serra néanmoins contre elle pour l'empêcher de partir se faire étriper. Elle doutait que de simples feulements suffisent à faire peur à Nalliavi. Amusé, il s'autorisa une remarque :

- Mon remplaçant n'a pas l'air de m'aimer.

- Ton remplaçant ?
demanda-t-elle d'un air mauvais.

De quoi voulait-il parler ? La bestiole blanche n'enseignait pas l'Histoire à ce qu'elle sache.


- J'ai bien été ton garde du corps à une époque, non ?

Il se moquait clairement d'elle en faisant remonter ces souvenirs à la surface. S'il voulait jouer au jeu de la provocation, elle ne le laisserait pas s'en sortir indemne. Elle sourit d'abord avec ironie. Puis elle enleva la sécurité de son arme.

- A défaut de savoir comment il le garde, tu pourrais apprendre comment moi, je le défends.

Avec la possibilité de l'abattre quand bon lui semblait, elle l'avait à sa merci. Il lui sembla voir sa joue tressaillir. Elle savait qu'il détestait se sentir contraint d'obéir, tout comme elle.

- Qu'est-ce que tu es venu faire ici ?

- Présenter mes excuses ?


Elle eut à peine entendu sa réponse qu'elle tira juste à côté de sa cheville. La balle vint se loger dans le mur nettement, sans fissurer la pierre. Il ne broncha pas, se contentant de la regarder. Elle non plus n'avait pas tourné la tête. Elle ne voulait pas manquer la plus petite de ses réactions. Et ce qu'elle voyait ne la rassurait pas. Il avait toujours cette lueur dangereuse dans les yeux, cette envie assassine.

- La prochaine est pour ta jambe.

Il sourit. Qu'est-ce qu'il pouvait l'énerver ce sourire. Il y avait eu un temps où elle avait aimé le voir. Mais c'était une époque révolue. Maintenant, tout ce qu'elle souhaitait, c'était le faire disparaître.

- Tu as toujours aussi mauvais caractère.

- Seulement quand tu es là. Je répète : qu'est-ce que tu fait ici ?

- A ton avis ? Tu croyais vraiment qu'il allait te laisser partir sans rien dire ?


Donc c'était bien ce qu'elle pensait. Le Duc l'avait bel et bien envoyé pour la retrouver, même dans un autre monde. Il n'abandonnerait cette idée de mariage pour rien au monde, il était tellement habitué à ce qu'on lui cède tout sans même songer à protester que pour lui, il était évident qu'elle reviendrait un jour ou l'autre pour porter son nom. Il était temps qu'il comprenne que le monde entier n'allait pas se prosterner à ses pieds.

- Et donc toi tu es son bon chien de chasse obéissant ? Je pourrais presque trouver ça adorable si vous n'étiez pas tous les deux pourris jusqu'à la moelle.

- Ceci dit, je ne suis pas obligé de suivre ses ordres.


Elle haussa un sourcil. Ca sentait l'entourloupe à plein nez. A tous les coups, il allait lui sortir un mensonge pour lui dire qu'il pouvait être de son côté en échange de quelque chose et blablabla... Elle la connaissait l'histoire, elle y avait déjà cru une fois. Et ça lui avait coûté très cher.

- A la base, je suis surtout parti à ta recherche pour mon propre intérêt. Tes connaissances historiques pourraient m'être utile pour la Fontaine des Ivallyes.

- Trouve autre chose. Tu as été mon professeur d'histoire au cas ou tu l'aurais oublié.

- Et puisque tu connaissais déjà tout ce que j'avais à t'enseigner, tu rattrapais tes nuits pendant mes cours. Je m'en souviens. Tu as plus de savoir que moi en ce qui concerne cette matière, c'est pour ça que j'ai besoin de toi.

- En échange de quoi tu n'obéiras plus à ton cher frère ? Bien sûr. Tu m'as déjà eue une fois, tu ne m'auras pas deux.

- En échange de quoi, je t'accompagnerai sur Grandline.


Sur Grandline ? Comment pouvait-il savoir qu'elle comptait s'y rendre ? Serait-il passé par son île avant de venir la retrouver ici ?

- Tout le monde a vraiment l'air de te prendre pour un ange à Lulgill Ryne, surtout l'aubergiste qui m'a raconté l'histoire de la jeune fille aux cheveux bleus que tu étais. D'ailleurs, toutes mes félicitations pour tes prouesses meurtrières avec les marines. Tu as été parfaite pour une improvisation, je n'aurais pas fait mieux.

- Ne me compare pas à toi. J'ai tué par nécessité, rien d'autre.


Qu'il soit si bien renseigné l'agaçait. Elle aurait bien aimé lui faire croire encore un peu qu'elle n'avait besoin de personne pour naviguer. Mais il fallait être réaliste. Sur Grandline, il était impossible de faire cavalier seul. Il lui faudrait obligatoirement un équipage, ou en intégrer un. Mais pour l'instant, même si cela lui faisait mal de l'admettre, il serait plus judicieux de faire équipe avec Nalliavi. Sans lâcher ni l'arme ni le chaton, dont elle avait presque oublié la présence, elle se releva et s'avança vers l'homme qu'elle aurait préféré ne plus avoir à rencontrer. Cependant, elle mettrait son envie de lui coller une balle dans la tête de côté pour l'instant. En signe de bonne foi, il rangea son poignard dans sa ceinture et lui tendit la main.

- Au moindre problème, je t'abattrai sur place.

