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 Nalliavi

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Nalliavi

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Date d'inscription : 17/03/2013

Feuille de personnage
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MessageSujet: Nalliavi   Dim 17 Mar - 13:01

Nom : Inconnu

Prénom : Nalliavi

Âge : 24 ans

Faction : Civil

Description physique : Nalliavi est un homme d'1m80 à l'allure athlétique, musclé sans être une masse. Ses cheveux mi-longs bruns aux reflets bleutés en bataille lui donne un charme sauvage et ses yeux à la couleur pareille à celle de la mer brillent de milles feux, rendant presque translucide sa peau blanche. Il possède un visage parfaitement symétrique : un nez droit, des lèvres fines et des sourcils noirs qui la plupart du temps, restent inclinés. Il n'a aucune cicatrice qui pourrait le rendre moins attirant, pas même une égratignure. On pourrait presque dire qu'il est parfait, à ceci près que comme il le dit lui-même, la perfection n'existe pas.

Il se vêtit très simplement : sa tenue à la teinte semblable à celle des corbeaux est constituée d'une chemise au col relevé, d'un pantalon et de chaussures à lacets. Il n'y a rien dire sur elle, sinon qu'elle lui donne des allures de voleur et qu'elle le rend remarquablement élégant. Il se déplace comme un chat. Il est très souple dans sa démarche et on le croirait près à combattre à chaque instant si cela s'avérait nécessaire.

Il a avec lui un poignard au manche d'or et incrusté de pierres précieuses rouges qu'il range à sa ceinture. Il sait extrêmement bien s'en servir, tant en combat rapproché que lorsqu'il s'agit de viser, et ce même à longue distance. Quand il se promène, il aime le faire passer d'une main à l'autre ou le faire tenir en équilibre au creux de sa paume. Ceci dit, bien que ce soit une arme qui devient redoutable en sa possession, elle n'est rien de plus à ses yeux. Ce n'est qu'un moyen de se défendre et s'il trouvait une autre lame qui aurait plus d'intérêt et qui nécessiterait d'abandonner l'actuelle, il n'hésiterait pas une seule seconde.

Caractère : Nalliavi est ce qu'on peut appeler quelqu'un de cultivé. Il a enseigné l'histoire, mais il a abandonné sa profession pour d'autres affaires plus urgentes. Cependant, il ne manque jamais une occasion d'apprendre de nouvelles choses. Il est curieux du monde et s'applique à mémoriser les grands événements dont il entend parler, les dates comme ceux qui sont concernés. Il s'intéresse plus particulièrement à une merveille nommée la Fontaine des Ivallyes et dont il chercher à percer le secret. Doté d'une intelligence admirable, il s'en sert uniquement pour ses propres intérêts qui se traduisent par la connaissance, l'argent et aussi la recherche d'une certaine personne. Venir en aide à quelqu'un ne le dérangera nullement s'il n'a rien de mieux à faire, mais si jamais il y a autre chose qui nécessite son attention, il se laissera emmener par ses envies sans le moindre remord.

Il est également très poli et sait se tenir en belle société. Il faisait parti de la noblesse dans son monde et en connait chaque règle. Mais même si Nalliavi reste un homme relativement charismatique, cela ne l'empêche pas de se montrer désagréable par moments. Une des choses qui l'agace le plus est la fausse modestie. Il déteste les gens qui s'apitoient sur leur sort pour qu'on les noie sous les compliments par la suite. Dans ces cas-là, il ne se gênera certainement pas pour dire clairement ce qu'il pense de ces personnes. Un autre de ses signes distinctifs est qu'il reste d'un calme impérial en toutes circonstances. Il ne s'est jamais montré en colère, pour la simple et bonne raison qu'il ne l'a jamais vraiment été.

Histoire : L'enfance de Nalliavi, malgré sa richesse, avait été d'une banalité affligeante. Fils du Marquis de Scelte et de son épouse, il avait reçu une excellente éducation dans le royaume de Saulmanor. Il était très apprécié dans son milieu, avait des amis, une famille. Les événements qui rendent sa vie si exceptionnelle arrivèrent bien après, à l'aube de ses quinze ans. C'était à cette époque qu'il avait assassiné ses parents.

Il n'y avait selon lui rien à dire sur eux. Ils n'étaient que des idiots dépourvus d'ambition et l'amour qu'ils lui portaient lui donnait encore la nausée quand il y repensait. Leur mort avait été officiellement un tragique accident. Un voleur avait tenté de s'emparer de leur richesse et dans un élan de courage, ses chers parents avaient tenté de s'interposer. Par malheur, le cambrioleur les avait tués et il s'était enfui, sans doute avait-il entendu quelqu'un arriver et de peur d'être vu, avait pris la fuite. La réalité était tout autre. Et elle avait comme seule explication le fait qu'ils étaient un obstacle aux plans de leur fils.

