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 Pour l'intérêt du Savoir

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Kannon-Shadow

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Jeu 25 Avr - 14:04

Une fois Sand et son coéquipier partis, et après quelques brèves salutations, Kannon se retourna face au roi et à la reine. Il ne put s’empêcher de rire en voyant la souveraine exaspérée du comportement du visiteur au cheveux bleus. Elle avait dû s’égosiller pour obtenir une salutation qui n’était que très peu propice à la courtoisie d’usage.
Il n’y connaissait rien. Certes il savait que s’agenouiller ou tirer une courte révérence devant un noble était de coutume, mais il avait toujours trouvé cela bizarre, et n’avait aucunement l’intention de le faire. En quoi le couple devant lui, lui était supérieur ? Sinon qu’il contrôlaient la ville, ils n’avaient, selon l’artiste martial, aucune caractéristique pour se sentir supérieur.
Malgré cela, il lui fallait bien demander les choses gentiment pour obtenir son autorisation d’accès à la bibliothèque. Ainsi il se gratta les cheveux et prononça d’une voix amusée :


- Hum ! Salut ! Je suis un visiteur venu de l’archipel de Lagays Greem ! J’aurais besoin d’une autorisation spéciale pour la bibliothèque s’il vous plait !

Ce n’était pas encore ça, mais déjà un peu mieux. Il était encore à des années lumières du comportement adéquat, mais il avait fait de son mieux. Toutefois ce fut de loin insuffisant pour la reine, qui pleine de colère répondit :

- Ou vous croyez vous jeune malotru ?! Prosternez vous et implorez pardon pour votre arrogance !

Kannon regarda la vieille bique pleine de traits tirés qui témoignaient sa colère, elle faisait presque peur à voir, mais avec la même nonchalance, le jeune paysan reprit.

- En fait, c’est pas à vous que je parlais ! Il rigola bruyamment avant de continuer. Je parlais à votre mari, j’aurais besoin dune autorisation spéciale pour faire une recherche sur une ancienne technique de combat ! Dit-il en adressant un immense sourire qui lui arrivait aux oreilles.


La reine était plus qu’exaspérée, et se leva violement de son siège, avant d’appeler les gardes. Elle cria beaucoup de noms différents pour qualifier ce jeune impertinent, qui commençait d’ailleurs à perdre patience. «  Vieille folle », « grand-mère sénile », voila les pensées qui commençait à émerger dans son esprit. Sa patience avait des limites, il n’avait pas pour habitude de se laisser insulter. Fort heureusement le roi intervint à temps. Il ordonna le silence, et ferma les yeux en soupirant, pour profiter du calme enfin revenu.

- Deux fois dans la même journée. La bibliothèque n’est normalement pas faite pour les voyageurs. Comment peux-tu me démontrer que tu n’est pas mal intentionné ?

Kannon regarda le souverain, qui avait déjà l’air beaucoup plus attentif et sympathique. Il ne cherchait qu’à protéger son royaume des gens malintentionnés, et il n’y avait rien à y redire. Juste mais inflexible. Voila ce qu’était un vrai roi.

- Je l’admet je suis incapable de prouver que je ne suis pas malintentionné. En revanche, je peux vous démontrer que je suis bel et bien ici pour affiner mon talent au combat.

Il posa son sac à terre, mit un genou au sol et fouilla jusqu’à trouver, puis tendre le livre de la déesse au roi. Un garde prit le livre et le mena au souverain, qui le feuilleta tandis que la reine grommela avec toujours autant de sournoiserie. Il referma le livre et le rendit au garde qui le rapporta à Kannon. Le roi s’adossa à son siège et demanda comment il avait eu connaissance de l’art du Hyakushiki. Comme il s’agissait d’une longue histoire, il prévenu le roi, qui lui fit signe de raconter. En essayant de rester bref, l’artiste martial lui conta les grandes pages de ce qui l’avait poussé à prendre la mer. Une fois l’histoire terminée, le roi abasourdi demanda tout simplement à ce qu’on lui donne du papier et un encrier. Il commença à griffonner quelques mots sur le papier, et tamponna du sceau royal la lettre qu’il remit ensuite au jeune garçon.
Il y eut un long silence. En quoi l’histoire du jeune homme avait pu influencer le choix du roi ? Malgré son étonnement, Kannon remercia le roi et annonça son retrait en se dirigeant vers la porte.

La reine quant à elle, furieuse, demanda des explications à son époux. Tout en remarquant une énième fois le comportement odieux du sujet.


- Vous ne connaissez rien de l‘histoire de ce royaume, alors taisez-vous ! Cet enfant connait donc Semias… C’est formidable. Il ne m’en fallait pas plus pour être assuré de sa bonne volonté.

Loin de tout ça Kannon sorti du château, passant devant les deux gardes encore assommés, et se dirigea vers la bibliothèque. Très content de son autorisation, il se mit à courir vers l’édifice en suivant les indications. Il repensa alors à Sand qu’il avait re croisé dans ce château. Comme quoi le monde était petit. En revanche il y avait un changement par rapport à la dernière fois : Elle était accompagnée par un type peu bavard. Il s’était contenté de scruté l’ami de la fille au cheveux blancs, de la tête aux pieds, sans jamais ouvrir le bec. Peu importe après tout, ils ne se connaissaient pas, d’ailleurs il était largement satisfait d’avoir pu croiser une nouvelle fois sa camarade d’autrefois. « Et qui sait ? » se disait-il, peut-être serait-il amené à la revoir, elle se trouvait sur l’île du royaume de Lunveel, et le roi avait clairement dit qu’il accordait la permission à Sand et à ce fameux compagnon de rentrer dans la bibliothèque.

* En fait… On va se revoir… C’est même sur !* Pensa-t-il, avec un enthousiasme exponentiel.

Il arriva à la bibliothèque, et retrouva ses deux amis « gorilles » qui lui avait empêché l’accès lors de sa première venue. Il sorti de son sac, la lettre du roi avec beaucoup de fierté et non sans un peu de moquerie pour les gardiens des archives. Il leur adressa un grand sourire, totalement ironique avant que l’un des deux mastodontes ne lui ouvrit la porte en grommelant légèrement.
Toujours aussi moqueur, Kannon avança au ralenti et franchit le pas de la porte avec une extrême lenteur, comme pour narguer l’homme vêtu de noir qui lui refusa l’accès la veille. Puis une fois satisfait de sa malice, il retrouva un rythme normal et avança dans la bibliothèque, et comme le hasard faisait souvent très bien les choses il tomba aussitôt sur son amie de Lagays Greem. Il assista à une scène relativement troublante, comme son père lui en comptait beaucoup lorsqu’il se retrouvait forcé par sa défunte femme d’aller au théâtre. Une bonne scène classique à l’eau de rose, comme beaucoup de pièces que la mère du garçon aux cheveux bleus adorait.
Le compagnon de Sand toucha ses cheveux, et se retrouva la main plaquée sur la table, du bon caractère classique de la fille au cheveux blancs. Il tombait sans doute au mauvais moment et décida d’avertir sa présence pour ne pas être spectateur d’une situation encore plus gênante.

- Hum. Racla t’il en posant son poing sur la bouche.

Il observa les deux se retourner vers lui, avant qu’il ne se mettent à rire de vive voix et sans la moindre retenue.


- Tu es rouge comme une pivoine Sand ! Il ne faut pas, ce ne sont pas mes affaires… Il garda le silence avant de s’exclamer avec tout l’espièglerie qui faisait son caractère. Quoi que… Vu la tête que tu tire, je suis bien content de tomber sur vous à ce moment là ! Dit-il en rigolant de plus belle.

Il fut rappelé à l’ordre par l’un des bibliothécaires et s’efforça de stopper son rire. Il savait que la situation devait être terriblement gênante pour cette fille pleine de mauvaise fierté, Il se doutait bien de ce qu’il se passait entre les deux, et imaginait avec facilité de multiples scénarios sur leur passés commun. Mais comme il l’avait si bien dit, cela ne le regardait pas, Il se tourna et se dirigea vers une autre rangée d’étagères avant de déclarer:

- Je vous laisse finir de vous expliquer tout les deux ! Il esquissa un sourire aussi amical que taquin avant de reprendre. J’ai moi aussi des recherches à faire, Une fois que l’on aura tout terminé, on pourrait aller manger un morceau en ville ! Venez me trouver si ça vous intéresse !

Il s’aventura dans un autre couloir, pour enfin se mettre au travail. Et à la vue de l’immensité de la chose, il savait que du travail, il en aurait…


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Nalliavi

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Sam 27 Avr - 13:21

Décidément, Nalliavi avait de plus en plus l'impression qu'il allait devoir surveiller le dénommé Kannon. Deux rencontres en une journée, cela commençait à faire beaucoup. C'était encore un chiffre qu'il pouvait assimiler à une coïncidence, mais mieux valait se montrer prudent. En tout cas, Cheveux bleus semblait s'être bien amusé avec ce qu'il avait vu en entrant dans la bibliothèque, contrairement à Sand. Elle n'avait pas complètement rougie, comme l'avait dit l'étranger qu'ils avaient croisé plus tôt, mais ses joues avaient tout de même rosies. Et sur une peau aussi blanche que la sienne, cela se voyait très facilement.