Il hocha la tête. Elle replaça Liberty dans son étui sous son manteau. Puis elle lui serra la main en prenant soin de lui écraser les doigts. Elle fut ravie de constater qu'il avait mal. Elle repartit ensuite prendre son sac sur le rebord de la fenêtre et se rassit avec lui à l'endroit où elle dormait quelques minutes plus tôt. Cette fois, elle enleva son manteau pour s'en servir comme couverture. Le chaton vint se coucher sur ses jambes. Elle posa une main sur son arme et ferma les yeux, confortablement installée. Mine de rien, elle était tout de même fatiguée, et elle avait besoin de sommeil. Elle le savait au brouillard qui l'avait immédiatement enveloppée quand ses paupières s'étaient baissées. La dernière chose qu'elle entendit avant de retourner dans ces rêves fut Nalliavi qui lui disait :

- Bonne nuit princesse.

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Kannon-Shadow

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Jeu 28 Mar - 3:40

Le soleil tombait lentement derrière la cloche du plus haut point de la cité des sciences. Il faisait bon, le souffle de la légère brise venait apaiser l’esprit tourmenté du jeune homme aux cheveux bleus. Seul l’accès à la bibliothèque l’obsédait. Les deux mastodontes lui avait refusé l’accès sous un prétexte qu’il trouvait débile. Pourquoi refuser l’entrée aux étrangers ? Quelle pouvait-être le sentiment de satisfaction de tout savoir, si le partage n’était même pas autorisé ?
Tandis que le soleil poursuivait sa chute, et que le ciel, devînt peu à peu plus foncé, le jeune artiste martial décida de trouver un endroit ou passer la nuit.
Son père lui répétait souvent que la nuit porte conseil. Il espérait que cela s’avèrerait vrai. Il retourna dans la ville portuaire, et remonta la rue principale, qui était infectée de marchands en tout genre. Malgré la fin de journée, ces habitués du commerce, gardaient toujours la même ardeur au contact de la clientèle. Kannon enchaîna les refus de propositions : vêtements, chaussures, armes, nourritures, accessoires ou encore animaux. Il enchaîna les négations, jusqu’à trouver un enseigne qui proposait le gîte et le couvert.
Il poussa la porte, et entendit la clochette qui sonnait dès que le premier venu ouvrait la porte. Il s’adressa au comptoir pour obtenir de quoi passer la nuit. Il obtînt ainsi les clefs de sa chambre qui se trouvait au deuxième étage. Il paya à l’avance et monta les escaliers. Le porte clé portait le numéro vingt quatre, il suivi le couloir jusqu’à tomber sur le numéro indiqué. Il introduit la clé, et ouvra la porte. Il posa son petit sac de voyage sur son lit, et s’empressa de prendre une douche, et de se débarrasser des microbes du bateau. Après quoi, il descendit dans la salle de restaurant, il s’assit à une table qui lui avait été réservé, et saliva au possible devant les intitulés des plats que la maison proposait. Il choisit finalement de ne pas se retenir. Un sélectionna avec soin le poisson qu’il mangerait en entrée, avant de conclure sur la selle d’agneau en plat de résistance.

L’attente fût longue. «  Le temps est long dans l’attente de ce que l’on désire », c’est-ce que lui disait tout le temps Manarill, ce qui était cruellement vrai. Il croisa les bras et se mit a réfléchir, sur son casse tête qui était déjà devenu habituel. Cette bibliothèque hantait son esprit, s’il y avait dans tout North Blue un endroit ou il aurait pu trouver un des livres de la déesse, c’était bien là. L’espoir le mena à imaginer les plans les plus saugrenus, comme l’infiltration silencieuse, ou l’épreuve de force avec les gardes du bâtiment d’archives.
Puis le rouget arriva. Kannon prit ses couverts et découpa tendrement la chair du poisson qui se trancha comme su beurre. Il plaça à la bouche sa première bouchée, ce qui fût un véritable bonheur. C’est vrai que le jeune homme était obsédé par l’aventure, la découverte et par les livres de la déesse. Mais la chose qu’il appréciait encore plus était la cuisine. Ou plutôt l’amour qu’il avait pour la bonne nourriture. En effet le garçon aux cheveux bleus était un véritable Gargantua. Il se délecta des saveurs de son assiette, avant de recevoir la viande qui était tout aussi délicieuse. Une fois le repas terminé il retourna à sa chambre, et s’empressa de se coucher.
C’est néanmoins sans surprise qu’il ne trouva pas le sommeil. Après sa nuit qu’il finit à peine quelques heures plus tôt, Le jeune aventurier, ne ressentait absolument pas la fatigue, mais choisi de rester néanmoins allongé sur son matelas confortable et repris sa réflexion, sur l’accès à la bibliothèque.
Il se voyait très mal entrer par infraction, ou affronter la garde. Pour un honnête homme, cette manière de procéder ne pouvait lui attirer que des ennuis. Il devait donc obtenir un accord d’entrée, quelque en soit le prix.
Seulement il ignorait tout à fait, qui donnait les ordres. Lunveel était un royaume, il y avait donc par définition un roi. Mais il y avait fort à parier que les auditions ne s’obtenaient pas facilement. S’attirer les bonnes grâces du souverain… voila une missions qui lui paraissait bien compliquée.
D’un autre coté, parler au roi, serait une bonne manière d’en savoir plus sur le pays, et surtout sur cette loi qui interdisait l’accès à certains bâtiments aux étrangers, que l’homme aux cheveux bleus ne comprenait pas. Ce n’était pas lui qui aller changer les lois, mais une explications serait tout de même la bienvenue. Il y avait toutefois fort à parier que ce garçon fils de paysan, ne se tiendrait jamais comme la distinction le voulait, devant un souverain. Les formules de politesses n’étaient pas réellement son fort. Le franc parler était sa seule manière de communiquer. Un dialecte amical et franchouillard qui en disait long sur l’éducation paysanne mais satisfaisante qu’il avait reçu. Bien entendu, il ne pensa même pas à la distinction adéquate qu’un pouilleux comme lui devait avoir avec la noblesse. Sa seule politique était l’égalité des gens : les sangs royaux ne valait ni plus ni moins mieux que le premier bougre traversant la rue. Et c’est en cela que s’agenouiller ou respecter une certaine bienséance devant un roi ou une reine, comme certain royaume l’obligeaient, ne faisait pas parti des plans du jeune homme. Demain il se rendrait au château surplombant l’île, et demanderait une faveur pour obtenir l’accès à la bibliothèque.