A cette période, bien qu'encore jeune, Nalliavi s'était montré déjà remarquablement brillant et rusé, athlétique et charismatique. Il s'était intéressé à l'Histoire de son monde dès son plus jeune âge et plus particulièrement à un monument nommé la Fontaine des Ivallyes. Ces derniers se trouvaient être des poissons aux couleurs éclatantes qui selon la légende, prendraient les souvenirs de ceux qui étaient sur le point de mourir depuis la naissance du monde, hommes comme animaux. Autrement dit, ils savaient tout, absolument tout de ce qu'il s'était passé depuis la création de Piali jusqu'à nos jours. Et c'était justement ce savoir qui valait tous les trésors du monde aux yeux de Nalliavi. La connaissance de l'absolu lui permettrait de percer tous les secrets et de s'asseoir sur la totalité des montagnes d'or que la terre gardait dans ses entrailles et que la mer cachait dans son royaume. Cependant, même s'il aurait préféré se consacrer entièrement à sa passion, il ne manquait aucune de ses leçons, étant conscient qu'elles lui permettraient d'accroître ses connaissances et de briller en belle société, bien qu'il la déteste royalement. Il trouvait les gens qui la constituaient, pour la plupart, stupides, vaniteux, cupides et superficiels. Il avait hâte de pouvoir les dominer du haut du trône sur lequel il s'assiérait un jour, du haut de son trône d'or dans son palais duquel il contrôlerait tout le pays. Mais avant d'en arriver là, il devait les mettre dans sa poche et s'assurer qu'ils restent aussi idiots et manipulables qu'ils l'étaient. Et il eut l'occasion d'éliminer les premiers obstacles et de s'attirer la confiance de celui qui représentait le plus grand danger à ses yeux bien plus tôt que prévu.

Il avait commencé sa vraie vie un matin d'automne. Alors qu'il allait informer ses tuteurs qu'il ne se rendrait pas au bal qui allait être donné ce soir-là, il avait entendu trois voix provenir du salon principal. Celle de sa mère, de son père, mais aussi celle d'un homme qu'il ne savait pas aussi intime avec le Marquis et sa dame. C'était un noble nommé le Duc D'Olphière, l'aristocrate le plus puissant après le roi. Il le connaissait seulement de vue et il s'était rendu compte en écoutant à la porte que ce n'était pas le cas de ses parents.

- Vous comptez le lui cacher encore longtemps ? Peut-être devrais-je le lui annoncer moi-même...

- Par pitié laisse-le, l'avait supplié la Marquise. Certes, nous n'aurions pas du agir ainsi, mais ne détruis pas notre famille. S'il te plaît...

- Nous t'avons expliqué le pourquoi de nos actes, avait déclaré son époux d'une voix tremblante. Nous t'avons donné tout ce que tu souhaitais. Que veux-tu de plus ?

Nalliavi avait eu un sourire méprisant en entendant tout cet amour déborder de la voix de ses parents. Comment pouvaient-ils l'aimer alors que lui-même n'avait aucun attachement pour eux ? Toute cette affection le dépassait. Mais la suite de cette conversation aurait pu se révéler instructive et servir pour un éventuel chantage un jour. Mieux valait donc tendre l'oreille. Il s'était approché de la porte mais au moment où son visage allait la toucher, elle s'était ouverte, tirée par la main du duc.

- Je suis venu chercher mon petit frère.

- NON !

La Marquise avait crié de toute son âme en se ruant sur son fils qui s'était mis à courir vers elle et qui quand elle l'avait étreint, avait pris sa lame dans sa ceinture et l'avait enfoncé dans le coeur de sa mère. Elle s'était tout à coup pétrifiée et avait tenté de le serrer aussi fort que possible avant de s'affaisser sur le sol avec des yeux vitreux et en tentant de lire dans le regard de Nalliavi, la raison de son acte.

- Qu... Qu'as tu fait ?!

Le veuf s'était levé de son fauteuil et s'était mis à reculer devant l'horrible spectacle qui s'offrait à lui. Mais avant qu'il ait put atteindre la porte d'entrée, Nalliavi s'était rapproché de lui et l'avait tué de la même façon qu'il l'avait fait avec sa précédente victime. Puis après avoir terminé son oeuvre meurtrière, il avait essuyé avec une profonde indifférence son couteau contre les habits de son père avant de le remettre à sa ceinture. Le Duc avait salué son travail en applaudissant, le sourire aux lèvres.

- Bravo, du grand art !

- Vous pourriez en profiter vous aussi.

- Tutoie-moi. Nous partageons le même sang après tout.

Le noble s'était assis dans un fauteuil en écartant la dépouille de sa mère du bout de son pied au passage. Puis il s'était mis à faire passer d'une main à l'autre la canne qu'il avait entre ses mains, faite de bois d'ébène avec un aigle d'or en guise de pommeau.

- Voudrais-tu savoir pourquoi maintenant ?

- En effet.

- Tout simplement parce que j'ai besoin de toi.

Nalliavi s'était mis à rire avec mépris.

- Trouve toi quelqu'un d'autre. Je n'obéis qu'à mes ordres.

- Même si j'ai des informations sur la Fontaine des Ivallyes ?