- Je vous laisse finir de vous expliquer tous les deux ! J'ai moi aussi des recherches à faire. Une fois que l'on aura tout terminé, on pourrait aller manger un morceau en ville ! Venez me trouver si ça vous intéresse !

Lui, n'était nullement enthousiaste à l'idée de partager un repas avec le jeune homme. En revanche, même s'il pouvait essayer de prévoir les réactions de sa partenaire, il était incapable de les prédire avec certitude. Le mieux était donc de lui poser la question directement, une fois que Kannon s'en fut en allé dans les rangées de bibliothèque.

- Tu voudrais y...

- Essaye seulement de refaire ça encore une fois, et je te tranche la main.


Hum. Il n'aurait peut-être pas dû se montrer aussi insolent. Cela pouvait le faire reculer de quelques cases sur son parcours vers l'objectif qu'il s'était donné. Et quand elle releva la tête, il vit que c'était sans doute le cas. Ses yeux, partagés en deux couleurs quelques minutes plus tôt, en signe de neutralité, étaient à présent d'un rouge flamboyant. Oui, il avait quelque peu dépassé les limites. Maintenant, il allait devoir attendre qu'elle veuille bien lui pardonner. C'était la meilleure chose à faire avec elle. Tenter de lui parler pour la calmer ne servirait à rien, elle l'enverrait sur les roses dans la seconde qui suivait. Et plutôt méchamment d'ailleurs, il en avait déjà fait l'expérience. Enfin, puisqu'il n'avait plus rien à faire avec elle pour le moment...

*Autant se renseigner sur l'ennemi*

Il partit donc dans la direction qu'avait prise Cheveux bleus tout à l'heure. Il était toujours dans la même rangée. Peut-être avait-il écouté leur conversation ? Même si c'était le cas, cela n'avait aucune importance. Il n'avait rien dit qui pouvait le compromettre. Et puis, le jeune homme avait l'air d'être plutôt sociable. Il doutait qu'il l'envoie balader avant qu'il ait ouvert la bouche.

- Qu'est-ce que tu cherches ?

Kannon tourna la tête vers lui, l'air étonné de le trouver là. Il ne s'attendait sans doute pas à ce qu'il vienne lui parler, étant donné son attitude quelque peu... stoïque dans la salle du trône. Néanmoins, il consentit à lui répondre. Ou du moins, il allait consentir à lui répondre, mais quelque chose l'en empêcha. A savoir, un grand cri qui leur parvint de l'autre bout du bâtiment. Celui d'un homme. Nalliavi sachant déjà ce qu'il se passait, il resta d'un calme impérial, à la grande surprise de Cheveux Bleus. Devant sa stupéfaction, il daigna lui fournir quelques explications :

- Ce n'est rien, juste un garde qui a dû agacer Sand. Je t'assure qu'on s'y fait à la longue.

Il partit ensuite tranquillement vers la source du vacarme et y trouva ce qu'il pensait y trouver. La demoiselle, en train de tordre le bras d'un soldat dans son dos.

-Assurer la sécurité des livres ne signifie pas que vous devez blesser ceux qui comptent s'en servir., déclara-t-elle d'un ton glacial.

Elle lâcha ensuite le serviteur du roi, qui reprit aussitôt sa lance qui était tombée à terre avant de s'en aller dans un autre coin de la bibliothèque. Cependant, un détail chiffonnait Nalliavi. Ce n'était pas Skan que Sand venait de plus ou moins chasser, mais le soldat qui était censé le surveiller lui. Avant même qu'il ait le temps de poser la question, sa partenaire lui répondit :


- Machin a dû repartir au palais et il a demandé à l'autre de me surveiller à sa place.

- Et qu'a fait "l'autre" pour que tu te comportes en sauvage ?

- Absolument rien. Je lui ai fait croire qu'il avait manqué de m'estropier pour avoir une raison de l'attaquer, et de l'éloigner de moi par conséquent. Maintenant, je peux consulter quelques livres que je ne devrais pas ouvrir.


Nalliavi eut un sourire amusé. Même si son apparence avait changée, elle avait conservé quelques points de sa personnalité. Elle se servit donc naturellement dans les rangées, sans se préoccuper des interdictions parfois inscrites sur la couverture de certains ouvrages. Voyant qu'elle n'avait pas besoin d'aide, il retourna s'asseoir à la table qu'il avait occupé quelques instants plus tôt. Et Kannon le suivit. Apparemment, si lui avait eu l'intention de poser des questions au jeune homme, sans avoir de réponses à cause de la ruse de Sand qui les avait fait passer à autre chose, Cheveux bleus avait lui aussi quelque chose à demander.

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Sand S.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Dim 5 Mai - 16:51

Au milieu des étagères, Sand fulminait. Nalliavi s'était comporté comme un idiot, un abruti, un salaud, un... En tout cas, il avait tellement mal agi qu'elle avait préféré s'en aller plutôt que de rester une minute de plus avec lui. Qu'est-ce qu'il croyait, qu'elle lui obéirait au doigt et à l'oeil ? Qu'elle ne le contredirait jamais ? Il avait tout intérêt à revoir son jugement s'il ne voulait pas de mauvaises surprises. Elle ne retomberait dans cette état de... de...

- Mademoiselle, je dois vous avertir que vous n'avez pas le droit de consulter les ouvrages se trouvant dans cette rangée.

Les paroles du soldat la ramenèrent à la réalité. Seulement, elle ne s'attendait pas à se retrouver face à cette personne. C'était le garde qui était censé surveiller son partenaire, pas la surveiller elle. Où était passé cet imbécile de Skan ? Même cet imprévu l'agaçait au point de sentir son iris la brûler. Le geste de l'homme qui l'accompagnait l'avait tellement agacée qu'elle se mettait en colère pour le plus petit des détails.

- Il me semble que ce n'est pas vous qui êtes chargé de me suivre.

- Le soldat Skan est reparti au palais en urgence. Il a jugé plus important de garder un oeil sur vous que sur votre ami. C'est pour ça que je suis ici.


Evidemment, Nalliavi n'avait pas ouvert la bouche. Comment pouvait-il être considéré comme dangereux pour cet endroit ? Sand détourna son regard du garde et reprit ses recherches. Elle inspecta minutieusement les titres des livres, espérant en trouver un qui pourrait l'aider à expliquer l'absence de son monde sur les cartes de celui-ci. Etant donné qu'elle avait trouvé tout ce qu'elle désirait sur GrandLine, elle pouvait se concentrer sur les problèmes secondaires.

- Mademoiselle, vous...

- N'êtes pas autorisée à consulter les ouvrages de cette rangée, Mademoiselle sait. Elle observe simplement
, termina-t-elle en repartant dans la direction opposée.

Elle avait même très bien observé. Et il y avait une oeuvre qui avait retenu son attention. Ou plutôt un signe sur la couverture de cette oeuvre. Cependant, elle ne pouvait pas se permettre d'y adresser un bref coup d'oeil et de s'en aller. Elle devait la lire. Au moment où elle passa à côté du soldat, elle frôla intentionnellement le bout de la lance qu'il tenait de manière à s'écorcher. Elle esquissa aussitôt une grimace et observa sa main. Puis elle fusilla le garde du regard.


- Vous l'avez fait exprès.

- Non, je...


Avant qu'il ait le temps de finir sa phrase, elle saisit son bras et le retourna dans son dos. Il se retrouva le nez collé contre une étagère avec un cri de douleur. Elle veilla à appuyer assez fort pour qu'il ne puisse plus bouger mais pas au point de lui briser les os.

- Assurer la sécurité des livres ne signifie pas que vous devez blesser ceux qui comptent s'en servir, déclara-t-elle d'un ton glacial.

A l'instant même où elle prononçait cette phrase, Nalliavi et Kannon apparurent dans l'entrée de la rangée. Si son partenaire ne semblait pas plus étonné que ça, Cheveux bleus paraissait plus surpris. Pas au point d'être perturbé, mais tout de même un peu étonné. Elle relâcha son emprise sur le soldat qui put ramasser sa lance sur le sol et s'en aller dans un autre coin du bâtiment. Il n'avait sans doute plus envie de la croiser après ça. Et c'était tant mieux. Voyant que son équipier s'apprêtait à lui poser la question, elle répondit avant qu'il puisse prononcer le moindre mot :


- Machin a dû repartir au palais et il a demandé à l'autre de me surveiller à sa place.

- Et qu'a fait "l'autre" pour que tu te comportes en sauvage ?