C’est après une réflexion semi infructueuse mais néanmoins serviable, que Kannon s’endormit. Il se réveilla toutefois très tôt, en pleine forme, après avoir complètement récupéré ses forces. Il sortit de sa chambre, son sac pendant derrière son épaule, déposa les clefs au comptoir, et sortit de l’établissement, alors que le soleil commençait à peine à se montrer. Il descendit la rue, et longea le chemin qui menait à la cité des sciences. Le château n’était plus très loin. Il passa à coté de la bibliothèque, en se promettant qu’il y rentrerait quoi qu’il advienne.
Il tourna sa tête et fixa le château qui s’élevait un peu plus haut dans la colline.


* Souverains de Lunveel, ouvrez vos portes ! Je serais bientôt là ! *

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Nalliavi

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Jeu 28 Mar - 22:46

Elle avait été plutôt calme quant à sa réaction, s'était contentée de menaces. D'accord, il avait eut l'impression qu'elle allait le tuer quand il avait fait une remarque sur son "remplaçant", mais ce n'était pas arrivé. Cependant, son observation le dérangeait lui comme elle à cause de sa véracité. Il avait bel et bien été son garde du corps à une époque, au sens propre. Mais à l'heure actuelle, elle le détestait, et il craignait que ses souvenirs ne le rendent moins impartial. Le risque était qu'il puisse se laisser mener par le bout du nez s'il comptait trop sur une possible affection restante du côté de la demoiselle. Il devait donc veiller à garder la tête froide. Juste après qu'il se soit fait cette réflexion, elle grogna et remua les épaules. Elle était sans doute en train de se réveiller.

- Bien dormi ?

- Crois-tu vraiment que j'ai dormi sur mes deux oreilles en sachant que tu étais avec moi ?
ronchonna-t-elle en s'étirant.

Elle porta ensuite une main à sa bouche pour étouffer un bâillement. Il sourit face à sa réaction. Elle avait tout de même conservé quelques habitudes. Comme celle d'être à moitié éveillée et à moitié dans son sommeil quand elle voulait rester sur ses gardes. Il avait déjà failli se faire clouer la main au mur par un poignard alors qu'il était entré dans la chambre de la jeune fille sans prévenir. C'était pour la prévenir qu'elle allait manquer un rendez-vous qui était apparemment très important mais selon elle, cela ne justifiait pas qu'il se permette de venir dans ses appartements sans prendre la peine de s'annoncer devant la porte. Il avait été très surpris qu'elle soit aussi... radicale.


- Que comptes-tu faire aujourd'hui ?

- En quoi ça te concerne ?

- Je te rappelle que depuis hier, nous faisons équipe. J'aimerai ne pas avoir à te chercher dans tout le royaume si jamais j'ai besoin de toi.


Elle soupira. Il pouvait la comprendre. Lui non plus n'appréciait pas particulièrement de devoir rendre des comptes à quelqu'un, et encore moins que cette personne soit en mesure de le surveiller. Seulement, si elle était sa partenaire, c'était un passage obligé pour que les choses fonctionnent comme elles le devaient.

- Je suppose que de toute façon, je serai plus ou moins obligée de te retrouver là-bas.

Elle posa le chaton sur le sol et se releva. Ensuite, elle épousseta son manteau avant de se frotter les mains pour enlever la poussière de ses mitaines. Puis elle passa la lanière de sa besace autour de son épaule avant d'y mettre le petit animal qui dormait encore à moitié et de s'en aller vers les escaliers. Il attendit d'entendre :

- Si tu me perds, tu ne viendras pas te plaindre !

Pour la suivre. Ils sortirent de la tour pour s'engager dans la rue principale et s'en aller vers l'autre moitié du royaume : la moitié des chercheurs. Elle acheta un peu de viande en chemin pour nourrir la bestiole blanche. Elle le sortit de son dortoir avant de lui donner son repas. Il le dévora à pleines dents. A croire qu'il n'avait pas mangé depuis des jours. Ce qui était peut-être le cas maintenant qu'il y pensait. Au bout d'un quart d'heure de marche, il l'interrogea :

- As-tu une destination particulière ?

- Oui. La bibliothèque principale des scientifiques.


Dans ce cas, elle avait eu raison de supposer qu'ils se retrouveraient là-bas. Ils aimaient tous les deux apprendre, et aucun ne se serait privé du plaisir de feuilleter un livre inconnu.

- Tu t'es renseignée sur la sécurité ?

- La partie scientifique, dans sa globalité en tout cas, ne dispose pas d'une sécurité particulière. Les gardes sont au même nombre que dans la partie commerciale. L'accès aux bâtiments de recherches nécessite de faire parti du réseau étudiant ou d'être chercheur. Cependant, quand j'ai dit "dans sa globalité", ce n'était pas des paroles en l'air. Certains secteurs sont plus surveillés, la nuit notamment. Le gouvernement a placé une de ses bases ici pour autres choses que de simples expéditions.


Il la reconnaissait bien, là. Elle avait déjà fouiné. Et ce mystère allait l'obséder jusqu'à ce qu'elle trouve la raison de son existence.

- Fiabilité des sources ?

- Parfaite. J'ai eu les informations de base par différents aubergistes qui m'ont tous donné la même version. Quant à celles qui sont plus officieuses, ce sont mes yeux qui les ont collectées. Je ne suis pas restée la nuit pour observer les rondes dans les zones à sécurité renforcée mais juste avant que je parte pour la tour du port, j'ai vu des rassemblements dans ces endroits. J'ai des croquis.