A ces mots, l'homme aux yeux bleus s'était figé. Comment l'autre pouvait-il savoir quoi que ce soit que lui ignorait à ce sujet ? Il lui avait consacré toute sa vie depuis qu'il avait découvert l'Histoire !

- Je ne pense pas que tu puisses m'apprendre ne serait-ce qu'un détail là-dessus.

- Un détail qui se nomme localisation ne t'intéresserait pas non plus ?

Nalliavi avait regardé celui qu'il devait apprendre à désigner comme un frère en le transperçant des yeux. Il avait une telle expression d'arrogance. Et il puait la confiance en soi à trois milles kilomètres à la ronde. Mais force lui était d'admettre que même s'il avait pour habitude de prendre ce qu'il voulait grâce à ses uniques efforts, un marché ne serait pas forcément un désavantage. Et il devait à tout prix lui faire croire qu'il était supérieur à lui s'il voulait avoir sa confiance. Il avait donc tiré une chaise non loin de lui jusqu'à sa personne et s'y était assis en disant :

- Je t'écoute.

Le Duc avait sourit devant sa réaction.

- Je vais donc commencer par le commencement. Je suis, comme tu le sais, le plus puissant noble du royaume, après le roi bien sûr. Ceci, je le dois d'abord à la chance. Quand je suis né, le Marquis et la Marquise de Scelte voulaient encore s'amuser quelques années, ils ne désiraient nullement s'encombrer d'un enfant. Ils m'ont donc déposé devant la porte du Duc D'Olphière et de son épouse qui m'ont adopté et élevé comme leur fils unique. Seulement, pour que je garde une trace de mes parents biologiques, ils m'avaient laissé comme souvenir un médaillon avec un portrait d'eux. C'était tellement stupide tu ne crois pas ?

- Continue, avait dit Nalliavi sans répondre.

- Quand je les aies revus et que j'étais en âge de oser des questions, ils m'ont dit que ce n'était qu'un présent qu'ils m'avaient fait en tant qu'amis de ceux qui étaient censés être mes parents, qui n'ont pas démenti leur histoire d'ailleurs, pensant qu'ils avaient leurs raisons pour faire ce qu'ils avaient fait. Mais ils débordaient tellement d'attention à mon égard que j'ai eu des doutes quant à leur identité. C'est au moment où la Duchesse m'a interdit de les revoir de peur qu'ils ne me reprennent que j'ai réellement compris. Quelques semaines après mon constat, mes parents adoptifs sont décédés sur la route du voyage, assassinés par les tiens. Ils ont fait passer ceci pour une attaque de brigands. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'était que je refuserai d'aller vivre avec eux quand ils proposeraient de m'adopter, et que j'aurais tout compris.

Il s'était levé et était allé contempler les jardins à la fenêtre. Les rayons du soleil qui l'illuminaient n'avaient éclairé qu'une partie de son visage. Cela le représentait bien. Bel homme en société, démon dans l'obscurité.

- Je leur ai soutiré de l'argent et tout ce que je pouvais encore en leur faisant croire que s'ils donnaient assez, je viendrai habiter en leur compagnie un jour. C'était assez drôle de les voir se torturer l'esprit. Et puis il y a eu le moment où j'ai appris ton existence. J'avais dix ans, et tu en avais déjà cinq. Nos parents avaient décidé de te cacher en ma présence, de crainte que je ne te jalouse. Puis quand ils ont jugés que je devais savoir, ils t'ont présenté à moi. Sur le moment, je n'ai pas réalisé l'intérêt que tu pouvais avoir. Et puis quand j'ai entendu tous ces compliments à ton égard, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'un jour, tu serais une arme superbe. Ce jour est venu petit frère. En échange de mes informations, tu devras me rendre quelques services.

- Dépêche-toi de terminer, tes bavardages m'ennuient, avait répondu le-dit petit frère en appuyant sa tête sur sa main.

- J'en viens au fait. Connais tu la famille De Prausset ?

- Qui ne les connaît pas ? Ils sont tellement riches et tellement puissants.

- Oh oui ils le sont, mais ils n'en ont pas conscience. Pas le Comte et sa dame du moins. Pour ce qui est de leur fille, c'est une autre histoire, avait ajouté le Duc d'un air grave.

Il s'était détourné du verdoyant des jardins pour revenir vers son siège et sortir d'une des poches de son habit un carré de papier qu'il avait déplié et qui avait fini par devenir le portrait d'une demoiselle d'à peine douze ans.

- Tu n'as pas dit que tu étais le noble le plus puis...

- Si. Ils le sont aussi, mais pas de la même manière. Ce sont eux qui possèdent les baies uniques. Les parents sont totalement futiles et influençables, mais ils savent que leur commerce leur permet d'avoir d'excellentes relations avec toute la noblesse. Grâce à la rareté de la marchandise qu'ils sont seuls à vendre, ils sont en bons termes avec l'ensemble du royaume. C'est elle, avait-il ajouté en tapotant la feuille du doigt, qui doit hériter de tous leurs biens. Elle sait parfaitement combien sa famille est importante et qu'elle pourrait considérablement étendre son influence. Malgré son jeune âge, elle est très intelligente. Le souci dans cette histoire, c'est qu'elle se moque éperdument de ses futurs biens. Tout ce qui lui importe, c'est l'Histoire et d'aider les pauvres.