En sauvage, tout de suite les grands mots. Elle s'était comportée en une personne déterminée qui souhaitait obtenir des informations auxquelles elle n'avait normalement pas accès, voilà tout. Inutile d'en faire un drame. Néanmoins, elle daigna lui fournir quelques explications, bien qu'elle sache à son ton qu'il avait déjà plus ou moins compris ce qu'il s'était passé :

- Absolument rien. Je lui ai fait croire qu'il avait manqué de m'estropier pour avoir une raison de l'attaquer, et de l'éloigner de moi par conséquent. Maintenant, je peux consulter quelques livres que je ne devrais pas ouvrir.

Il sourit l'espace d'un instant, puis il repartit à la place qu'il avait occupée quelques minutes plus tôt. Suivi de Kannon. Bien, elle allait pouvoir être tranquille un moment. Et elle profiterait du moment en question pour prendre le livre au symbole. Une fois qu'elle l'eut retrouvé au milieu des autres ouvrages, elle inspecta la couverture. S'il lui paraissait familier, c'était parce qu'elle l'avait déjà vu. Un paon, l'emblème de la "noble" famille du Duc. Elle feuilleta l'ouvrage, sans rien trouver de concluant. A croire qu'elle avait fait fausse route. Elle s'apprêtait à le relire lorsqu'en inspectant l'animal, elle se rendit compte d'une chose :

*C'est bien le même paon, mais il a l'air d'avoir été esquissé par un enfant...*

Elle pinça l'illustration entre deux de ses doigts et tira délicatement dessus. Et pour son plus grand bonheur, elle se décolla sans aucun problème. Ce qui voulait dire qu'elle avait visé juste. S'il était si mal fixé sur la couverture, c'était parce que ce n'était pas sa place d'origine. Et d'après ce qu'elle voyait, le dessin aurait mieux convenu à un livre pour petits. Celui qui l'avait déplacé était rusé : non seulement il détournait l'attention de l'ouvrage de base, mais en plus il l'attirait sur un autre qui était classé dans les interdits, ce qui rendait la théorie d'une chose qui ne devait pas être découverte nettement plus crédible. Sand rangea l'oeuvre qu'elle tenait entre les mains et se rua dans la section des contes. Si elle devait trouver des informations, ce serait ici. Elle inspecta les étagères une à une, jusqu'à trouver un livre abîmé au niveau de la couverture. Une ombre qui correspondait à celle du paon, comme si on l'avait arraché au cuir. Elle s'en empara aussitôt et le lut à une vitesse folle. Elle avait tellement hâte de savoir qu'on aurait dit qu'elle avalait les mots par centaine. Et le moins qu'on puisse dire, c'était que sa curiosité avait été satisfaite.

- Mademoiselle ?!

Sand se mordit les lèvres. Skan était revenu. Et à sa voix, on comprenait clairement qu'il avait envie de l'appeler par d'autres noms autrement moins polis que "Mademoiselle". Ceci dit, là n'était pas le problème. S'il la trouvait ici, il se poserait des questions, et nul doute qu'il en ferait part au roi. Alors si elle voulait éviter les soupçons, mieux valait agir vite. Elle ouvrit la fenêtre la plus proche et jeta le livre dehors, puis elle revint vers Nalliavi et Kannon en passant par d'autres rangées, faisant en sorte que l'on croit qu'elle se trouvait ailleurs que dans le coin des enfants. Une fois arrivée à la table de travail, elle tira une chaise, s'assit, et demanda à Cheveux bleus :

- As-tu déjà une idée de l'endroit où tu voudrais manger ?

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Kannon-Shadow

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Lun 6 Mai - 12:49

Kannon s’éloigna du pseudo couple et entama ses recherches. Le visage de Sand était bien suffisant quant à la satisfaction que Kannon pouvait tirer de leur petite entrevue, Son teint d’ordinaire blanc avait rosé comme une bonne viande au four. Cela l’avait déjà bien suffisamment amusé il fallait désormais passer aux choses sérieuses ! Il s’aventura dans une des rangées de la bibliothèque et se mit à chercher la moindre information sur les livres de la déesse.
Il se dirigea vers les livres concernant les arts, dans une rangés spécifique «  Disciplines ancestrales du combat ». Voila qui promettait, avec un peu de chance il y aurait des informations sur les ouvrages.

A peine commença-t-il sa recherche, qu’elle fut perturbée par le compagnon de Sand. Il le questionna sur ses recherches, et sans rentrer dans les détails Kannon répondit la vérité. Il expliqua qu’il recherchait un livre sur une très vieille méthode de combat, qu’on lui avait enseigné, mais qui était encore très peu connue, et donc très difficile d’accès.
Bien qu’il ne comptait ajouter quoi que ce soit, le jeune artiste martial fut coupé dans son élan par un cri familier. Un cri qui ressemblait très fortement à celui de cette petite peste de Sand. Qui selon son ami, provoquait encore une catastrophe ou une bêtise.

Ils se dirigèrent vers les lieux de l’épouvante et arrivèrent sans surprises devant la jeune fille aux cheveux blancs. Une fois qu’elle eut expliqué d’où provenait tout ce vacarme, le garçon aux cheveux bleus ne put s’empêcher de soupirer, d’un air à la fois accablé et amusé.

* Cette fille est une catastrophe ! * Pensa-t-il tout en la regardant d’un air qui signifiait une profonde désolation .

Après ses explications peu chrétiennes, Kannon suivi Nalliavi qui retourna s’assoir. Il se séparèrent lorsque le jeune de Lagays Greem, retomba sur la rangée de livres qu’il convoitait. Il approfondit son attention sur certains ouvrages qui traitaient des arts martiaux perdus dans le temps, ou des techniques de combat oubliées. Puis sa patience fut récompensée par un livre qui parlait de la déesse Kannon.

Du fond, de part la volonté,
Âpres sont les désireux,
Qui malgré toute leur fierté,
Succombent devant un tel enjeu.

Retrouver, dans une vaste sphère
Un savoir depuis lors oublié
Mais qui, jadis n’avait guère
Forgé de frêles guerriers.

Depuis lors, les terribles disparitions
Encore aujourd’hui inexpliquées
ont su déchainer les passions,
Ou braver la peur, pour retrouver.

Malgré tout les choses
Peu évidentes soient-elle,
Peuvent encore trouver cause,
Si les communs, en saisissaient la valeur réelle.

Pour cela, peu de gens
Lisent entre les lignes
Les ouvrages de mille ans
Et en décryptent les signes.

Le monde est grand
La recherche, difficile,
Mais porté par le vent
S’ouvre la route vers l’Idylle.

Chacun des dons,
De la bénite déesse
Offre une indication
Sur l’ordre de la sagesse.

Rien n’est acquis,
Mais dans les pages,
Se trouve la route qui,
Mènent aux jumeaux ouvrages.

Ce texte avait été écrit près de deux mille trois cent ans plus tôt. Il était bien indiqué, qu’il s’agissait d’un écrit exact par l’un des grand maître du Hyakushiki de l’époque.
Selon ce qu’il en savait, à l’époque seule une petite quinzaine de livres avaient été découverts, et selon les écrits de ce texte huit, l’avaient été par cet homme. Mais au delà du phénomène historique, cette légende en vers apportait une information extrêmement précieuse à Kannon, qui savait désormais comment s’orienter pour retrouver un nouveau livre de la déesse. Il sorti de son sac le livre que lui avait offert Semias qu’il avait déjà lu en entier, même si il n’avait pas encore développé la technique secrète de la seconde partie de l’œuvre.

A demi mots, à double sens, ou même par anagrammes, une indication se trouvaient à l’intérieur de son ouvrage, sur l’emplacement originel de l’un des livres de la déesse. Bien entendu il lui fallait espérer que cet emplacement n’eut jamais été découvert. C’était un risque qu’il devait de toute façon prendre. Il rangea le livre de Semias dans son sac et apporta celui de la bibliothèque au bureau d’accueil, pour enregistrer une location. Une fois chose faite il retourna à la table de Nalliavi. Suivi de peu par Sand qui en avait visiblement fini avec ses recherches. Elle s’assit à la table et demanda :

- As-tu déjà une idée de l’endroit ou tu voudrais manger ?

Voila qui était amusant, il avait posé cette question près d’un quart d’heure plus tôt et obtenait une réponse maintenant. Quoi qu’une réponse était présomptueux, puisque la jeune fille aux cheveux blancs en posait une à son tour.

- Pas la moindre ! Mais ce n’est pas les auberges qui manquent sur cette île ! Dit il en rigolant.

Au moment ou Sand comptait lui répondre, Kannon observa par la grande porte vitrée une troupe royale s’approcher de la bibliothèque au loin, Une troupe constituée de guerriers Lunveeliens, qui venaient dans un but encore inconnu. Peut-être même ans aucun rapport avec eux. Quoi qu’il en soit, Ils se dirigeaient vers la bibliothèque sans le moindre doute, mais étaient encore assez loin. Ce qui laissa le temps à la jeune fille de répondre.