Il devait admettre qu'elle avait bien travaillé. Elle était toujours appliquée dans ses recherches, cela ne l'étonnait pas. Cependant, son investissement ne suffisait pas. La connaissant, elle ne devait pas avoir l'intention de devenir étudiante, pas plus que celle d'intégrer l'équipe des chercheurs.

- Comment comptes-tu te rendre dans la bibliothèque ? C'est un bâtiment de recherche, il sera forcément sécurisé.

- C'est pour ça que nous allons d'abord au palais de ce cher royaume de Luvneel. Pour obtenir une autorisation de son altesse royale
, termina-t-elle sur un ton ironique.

*Tu parles. Tu t'en moques de cette autorisation*

Il savait ce qu'elle pensait. En cas de oui, tant mieux. En cas de non, elle s'infiltrerait dans la base. Néanmoins, un problème subsistait. Pour pouvoir obtenir une réponse, encore fallait-il s'entretenir avec la royauté.

- Tu as déjà convenu d'une entrevue avec le souverain ?

- Pas besoin. Il est assez détendu comme roi d'après ce que j'ai entendu dire. L'entrevue sera vite accordée. C'est de la reine dont il faudra se méfier. On l'appelle "La souveraine grise", en raison de son impassibilité permanente.


Schéma classique, mais guère étonnant. Ce genre de situation était monnaie courante dans leur monde. Certes ce n'était pas le cas au royaume de Saulmanor, celui des humains. En revanche, chez les nains, à l'heure actuelle, la reine ressemblait fortement à celle que décrivait Sand. Ils ne dirent plus un mot jusqu'à ce qu'ils arrivent devant la grille du château royal. Deux gardes y étaient postés et croisèrent leurs épées quand ils avancèrent. C'était à partir de maintenant que les problèmes allaient apparaître.

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Sand S.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Dim 7 Avr - 13:05

Sand ne fut guère surprise de voir les gardes leur barrer le chemin. Après tous, ceux qui gardaient son château faisaient de même dans ces circonstances. Connaissant leur formation, elle savait que se comporter de manière pacifique était la meilleure des solutions. Elle demanda donc d'une voix calme :

- Je souhaiterais une entrevue avec le roi. Dites-lui que cela concerne un éventuel marché.

L'un des deux soldats s'en alla en direction du palais pendant que l'autre les surveillait. Ils restèrent bien sagement à leurs places en attendant que le garde ne revienne. Pendant ce temps, la demoiselle prévit les mille et une choses qu'elle pourrait dire pour tourner la situation à son avantage. Il n'était pas question de jouer les hypocrites, bien évidemment, mais songer à la suite des événements était utile pour que tout se passe bien. Elle n'avait aucune envie de se battre contre toute une île simplement pour se rendre à la bibliothèque à cause d'une phrase mal interprétée.

- Sa majesté accepte de vous recevoir, annonça la sentinelle à son retour.

*Ben tiens, ça m'aurait étonné*

Tous les mêmes. Dès qu'ils avaient quelque chose à gagner, ils fonçaient. Ceci dit, elle doutait que ce soit le roi lui-même qui ait accepté de les rencontrer parce qu'il recevrait quelque chose en échange. Ce devait plus être sa femme, si elle se fiait à sa réputation. Le garde leur fit signe de le suivre, ce à quoi elle obéit, Nalliavi sur ses talons. Elle espérait qu'il se comporterait bien. De toute manière, d'après ce qu'elle lisait dans son attitude, il n'avait pas l'intention de la trahir. Ou pas tout de suite du moins. La seconde théorie lui semblait être la plus crédible. Qu'il soit exemplaire en attendant de regagner sa confiance n'aurait rien d'étonnant. C'était même probable. Quand ils arrivèrent dans la salle du trône, Sand comprit immédiatement pourquoi la souveraine était qualifiée de "grise". Elle était impassible. Pas vraiment impressionnante, mais trop stoïque pour être naïve. Il allait falloir l'intéresser pour obtenir une autorisation d'accès à la bibliothèque.

- Encore un, soupira le soldat qui leur avait montré la route derrière eux.

Intriguée, Sand se retourna pour voir ce qui semblait le déranger. Encore un voyageur peut-être ? Ou alors un marchand qui venait de demander une audience lui aussi ? Elle écarquilla les yeux en constatant que la deuxième hypothèse était en partie bonne. C'était bien quelqu'un qui avait demandé une audience, mais quelqu'un qu'elle connaissait. Et qu'elle avait rencontré peu de temps auparavant.


- Bordel de dieu, râla-t-elle.

- Un problème ? demanda Nalliavi.

Un problème, pas vraiment non. Mais croiser deux fois la même personne en si peu de temps, c'était inquiétant. Elle n'était pas de nature à psychoter, mais quand on avait eu un espion qui vous avait suivi pendant deux ans sans que vous vous en doutiez, ou alors très peu, vous commenciez à vous poser beaucoup de questions sur les gens que l'on croisait, chose qui ne vous serait jamais arrivée avant.

- C'est toi le problème. Par ta faute, je suis encore plus méfiante qu'avant.

Elle le vit sourire du coin de l'oeil. Tant qu'il n'étirait ses lèvres que parce qu'il s'amusait, ça allait. L'important était qu'il ne le fasse pas en pensant à un mauvais coup. Elle reporta son attention sur l'homme aux cheveux bleus dont elle avait fait la connaissance à Lagays Greem, qui venait d'entrer dans la salle du trône. Il l'aperçut. Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'elle entendit quelqu'un se racler la gorge derrière elle. Sans doute la reine. Elle se retourna donc face aux souverains avant d'ôter son chapeau pour le poser sur sa poitrine et de déclarer :

- Mes respects votre Altesse. Je tiens tout d'abord à vous exprimer mon contentement de me trouver sur votre île. On peut aisément voir qu'elle est gouvernée par un bon roi.