Il avait prononcé ce dernier mot avec une grimace de dédain, comme s'il aurait pu attraper la peste rien qu'en faisant référence au petit peuple. En ce qui concernait Nalliavi, il l'avait trouvée admirable, même sans la connaître. Sortir du cadre de la société sans que sa réputation en pâtisse, voilà qui n'était pas ordinaire. Il avait déjà eu l'occasion de l'apercevoir lors de quelques réceptions, mais jamais celle de lui parler. Ceci dit, les gens ne tarissaient pas d'éloges à son égard. On la disait intelligente, drôle, agréable à regarder comme à entendre, mais on la décrivait aussi avec un caractère bien trempé.

- En quoi est-ce un souci ?

Nalliavi avait détourné les yeux du portrait pour les porter sur le visage de son frère. Il ne voyait pas comment le fait que cette demoiselle se fiche de son héritage pouvait être un problème.

- Si ses parents venaient à mourir et qu'elle donnait ses biens à n'importe qui, sa fortune et ses cultures pourraient être réduites à néant. Or, j'ai besoin de ses biens. Et pour cela, je dois faire en sorte qu'elle accepte de prendre mon nom.

- Un mariage forcé ? Pourquoi ne pas se contenter de demander à son père ? Il t'accorderait sa main puisque tu es un bon parti.

- C'est ce que j'ai pensé aussi. Mais en me renseignant un peu plus sur cette jeune fille, j'ai appris que s'il y avait bien une chose qu'elle ne ferait jamais, c'était se laisser passer la bague au doigt. Elle est extrêmement déterminée, on lui donnerait au moins cinq ans de plus en l'entendant parler. C'est là que tu interviens petit frère.

- De quelle manière ?

-Tu vas devenir son professeur d'histoire, et le plus tôt sera le mieux. Il faudra que tu passes le concours et que tu arrives à être employé par son père. Ensuite tu devras faire en sorte qu'elle t'apprécie. Puisqu'elle se comporte en presque adulte, tu lui parleras comme tel.

- Ca prendra au moins quatre ans. Et il faut bien compter encore une année pour me faire une bonne réputation dans l'enseignement et être conseillé au Comte.

- Prends le temps qu'il te faut. Je pense qu'il te paraîtra dérisoire quand tu auras vu la Fontaine des Ivallyes qui se trouve dans ses jardins.

Il avait repris le croquis et l'avait replié avant de le ranger dans sa poche. Il avait souri en constatant que ses derniers mots n'étaient pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Le petit frère n'en revenait pas. Dire qu'il cherchait depuis si longtemps ce monument alors qu'il était là, à portée de main. Il s'était ensuite fait la réflexion qu'il s'en réjouirait plus tard. Il y avait encore certaines choses qu'il devait faire.

- Tu devrais partir avant que quelqu'un ne te voie, avait-t-il conseillé au Duc.

- Et pour les cadavres ?

- Je m'en occupe.

Le noble était reparti dans sa demeure. Nalliavi avait pris les bijoux de sa mère sur son cadavre ainsi que la bourse remplie de pièces d'or de son père. Puis il était allé tout au fond des jardins jeter son butin dans une mare avant de partir se promener dans les allées. Une heure plus tard, une servante affolée était venue le prévenir que ses parents avaient été assassinés, probablement pour de l'argent puisqu'ils avaient été dépouillés de leurs biens. Selon elle, le voleur avait du entendre quelqu'un arriver dans les couloirs au moment de la récolte et s'enfuir puisqu'il n'avait rien emporté d'autre. On les avait enterrés le lendemain, et jamais Nalliavi ne s'était senti aussi bien qu'en voyant les cercueuils être déposés dans la terre.

Peu après qu'il ait eu ses vingt-et-un ans, le Comte de Prausset l'avait contacté pour lui demander de devenir le professeur de sa fille. Sa renommée dans le monde de l'enseignement était telle qu'elle était parvenue jusqu'à ses oreilles. On le disait excellent et intéressant dans ses leçons, impliqué dans la vie d'étude de ses élèves. Nalliavi était donc parti de chez la Baronne de Vernilles pour aller s'occuper de Mademoiselle Sand de Prausset qui d'après ses parents, allait lui donner du fil à retordre avec son mauvais caractère.