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Nalliavi

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Ven 10 Mai - 14:51

D'après ce que Nalliavi avait pu observer, Kannon semblait très appliqué dans les recherches dont il lui avait brièvement présenté le thème. Depuis que Sand leur avait expliqué les raisons du vacarme qu'ils avaient entendu, il était resté le nez plongé dans un livre à chercher Dieu savait quoi, bien que Dieu n'ait sans doute rien à voir là-dedans. S'il existait, ce dont il doutait fortement. A moins qu'il y ait autre chose dans le ciel de ce monde que dans celui de Saulmanor.

- As-tu déjà une idée de l'endroit où tu voudrais manger ?

Il fut tiré de ses pensées par la brusque apparition de sa partenaire. Apparemment, elle avait trouvé quelque chose, sinon elle ne serait pas venue poser cette question. Et quelque chose qui nécessitait la présence de Cheveux Bleus, ou alors qu'elle se rende dans une taverne bien particulière. Il lui poserait la question en route.

- Pas la moindre ! Mais ce n'est pas les auberges qui manquent sur cette île ! s'exclama-t-il.

Encore faudrait-il qu'ils puissent s'y rendre, dans une auberge. Tout comme Sand, qui avait l'intention de répondre mais s'était volontairement interrompue, en voyant les soldats Luvneeliens, Nalliavi se demandait si on leur en laisserait l'opportunité. Nul doute que ce serait le cas s'ils s'en allaient tout de suite, la troupe était encore loin de la bibliothèque. Ils ne les rattraperaient pas s'ils sortaient d'ici sur-le-champ. Cependant, ce n'était sans doute pas la meilleure des idées. Prendre la fuite suggérerait qu'ils avaient quelque chose à se reprocher, même si ce n'était pas le cas. Ceci dit, les gardes ne chercheraient pas plus loin que le bout de leur nez. Pour eux, ce serait l'unique explication possible. Donc s'ils voulaient prendre l'air, ce serait par la porte principale, pas par une fenêtre.


- On devrait y aller maintenant.

- Bonne idée
, approuva son équipière.

Ils savaient, et Kannon aussi sans doute, qu'il était préférable de se faire interpeller sans opposer de résistance et en ayant l'air de ne rien savoir, ce qui était partiellement leur cas à l'heure actuelle. Aucun d'entre eux n'avait l'air de connaître les intentions des soldats. Ils se levèrent donc en un mouvement unanime et s'en allèrent tranquillement, sans chercher à éviter la troupe. Et ce qui devait arriver arriva. Skan, qui conduisait le groupe, leur barra la route et annonça d'une voix forte :


- Je vous arrête sur ordre de la Reine Marielle ! Vous êtes priés de me suivre au château sans faire d'histoires !

On sentait la majuscule au début du mot "Reine" à son ton. Manifestement, il lui accordait plus d'importance qu'au roi, qui était pourtant censé l'avoir sous ses ordres. Ce qui n'était pas très bon, étant donné que la souveraine ne semblait pas porter les étrangers dans son coeur. Cependant, obéir semblait être la meilleure solution. Ils en apprendraient plus en restant silencieux et éveillés qu'en se montrant agressifs pour finir assommés. Ce fut donc sans un mot qu'ils se laissèrent encercler par les gardes et qu'ils prirent le chemin du palais.

- Je commence à croire que la reine a un plus grand soutien que ce qu'on croyait, souffla Sand.

- Et tes secteurs à sécurité renforcée pourrait bien être dirigés par elle, ajouta-t-il.

Elle ne répondit pas. Néanmoins, il savait qu'elle partageait son avis. Dans le cas contraire, elle l'aurait contredit par un autre argument. Seulement, l'un comme l'autre, ils avaient aussi conscience que désormais, ils devraient en permanence être sur leurs gardes. Parce que si le roi paraissait les apprécier, ou du moins ne pas ressentir d'animosité envers eux, sa femme avait peut-être haussé le ton et affirmé son pouvoir, ce qui aurait eu pour conséquence de diminuer l'autorité de son mari. Pour faire court, Nalliavi soupçonnait la souveraine de tenter de prendre la place de son époux. Mais ça, ils n'en auraient la certitude qu'en arrivant au palais, ce qu'ils ne tardèrent pas à faire. On les amena directement dans la salle du trône. Il vit Sand appuyer sur son sac, sans doute pour calmer le chaton qui devait s'agiter à l'intérieur. Si cela n'avait tenu qu'à lui, il l'aurait balancé dehors. Ce n'était pas le moment de se faire remarquer. Encore moins si sa théorie venait à être prouvée. Sitôt qu'ils eurent mis un pied dans la pièce, les gardes refermèrent les portes derrière eux. On leur bloquait la seule issue.


- Ravie de vous revoir.

En entendant ceci, Nalliavi leva les yeux vers le trône. Ce n'était plus le roi qui y était assis, mais son épouse. Et elle avait l'air on ne peut plus satisfaite. Elle se leva avec un immense sourire et descendit de l'estrade par les escaliers de pierre face à elle. Elle s'avança lentement vers eux, entourée de deux soldats, dont Skan. Désormais, il était certain que sa loyauté allait à la reine. Cette dernière s'arrêta à une dizaine de mètres de leur position. Puis elle déclara :

- Maintenant, excusez-vous envers la nouvelle dirigeante du royaume de Lunveel pour votre conduite intolérable d'il y a quelques heures.

Voilà qui était clair. Elle avait au moins le mérite d'être directe. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle obtiendrait quoi que ce soit. Pas de sa part en tout cas.

- Sans moi.

Et pas de celle de Sand non plus apparemment.

- Je ne m'excuserai pas.

Ni de celle de Kannon. La reine blêmit. Elle était persuadée que sa nouvelle puissance mettrait tout le monde à ses pieds et à présent, elle se rendait compte qu'elle s'était lourdement trompée. Néanmoins, cela ne l'empêcha pas de crier avec une hystérie nettement audible dans la voix :

- SKAN ! JE VEUX CES INSOLENTS AU CACHOT !

Son interlocuteur ne manqua de montrer son obéissance. Il frappa le sol de son pied et quelques secondes plus tard, les trois étrangers furent encerclés. Et chacun d'entre eux put sentir la pointe d'une lance dans son dos. Ils furent ensuite emmenés deux étages plus bas, dans la prison du palais. L'endroit n'avait rien de chaleureux, comme l'on pouvait s'y attendre. Il n'y avait que de longs couloirs sombres et humides et les cellules sur les côtés. On les jeta dans la plus lointaine, localisée tout au fond du dernier corridor. Skan ferma la porte à clé avec un sourire méprisant. Puis il agita le trousseau devant leur nez et ricana :

- On verra si vous avez toujours autant d'assurance demain. Sans eau ni nourriture et avec les cris des autres criminels à côté. Quant à toi la peste, ajouta-t-il à l'attention de Sand, je me chargerai personnellement de ton cas.

Elle cracha sur le sol en guise de réponse. Les traits du soldat se contractèrent mais il ne dit rien. Il s'en alla en faisant cliqueter sa lance contre les barreaux des cellules des autres prisonniers. Puis lorsqu'ils entendirent claquer la lourde porte de fer, celle par laquelle ils étaient entrés dans cet endroit, Nalliavi tourna la tête vers sa partenaire et lui demanda :

- Tu as une idée de comment nous sortir de là la peste ?

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Sand S.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Ven 10 Mai - 18:04

Les choses étaient aussi limpides que de l'eau de roche. La reine avait pris le pouvoir, l'emportant sur le roi. Cependant, il n'était pas aussi facile de se sortir de cette machination que de la comprendre. Et Sand en était bien consciente. Tout comme elle était consciente qu'ils avaient intérêt à sortir de cette cellule le plus vite possible. Ils pouvaient attendre le lendemain et répondre "oui" quand on leur demanderait s'ils étaient devenus dociles pour s'échapper par la porte qu'on leur ouvrirait, mais c'était assez risqué. Avec l'estomac vide et la bouche sèche, sans beaucoup de sommeil à cause des hurlements des autres prisonniers, il était peu probable qu'ils parviennent à sortir du palais. Il y aurait forcément des soldats sur leur route et ils n'auraient pas assez de forces pour se battre. Cette possibilité était donc à écarter.

- Tu as une idée de comment nous sortir de là la peste ?

- Je réfléchis, donne-moi deux secondes. Et ne compte pas sur moi pour payer notre évasion en nature
, ajouta-t-elle en voyant qu'il allait suggérer quelque chose.

Elle le connaissait assez pour savoir qu'il lui proposerait cette solution, ce qui était hors de question. Même s'il en parlait sans prendre la chose au sérieux, elle n'aimait pas vraiment qu'il aborde le sujet. Nalliavi referma la bouche avant de sourire. Il savait qu'elle préférait qu'il se taise là-dessus.


- De toute façon, je suppose que le pauvre homme auquel tu te serais présenté aurait plus eu peur qu'autre chose. Ca ne l'aurait pas distrait.

- Pourtant ça t'as assez distrait pour ne pas voir que je volais tes documents il y a quelques années.