Il la gratifia d'un immense sourire, comme pour la remercier de son compliment. Cependant, il n'avait pas à le faire. Si elle le lui disait, c'était parce qu'elle le pensait. Dans le cas contraire, elle n'aurait pas précisé ceci et se serait contentée du strict minimum.

- Venez-en au fait jeune fille. Vous avez parlé d'un accord à mes gardes.

La reine en revanche, n'avait que faire de la bienséance. Et elle commençait à l'agacer avec son air supérieur. Pour qui se prenait-elle ? Elle croyait que par son seul titre de reine, elle pouvait agir comme elle le voulait ? C'était le genre de personne que Sand méprisait. Ce qui intéressait la souveraine, c'était l'échange. Et dans échange, elle entendait probablement argent. Ou commerce en territoire étranger, ce qui impliquait aussi des rentrées d'argent. Dans tous les cas, ce qu'elle voulait c'était de quoi s'acheter des robes et des bijoux pour se pavaner. Par conséquent, la pirate se passerait de son accord pour obtenir ce qu'elle voulait. Il était temps de la faire redescendre sur terre.

- J'allais y venir, avant que ne m'interrompiez de manière aussi grossière.

La souveraine porta sa main au coeur, comme si elle était hautement choquée par ce qu'elle venait d'entendre. Pourtant, Sand trouvait qu'elle avait été relativement aimable. En tout cas, sa réponse semblait divertir le roi. Il en avait probablement assez de son épouse, au moins un petit peu.

- Comment osez...

- Si vous permettez, j'aimerais discuter avec votre mari, la coupa-t-elle avant de se tourner vers son futur interlocuteur. Je souhaiterais avoir accès à la bibliothèque principale de la partie scientifique de votre royaume. En échange de cette permission, je pourrais donner un nouveau sujet d'étude à vos chercheurs qui je pense, vous intéressera.

Le roi haussa un sourcil, intrigué par ses paroles. Après quelques secondes de silence, elle reprit :

- Mon partenaire ici présent et moi-même venons d'un autre royaume qui à ma grande surprise, n'apparaît pas sur les cartes de ce monde. Je peux vous montrer où nous sommes arrivés et vous expliquer comment.

- Comment puis-je savoir si vous dites la vérité ?


Tiens, il se décidait à parler. Cependant, elle aurait aimé que ce soit pour dire autre chose. Elle n'avait pas de réponse qui puisse réellement le satisfaire à lui donner. Néanmoins, elle pouvait s'en sortir si elle posait des conditions honnêtes.

- Vous n'en avez aucune preuve. C'est pourquoi je vous propose un marché : mon coéquipier est venu trois ans après moi. Durant cette période, je vous propose de poster une équipe sur les lieux de notre arrivée. Pendant ce temps, je vous enverrai une lettre par semaine indiquant notre position exacte, avec un objet acheté à l'endroit où nous nous trouvons en guise de preuve. Si au bout de ces trois ans, il ne s'est rien passé, vous me retrouverez et m'attribuerez le châtiment de votre choix.

Elle sentit Nalliavi tressaillir à côté d'elle. Il lui glissa à l'oreille :

- Qu'est-ce qui te passe par la tête ?! Qui te dit que quelqu'un va venir ?

- Laisse-moi faire et tais-toi.


S'il lui parlait trop à voix basse, le souverain penserait que sa proposition n'était qu'une arnaque. Heureusement qu'il n'avait rien vu, trop occupé à discuter avec son conseiller. Après quelques minutes de chuchotements, il se tourna vers eux pour leur donner son verdict.

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Kannon-Shadow

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Mer 10 Avr - 12:35

Kannon arriva dans un joli jardin. Les haies étaient correctement taillées, les fleurs poussaient de manière géométrique. Toujours le même écart entre chaque nouvelle pousse. Pas de toute, seul des souverains pouvaient tenir d’une rigueur aussi extrême. Tendis qu’il tourna la tête à gauche, puis à droite un garde l’interpella pour lui demander des explications quant à sa présence. Il s’avança et expliqua sa requête sans donner trop de détail. Prétendre voir le roi, était suffisant, pour ce qui était de la bibliothèque, il en discuterait plus tard avec le porteur de la couronne.
Seulement, le garde expliqua que deux personnes recevaient déjà une entrevue, et qu’il devait attendre son tour. Il grommela, en bougonnant qu’il n’avait pas une seule seconde à perdre. Les deux gardes mirent alors la main à leurs épées et défendirent les portes comme si le jeune homme avait de malsaines intentions. Perplexe mais embêté, L’homme aux cheveux bleus était en proie à un dilemme. Rentrer de force et créer une pagaille en assommant les gardes, ou attendre la fin de l’entrevue et prendre le risque d’allonger une fois de plus son séjour.

- Laissez moi au moins accéder à la salle du trône, j’attendrais mon tour à l’intérieur ! Demanda le jeune artiste martial.

Presque choqué par la demande du jeune homme, l’un de garde s’exclama en prétendant qu’il était à la fois grossier et impensable de déranger la famille royale en pleine entrevue. Il chassa le visiteur et lui ordonna de revenir plus tard.
Ce n’étais pas le genre de menace qui intimidait le voyageur de North Blue. Il soupira avant de se résigner à employer une méthode qu’il aurait préféré éviter. Il se positionna pour effectuer sa prière et usa du Hyakushiki. Il brassa l’air avec la paume de sa main, en direction de l’un de garde, qui s’écrasa violement sur la porte et perdit connaissance. Le second chargea sur le jeune homme, dégainant son épée. De la même manière qu’avec le premier agent de sécurité, Kannon effectua un revers de la main, à une distance semi lointaine de lui. La déesse ordonna de la même manière un violent revers de la main, qui percuta le second garde, et qui fut éjecté sur les graviers, littéralement K.O par ce choc inattendu. Il désactiva sa technique, qui n’avait duré que quelques secondes et poussa la porte en bois massif.
Il progressa dans un long couloir surveillé par de belles armures vides, placés tels de gardes en parfaite symétrie. Il se dirigea totalement au hasard vers la première bifurcation qu’il trouva. Il poussa un gigantesque rideau rouge, magnifiquement brodé, avec des signes de couleurs dorées, sans doute blason de la famille royale, et trouva une immense salle de réception, avec un trône à l’autre bout. Un homme assis dessus, avec une femme qui siégeait à coté de lui. Deux autres personnes de dos faisaient face à ceux qui étaient, sans doute le roi et la reine. Un homme assez grand, avec des cheveux mi longs, qui paraissaient bleus aux reflets des vitraux, et une jeune fille aux cheveux blancs.