Il se souvenait très bien de la première fois où il l'avait vue. Elle arrivait dans ses jardins avec une ombrelle blanche pour se protéger du soleil et un panier rempli de pâtisseries. Il se souvenait avoir été frappé par la manière dont elle rayonnait, bien plus encore que le soleil qui illuminait le monde. Ses cheveux bleus nuit étaient soulevés par la brise légère et ses yeux vert-de-gris et rieurs suffisaient à faire comprendre à quel point elle aimait la vie. Sa peau pâle contrastait étonnamment avec sa chevelure, ce qui ne la rendait qu'encore plus belle. Elle l'avait invité à venir se promener en sa compagnie et quand il l'avait interrogé sur ce qu'elle avait étudié avec son prédecesseur, elle avait rit en lui demandant si par un si beau temps, il avait réellement envie de parler de choses ennuyeuses et qu'elle aurait probablement l'occasion de lui dire plus tard. Il avait reconnu que non en lui rendant son sourire. Puis elle l'avait fait parcourir plusieurs allées et elle avait enlevé ses chaussures avant de le conduire sur un chemin de galets qui menait jusqu'à la Fontaine des Ivallyes. D'abord, elle l'avait laissé la contempler, puis elle lui avait récité tout ce qu'elle savait sur lui. Et elle en savait bien plus que ce qu'il n'aurait jamais cru. Les seules choses qu'elle ignorait étaient les réelles conditions du décès de ses parents ainsi que ses relations avec le Duc D'Olphière. Cependant, elle connaissait son obsession pour le monument qu'il avait devant lui. Heureusement, elle croyait à l'histoire de son dossier qu'il avait monté de toutes pièces et qui disait que s'il s'y intéressait, c'était parce que ses parents l'avaient fait mais que par malheur, ils n'avaient pas eu le temps de voir le résultat de leurs recherches. Ceci dit, ainsi découvert pour la majorité de sa vie, il avait pensé préférable de s'en aller sur le champ. Mais elle lui avait demandé de rester à sa grande surprise. Et c'est avec un immense plaisir qu'il avait accepté. En apprenant à la connaître, il avait aussi connu son attirance pour l'Histoire. Elle recherchait ardemment des sphères transparentes appelées vidiëns. On disait qu'ils étaient des souvenirs matérialisés qui s'étaient échappés des esprits de leur propriétaire à leur mort. Cela l'avait fait réfléchir sur son attirance à lui. Apparemment, tous les souvenirs ne se laissaient donc pas absorber par la Fontaine des Ivallyes.

Au début, il avait du ruser quelques fois pour qu'elle travaille sa matière, et elle l'avait aussi eu en faisant semblant d'accepter et en lui proposant de se promener dans la capitale, Myrniar, pour qu'il lui en raconte l'histoire alors qu'en réalité, elle avait voulu se rendre en ce lieu pour continuer à aider le pauvre peuple. Ce jour-là, quand ils étaient rentrés au château, il l'avait boudée.

- J'aimerai que vous arrêtiez de me prendre pour un imbécile, avait-il dit.

Elle lui avait alors demandé de la suivre. Il avait hésité mais finalement, il avait accepté. Elle l'avait alors emmené sur le toit de la demeure. De là-haut, il avait pu observer tout le royaume.

- Tous ces gens travaillent nuit et jour pour survivre alors que je n'ai pas à faire quoi que ce soit pour avoir ce que je désire et pourtant, ils le mériteraient milles fois plus. Voilà pourquoi je préfère me passer de vos cours comme ceux de mes autres professeurs. Pour les aider. J'aurais tout le temps de revoir ce que vous voulez m'enseigner plus tard. Eux ne verront peut-être pas demain.

Il avait compris ce qu'elle voulait dire, et il l'avait admirée pour la bienveillance dont elle faisait preuve, bien qu'il la juge inutile. Pour lui, venir en aide aux autres n'était qu'un moyen de paraître généreux mais ça ne semblait pas être son cas. Plus tard encore, ils avaient partagés des éclats de rire et elle semblait l'apprécier de plus en plus, ce qui n'était pas le cas du garçon nommé Joy qui se trouvait toujours en sa compagnie. Nalliavi avait donc décidé qu'il devenait urgent de l'éliminer. Un jour, le Duc son frère était venu faire une demande officieuse de mariage auprès des parents de la demoiselle. Il avait fait en sorte qu'elle surprenne cette conversation. Elle avait littéralement sauté à la gorge de ses parents en leur disant qu'il était hors de question qu'elle se laisse passer la bague au doigt. Nalliavi n'aurait pas aimé être à leur place en cet instant. Le soir-même, elle s'était rendue sur les toits pour admirer le ciel, mais aussi pour s'isoler un peu à son humble avis. Il avait tenté de discuter avec elle et de la rassurer mais elle ne s'était pas montré très encline à la conversation. Et puis il y avait eu la mélodie qui avait retenti à leurs oreilles. Des musiciens étaient restés pour jouer encore un peu et la jeune fille lui avait proposé de danser, mais pas sur n'importe quelle musique, sur un morceau de ravyhattesi, la danse des tavernes elfiques. Ils avaient donc enchaîné des pas emplis de rythme jusque tard dans la nuit. Et puis le garçon était arrivé. Depuis la porte, il avait dit à son amie :

- C'est bien joli de jouer les grandes dames aux grands principes et de dire que tu ne veux pas te marier, mais si c'est pour fréquenter des hommes en douce, ça ne sert à rien.