Elle observa son partenaire du coin de l'oeil et constata avec satisfaction que sa joue s'était contractée l'espace d'un instant. Cependant, le moment n'était pas propice à régler leurs vieux comptes de leur vie à Saulmanor. Mieux valait donc s'arrêter là. Sand se tourna vers Kannon, qui semblait bien s'amuser au fond de la cellule, avant de lui dire :

- Si tu as des idées...

Une tête en plus n'était pas de trop. Elle avait déjà une idée assez précise pour sortir du bâtiment mais elle aurait bien aimé vérifier certaines choses avec l'homme aux cheveux bleus. Comme les plans du palais ou encore le nombre de gardes postés à certains endroits.

- Justement, j'en ai quelques unes.

Tant mieux. Il avait l'air d'avoir préparé quelque chose mentalement, ce qui était un bon début. Sand sortit de sa besace le chat, un carnet et un bout de fusain. S'ils devaient échafauder un plan, autant qu'il soit le plus compréhensible possible pour l'ensemble du groupe. Le dessiner serait donc mieux. Ils entreprirent d'abord de représenter le bâtiment pour ensuite indiquer le nombre de gardes localisés à certains endroits, ainsi que leurs éventuels mouvements dans les couloirs pour sortirent du château le plus rapidement possible. La pirate fut ravie de constater que son compagnon d'arme de Lagays Greem était très doué pour l'observation. Il avait retenu presque tout ce qu'elle voulait savoir et si l'un avait un trou de mémoire, l'autre venait le compléter. Si bien qu'au bout d'un moment, ils furent en mesure d'avoir un plan d'évasion plus que correct. Ils savaient où ils passeraient, combien d'hommes ils devraient affronter, le temps qu'ils mettraient pour s'en aller. Tout était prêt.

- J'espère que tu es en état de cogner ! lança Kannon d'un ton jovial.

En entendant ceci, Nalliavi, qui s'était contenté d'écouter sans intervenir jusqu'à présent, se tourna vers eux. Il observa Sand avec un air interrogateur.


- Un problème ? demanda-t-elle.

Elle ne comprenait pas ce qui avait pu éveiller son intérêt dans les mots de l'homme aux cheveux bleus.


- Ton ventre.

Instinctivement, elle posa une main dessus. Ou plutôt, sur son autre cicatrice, qu'elle avait eue bien avant celle que le marine lui avait faite sur la joue à Lulgill Ryne. Celle qui était bien plus importante. Et surtout, bien plus douloureuse.

- Il a eu le temps de guérir depuis le temps. Je me suis déjà battue après sans qu'il me pose de problème.

C'était en partie vrai. Sa chair avait eu le temps de guérir. Quant à son esprit, elle avait l'impression que l'éternité ne suffirait pas, même si elle avait toujours refusé de le montrer à qui que ce soit. C'était une chose, comme beaucoup d'autres, qu'elle souhaitait passer sous silence. D'abord parce qu'il serait inutile d'en parler. Ensuite parce qu'elle devait tâcher de réduire ce souvenir à de simples images qui ne ravivaient aucune émotion. Si elle ne le faisait pas, elle serait toujours faible. Elle s'acharnait à rejeter ses sentiments chaque fois qu'elle voyait cette blessure sur sa peau, et ce depuis maintenant trois longues années. Elle avait espéré que le temps effacerait tout comme on le disait dans les livres. Elle aurait tant aimé que ce soit vrai.

- Quoi qu'il en soit, nous sommes prêts. Nalliavi, apprends ça, lui ordonna-t-elle en lui lançant le carnet.

Elle allait partir se reposer dans un coin en attendant que son partenaire ait mémorisé le plan lorsqu'ils entendirent la porte d'entrée de la prison s'ouvrir avec un grincement sinistre. Intriguée, elle se dirigea vers les barreaux de sa cellule et essaya tant bien que mal de distinguer quelque chose dans le couloir trop peu éclairé pour que l'on puisse clairement voir les choses. En revanche, on pouvait percevoir une voix au milieu du silence. Une voix qui chantonnait. Puis une lueur, identique à celle d'une bougie, s'approcha de la cellule. Elle se recula prudemment quand la silhouette qui la portait se posta devant elle.


*Il n'a pas perdu de temps*

Skan était déjà revenu. Et à en croire son air joyeux, il avait obtenu la permission de faire ce qu'il voulait, ce qui ne lui disait rien qui vaille étant donné l'avertissement qu'il lui avait donné.

- Laisse ton sac ici. Tu viens avec moi.

Elle obéit calmement, ne voulant pas attirer son attention sur le contenu de sa besace en refusant qu'il reste dans sa cellule. En signe de coopération, elle alla jusqu'à sortir Liberty de son étui pour la poser sur le sol, bien qu'il ne l'ait pas repérée auparavant. Il eut un immense sourire satisfait, croyant qu'elle était à sa merci. Il ouvrit juste assez la porte pour qu'elle puisse passer, ce qu'elle se hâta de faire. Le soldat se plaça derrière elle et pointa un couteau dans son dos avant de lui ordonner d'avancer. Elle marcha droit devant elle sans adresser un regard à ses deux compagnons d'évasion. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire pour sortir, elle n'avait pas à se soucier d'eux. Maintenant, elle devait se concentrer sur ce qui allait lui arriver à elle.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Lun 13 Mai - 11:47

Tout s’était passé très vite. Peut être même trop vite. Kannon était dans la bibliothèque à discuter tranquillement, et s’était retrouvé dans une cellule du cachot royal. Il était bien évident qu’il ne s’excuserait pas devant cette femme qui avait visiblement prit le pouvoir. Comment avait-elle réussi son coup ? Voila une question qui méritait d’être posée.
Toujours est-il qu’il était enfermé dans une petite cellule avec ces deux acolytes de la bibliothèque, qui visiblement discutaient d’évènements passés très privés. Sand et son ami avaient sans doute eus des relations très particulières, apparemment diaboliques de la part de la jeune fille.

C’était bien le moment de déballer ce genre de choses, ce n’est pas ça qui allait aider à s’enfuir ! Remarque, par chance, Sand, bien que visiblement prête à tout, avait une tête remarquablement bien faite. Et son ami Nalliavi n’avait pas l’air idiot non plus. Lorsque Sand s’adressa à lui pour savoir si il avait une idée, Kannon avait déjà réfléchit quant à la manière de s’évader, seul petit problème, vu la taille de la porte blindée, il y aurait du grabuge, du bruit et donc de la bataille.

- J’espère que tu es en état de cogner ? Demanda t’il d’un air amusé.

Ce n’était pas qu’il aimait particulièrement la castagne, mais il existait des situations, comme celle-ci ou hélas, il n’y avait pas d’autres choix.
Ils regardèrent tous le plan que la jeune fille avait dessiné sur le sol terreux de notre mauvaise prison. Elle s’était bien débrouillée. Ils avaient pu se compléter grâce aux données respectives que chacun avait emmagasiné lors des deux premiers passages dans le château et à la salle du trône.
Puis soudain la porte se déverrouilla de l’extérieur, et s’ouvra lentement. Le jeune homme aux cheveux bleus balaya le sol avec son pied pour rapidement effacer le plan que les trois prisonniers avaient mis au point. De toute façon tout était clair, bien que les imprévus soient toujours présents dans ce genre de situations, le plan avait l’air plutôt astucieux.
La silhouette qui déverrouilla la porte n’était autre que celle de Skan, le garde de la bibliothèque, qui ordonna à Sand de le suivre, avec un sourire sadique. Il avait été asséné à la garde de la jeune fille à la bibliothèque. Et avait l’air impatient de « s’occuper personnellement de son cas » comme il l’avait dit. Soit ce type aimait la torture et voir les gens souffrir, soit il rêvait de voir sa prisonnière implorer une certaine pitié après de multiples sévices.

* Un Sadique ou un pervers… * Pensa-t-il avec dégout.

Remarque il était plutôt mal tombé avec cette fille et sa mauvaise fierté, qui serait tout de même profitable cette fois.
Elle joua la comédie à la perfection en posant son sac à terre et en déposant son pistolet au sol en guise de bonne volonté. Ce qui plu à monsieur le geôlier, qui souri en pointant un petit couteau dans le dos de sa proie. Il referma la porte et laissa les deux hommes seuls dans la cellule.
Aucun des deux ne se faisait de souci pour elle, Kannon en avait vu assez à Lagays Greem pour savoir qu’elle savait se défendre, même si en deux rencontre distincte elle s’était toujours faite faire prisonnière . Le jeune homme aux cheveux bleus ne pu d’ailleurs s’empêcher de sourire en constatant cette fatalité. Mais qu’importe, elle saurait se débrouiller, ce n’était pas vraiment le genre de fille à se laisser faire.