Sans la moindre gène, Kannon pénétra dans la salle, sans craintes de perturber l’entrevue du roi. Il se dirigea vers les quatre personnes admirant les voutes de marbres du plafond très haut de l’édifice.


- Qui êtes vous, jeune impertinent ?! On ne dérange pas ainsi les entrevues du roi ! S’exclama la reine, qui coupa vraisemblablement la conversation des missionnaires.

Sans accorder la moindre réponse, il continua son chemin en admirant la beauté des lieux, et le gigantisme des envies architecturales que pouvait avoir un roi. Le décor était loin de ressembler au royaume qu’il visita la veille. La ville s’apparentait plus à une petite bourgade côtière pleine de bon vivants et odorant la chaleur accueillante des taverniers aux taches d’alcools. Le château faisait plutôt office de retour aux temps anciens, où la cour ne faisait que superviser le travail du royaume. D’une certaine manière il considéra que franchir les portes du château, était une manière de faire un bond de plusieurs centaines d’années en arrière. Un ambiance médiévale ou les combats d’épées et les effluves de vins étaient de coutume.
Le roi regarda son invité imposé, tout comme la reine, et le jeune homme qui s’était retourné, regardant l’arrivant avec beaucoup de désinvolture. Seule la jeune fille, resta de dos, serrant le poing, sans doute craignant que ses idées étaient les bonnes.
Puis elle se décida à vérifier ses conclusions et croisa le regard de son ancien compagnon de Lagays Greem.


- Mais ?! C’est Sand ! Comment vas-tu, jeune fille en détresse ? Dit-il en rigolant, plein d’enthousiasme, à l’idée de revoir sa camarade.

Elle s’approcha de lui en lui assénant un coup sur la tête, mécontente du qualificatif que lui avait conféré son ancien allié. Le coup n’était pas violent, ce qui fit d’autant plus rire Kannon. Avant même qu’elle puisse répondre, la reine reprit.

- Allez-vous vous présenter ?! Non de non ! Dit elle en redoublant d’intensité et d’exaspération.

C’est avec un air un peu taquin que le jeune homme ignora la souveraine pour l’agacer un petit peu plus. Puis, tout de même élevé dans une philosophie de respect il salua à sa manière le roi et sa femme.

- Yep ! Fit-il en levant la main juste au dessus de sa tête.

La courtoisie de rigueur à la cour n’était pas faite pour lui, considérant les porteurs de la couronne comme des êtres égaux à tous, il les salua brièvement comme il l’aurait fait avec le premier venu et tourna à nouveau la tête vers la jeune fille aux cheveux blancs, attendant enfin un premier mot de sa part.

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Nalliavi

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Jeu 11 Avr - 22:10

D'après ce qu'il avait pu voir, elle n'avait rien perdu de son habileté à manier les mots. Elle savait toujours quoi dire et quoi faire pour que l'on aille dans son sens, sans en devenir hypocrite pour autant. Il s'était tout de même demandé ce qui lui passait par la tête quand elle avait légèrement provoqué la souveraine, mais il avait compris qu'elle ne le faisait que parce que cela ne représentait aucun danger pour ses projets futurs. Malgré son ton peu aimable quand elle lui avait demandé de se taire. En revanche, un détail l'avait dérangé. Un détail qu'il avait déjà croisé plus tôt dans la journée, avec des cheveux bleus clair et qu'il avait pris pour Sand l'espace d'un instant. Et la réaction qu'il avait eu en remarquant la demoiselle ne lui disait rien qui vaille.

- Mais ?! C’est Sand ! Comment vas-tu, jeune fille en détresse ?

Premièrement, il n'avait pas particulièrement apprécié son attitude. Pénétrer dans la salle du trône en pleine entrevue était déjà assez osé, mais en plus il n'avait même pas essayé d'être discret. Deuxièmement, il avait déjà rencontré la demoiselle, ce qui voulait dire qu'elle avait plus ou moins des contacts dans ce monde qui était tout autant plus ou moins susceptibles de l'accompagner à sa place sur GrandLine et par conséquent, de le rendre inutile. Troisièmement, elle l'avait frappé. Gentiment. Et ça, c'était très mauvais. Elle réagissait de la même manière avec son défunt ami Joy, quand elle vivait à Saulmanor. Ce qui signifiait qu'elle l'appréciait, à un degré ou à un autre, et qu'elle n'y était pas forcée. Il allait devoir surveiller cet homme, et de près.

- Allez-vous vous présenter ?! Non de non !

Nalliavi se recentra sur l'actualité des choses, comme si c'était lui que la reine avait rappelé à l'ordre. S'il avait fait le point sur les sentiments que lui inspirait l'étranger aux cheveux bleus, il était temps de penser au présent. Après cette intervention de la part de la souveraine, le-dit étranger aux cheveux bleus daigna saluer la royauté, mais très rapidement. Et apparemment, ce bref moment d'attention l'était parce qu'il attendait quelques mots de Sand. Du moins, c'était ce qu'il déduisait de son mouvement de tête en direction de la jeune fille. Il voulut l'empêcher de parler en lui disant qu'ils attendaient toujours une réponse du roi, mais avant qu'il ait pu ouvrir la bouche, elle engagea la conversation :

- Je vois que tu n'as pas été trop amoché par la bataille de Lagays Greem.