Elle l'avait giflé avec une telle violence que sa tête avait valsé. Qu'il puisse parler d'elle ainsi l'avait mise dans une colère intense. Le garçon était ensuite parti sans un mot. Nalliavi avait présenté ses excuses pour cet incident, dont il ne pensait pas le moindre mot, mais elle lui avait répondu qu'il n'avait pas à se faire pardonner. Bien sûr, elle ne savait pas qu'il avait tout manigancé. Le lendemain avait eu lieu la fête de printemps dans les rues de la capitale. Il l'avait suivie quand elle s'y était rendue et avait tout observé depuis les toits des maisons. Il l'avait vue se promener et rencontrer l'aubergiste avec lequel elle était amie. Il l'avait vue discuter et le persuader de la laisser passer. Il l'avait vue se frayer un chemin dans la foule noire de monde sur la place et s'effondrer quand elle était arrivée au centre du cercle et qu'elle y avait trouvé son ami gisant sur le sol. Il avait été percuté par un des fiacres du Duc. Il l'avait vue se ruer sur le cocher qui conduisait la voiture et le frapper jusqu'à ce qu'il s'affaisse. Elle avait voulu le tuer en sortant son poignard mais sa conscience l'en avait empêchée au dernier moment et elle avait rangé sa lame.

Après ceci, elle était restée deux semaines à cauchemarder et on avait du la forcer à s'alimenter, elle qui d'ordinaire ne faisait que manger. Elle avait dormi sans arrêt pour ensuite se réveiller en criant et verser des océans de larmes de désespoir avant de se rendormir quand elle n'avait plus rien à pleurer. Nalliavi était resté à son chevet quelques fois et il avait pu voir à quel point elle souffrait. Il avait voulu l'aider à se sentir mieux à plusieurs reprises mais il s'était souvenu qu'elle n'était qu'un pion sur l'échiquier et de ce fait, il s'était contenté de la regarder s'enfoncer chaque jour davantage. Etrangement, cela l'avait... dérangé. Il n'aurait su dire pourquoi. D'ordinaire, les gens n'étaient que des étrangers dont il se servait au gré de ses besoins. Mais en ce qui la concernait, c'était différent. Il avait eu l'impression qu'il partageait sa douleur par moments.

Et puis un beau matin, sans que l'on sache pourquoi, elle avait retrouvé sa joie de vivre. Elle était sortie de sa léthargie sans aucune raison et s'en était allée dans les couloirs en riant. Malheureusement pour elle, ce moment de bonheur avait été de courte durée. A peine avait-elle descendu les escaliers que son sourire avait disparu de son visage. Le Duc D'Olphière était là, dans le hall d'entrée. Et sous les yeux ébahis de Nalliavi qui observait la scène depuis le premier étage, la jeune fille avait déballé le plan de son ennemi dans les moindres détails. Il ne plaisantait pas quand il avait dit qu'elle était intelligente, mais manifestement, il ne l'avait pas assez pensé. Pourtant, il l'avait répété maintes et maintes fois quand son petit frère était venu dans sa demeure pour lui transmettre ses rapports et faire un point sur la situation. L'homme aux yeux bleus n'en était pas revenu. Malgré son jeune âge, elle avait tout compris. La seule chose qu'elle avait omis de dire, c'était qu'elle savait que son professeur d'histoire et le Duc avaient des liens de parenté et qu'ils étaient complices. C'était au moins ça de pris. Mais comme un imbécile, le noble avait perdu son sang froid, confirmant tout ce que la demoiselle venait de dire. Il l'avait saisie par les cheveux et l'avait traînée jusqu'en bas des escaliers. Plusieurs domestiques s'étaient approchés en voulant aider leur maîtresse mais elle leur avait crié :

- Allez vous en ! Fichez le camp !

Elle avait du le répéter plusieurs fois avant qu'ils ne se décident à partir pour de bon. Tous, sauf une vieille femme qui avait avancé à pas lents, un couteau à la main. Le Duc n'avait pas hésité. Il avait tiré sur elle avec un sourire méprisant et l'avait regardé s'écrouler sur le sol en riant. Puis étaient arrivés le Comte et sa dame, alertés par les coups de feu. En les voyant, le noble avait lourdement laissé retomber Sand sur le sol.

- Avez-vous vu quelque chose qui vous aurait troublés ?

Les parents de la jeune fille étaient restés incapables de bouger et de parler pendant un long moment avant de réussir à articuler :

- Non... Abs... Absolument rien.

- Pitoyable, avait sifflé la demoiselle.

Nalliavi avait pensé qu'aucun qualificatif n'aurait pu mieux les décrire. Même s'il n'avait jamais apprécié ses parents, il savait que ceux de Sand étaient bien pires. Les siens étaient morts en tentant de le protéger. Le Comte et sa dame n'osaient même pas prononcer un mot qui pourrait contrarier l'homme qui avait maltraité leur fille. Le Duc D'Olphière était ensuite parti comme il était venu, sans manquer cependant de préciser que la jeune fille devrait se hâter de choisir sa robe. Le mariage aurait lieu bientôt selon lui.