Nalliavi quant à lui se contenta d’esquisser un tout petit sourire, plaignant sa protégée ou peut être plutôt son bourreau. Les deux hommes restèrent silencieux une ou deux minutes, le temps que Skan et Sand se soient éloignés de l’oubliette. Une fois chose faite le jeune artiste martial soupira et regarda Nalliavi, qui lui rendit son regard de la même manière. Kannon proposa de sortir de la cellule, il demanda à son colocataire de prison si il ne pouvait pas ouvrir la porte silencieusement. Hélas non. Il faudrait user de la manière forte. Heureusement, les gardes n’avaient pas pris soin de les enchaîner au mur, sinon ils n’auraient jamais pu sortir de ce trou à rat.
Il demanda à Nalliavi d’un peu se reculer et se plaça face à la porte, à deux ou trois mètres de celle-ci. Sans prononcer quoi que ce soit, il se plaça en position de prière comme à son habitude. Prononçant sa technique dans sa tête. Puis il envoya la paume de sa main face à la porte avec une forte vivacité.

Evidemment le bruit était au rendez vous, la porte percutée de plein fouet, explosa son verrou, et s’écrasa sur le mur de sa propre cellule encore retenue par ses gonds tordus.

- Après toi, je t’en prie. Dit le jeune homme aux cheveux bleus avec un grand sourire.

Nalliavi avait les yeux écarquillés, sans doute impressionné par ce qu’il venait de voir. En effet il lui était impossible de voir la déesse derrière Kannon, et être capable de défoncer une porte avec une simple geste de la main l’avait sans doute laissé pantois.
Il passa la porte en premier et prit le temps d’observer cette masse de fonte littéralement écrasée au mur. Toute cabossée, les gonds tordus, la ferronnerie rayée et les blindages très endommagés. Il retrouva son air impassible mais ne décrocha pas les yeux de la porte, qui était totalement hors d’usage.
Seulement voila le bruit avait attiré des gardes qui arrivaient en masse par le couloir.

- Je suis pas fan de dévoiler mes techniques comme ça… Je te laisse t’occuper de ceux-là. Mon petit doigt me dit que tu devrais t’en sortir à merveille ! Dit le jeune artiste martial en rigolant.

Il s’adossa au mur les mains derrière la tête très décontracté. Nalliavi lui n’était pas enchanté par l’idée de combattre seul tout ces gardes qui arrivaient. Non pas qu’il étaient monstrueusement forts, mais lui non plus ne voulait sans doute pas dévoiler ses techniques. C’était d’ailleurs un peu voulu de la part de son acolyte libérateur. Il n’avait pas, ou du moins presque pas dit un mot depuis leur rencontre, sauf à la bibliothèque. Et Kannon avait dévoilé sa technique, bien qu’il prit la précaution d’être rapide et de ne pas prononcer à haute voix le Hyakkushiki, c’était au tour de Nalliavi maintenant !

L’idée ne l’emballait pas mais voyant, son compère détendu, et observant les gardes arriver, il posa la main sur son arme et se tourna vers ses adversaires. Il ne s’agissait que du menu fretin, Non pas de grands chefs de garde, qui devaient être plus haut dans la forteresse.
Une fois à portée de ses attaquants, le compagnon de la jeune fille aux cheveux blancs se mit en garde prêt à bondir, la main collée à son arme blanche. Toujours aussi silencieux, il se décida à ouvrir la bouche, visiblement prêt à coopérer et en mettre plein la vue à celui qu’il l’avait impressionné une minute plus tôt.

- Profites-en. Et n’en perd pas une miette.



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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Sam 18 Mai - 19:29

Nalliavi ne s'inquiétait pas pour Sand. Il savait qu'elle s'en sortirait, comme d'habitude. Elle lui avait déjà montré cette qualité à plusieurs reprises. Elle était même allée jusqu'à se laisser capturer volontairement pour venir le tirer d'affaire une fois. Il regarda la jeune fille et le garde s'éloigner dans le couloir. Puis quand il ne fut plus en mesure de les observer, il se tourna vers Kannon. Visiblement, ce dernier n'avait pas envie de penser à ce qui allait arriver à la demoiselle, à en juger sa légère grimace de dégoût. Cependant, cette moue disparut bien assez vite et il retrouva une expression neutre avant de demander :

- Tu pourrais ouvrir la porte silencieusement ?

Il eut un sourire amusé. Apparemment, Cheveux Bleus avait compris qu'il inutile de se faire du souci pour leur coéquipière. Nalliavi observa la cellule avec attention. Malheureusement, il ne pouvait pas répondre de manière positive. Il n'y avait pas le moindre clou dépassant d'un mur, ni autre chose qui soit capable de crocheter une serrure. Il aurait pu utiliser son poignard, mais il aurait abîmé la lame. Et il n'en avait pas vraiment envie.

- Non. Navré.

- Alors dans ce cas, écarte-toi un peu. Je ne voudrais pas te blesser
, ajouta Kannon sur un ton taquin.

Il devrait y aller pour le blesser. Nalliavi avait de quoi se défendre en cas d'attaque. Néanmoins, il obéit et recula de quelques pas. D'ici, il verrait très bien ce que son partenaire de fuite ferait. Il était toujours bon d'observer un peu les techniques de ceux qui nous entouraient, au cas ou nous serions amenés à les affronter un jour. Son comparse se positionna comme s'il allait prier, resta silencieux quelques secondes. Et envoya sa main droit devant lui avec une vivacité étonnante. Un bruit de métal soudainement tordu retentit dans toute la prison. Et en voyant la porte qui semblait avoir été percutée de plein fouet par quelque chose d'invisible, l'homme d'un autre monde comprit d'où il venait. Il ne put empêcher ses yeux de s'écarquiller. Cependant, se rendant compte de son action, il prit soin de reprendre son air impassible habituel, sans pour autant détacher son regard de l'entrée. Il devait bien l'admettre, c'était impressionnant. D'autant plus qu'il ne s'y attendait pas.


- Après toi, je t'en prie, proposa Cheveux Bleus avec un sourire.

Il paraissait assez satisfait de son numéro, et il pouvait l'être. Néanmoins, il n'était pas l'heure de s'extasier devant les techniques de son acolyte. Aussi, Nalliavi prit le sac de Sand ainsi que son pistolet et sortit de la cellule, suivi de près par son complice. Autant lui éviter un détour pour revenir chercher ses affaires lorsqu'elle devrait les rejoindre, ils n'avaient pas de temps à perdre. Il prit soin de fermer la besace correctement, voulant éviter que le chaton en sorte pour les gêner dans un éventuel combat. A peine eurent-ils fait trois pas qu'ils entendirent un attroupement de gardes arriver. A en juger le bruit de leurs pas, ils étaient cinq.


- Je suis pas fan de dévoiler mes techniques comme ça, déclara Cheveux Bleus en s'adossant contre un mur, les mains derrière la tête, totalement décontracté. Je te laisse t’occuper de ceux-là. Mon petit doigt me dit que tu devrais t’en sortir à merveille !

Manifestement, Nalliavi n'était pas le seul à vouloir observer les méthodes de combat des autres. Mais contrairement à ce que semblait penser son complice, dévoiler quelques unes des siennes ne le dérangeait nullement. Il lança son sac à Kannon, ou plutôt celui de Sand, qui le rattrapa au vol. Un miaulement mécontent se fit entendre, chose dont il ne se préoccupa pas le moins du monde. Seul comptait le combat qui allait se dérouler. Les soldats apparurent soudainement à l'angle du couloir et en les apercevant, l'un d'entre eux cria :

- Ils sont en train de s'échapper !

Le groupe se rua vers eux, fonçant sans réfléchir. Bien. Il était temps d'y aller. Nalliavi prit sa dague à sa ceinture et courut vers le premier garde qui tenta de l'embrocher du bout de sa lance. Il l'esquiva et en saisit le manche, puis il le tira vers lui et enfonça sa lame dans son coeur. Il s'en servit comme bouclier contre le deuxième, auquel il trancha la gorge après l'avoir habilement contourné, puis contre le troisième, qu'il tua de la même manière. Le quatrième parvint à le blesser à la jambe droite, mais ce n'était que superficiel. Il jeta sur lui le cadavre qu'il tenait toujours par le cou et se précipita vers les lances des deux autres soldats qu'il avait déjà tués. Il en envoya une transpercer la poitrine du quatrième homme, et l'autre fit un joli trou dans la tête du dernier.

- Pas mauvais, admit Kannon.

Pas mauvais, certes, mais pas digne de son meilleur niveau. Même s'il avait réussi à tous les mettre à terre, il avait écopé d'une égratignure. Et faite par un garde de base en plus. Il était évident qu'avec trois ans sans assassinat, ou presque, il avait perdu la main. Le travail d'espion-meurtrier était comme l'endurance : il fallait s'entraîner, sinon on perdait tout. Il reprit le sac que son partenaire lui tendait et ils s'engagèrent dans le couloir à leur droite. Ils durent affronter encore deux groupes de soldats avant de pouvoir regagner le rez-de-chaussée. Maintenant, il fallait contourner la salle du trône sans se faire remarquer.