Nalliavi fut étonné par tant de neutralité de sa part. Elle était tellement... distante avec son interlocuteur. Peut-être laissait-elle transparaître plus d'émotions avec lui. Ceci dit, il n'était pas certain que la colère et l'ironie qu'il avait perçues dans sa voix lors de leurs précédentes discussions doivent être considérées comme de bonnes choses. Il commençait à comprendre à quel point elle avait changé, et que l'aubergiste qui avait raconté sa transformation ne plaisantait vraiment pas.

- Oui ! Ravi de te rencontrer à nouveau, ajouta l'homme d'un ton jovial.

Elle eut un demi-sourire. L'attitude de "cheveux bleus" semblait l'amuser. Il fallait dire qu'elle n'avait pas eu tellement l'occasion de rencontrer des personnes qui semblaient aussi heureuses que lui. Elle l'était elle-même et ne ratait jamais l'occasion d'agir de manière à le devenir encore plus. Simplement, elle ne le montrait pas. Et c'en était parfois perturbant.


- Je suppose que je dois te remercier, au moins pour avoir songé à m'aider lors de notre précédente rencontre. Mais même si c'est un geste aimable, et louable, je te demande de ne plus jamais recommencer, dans le cas ou une opportunité se représenterait. Bien que j'en doute.

Nalliavi n'en était pas étonné. Elle avait toujours eu du mal à accepter l'idée qu'on puisse vouloir l'aider. Et encore plus à accepter cette aide.

- Je demande son attention à la première entrevue.

Sand et lui levèrent la tête à l'unisson vers le roi et se tournèrent face à lui. Montrer qu'ils étaient attentifs ne pouvait que jouer en leur faveur. Cependant, il semblait plus s'intéresser à la jeune fille aux cheveux blancs qu'à lui. Sa déclaration lui confirma ce qu'il pensait :

- J'accepte vos conditions mademoiselle. Néanmoins, je vous en impose une nouvelle, que vous comprendrez aisément je pense. Voyez-vous, nos livres sont un bien immense dont vous connaissez la valeur, je n'en doute pas. C'est pourquoi deux gardes vous accompagneront, vous et votre ami, chaque fois que vous vous rendrez dans notre bibliothèque. Et en ce qui concerne l'observation de votre lieu d'arrivée, je ne manquerai de vous informer des avancées dans les lettres que je vous enverrai moi aussi, conclut-il avec un immense sourire.

- Nous vous remercions votre Altesse, déclara-t-elle.Pourrions-nous nous y rendre dans l'immédiat ?

- Bien évidemment.


Il désigna deux de ses soldats d'un mouvement de tête. Ils vinrent aussitôt les entourer.

*S'il a l'air d'un roi détendu, il est loin d'être idiot et insouciant*

A l'air sérieux de Sand, il voyait qu'elle pensait la même chose que lui. Tous deux saluèrent le souverain et sa dame avant de tourner les talons et de s'en aller par la porte qui leur avait permis d'entrer quelques minutes plus tôt. Juste avant qu'elle ne se referme derrière eux, il entendit la demoiselle dire d'une voix puissante :

- Au plaisir de te revoir Kannon !

Et en se retournant, il vit l'homme aux cheveux bleus sourire. Il pressentit que si les ennuis devaient commencer, ce serait avec lui.



Dernière édition par Nalliavi le Dim 9 Juin - 15:26, édité 2 fois
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Sand S.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Mer 24 Avr - 17:17

Sand était en train de se rendre compte qu'elle venait sans doute de commettre une belle erreur. Peut-être même la troisième plus belle erreur de sa vie. La première avait été d'accorder sa confiance à Nalliavi. La seconde, de la donner à Ryne, alias Sharne. Et l'actuelle était de ne pas avoir envoyé balader Kannon-Shadow en vitesse. Seulement, elle ne le comprenait que maintenant. Ce n'était pas encore réellement une "erreur" mais cela le deviendrait si jamais l'homme qui l'accompagnait décidait de s'en prendre à lui. Elle le connaissait. Il avait en partie organisé l'assassinat de Joy, son ami de Saulmanor, pour qu'elle n'ait plus d'attache. Et même si elle ne pouvait pas qualifier de la même manière son compagnon d'armes de Lagays Greem, elle avait un semblant de sympathie pour lui, ce qui ne plairait sans doute pas à son partenaire. Elle n'était pas idiote. Elle savait pertinemment qu'il allait essayer de limiter ses contacts pour la convaincre qu'elle ne pouvait compter que sur lui. C'était évident quand on l'avait côtoyé aussi longtemps qu'elle. Et le plus dur n'était pas de repérer le piège, mais de l'éviter. Nalliavi était on ne peut plus doué pour la manipulation.

- Tu rêves ?

- Je pense, nuance.


Elle releva la tête pour observer le couloir, cessant d'avoir l'air totalement absorbée par autre chose. Elle n'avait pas à se soucier de Kannon pour l'instant, elle y penserait plus tard. Si jamais sa survie devenait réellement un problème. L'escorte leur montra le chemin pendant encore dix minutes avant qu'ils n'arrivent devant la bibliothèque. Sand ne put s'empêcher de sourire. Il y avait bien longtemps qu'elle ne s'était pas rendue dans un endroit aussi imposant et riche de connaissances que celui-ci.

- Je suis le soldat Skan ! Ouvrez, ordre du roi !