A partir de cet instant, elle avait redoublé d'efforts. Elle avait aidé les pauvres comme jamais et s'était investie dans ses recherches comme personne ne l'avait encore fait. Elle avait compris que sa liberté était en jeu et que même si elle n'avait pas l'intention de la laisser filer entre ses doigts, mieux valait n'avoir rien à regretter. Elle avait aussi appris à connaître Nalliavi. Ils avaient passé davantage de temps ensemble et au fur et à mesure que le temps passait, il s'était montré de plus en plus agréable, mais sans vouloir la manipuler. Le Duc avait continué à croire que ce n'était qu'une stratégie, sans penser un seul instant que son arme commençait à devenir plus humaine. Pendant des mois, l'homme aux yeux bleus avait été heureux grâce à quelqu'un, bien qu'il ait du mal à l'admettre. Et puis il y avait eu le jour où il avait commis la plus terrible erreur de toute sa vie. Après cet événement, Sand ne lui avait plus jamais adressé la parole et il n'avait jamais tenté de la faire changer d'avis. Il savait pertinemment qu'elle avait raison et il s'en était voulu pour sa faiblesse qui n'aurait jamais du exister. Par la suite, il était revenu à l'époque d'avant, celle où il la considérait comme un pion, et selon lui, c'était la meilleure chose qu'il avait jamais faite.

Puis vint le soir du nouvel an. Le Marquis de Folnersi avait invité toute la noblesse dans sa demeure pour fêter cet événement. Pendant son discours, Nalliavi avait envoyé un domestique signaler à la jeune fille que la mère de son défunt ami souhaitait lui parler. Le serviteur l'avait emmenée dans une pièce et lui avait dit qu'elle n'avait qu'à écarter les rideaux qui se trouvaient devant elle pour la rejoindre avant de s'en aller. Quand elle était passée de l'autre côté, Sand s'était retrouvée sur le balcon qui dominait toute la salle de bal dont elle était partie quelques minutes plus tôt. Elle s'était retrouvée devant tout ce monde qui n'avait d'yeux que pour elle. Le duc était apparu à sa droite et lui avait saisi la main en la présentant comme sa femme. Puis tout s'était passé très vite. Il avait tenté de lui mettre l'alliance qu'il tenait. Elle s'était débattue et l'avait blessé à la jambe avec le poignard qu'elle gardait constamment sur elle. Puis elle avait disparu derrière les tentures en courant. Le noble avait envoyé les gardes à sa poursuite. Sans avoir reçu d'ordre, Nalliavi avait fait de même. Seulement, il avait exécuté sa tâche de manière plus discrète. Il l'avait suivie jusque dans les jardins et l'avait vue plonger dans le lac pour échapper à ses poursuivants qui pour la plupart, étaient passés devant l'étendue d'eau sans prendre la peine d'y jeter un œil. Seul un homme moins imbécile que les autres eu l'idée d'aller voir si elle s'y trouvait. Et malheureusement pour elle, il avait raison. Mais à la grande surprise de Nalliavi, il n'y eut que le garde qui remonta à la surface. Il le fit parler de ce qu'il avait vu. Sand avait nagé encore et encore jusqu'à un miroir et l'avait traversé. Il avait alors disparu, sans laisser aucune trace de son passage. Il avait d'abord eu du mal à le croire mais ayant déjà lu des témoignages semblables dans les archives royales normalement interdites d'accès, il n'avait pas douté bien longtemps. Après ces révélations, Nalliavi avait compris qu'il n'y avait qu'une seule solution. Pour la retrouver, il devait attendre que ce passage revienne. Il aurait pu expliquer au Duc qu'il était probablement impossible qu'il puisse la ramener mais il devait essayer pour deux raisons : la première, parce qu'il avait donné sa parole qu'en échange des informations, il s'arrangeait pour qu'elle accepte le mariage. La deuxième, parce qu'il avait besoin d'elle. Avec les informations qu'elle détenait sur l'Histoire, elle pouvait lui être utile dans ses recherches sur la Fontaine des Ivallyes. Il avait donc tué le garde qui pouvait devenir un obstacle à ses plans avec son témoignage gênant. S'il venait à parler avec quelqu'un d'autre de ce qu'il avait vu, ce serait un problème. Le seul qui pouvait lui causer du souci supprimé, il avait attendu jour et nuit que le miroir revienne. Et il était revenu. Trois ans plus tard. Au même endroit, au même moment. Il n'avait pas hésité une seule seconde et avait plongé dans l'eau glaciale de l'hiver. Son frère le dirait parti en voyage et il disposerait ainsi d'autant de temps qu'il lui en faudrait.

Quand il était passé de l'autre côté du cercle, il avait senti un changement. L'eau était devenue plus chaude et plus... salée. Il était remonté à la surface et s'était retrouvé sur une île. Il avait ensuite marché jusqu'au village et avait tué un homme complètement ivre qui sortait d'une taverne. Il avait donné dans un élan de générosité son cadavre aux poissons et son argent lui avait servi à payer une chambre dans une auberge. Il s'était ensuite arrangé pour trouver tout ce qu'il lui fallait en trois jours. Il avait réuni quelques bourses en faisant disparaître dans la mer quelques bandits du coin. Personne ne plaindrait leur mort. Il avait également eu toutes les informations dont il avait besoin sur ce monde par le tavernier chez lequel il séjournait. Ici, il n'y avait que des îles, les marines et les pirates. Et surtout, il y avait la mer la plus dangereuse, la route de tous les périls, appelée Grand Line. Nalliavi était certain que Sand ne manquerait pas de s'y rendre une fois qu'elle aurait toutes les cartes en main. Elle aimait trop l'histoire pour en perdre une seule miette, quitte à mettre sa vie en jeu. Il avait aussi appris qu'elle avait longtemps séjourné ici. Et qu'elle était partie deux jours auparavant.