- ALERTE ! ALERTE ! DEUX PRISONNIERS S'ÉCHAPPENT !

Ce qui allait être compliqué, étant donné ce que les deux hommes venaient d'entendre. Il n'y avait plus qu'à respecter le plan. Ils avaient décidé que si leur tentative de fuite était signalée à tout le palais avant un certain point, ils devraient se séparer et se rejoindre à la tour près du port. Même si Kannon n'y était jamais entré, il ne pouvait pas la manquer.

- Tu prends celui de gauche ou celui de droite ?

- Celui de gauche ! On se retrouve plus tard !


Nalliavi acquiesça d'un air entendu et prit donc le chemin opposé à celui de son acolyte. Ils auraient plus ou moins le même nombre de personnes à affronter, leurs directions se valaient. Histoire d'être sûr de ne pas se tromper quant à sa route, l'homme d'un autre monde reprit le carnet dans lequel Sand avait griffonné le plan pour le consulter. Mais en faisant tourner les pages, il tomba sur autre chose. Et autre chose de nettement plus perturbant. Il ne pensait pas qu'elle aurait gardé ça. Il était même convaincu qu'elle avait supprimé tout ce qui avait un rapport avec elle, qu'elle n'aurait pas supporté de savoir qu'il existait quelque chose qui pouvait la lui rappeler. Et pourtant, ce quelque chose était bien là, sous ses yeux...

- Il y en a un là !

Le cri du garde le tira de ses pensées. Reprenant ses esprits, il rangea le carnet dans le sac. Il s'occuperait de tout ça plus tard. Pour l'heure, il devait sortir de ce château. Et le plus tôt serait le mieux. Sa main saisissant le manche de son poignard, il s'élança vers ses assaillants, espérant sans trop envisager le cas inverse qu'il pourrait parler à Sand de toute cette histoire.

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Sand S.

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Lun 20 Mai - 18:30

- Alors ? Tu ne veux toujours pas t'excuser ?

Oh non, certainement pas. Et qu'il lui donne plus de coups ne changerait rien. S'il les enchaînait, elle, les encaissait. Il y avait eu une période durant laquelle elle avait été habituée à le faire. Elle revivait la même chose à l'heure actuelle, mais en nettement moins douloureux.

- Tu rêves éveillé mon pauvre.

Il envoya son poing percuter sa mâchoire. Elle ne broncha pas. Un mince filet de sang s'écoula de sa bouche. Elle devait encore attendre avant de partir. Kannon et Nalliavi n'étaient sans doute pas assez loin pour qu'elle puisse se permettre de se battre avec Skän au risque d'alerter tout le palais si quelqu'un les entendait. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était patienter. Et à ses yeux, c'était de loin l'étape du plan qui était la moins passionnante. Elle espérait que son partenaire qui venait du même monde qu'elle, ou alors l'autre, peu importait, avait pris son sac et son arme. Elle ferait un détour par son ancienne cellule pendant la fuite, histoire de vérifier. Mais ce qu'elle souhaitait encore plus, c'était qu'il n'ait pas à revérifier le plan. Parce que s'il avait le malheur de tomber sur cette page de son carnet, elle avait du souci à se faire. Non seulement parce qu'elle aurait droit à un interrogatoire dès qu'ils se seraient sortis du pétrin dans lequel ils se trouvaient, mais aussi parce qu'il risquait de se douter que ce qu'il croyait jusqu'à présent était totalement faux.

- Je ne m'inquiète pas, ça viendra.

Il se rapprocha d'elle et s'accroupit en jouant avec son poignard, le faisant passer d'une main à l'autre. Puis il lui dit :

- Dommage que tes complices ne soient pas là pour t'aider. C'étaient sûrement eux qui faisaient la majeure partie du travail dans la castagne, tu es trop fragile pour te battre corre...

- ALERTE ! ALERTE ! DEUX PRISONNIERS S'ÉCHAPPENT !


Ah. Ce n'était pas trop tôt. Alors que Skän tournait la tête vers le couloir pour voir un groupe de soldats passer, Sand envoya son pied voler droit dans son nez. Il se recula et le prit entre ses mains avec un cri de douleur. Quand il les ôta, elle put voir qu'elle avait bien visé. A en croire la position qu'il avait, il était cassé.

- Tu disais ? siffla-t-elle en se relevant vivement, montrant ainsi qu'elle n'avait rien de l'oiseau blessé qu'il avait cru avoir face à lui.

Maintenant, elle devait enlever ses chaînes. Ou plutôt s'emparer de la clé qui lui permettrait de s'en séparer. Le seul problème, c'était qu'elle était en possession du soldat. Et pour qu'il s'approche d'elle, elle devait le rendre fou de rage. Si elle y arrivait, il voudrait la frapper. Et d'après son caractère, ce ne serait pas bien difficile. Le plus compliqué devrait être de se défendre et de le rendre inconscient avec un périmètre limité. Le Luvneelien se rua sur elle, son poignard en main, et tenta de le lui planter dans l'estomac. Elle l'esquiva de justesse, mais sa chemise beaucoup moins. Elle fut déchirée sur tout le bas ventre. Et malheureusement, elle le fut suffisamment pour dévoiler sa cicatrice. Sitôt que Skän l'eut vue, il s'empressa de la plaquer contre le mur en s'appuyant dessus. Elle en eut le souffle coupé. Mais avant qu'elle ait le temps de reprendre sa respiration, il plaqua sa lame contre sa gorge.


- C'est une jolie blessure. Elle doit te faire mal, ajouta-t-il avec une compassion feinte.

Il donna une impulsion supplémentaire pour la rendre encore plus douloureuse, et malheureusement, il réussit à merveille.


- Tu crois que la reine verrait un inconvénient à ce que tu disparaisses ?

- Je ne pense pas non
, parvint-elle à articuler. Mais vois-tu, j'ai deux ou trois choses à faire avant de mourir.

Elle voulait voir le monde, réparer certaines erreurs et aider d'autres personnes. Et pour tout cela, elle doutait que sa vie entière soit suffisante. Alors autant s'activer le plus tôt possible. Elle envoya son genou percuter l'entre-jambe de Skän. Ce dernier la lâcha aussitôt et se laissa tomber sur le sol en se repliant sur lui-même. Elle en profita pour lui asséner un violent coup de pied vertical sur la tête. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait et s'écroula, totalement inconscient. Elle fit aller sa botte jusqu'à sa ceinture et mit plusieurs minutes à accrocher la clé qui était pendu avec son talon. Elle plaqua ensuite le trousseau sur le sol et le ramena à elle. Elle dut jouer les contorsionnistes avec sa jambe pour réussir à la lever assez haut, de manière à ce qu'elle puisse attraper ce qui la libérerait de la main droite. Heureusement que ses chaînes lui laissaient une marge de manoeuvre, aussi infime soit-elle. Après avoir récupéré ses bras, elle se rua hors de la pièce et y enferma le soldat. Elle prit le chemin de la sortie de la prison, en passant par son ancienne cellule qui se révéla vide, et réussit à gagner le rez-de-chaussée sans mal. Toutes les troupes devaient déjà être parties pour arrêter ses deux comparses. Elle respecta le trajet du plan à la lettre. Partout où elle passait, il y avait des corps sur le sol. Ses acolytes avaient déjà déblayé la route. Elle doutait avoir beaucoup d'adversaires à affronter s'ils étaient venus avant elle.

- ALERTE ! ALERTE ! LA COMPLICE DES PRISONNIERS S'EST ENFUIE !

Ou peut-être pas. Maintenant qu'une deuxième alarme avait retenti pour elle, elle allait sûrement écoper d'un chemin quelque peu encombré. Et même si Skän s'était contenté de la frapper au visage, la simple pression qu'il avait exercée sur sa cicatrice était encore douloureuse. Mais pas au point de la faire s'arrêter, certainement pas. Elle continua à courir dans le palais, se cachant quand les soldats étaient en trop grand nombre pour qu'elle puisse les affronter seule. Elle n'eut pas de mal à avancer, jusqu'au grand hall d'entrée. Quand elle s'y retrouva, elle fut encerclée par dix hommes qui la pointaient tous du bout de leur lance. Avec un soupir agacé, elle leva les mains en signe de capitulation. L'un des soldats se détacha du groupe pour venir les attacher dans son dos, muni d'une corde. Dès qu'il fut suffisamment près, elle saisit le manche de son arme, se plaça derrière lui et coinça son cou entre le bois et elle.

- Veuillez vous écarter, demanda-t-elle d'un ton aimable. A la moindre tentative pour m'abattre, je lui brise la nuque.