Sitôt que les ordres furent donnés, les gonds grincèrent et les portes s'écartèrent pour les laisser admirer l'ampleur des lieux. Elle sentit immédiatement l'odeur de l'encre et du parchemin ancien. Nalliavi avait l'air heureux de se trouver là lui aussi. Ils gravirent les quelques marches qui les séparaient de l'entrée avant de s'aventurer dans le couloir principal. Tout était incroyablement parfait. Les livres semblaient rangés par sections dans lesquelles on les trouvait par ordre alphabétique. A commençait sur la gauche et on retrouvait Z sur la droite. Aucun ouvrage ne dépassait de son étagère, aucune poussière n'apparaissait sur le bois. Seule celle de l'air se laissait voir dans le jour qui éclairait la pièce à travers les fenêtres. Des tables luxueuses meublaient une balustrade au premier étage, auquel on accédait par un escalier, constituant un espace de travail plus que confortable. Il n'y avait pas un bruit, pas un son. Juste celui de leurs pas sur le parquet, alors qu'ils admiraient cet endroit si précieux à leurs yeux. Alors que Sand allait caresser la couverture d'un livre, rien que pour le plaisir de sentir le cuir sous ses doigts, une lance lui barra la route. Elle retira vivement sa main et se tourna vers le soldat, Skan d'après ce qu'elle avait entendu, avant de lui jeter un regard noir.

- Je vous explique les règles. Vous et votre ami serez suivis par un garde à chacun de vos déplacements dans cet endroit. Si je vous vois voler quoi que ce soit, je vous abats sur le champ.

- Bien évidemment, c'est vous que je vais devoir supporter ?

- Bien évidemment.


L'idée que cet homme devienne son ombre ne lui faisait ni chaud ni froid. Ce qu'elle craignait en revanche, étant donné son apparent mépris pour les étrangers, c'était qu'il ne soit un brin paranoïaque et qu'elle ne doive se battre avec lui sans avoir rien fait qui puisse lui causer du tort. Nalliavi serait sans doute plus tranquille avec son escorte. L'autre soldat semblait plus calme, plus posé. Elle aurait préféré l'avoir sur le dos plutôt que Skan. Mais à l'heure actuelle, changer de "surveillant" n'était pas la priorité. Et puis tant qu'on la laisserait lire comme elle le voulait, il n'y aurait aucun problème. C'est donc avec bonne humeur qu'elle se dirigea vers la section "Histoire", impatiente d'obtenir les informations qu'elle désirait : à savoir, des informations sur la manière d'accéder à GrandLine.

- Meow ?

*Bordel de dieu, je l'avais oublié celui-là...*

- QU'EST-CE QUE C'EST ?


Avec un soupir, Sand leva les mains et se tourna face au soldat avant d'ouvrir son sac et d'en sortir le chaton blanc, visiblement réveillé, par la peau du cou. Etant donné qu'elle avait été occupée par sa conversation avec le roi, puis par celle avec Kannon, elle avait quelque peu mis de côté la place qu'occupait l'animal dans son esprit.

- Un chat. Il s'est endormi dans mon sac tout à l'heure.

- Sa présence n'est pas autorisée ici !

- Qu'est-ce que vous craignez, qu'il vole une étagère ? Si jamais il dégrade un livre, ou quoi que ce soit d'autre, je m'engage à rembourser l'intégralité des dégâts, alors détendez-vous un peu.


Il était sacrément pénible tout de même. S'il avait entendu un barrissement, un rugissement, elle aurait pu comprendre sa réaction. Mais là, il s'agissait d'un minuscule miaulement. Alors par pitié, qu'il cesse d'être sur les nerfs en permanence ! Avec un grognement agacé, elle installa le chaton sur son chapeau. Elle sentit qu'il appuyait ses pattes sur le rebord, comme s'il voulait se percher pour mieux observer ce qu'il se passait. Ceci dit, elle doutait qu'il voit quelque chose qui soit en mesure de l'intéresser. Et puis à vrai dire, elle s'en moquait. Le plus important était ce qui l'intéressait elle pour l'instant.

*Alors, GrandLine...*

Elle repartit vers son objectif initial et éplucha les étagères jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait. Un ouvrage d'environ cinq cents pages qui présentait les témoignages des rares personnes à être revenues de cet océan si célèbre et à la réputation si dangereuse. Elle s'installa à une table, prit une feuille, se munit d'une plume, d'un encrier, et commença à trier ce qui lui semblait pertinent et ce qui ne l'était pas, ce qui pouvait lui servir et ce qui était inutile.

- J'en étais sûr.

Sa mâchoire se contracta. Cela faisait à peine dix minutes qu'elle avait débuté ses recherches et voilà qu'il venait mettre son nez dans ce qui ne le regardait pas.

- Sûr de quoi ?, demanda-t-elle en relevant la tête.

Il tira la chaise de l'autre côté du bureau pour s'asseoir face à elle avant de répondre :


- Que tu chercherais comment te rendre là-bas en priorité. Mais pourquoi tu es venue ici, la vraie raison, je l'ignore.

- Tu n'as pas besoin de le savoir
, rétorqua-t-elle sèchement.

- Dire qu'il n'y a pas si longtemps, tu m'aurais tout raconté sans même penser à discuter...

En disant ceci, il avait approché sa main d'une des mèches blanches qui tombaient devant ses yeux, comme s'il allait l'écarter pour mieux la regarder. Elle saisit aussitôt son poignet et le plaqua brutalement contre la table. Qu'est-ce qu'il croyait ?! Qu'il était encore en droit d'agir de la sorte ?! Cette époque était révolue ! Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de Nalliavi. Son comportement ne l'étonnait pas, il savait qu'elle allait réagir ainsi. Il jouait avec elle, et dans ces moments-là, elle avait vraiment envie de le...

- Hum...

Ils se tournèrent vers l'entrée de la bibliothèque avec une synchronisation parfaite. Et si Nalliavi ne semblait pas perturbé de voir Kannon débarquer en cet instant, Sand était plus qu'honteuse. Car si elle ne connaissait que très peu l'homme aux cheveux bleus, elle n'avait pas envie que lui connaisse certaines parties de son existence qu'elle aurait souhaité cacher à tous. Malheureusement, elle doutait qu'il soit idiot au point de ne pas comprendre l'évidence dans la scène à laquelle il venait d'assister.

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