- Elle est arrivée ici il y a trois ans, vraiment mignonne cette petite, avait dit l'aubergiste. Elle était très vive et très sympathique. Très intelligente aussi, elle m'a souvent aidé pour servir à la taverne. Elle vivait avec le médecin, dans la maison tout en haut de la colline là-bas, un peu à l'écart du village, avait-t-il ajouté en désignant la demeure à travers la fenêtre. Il l'avait trouvée avec une fièvre de cheval sur la plage et il l'avait recueuillie. Au fil du temps, ils étaient devenus très complices tous les deux. Et puis un jour, ils ont été attaqués par des marines. Bande de pourritures. Ils ont voulu que Ryne les soigne sans le payer et ils ont menacés de le tuer. Sand a réagi immédiatement, elle a essayé de les faire partir en se contentant de les intimider avec son pistolet, Liberty qu'elle l'avait appelée. Mais elle a vite compris que c'était eux ou les soldats. Ils ont tenté de les abattre mais c'est l'inverse qui s'est produit. Elle s'est battue comme une tigresse et elle les a flingués, c'était le courage incarné la p'tite ! Elle s'est retrouvée avec un bras cassé et une jolie cicatrice sur la joue droite mais pour le médecin, c'était trop tard. Il avait perdu trop de sang. Après ça, elle n'a plus jamais été la même. Elle a changé du tout au tout. Je ne l'ai pas reconnue quand elle est réapparue dans la taverne après l'enterrement de Ryne, auquel elle n'est pas venue d'ailleurs. Ses cheveux étaient devenus blancs et ses yeux... Ils étaient mi-rouges mi-transparents, comme si elle était à la fois en colère et tout à fait calme, avait-il complété d'une voix tremblante. Elle était toujours aussi belle, mais d'une beauté à te faire crever de trouille, je te le dis mon gars ! On aurait cru qu'elle allait assassiner tout le monde dans la taverne ! La mort de Ryne l'avait transformée. Disparue la jolie nana que tout le monde connaissait ! A la place, on a hérité d'une princesse des glaces, sans émotions et sans pardon. Après m'avoir rendu visite, elle a travaillé à l'armurerie pour gagner sa croûte et elle a vécu complètement seule. Et puis il y a deux jours, elle est partie prendre la mer. Je sais bien qu'elle ne reviendra pas mais je ne peux pas m'empêcher d'y croire. Tout le monde l'aime ici et on espère qu'un jour, on reverra notre petite Sand d'avant.

Son discours n'avait pas étonné Nalliavi. Elle avait tellement perdu qu'en arrivant ici, dans un autre monde, elle avait du penser pouvoir tout recommencer. Elle avait sans doute trouvé un deuxième Joy chez ce Ryne. Mais ce qui l'avait dérangé, c'était sa réaction après la mort de ce dernier. Avec son défunt ami de Saulmanor, elle avait été anéantie. Mais là, elle en était ressortie plus insensible que jamais. Il l'avait sûrement blessée pour qu'elle ait cette attitude. Il avait ensuite remercié le tavernier pour avoir pris le temps de lui raconter toute cette histoire et s'en était allé au port pour se renseigner sur la direction que la demoiselle avait prise. L'homme qui contrôlait les départs et les arrivées des bateaux lui avait appris qu'elle était partie avec le bateau de marchandises qui desservait les trois îles les plus proches. Il avait donc attendu que le navire revienne et s'était installé à son bord une semaine plus tard pour ensuite attendre patiemment qu'il arrive à destination.

Technique : Hissing dagger = Lorsqu'il le lance, le poignard de Nalliavi atteint une telle vitesse qu'il peut provoquer jusqu'à trois fois plus de dégâts
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Itachi Uchiwa

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MessageSujet: Re: Nalliavi   Dim 17 Mar - 14:14

J'ai du mettre une demi heure pour tout lire xDDD

Mais j'ai rien a redire l'histoire est impeccable, j'ai vraiment beaucoup aimé, On y retrouve toute l'histoire de Sand, a travers les yeux de nalliavi.

De ce fait on ne sait pas quoi pensé de lui, Salaud ou bon fond ? x)
Je Valide sans problème !
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Rob Lucci

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MessageSujet: Re: Nalliavi   Dim 17 Mar - 14:15

Fiche personnage parfaite. Longue, captivante et personnages très intéressent.

Hâte de voir Nalliavi évoluer dans le monde On Piece ^^ Il faudra cependant mettre un avatar, ne l'oublis pas Wink
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MessageSujet: Re: Nalliavi   

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Nalliavi
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