Après s'être concertés du regard, les gardes qui bloquaient le passage vers la porte principale daignèrent le libérer. C'était prévisible. Elle n'était pas une prisonnière importante, ce n'était pas comme si c'était le roi qui essayait de prendre la poudre d'escampette. Lui, pourrait causer de réels problèmes. Elle, mis à part alerter les îles alentours, elle ne risquait pas de faire grand chose. Et étant donné que la reine avant sans doute prévu de leur déclarer la guerre prochainement, ce ne serait pas bien grave s'ils la laissaient filer. Elle marcha prudemment jusqu'à la sortie, sans lâcher son otage. Puis une fois qu'elle eut franchi le seuil, histoire d'être sûre qu'il ne la blesserait pas sitôt qu'elle l'aurait lâché, elle lui donna un coup de genou dans les reins qui le fit s'écrouler sur le sol. Et elle partit en courant. Elle put entendre les soldats la prendre en chasse derrière elle, mais elle ne s'arrêta pas. Elle sortit de l'enceinte du palais sans mal, étant donné qu'il n'était encerclé que par des jardins et pas par des grilles. Elle parvint à semer la troupe dans le labyrinthe d'embranchements qu'était la partie commerciale et villageoise de Luvneel. Puis après s'être assurée que personne ne la suivait, elle partit dans la tour du port. Elle n'était pas fâchée d'y arriver, un peu de calme lui ferait du bien. Quelle histoire. Ils avaient simplement voulu consulter des livres à la bibliothèque et ils se retrouvaient mêlés à un coup d'état. En arrivant au sommet, elle trouva Kannon et Nalliavi, qui semblaient être en plus ou moins bon état. Le premier était adossé contre un mur. Le second était assis sur le rebord de la fenêtre. Et il l'observait avec l'air de ceux qui sont très mécontents de la découverte qu'ils viennent de faire. Et la sienne venait sans aucun doute du carnet qu'il tenait dans sa main. Le sien.
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Kannon-Shadow

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MessageSujet: Re: Pour l'intérêt du Savoir   Ven 24 Mai - 10:59

En effet Nalliavi se débrouillait plutôt bien. Habile avec sa lame, minutieux dans les points visés, et surtout beaucoup de précision dans les mouvements. Aucuns de ses gestes n'était fait au hasard. Visiblement il avait l'habitude de ce genre de situation.
Lorsqu'il eu fini sa besogne, ils s'engagèrent sans attendre dans le couloir qui menait à la salle du trône. Bien entendu il fallait la contourner, et c'est ce que les deux évadés firent. Hélas l'alarme avertissant des fugitifs venait de retentir dans le palais.

*Pas de chance...* Pensa Kannon.

Il décidèrent de se séparer, comme le plan le prévoyait au départ, et se donnèrent rendez vous dans la tour du port. L'artiste martial pris la gauche tandis que le limier prit la droite. Après quelques pas , quelques escaliers et un rythme effréné, le jeune homme aux cheveux bleus se retrouva seul dans les couloirs du château. Avançant à grandes foulées sur le carrelage impeccable de cette odieuse reine, hystérique et fière.
Décidément, ce n'était pas son jour de chance. Une vingtaine de soldats arrivèrent devant lui bloquant le passage à la porte. Il eut tout juste le temps pour un demi espoir avant de voir qu'il était également poursuivi par une petite dizaine d'autres soldats. Prit au piège devant et derrière.

*Utiliser le Hyakushiki une troisième fois ne serait pas raisonnable... De plus, si j'attaque d'un coté, les autres m’attaqueront dans mon angle mort... Et en plus mon périmètre de combat n'est pas immense...*

En effet il s'agissait d'un couloir, certes assez large, mais qui devenait un enfer pour les combat de masse. Le jeune homme de Lagays Greem regarda les immenses fenêtres du couloir et se souvint du gigantesque bassin qui dessinait les contours de la forteresse. Il dégluti et respira profondément l'espace d'un instant, tandis que les gardes chargeaient le jeune homme avec leurs lances et leurs hallebardes.
Une fois gonflé à bloc, Kannon bondit vers la fenêtre et la percuta de plein fouet. Elle se brisa en d'innombrable morceaux, qui l'accompagnèrent dans sa chute. Une chute d'un étage de château, correspondait à une vingtaine de mètres. Même si le jeune homme adorait les sensations fortes, il fut rassuré lorsqu'il vit que le bassin serait bel et bien son lieu de réception. Une grosse éclaboussure se fit entendre, tendis que les gardes penchèrent la tête par la fenêtre cassée, pour vérifier l'état du fugitif. Fugitif qui ne remonta pas à la surface d'ailleurs. Plutôt bon en natation, il prolongea au mieux son apnée et contourna l'un des coin du château sous l'eau, avant de reprendre son souffle à la surface. Hors d'atteinte, sans dégâts et sans aucun garde sur son dos Kannon était satisfait. Il sorti de l'eau, trempé bien évidement.

* MEEEEEEEEERDE !!!* hurla t'il dans sa tête en se blâmant et se donnant de nombreux qualificatifs inglorieux.

Il pouvait se venter en effet d'avoir échappé de manière assez spectaculaire à la garde royale, mais il avait trempé son sac, et bien évidemment ce qu'il y avait dedans. A savoir son livre de la déesse, le papier qu'il avait recopié à la bibliothèque mais aussi le livre qu'il avait oublié de rendre à Lagays Greem. Il espérait que rien n'était abimé et surtout pas son livre hérité de Semias. Il vérifia l'état de son ouvrage, qui était complètement trempé mais pas endommagé. Il le ferait sécher des qu'il arriverait au point de ralliement. Il escalada la paroi de l'enceinte, et sorti du château. Il s'engagea dans la foret à vive allure pour retrouver ses acolytes. Il traversa une partie de la foret et atteint un premier pallier de maisons, qui indiquait que la ville portuaire était proche. Malgré tout, Kannon restait un fugitif. Il valait mieux faire profil bas et ne pas se faire repérer. De toute façon si lui et ses deux acolytes de prisons n'étaient pas déjà recherchés dans toute l'île, il ne tarderaient pas à l'être.
Il ne put s'empêcher de rire brièvement lorsqu'il repensa à la proposition qu'il avait faite à Sand. Le restaurant serait forcement reporté, ce n'était pas le moment. Sans parler du risque que cela impliquait. Il paraissait être devenu l'ennemi public numéro un, simplement parce qu'il avait ignoré la reine un court instant, sans penser à de réelles méchantes intentions. Décidément, il ne comprendrait jamais le fonctionnement d'une hiérarchie monarchique...
Il continua son chemin arrivant de plus en plus près de ce qui semblait être la périphérie du village côtier.

* Ils sont marrant eux... Je n'ai jamais mis les pieds dans cette tour moi ! * Grogna t'il après ses camarades de cavale.

Il vit rapidement un édifice s'élever plus haut que les autres, plus en contre bas, en direction de la mer. Le voir était une chose, le trouver une autre. Car s'il y avait bien une chose qui faisait grand défaut aux jeune homme, c'était le sens de l'orientation. S'il ne connaissait pas l'endroit, il y avait fort à parier qu'il serait en retard ou qu'il ne trouverait tout simplement pas. Il descendit les marches en vieilles dalles de la vieille ville, dans les espaces restreint des petites ruelles des hauteurs. Là ou il faisait bon vivre, on l'on entendait les grands mères discuter d'une fenêtre à une autre, ou les marchands élevaient la voix de manière proportionnelle aux autres pour attirer la clientèle. Il faisait plutôt bon, les vêtements de Kannon commençaient à sécher, tendis qu'il s'approchait de ce qui semblait être le centre ville.

Bien conscient de son principal défaut, il s'appliqua à respecter correctement chacune des indications qu'il pu trouver aux diverses intersections. Et ainsi il atteignit la tour, dans laquelle il pénétra. Il s'agissait d'une très vieille tour, faite en vieilles pierres. Il grimpa les escaliers pour arriver au sommet. Arrivé la haut, il vit Nalliavi adossé au mur, attendant que ces deux compères d'escapades, le rejoignent.

Ils échangèrent quelques mots rapidement, pour savoir si leurs fuites respectives s'étaient bien déroulées, avant de retomber dans un silence d'attente et d'ennui. L'artiste martial, sorti ses deux livres de sa poche de toile, et les exposa sur un rebord en pierre de la fenêtre. Il fit de même avec le message qu'il avait recopié à la bibliothèque, et s'assit sur ce même rebord, attendant la dernière manquante à l'appel.
Elle ne mit d'ailleurs guère de temps à arriver. Instantanément l'ambiance retomba. Quoi qu'il n'y avait pas d'ambiance réelle avant son arrivée, toutefois Nalliavi paraissait contrarié. Il avait gardé une sorte de petit carnet à la main depuis son arrivée dans la tour, que Sand regarda instantanément lorsqu'elle pénétra dans la pièce. Ce n'était pas le moment de discuter de broutilles, même si ce carnet n'en était peut être pas une... Mais il y avait une affaire urgente à régler en priorité.
Malgré tout, le jeune homme garda le silence, et se contenta d'observer la scène d'explications, qui allait débuter entre les deux zouaves qui étaient avec lui, et qui visiblement avaient un passé, bien plus que simplement commun.


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